Réchauffement climatique : la partie est loin d’être gagnée dans l’opinion !

Tous les samedis, François Gemenne, membre du GIEC, anime le podcast Zéro Émission sur la radio France Info. La dernière émission du 23 novembre 2024 a été diffusée au moment où tout montre que la COP29 de Bakou est en train de se solder par un échec, même si les participants vont forcément essayer de sauver la face avec un message bidon, comme d’habitude.

Dans le podcast du 23 novembre, François Gemenne s’est penché sur le sondage annuel de l’Observatoire international Climat et Opinions Publiques. Il s’agit d’un sondage mondial sur la perception du réchauffement climatique.

Le sondage IPSOS a été réalisé dans 30 pays, sur un échantillon total de 23 500 personnes, interrogées en ligne et sélectionnées selon la méthode des quotas. Cet échantillon couvre les deux tiers de la population mondiale. Il permet de comparer l’opinion des Français à celle des autres pays, et leur évolution dans le temps.

Le premier enseignement est que les gens sont de mois en moins inquiets du réchauffement climatique. Ils étaient 35% à se dire très préoccupés en 2022, ils ne sont plus que 29% en 2024. Pour la première fois, il y a en France davantage de gens qui s’en fichent (30%), que de gens très préoccupés. Dans le reste du monde, ils sont 40% à se dire très préoccupés.

En France comme dans le monde, la priorité environnementale recule. Il est donc compliqué de demander ensuite aux gouvernements d’agir davantage. Pourtant, sept personnes sur 10, en France comme dans le monde, estiment que c’est aux gouvernements d’agir en premier. [NDLR : Je fais partie de ces gens, mais je vais plus loin : c’est aux COP d’agir et de donner des directives aux gouvernements. C’est loin d’être le cas car aucune COP jusqu’à présent n’a été capable de prendre des mesures contraignantes].

Selon le sondage, le déni climatique reste important en France, mais pas davantage que dans le reste du monde. Dans le monde comme en France, on a 10% d’irréductibles qui pensent que le changement climatique n’existe tout simplement pas ; c’est un chiffre légèrement supérieur au nombre de gens qui pensent que la Terre est plate. Il y a surtout un gros quart de la population mondiale qui pense que le changement climatique n’est pas lié aux activités humaines. Or, il faut le rappeler encore et encore, le dernier rapport du GIEC est formel : le changement climatique actuel est intégralement dû aux activités humaines, à 100%. Et François Gemenne d’ajouter : « Ça n’empêchera évidemment pas certains politiques, en France comme ailleurs, de prétendre le contraire sur des plateaux de télévision, mais il est bien connu que ces politiques ont fait des études poussées en climatologie, qui leur permettent de contredire avec aplomb le travail de l’ensemble de la communauté scientifique mondiale. » Des propos que j’approuve totalement.

Le sondage IPSOS montre des différences notables entre pays quant à la perception du réchauffement climatique. Aux États-Unis, 44% de la population est dans le déni. Ce n’est guère surprenant quand on voit le résultat de la dernière élection présidentielle ! À l’inverse, seul un quart de la population au Brésil, au Mexique, en Turquie ou en Corée du Sud est dans ce déni.

S’agissant de la voiture électrique, seuls 18% des Français pensent que la voiture électrique est meilleure pour le climat que la voiture à essence, contre 34%, soit à peu près le double, de la population mondiale.

Le sondage nous apprend aussi que 40% des Français considèrent qu’il est déjà trop tard pour lutter contre le réchauffement climatique, quoi qu’on fasse, et 22% estiment qu’ils devront changer de lieu d’habitation dans les 10 prochaines années. On sent donc poindre ici une certaine forme de résignation. [[NDLR : Le gouvernement français donne l’exemple en parlant d’adaptation – et non de prévision ou de prévention – à propos du réchauffement climatique. Le discours du Premier Ministre dans le Rhône de 25 octobre 2024 confirme cette approche. Monsieur Barnier a déclaré que « la France doit anticiper une vie avec +2,7°C en 2050. Le précédent plan d’adaptation (2018-2022) prévoyait un réchauffement de 1,5°C à +2°C d’ici 2100 par rapport à l’ère pré-industrielle. Toutefois, au vu de l’accélération de la hausse des températures, les prévisions ont dû être corrigées. La France hexagonale se prépare désormais, d’ici à la fin du siècle, à un réchauffement de +4°C  »].

