Effets du réchauffement climatique sur la faune des Rocheuses (Etats Unis) // Consequences of global warming on animals in the Rockies (United States)

J’ai expliqué dans des notes précédentes que le réchauffement climatique et la fonte des glaciers ont un impact sur la flore en montagne. Une étude récente réalisée dans les Montagnes Rocheuses montre qu’ils ont également modifié le comportement des animaux.
Dans des sites s’étalant sur une distance de 2 400 kilomètres, les scientifiques ont observé des situations conflictuelles entre les chèvres des Rocheuses et les mouflons d’Amérique pour s’approprier des zones de minéraux jusqu’à 4 200 m d’altitude.
Ces rivalités, jamais décrites en détail auparavant, montrent que deux des mammifères de montagne aux États-Unis sont impliqués dans une lutte qui est probablement accentuée par la crise climatique, avec la disparition de le neige et de la glace sur les montagnes. Selon les auteurs de l’étude, les conflits entre ces deux espèces « peuvent être le reflet de la dégradation du climat associée à la nature changeante des ressources convoitées ». Les querelles se multiplient entre les deux espèces d’ongulés, mais les chèvres des Rocheuses semblent avoir le dessus. Dans les batailles observées, les chèvres ont triomphé 98% du temps. Les chèvres et les mouflons évitent généralement les combats lorsqu’ils cohabitent sur les pentes des montagnes, mais lorsqu’un conflit survient autour d’une zone de minéraux, les chèvres chassent généralement les mouflons afin de profiter des nutriments.
Les mouflons d’Amérique ont à peu près la même taille que les chèvres des Rocheuses et arborent de longues cornes incurvées. Les chèvres sont toutefois de redoutables combattantes en raison de leur assurance et de leurs cornes acérées comme des rasoirs. Une chèvre de montagne a encorné un grizzli à mort au Canada en 2021 et, chose extrêmement rare, un randonneur a été tué par une chèvre dans l’Olympic National Park en 2010.
En raison de la hausse des températures, environ 300 glaciers ont disparu des Rocheuses au cours du siècle dernier. Les scientifiques expliquent qu’il est désormais inévitable que certains sites tels que le populaire Glacier National Park perdent toutes leurs principales formations de glace au cours des prochaines décennies.
La fonte des glaciers perturbe les écosystèmes et inquiète les populations de l’ouest des États-Unis qui dépendent des cours d’eau alimentés par les glaciers. La fonte découvre également des gisements de sel et de potassium. Ils sont recherchés par les chèvres et les mouflons qui lèchent ces minéraux riches en nutriments essentiels. Ces animaux, capables de se déplacer habilement sur des pentes rocheuses, peuvent maintenant s’aventurer plus haut dans les montagnes à mesure que la glace se retire. Une telle situation est susceptible de provoquer davantage de conflits entre les espèces, même si une telle augmentation reste à confirmer car aucune étude détaillée n’a encore été effectuée sur le sujet. Le conflit direct n’est certainement pas voulu par ces espèces ; c’est leur nouvel environnement qui le provoque.
Le réchauffement climatique augmente également le risque de conflit dans d’autres parties du monde, parmi des espèces telles que les rhinocéros et les éléphants qui tentent d’accéder à des réserves d’eau en diminution. Ces changements peuvent aussi être source de conflits chez les humains. Les États-Unis et la Russie considèrent la fonte de l’Arctique comme une menace militaire. Le réchauffement climatique change la donne dans de nombreux domaines.
Adapté d’un article publié dans The Guardian.

————————————————

I explained in previous posts that global warming and the mrlting of glaciers have an impact on the flora in the mountains. A recent study performed in the Rocky Mountains shows that they also have modified the behaviour of the animals.

In study sites across a 2,400-kilometer span of the Rockies, scientists have documented mountain goats and bighorn sheep competing over mineral deposits among the rocks, at elevations of up to 4,200 m.