Bilan du dernier essaim sismique dans les Champs Phlégréens (Italie) // Assessment of the latest seismic swarm in the Phlegrean Fields (Italy)

Un nouveau séisme de magnitude M 3,6 a secoué les Champs Phlégréens le 22 mai 2024 à 8 h 28, avec un épicentre situé dans le golfe de Pouzzoles à 4 km de profondeur. L’événement a été ressenti en particulier à Pouzzoles et Bacoli et dans la zone ouest de Naples. Dans la soirée du 22 mai, l’INGV a annoncé la fin de l’essaim sismique qui avait commencé le lundi 20 mai à 19h51, avec une série de 168 événements dont celui de magnitude M 4,4 enregistré lundi soir à 20h10.
Un sommet interministériel présidé par la Première ministre Giorgia Meloni s’est réuni le 22 mai à Rome pour faire le point sur la situation des Champs Phlégréens.
Suite au séisme du 22 mai dont l ‘épicentre se trouvait dans le golfe de Pouzzoles, le maire de Procida a décidé de fermer les écoles de l’île où les enseignants ont immédiatement activé les protocoles de sécurité en rassemblant les élèves dans les espaces ouverts. La fermeture permet d’effectuer des contrôles de sécurité sur les bâtiments.

Le soulèvement du sol se poursuit dans les Campi Flegrei, en particulier près de Rione Terra, le noyau historique de la ville de Pouzzoles. Selon les données contenues dans le bulletin hebdomadaire de surveillance de l’Osservatotio Vesuviano relatif aux journées du 13 au 19 mai, le soulèvement enregistré à la station Gnss de Rione Terra est d’environ 25,5 centimètres depuis janvier 2023, dont environ 7,5 centimètres en 2024 ; dans les deux cas, c’est 0,5 centimètre de plus que les données contenues dans le bulletin hebdomadaire précédent. De janvier à début avril 2024, la vitesse moyenne de soulèvement du sol dans la zone de déformation maximale a été d’environ 10 millimètres par mois. À partir de la mi-avril, cette valeur a été d’environ 20 millimètres par mois. Du 9 au 16 avril, deux épisodes de soulèvement du sol ont été enregistrés à la station GNSS de Rione Terra, respectivement d’environ 1 centimètre (9-10 avril) et 0,5 centimètre (15-16 avril). Ces deux épisodes ont également été enregistrés par les autres stations GNSS proches de Rione Terra dans un rayon d’environ 2-3 km, avec des valeurs progressivement décroissantes en s’éloignant de la zone de déformation maximale.
Le directeur de l’Osservatorio Vesuviano a déclaré que « la vitesse moyenne de déformation de 2 centimètres par mois est stable depuis 40 jours et se reflète dans l’augmentation de la sismicité, comparable à celle de l’automne 2023″. Le directeur ajoute que la sismicité n’est que l’un des paramètres constamment surveillés dans les Campi Flegrei. Le type de séismes, c’est-à-dire le type de déformation des roches auxquelles ils sont liés, et les émissions de gaz sont tout aussi importants. Il est bon de rappeler que la prévision d’une éruption ne repose pas que sur le seul paramètre sismique. D’autres données géophysiques et géochimiques sont également à prendre en compte avant de lancer des messages d’alerte éruptive.

Source : INGV, Osservatorio Vesuviano, presse italienne.