These contests, never previously outlined in detail, show that two of the US’s heftiest native mammals are involved in a struggle that is probably influenced by the climate crisis, as the mountains’ snow and ice rapidly dwindles. According to tha authors of the study, conflict between such species “may be reflective of climate degradation coupled with the changing nature of coveted resources”. There are more and more skirmishes between the two ungulate species, with the mountain goats appearing to have the upper hand. Of the observed battles, the goats triumphed 98% of the time, clearly making them the superior mountain species. The goats and the sheep usually avoid battle when near each other but when conflict does arise around clumps of minerals, the goats typically chase off the sheep in order to enjoy the nutrients in peace.

Bighorn sheep are roughly the same size as the mountain goats and sport long, curved horns. But the goats are the more feared combatant due to their assertiveness and razor-sharp horns. A mountain goat gored a grizzly bear to death in Canada last year, while in an extremely rare incident a hiker was killed by a goat in Olympic national park in 2010.

Because of rising temperatures, about 300 glaciers have disappeared from the Rocky Mountains over the past century. Scientists explain that it is now inevitable that places such as the popular Glacier National Park will lose all of their major ice formations within the coming decades.

Glacier melting is disrupting ecosystems and raising concerns for communities in the US west that rely upon water that comes from rivers and streams fed by glaciers. The melt is also uncovering deposits of salt and potassium that are valued by the goats and sheep, who need to lick these mineral deposits in order to gain crucial nutrients. These animals, able to move deftly up rocky inclines, are now able to venture higher into the mountains for these resources as the ice retreats. This may be leading to more conflicts between species although it is not clear whether the conflicts are increasing in number as no previous work has been done on the topic. Direct conflict is not something any of these species want, but this is what happening.

Global warming is increasing the risk of conflict in various parts of the world, among creatures such as rhinoceroses and elephants as they try to access diminishing water supplies. Some humans, too, are reacting to these changes with adversity in mind, with the US and Russia viewing the melting away of the Arctic as a military threat. It is clear that climate change is reshaping all of our futures.

Adapted from an article published in The Guardian.

Vue du Glacier National Park

Chèvre des Rocheuses sur un névé dans le Parc

Des cornes bien acérées pour se défendre contre…

… les mouflons …

… et les moutons de Daal qui fréquentent, eux aussi, ces montagnes (Photos: C. Grandpey)

 

 

 

 

Attention aux fausses informations! // Beware of fake news!

La calotte glaciaire du Groenland continue de fondre et il faut se méfier de certains médias qui affirment que la calotte glaciaire du Groenland est en train de se rétablir et que la fonte était due à un « réchauffement naturel ». Cet article véhiculant des informations erronées a été publié sur le site The Daily Skeptic il y a quelques semaines, mais tout est faux. La calotte glaciaire du Groenland continue de perdre de la glace. Tous les chercheurs s’accordent à dire que ce processus est provoqué par le réchauffement climatique, lui-même causé par les émissions de gaz à effet de serre. Selon la NOAA, la calotte glaciaire du Groenland a perdu de la masse chaque année depuis 1998, exposant des terres auparavant couvertes et contribuant à l’élévation du niveau de la mer. La NASA ajoute que ces pertes se sont élevées en moyenne à environ 273 milliards de tonnes de glace par an depuis 2002.
Ce document accéléré montre la fonte de la calotte glaciaire du Groenland entre 2002 et 2020 :
https://youtu.be/sK4qz-h8o1M

++++++++++

The Greenland ice sheet keeps melting and one should not take into account some media claims that the Greenland ice sheet is recovering and that previous melting was caused by « natural warming. » This fake news article was published on the website The Daily Sceptic a few weeks ago, but it’s all wrong. The ice sheet continues to lose ice. All researchers agree that this process is driven by warming caused by greenhouse gas emissions. According to NOAA, the Greenland ice sheet has lost mass every year since 1998, exposing previously covered land and contributing to global sea level rise. NASA adds that these losses have averaged around 273 billion tons of ice per year since 2002.

This timelapse document shows the melting of the Greenland ice sheet between 2002 and 2020:

https://youtu.be/sK4qz-h8o1M

Photo: C. Grandpey

Réchauffement climatique: ouragans, tempêtes et érosion littorale // Global warming: hurricanes, storms and coastal erosion

Dans ma note sur les conséquences de l’ouragan Ian sur l’érosion côtière en Floride (2 octobre 2022), j’expliquais que les dégâts peuvent être énormes lorsque les tempêtes surviennent lors des grandes marées.
Le National Hurricane Center indique aujourd’hui que l’onde de tempête provoquée par l’ouragan Ian dans le Golfe du Mexique a atteint une hauteur de 4,50 mètres à Fort Myers Beach au moment où l’ouragan a touché terre.
Le niveau maximum de 4,50 mètres à Fort Myers Beach place Ian parmi les ondes de tempête les plus puissantes de l’histoire, mais bien en dessous de certaines tempêtes légendaires à avoir frappé la côte nord du Golfe du Mexique.
Une telle onde de tempête explique en partie pourquoi autant de décès – au moins 30 sur plus de 50 signalés dans le Lee County – ont été attribués à la noyade. Les sauveteurs ont trouvé des victimes sous l’eau, sur la plage et même dans un arbre, emportées là par la force de l’onde de tempête au cours de son déplacement vers l’intérieur des terres. On a mesuré un niveau d’eau de 4,65 mètres dans une maison de Fort Myers Beach. Des relevés similaires ont été effectuées à la suite des ondes de tempête provoquées par l’ouragan Michael à Mexico Beach (Floride) en 2018, et l’ouragan Laura à Cameron Parish (Louisiane) en 2020. Les dégâts causés par Ian en Floride sont semblables à ceux de la Louisiane, mais sur une zone beaucoup plus grande, et beaucoup plus de structures ont été endommagées.
Au deuxième étage d’une copropriété de Fort Myers, la force de l’onde de tempête et des vagues a poussé le contenu d’un appartement à travers les murs, puis à travers un couloir, avant d’atterrir sur un autre balcon du deuxième étage. Certains habitants ont tenté de fuir en voyant l’onde de tempête qui montait et ils ont péri dans leurs véhicules. On parle aussi de survivants qui ont abandonné leurs maisons et se sont enfuis vers des endroits plus élevés avec des voisins, ou ont été secourus à la dernière minute.
À titre de comparaison, en 2005, l’onde de tempête provoquée par l’ouragan Katrina a atteint 7,50 m à 8,50 m le long de la côte du Golfe du Mexique à Bay St. Louis. Les habitants ont été très surpris par la hauteur de l’eau car ils pensaient qu’aucune tempête ne dépasserait en puissance l’ouragan Camille de 1969; il a généré une onde de tempête de 7,40 mètres à Pass Christian, juste à l’est de Bay St. Louis. L’ouragan Charley a fait monter l’eau jusqu’à 1,80 m – 2,10 m sur les îles Sanibel et Estero en août 2004. En 2017, on a signalé un niveau d’eau de 1,80 m – 3,00 m suite à l’ouragan Irma dans une zone non habitée entre Cape Sable et Cape Roma sur la côte sud-ouest de la Floride.
Source : médias d’information américains.

Ne pas oublier qu’avec l’accélération du réchauffement climatique, nos côtes sont de plus à plus exposées aux phénomènes extrêmes. On l’a vu avec la tempête Xynthia en février-mars 2010. Il ne fait guère de doute qu’il y aura d’autres tempêtes du même genre qui viendront s’ajouter aux incendies de forêts et à la destruction par la grêle, comme ce fut le cas au cours de l’été 2022.

Tant que rien ne sera fait par nos gouvernants pour s’attaquer aux causes du réchauffement climatique, il en sera ainsi. Vouloir s’adapter aux nouvelles conditions climatiques sans s’attaquer aux causes ne résoudra pas les problèmes.

Source: médias d’information américains.