 

Bilan de deux années de sismicité dans les Champs Phlégréens (Source : INGV)

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A new earthquake with a magnitude M 3.6 shook the Phlegrean Fields on May 22nd, 2024 at 8:28 a.m., with an epicenter located in the Gulf of Pozzuoli at a depth of 4 km. The event was felt particularly in Pozzuoli and Bacoli and in the west area of Naples. On the evening of May 22nd, INGV announced the end of the seismic swarm which had started on Monday May 20th at 7:51 p.m., with a series of 168 events including that of magnitude M 4.4 recorded Monday evening at 8:10 p.m.
An interministerial summit chaired by Prime Minister Giorgia Meloni met on May 22nd in Rome to evaluate the situation in the Phlegrean Fields.
Following the earthquake of May 22nd, the epicenter of which was in the Gulf of Pozzuoli, the mayor of Procida decided to close the island’s schools where teachers immediately activated safety protocols by gathering students in open spaces . The closure allows security checks to be carried out on buildings.
Ground uplift continues in the Campi Flegrei, particularly near Rione Terra, the historic core of the city of Pozzuoli. According to the data contained in the weekly bulletin of the Osservatotio Vesuviano relating to the days of May 13th to 19th, the uplift recorded at the GNSS station in Rione Terra has been approximately 25.5 centimeters since January 2023, of which approximately 7, 5 centimeters in 2024; in both cases, this is 0.5 centimeter more than the data contained in the previous weekly bulletin. From January to early April 2024, the average rate of ground uplift in the maximum deformation zone was around 10 millimeters per month. From mid-April this value has been around 20 millimeters per month. From April 9th to 16th, two episodes of ground uplift were recorded at the Rione Terra GNSS station, respectively about 1 centimeter (April 9th-10th) and 0.5 centimeter (April 15th-16th). These two episodes were also recorded by other GNSS stations close to Rione Terra within a radius of approximately 2-3 km, with gradually decreasing values moving away from the maximum deformation zone.
The director of the Osservatorio Vesuviano said that « the average deformation speed of 2 centimeters per month has been stable for 40 days and is reflected in the increase in seismicity, comparable to that of autumn 2023 ». The director adds that seismicity is only one of the parameters constantly monitored in the Campi Flegrei The type of earthquakes, that is, the type of deformation of the rocks to which they are linked, and the gas emissions are just as important. It is good to remcall that the prediction of an eruption is not based solely on the seismic parameter. Other geophysical and geochemical data must also be taken into account before issuing eruptive alert messages.
Source: INGV, Osservatorio Vesuviano, Italian news media.

Le tourisme en Islande : terres publiques et propriétés privées (2ème partie) // Tourism in Iceland : public land vs. private property (part 2)

Dans le sud de l’Islande, la plage de sable noir de Reynisfjara est connue pour être l’une des plages les plus dangereuses au monde. Les formations basaltiques attirent des foules de visiteurs, et les vagues traîtresses ont fait plusieurs morts, malgré de nombreux panneaux avertissant du danger. La gestion du site est d’autant plus difficile que les autorités doivent négocier avec plusieurs propriétaires fonciers.
Les propriétaires fonciers de Reynisfjara et les autorités locales ont discuté de l’installation d’infrastructures de sécurité supplémentaires sur la plage, comme la mise n place d’un feu clignotant et l’installation d’un portail qui pourrait être fermée lorsque les conditions sont particulièrement dangereuses. Les deux parties se sont accusées mutuellement de retarder ces initiatives. Un représentant des propriétaires fonciers a nié ces accusations, mais a exprimé des doutes quant à l’efficacité de l’équipement proposé.
L’installation d’un feu clignotant à Reynisfjara a depuis été approuvée par toutes les parties, mais il a fallu attendre qu’un autre touriste décède sur le site en juin 2023.