———————————————

In my post about the consequences of hurricane Ian on coastal erosion in Florida (Octover 2nd, 2022), I explained that the damage can be enormous when the storms occur during the king tides.

The National Hurricane Center indicates today that Ian’s devastating storm surge in the Gulf of Mexico reached 4.50 meters in Fort Myers Beach as the hurricane made landfall.

The 4.50-meter peak high water levels at Fort Myers Beach put Ian among some of the highest storm surges in history, but well below peak water levels reported in some of the most legendary storms on the northern Gulf Coast.

Such high water helps explain in part why so many – at least 30 – of the more than 50 deaths reported in Lee County were attributed to drowning. Rescuers found drowning victims underwater, on the beach and in a tree, swept there by the heaving force of the ocean moving inland. Surveyors measured a water level of 4.65 meters in one home on Fort Myers Beach. Similar surge surveys were performed after Hurricane Michael in Mexico Beach, Florida, in 2018, and Hurricane Laura in Cameron Parish, Louisiana, in 2020. The damage caused by Ian was similar with Louisiana, but it was over a much larger area, so a lot more structures were damaged.

In one second-floor condominium, the force of the storm surge and waves pushed the contents through the walls and into a back hallway and onto a second-floor balcony. Some tried to leave as the storm surge rose and were caught in their vehicles. Other stories have emerged of survivors who abandoned their homes and fled to higher ground with neighbours or were rescued at the last minute.

As a comparison, in 2005, Hurricane Katrina’s storm surge reached 7.50 – 8.50 metres along the Mississippi coast at Bay St. Louis. Residents there were shocked at the height of the water, believing no storm would ever surpass 1969’s Hurricane Camille, which pushed a 7.40-meter storm surge into Pass Christian, just east of Bay St. Louis. In contrast, Hurricane Charley pushed water levels up to 1.80- 2.10 meters on Sanibel and Estero Islands in August 2004. In 2017, Hurricane Irma’s peak water levels were reported at 1.80 – 3.00 meters above ground level in an unpopulated area between Cape Sable and Cape Roma on the Southwest Florida coast.

Source : U.S. news media.

L’ouragan Ian vu depuis l’espace (Crédit photo: NASA)

Norvège : le retour des Vikings // Norway : The Vikings are back

En août 2022, l’équipe norvégienne du Programme archéologique des glaciers de Oppland (Secrets of the Ice) a découvert une flèche sur le sol laissé à découvert par le recul d’un glacier. La tige de la flèche est en pin et sa pointe est en fer, il ne manque que les plumes de l’empennage.
La flèche a été trouvée dans les montagnes du Jotunheimen, au sud-ouest de la Norvège, près d’un site de chasse au renne . D’autres artefacts ont également été exposés par la fonte de la glace, dont une autre flèche du 9ème siècle. Le site archéologique date du 6ème siècle après JC, avant l’ère des Vikings.
Avec l’accélération du réchauffement climatique, la glace fond de plus en plus vite, en particulier dans des régions du monde comme la Scandinavie. Cela dévoile des objets anciens qu’il était autrefois impossible d’atteindre. La flèche a été retrouvée au milieu d’une accumulation de débris rocheux au pied d’une falaise. Il est probable qu’elle se trouvait plus haut sur la pente, mais est tombé après avoir été libérée de sa gangue de glace.
Les archéologues disent qu’il est important d’aller vite. En effet, les artefacts ont été protégés par le froid et la glace, mais dès qu’ils sont exposés aux éléments, ils se dégradent rapidement. Plus l’exposition est longue, moins bonne est la conservation.
Les archéologues mènent trois types de recherches : exploration, recherche systématique et surveillance qui est effectuée à l’aide de drones et de méthodes géophysiques. Chaque fois que des artefacts sont découverts, ils sont documentés et introduits dans des coffrets. Ils sont ensuite stockés au Norwegian Mountain Center à Lom, jusqu’à la fin de la mission sur le terrain. Certains artefacts sont recongelés dans le Mountain Center. Une fois la saison sur le terrain terminée, les artefacts sont transportés au Musée d’histoire culturelle d’Oslo, où ils sont conservés.
La découverte la plus intéressante à ce jour est une paire de skis vieille de 1 300 ans. Le premier ski a été découvert en 2014 et les archéologues ont dû attendre sept ans pour obtenir le deuxième. Il s’agit de la paire de skis anciens la mieux conservée, avec les fixations toujours en place. En 2019, il y a eu une importante fonte de la glace et un certain nombre de découvertes très intéressantes ont été réalisées sur le site de Lendbreen, notamment une raquette pour cheval du 3ème siècle et un squelette de chien du 16ème siècle. Les scientifiques ont également trouvé plusieurs flèches extrêmement bien conservées sur le site de Lendbreen. D’autres sites incluent Langfonne, où 68 flèches sont restées dans la neige lors de la chasse aux rennes.

Ces découvertes viennent s’ajouter à la longue liste des artefacts déjà retrouvés par l’équipe de Secrets of the Ice et qui s’étendent de l’âge du bronze jusqu’au 16ème siècle. Elles témoignent des nombreuses activités qui se sont déroulées pendant des siècles à travers ces glaciers norvégiens. Outre la chasse aux rennes, les archéologues pensent que les peuples d’autrefois s’aventuraient aussi dans les paysages élevés et accidentés des montagnes pour rencontrer d’autres individus et réaliser des échanges, peut-être du commerce de cuir, de peaux, de bois de rennes ou d’autres biens.
Source : médias d’information norvégiens.

—————————————

In August 2022, the Oppland Glacier Archaeological Program team (Secrets of the Ice) in Norway uncovered an arrow in a survey on newly exposed ground left behind by a retreating ice patch. The shaft is made of pine and the arrowhead is iron, the only thing missing is the typical fin-shaped arrangement of feathers.

The arrow was found near a reindeer hunting site and was well preserved, so that other artifacts were also found, including another 9th-century arrow. The archaeological site dates to the 6th century AD, before the age of the Vikings, and was exposed by the retreating ice.

As climate change continues to accelerate, it is melting more and more ice, especially in places like Scandinavia. This is unveiling ancient objects that were previously unavailable. The arrow was found in an accumulation of loose stones and rocky debris at the base of a cliff. It likely originated higher up on the slope but fell down after it was freed from the ice.

Archaeologists say it is important to move fast. Artifacts can be preserved by the cold and ice, but if they get exposed to the elements, they can be quickly damaged. The longer the exposure, the poorer the preservation.

Archaeologists conduct three types of surveys: exploration, systematic, and monitoring. They use drone monitoring and geophysical methods. Whenever artifacts are found, they are documented and packed into boxes. They are then stored at the Norwegian Mountain Centre in Lom, until the field season is over. Some artifacts are refrozen at the mountain center. After the field season is over, the artifacts are taken to the Museum of Cultural History in Oslo, where they are curated.

The most exciting find so far is a pair of skis that are 1,300 years old. The first ski was found in 2014 and archaeologists had to wait seven years for the second ski to melt out. This is the best preserved ancient ski pair ever found with the binding still preserved. In 2019, there was a big melt and a number of very interesting finds melted out of the Lendbreen site, including a horse snowshoe from the 3rd century AD and a 16th century AD dog skeleton. The scientists also found several extremely well-preserved arrows on the Lendbreen site. Other findings include Langfonne, a site with 68 arrows lost in the snow during reindeer hunting.

These discoveries add to the long list of artifacts already found by the Secrets of the Ice team, which span from the Bronze Age through to the 16th century. They bear witness to the many activities that have taken place for centuries across these Norwegian glaciers. In addition to reindeer hunting, archaeologists believe that ancient peoples also ventured into the high and rugged mountain landscapes to meet other individuals and conduct trade, possibly in leather, skins, reindeer antlers or other goods.

Source: Norwegian news media.

La flèche viking (Crédit photo: Secrets of the Ice)