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L’Islande est une terre volcanique active, ce qui signifie que de nombreux sites ont le potentiel de devenir des attractions touristiques du jour au lendemain. Le problème, c’est que le magma ne fait pas de distinction entre les terres privées et publiques. Lorsque l’éruption du Fagradalsfjall a commencé en mars 2021, les Islandais (et les étrangers, une fois que les restrictions COVID ont été levées), ont afflué vers la péninsule de Reykjanes pour assister au spectacle.
L’éruption s’est produite sur un terrain privé où il n’y avait ni toilettes ni parking. En mai 2021, après avoir nettoyé les terrains et installé des toilettes au début du sentier, les propriétaires fonciers ont fait payer 1 000 ISK pour le stationnement. L’argent devait être utilisé pour construire des infrastructures dans le secteur. Le gouvernement a accepté de contribuer financièrement à la mise en place des services nécessaires. Des tensions sont apparues lorsque les propriétaires ont annoncé qu’ils seraient prêts à vendre leur propriété – y compris le nouveau volcan ! – au juste prix. Les représentants du gouvernement ont déclaré qu’ils protégeraient l’accès du public au site et qu’il était hors de question d’investir des fonds publics si de nouveaux propriétaires envisageaient d’exploiter le site dans un but lucratif.
Les éruptions posent d’énormes défis de planification aux propriétaires fonciers et aux autorités. En effet, elles sont difficiles à prévoir, attirent un grand nombre de personnes, comportent un danger important et modifient constamment le paysage qui les entoure. Ainsi, lors de l’éruption du Fagradalsfjall, les sentiers d’accès étaient régulièrement fermés ou modifiés car ils étaient coupés par la lave. L’éruption s’est arrêtée en septembre 2021…et avec elle tous les plans de développement du site.

 

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Tous ces exemples montrent que le gouvernement islandais manque d’une politique cohérente en matière de droits d’entrée, d’accès et de financement des infrastructures sur les sites touristiques les plus populaires. Les décisions semblent être prises au cas par cas. Les infrastructures ne sont pas créées en prévision de l’affluence, mais seulement lorsque l’on atteint les limites de saturation.
Si la population et les autorités islandaises estiment que la plupart, sinon la totalité, des sites naturels devraient rester gratuits et accessibles à tous, ils ne sont pas non plus opposés à la mise en place d’un droit d’entrée en échange de services, en particulier si les fonds collectés sont destinés à la protection de la nature avec les infrastructures nécessaires.
Payer un droit d’entrée ne semble pas dissuader les touristes de visiter les sites. De toute façon, cela coûte beaucoup moins cher que les hébergements, les repas ou la location de véhicules. En fait, les voyageurs acceptent volontiers de participer à la protection des sites qu’ils visitent.

Source: Iceland Review.

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In southern Iceland, the Reynisfjara black sand beach is known as one of the most dangerous beaches in the world. While the site’s basalt rock formations draw crowds of visitors, its dangerous sneaker waves have claimed several lives, despite extensive signage warning of their danger. What makes managing the site even more challenging is that authorities must negotiate with not just one, but several landowners at the site.

Reynisfjara landowners and local authorities have been discussing installing additional safety infrastructure at the beach, such as a flashing light and a gate that could be closed when conditions were particularly dangerous. Both parties have accused the other of delaying such developments. One representative of the landowners denied the accusations, but expressed doubt about the effectiveness of the proposed equipment.

The installation of a flashing warning light at Reynisfjara has since been approved by all parties, but not before another tourist death occurred at the site last June.

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Iceland is volcanically active, meaning that many sites have the potential to become tourist attractions overnight; and magma does not distinguish between private and public land. When the Fagradalsfjall eruption began in March 2021, locals (and international visitors, once pandemic restrictions allowed), streamed to the Reykjanes peninsula to witness the spectacle with their own eyes.

The eruption occurred on private land where here were neither washrooms nor a place to park. In May 2021, after clearing unpaved lots and installing washrooms at the trailhead, landowners instituted a parking fee of ISK 1.000. The moeny would be used to build up infrastructure in the area. The government also agreed to contribute finances toward building up necessary services at the site. Tension arose, however, when the lot’s owners announced that they would be willing to sell the property – including the new volcano – for the right price. Government representatives stated they would protect public access to the site and that investing public funds was out of the question if any new owners planned to operate the site for profit.

Eruptions pose huge planning challenges for landowners and authorities: they are difficult to predict, attract huge numbers, involve significant danger, and constantly change the very landscape around them. Hiking trails at the Fagradalsfjall eruption, for example, were regularly closed or modified as they were cut off by lava. The eruption stopped in September 2021. All development plans at the site came to a halt.

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All these examples show that Iceland’s government lacks a cohesive policy when it comes to entry fees, access, and funding of necessary infrastructure at popular tourist sites. Decisions appear to be made on a case-by-case basis. Infrastructure is not created in anticipation of increased traffic, but only once that traffic is already straining the limits of the site in question.

While Icelanders, and Icelandic authorities, have a sense that most, if not all, natural sites should remain free and accessible to all, they are also not opposed to charging fees in exchange for services, particularly if the funds collected go toward nature conservation and necessary infrastructure.

Fees don’t seem to deter foreign tourists or locals from visiting sites: and likely seem minor compared to the cost of their accommodation, dinner, or rental car. In fact, travellers often seem happy to take part in protecting the areas they are visiting.

Source: Iceland Review.

Les sargasses empoisonnent toujours la Martinique !

J’ai alerté à plusieurs reprises (notes des 10 février, 15 avril et 9 novembre 2021, par exemple) sur les nuisances occasionnées par les sargasses à la Martinique. Une fois échouées, ces algues se décomposent et émettent des gaz toxiques, essentiellement de l’hydrogène sulfuré (H2S).

C’est surtout le littoral atlantique de l’île qui est impacté. Ainsi, au François, la Baie du Simon est une cuvette où s’accumulent des bancs de sargasses. Depuis plusieurs années, l’odeur épouvantable gâche la vie des habitants qui résident autour de la Baie. Au cours de mes différents séjours à la Martinique, les gens m’ont expliqué qu’ils souffraient de problèmes de santé, avec des maux de tête, des vertiges, ou encore de l’asthme chez des enfants. Pour les personnes souffrant de symptômes liés à une exposition au gaz, la mairie du Robert, elle même concernée par l’envahissement des algues, propose des consultations médicales décentralisées, en collaboration avec le Centre Hospitalier Universitaire de Martinique.

Ces derniers jours, l’école de Dostaly a dû fermer ses portes car l’odeur était insupportable pour les élèves et les enseignants. Les gaz sont également responsables de l’érosion des toitures des maisons, de la robinetterie et des appareils électro-ménagers. On m’a également montré l’impact sur les papiers peints dans une habitation. Les maisons sont invendables dans ce secteur.

S’agissant des indemnisations que pourraient recevoir les populations impactées, la situation est compliquée car il y a un vide juridique. Les sargasses n’ont pas de statut juridique comme un cyclone ou un séisme, de sorte que les assurances refusent de prendre en charge les dégâts occasionnés par les gaz provenant de la décomposition des algues,

Les populations littorales de la Martinique sont d’autant plus inquiètes que, selon Météo-France, le pire est à venir, avec « un renforcement des échouements des sargasses sur la côte Atlantique de l’île ».

Source : Martinique la 1ère.

Il est surprenant de voir la lenteur du gouvernement français à intervenir. Dans ma note du 15 avril 2021, j’expliquais que des solutions pourraient être mises en œuvre pour arrêter, ou au moins ralentir, la prolifération des sargasses. Ces mesures ont un coût, mais ce ne devrait pas être aux seules collectivités martiniquaises de payer. Il faudrait que l’Etat français mette lui aussi la main au portefeuille. En 2018, Nicolas Hulot, alors ministre de la Transition Ecologique, avait promis une somme de 13 millions d’euros pour résoudre le problème des sargasses. Qu’en est-il de cette somme ? A quoi a-t-elle servi ?

Il ne faudrait pas que ceux qui nous dirigent oublient que la Martinique est un département français, comme les Landes ou les Alpes Maritimes. Imaginons un instant une prolifération de sargasses devant les plages de Nice ou de Cannes avant la saison estivale; je puis vous assurer que de gros moyens seront mis en œuvre pour les éliminer rapidement. Alors pourquoi pas à la Martinique, ou à la Guadeloupe qui est également concernée par ce poison ?

Photos: C. Grandpey