Le recul des glaciers islandais // The retreat of Icelandic glaciers

drapeau francaisComme je l’ai écrit dans des notes précédentes (le 6 septembre 2015, par exemple), les glaciers islandais reculent, imitant leurs homologues dans de nombreux autres pays. Dans un article récent, le site Iceland Review donne l’exemple du glacier Breiðamerkurjökull, qui rejoint la lagune glaciaire du Jökulsárlón.
Le glacier a perdu 600 mètres en un an. Dans l’une des grottes qui se trouvent à l’intérieur, la glace a reculé tellement que la chute d’eau qui était à l’intérieur de la grotte il y a deux ans est maintenant pratiquement en dehors.
Dans une autre grotte à proximité, un gros rocher qui était il y a un an à 100 mètres à l’intérieur de la grotte se trouve maintenant à l’extérieur, à 500 mètres devant le glacier.
La situation est préoccupante. Les glaciologues s’accordent pour dire que même si nous parvenons à réduire les émissions de gaz à effet de serre, il existe un facteur d’inertie et la situation va inévitablement continuer à se détériorer.

Vous verrez une galerie des photos du glacier Breiðamerkurjökull à cette adresse:
http://icelandmonitor.mbl.is/news/news/2016/03/17/photos_is_climate_change_wiping_out_iceland_s_glaci/

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drapeau anglaisAs I put it in previous posts on September 6th, for instance), glaciers in Iceland are receding, just like their counterparts in many other countries. In a recent article, the website Iceland Review gives the example of the Breiðamerkurjökull glacier, which runs into Jökulsárlón glacier lagoon.

The glacier has lost 600 metres in one year. In one of the caves inside the glacier, the ice has receded so much that the waterfall which was inside the cave just two years ago is now some way outside of it.

Concerning another cave, a large rock which was just one year ago 100 metres inside the cave is now outside, 500 metres away from the glacier.

The situation is very serious. Glaciologists agree to say that even if we manage to reduce greenhouse-gas emissions, there is an inbuilt inertia in the system so that the situation will inevitably continue to worsen.

You will see a photo gallery of the Breiðamerkurjökull glacier at this address:

http://icelandmonitor.mbl.is/news/news/2016/03/17/photos_is_climate_change_wiping_out_iceland_s_glaci/

Glacier Islande

Evolution du glacier Breiðamerkurjökull entre 2003 et 2013

(Source: Photo: Loftmyndir ehf – map.is)

RCF : Très chaud et très froid dans «Vies d’Envies»

Cette semaine, confrontation du chaud et du froid dans « Vies d’envies », l’émission de Chris Dussuchaud sur RCF. J’aurai le plaisir de retrouver Pierre Taverniers, météorologiste de formation et l’un des éminents spécialistes de l’Arctique. Bien que côtoyant des univers différents, je pense que nous aurons pas mal de choses à raconter dans le cadre actuel du réchauffement climatique.
Selon le lieu où vous habitez, vous pourrez écouter l’émission aux fréquences indiquées dans le lien suivant. Première diffusion jeudi soir de 20h à 22h. :
http://www.info-mag-annonce.com/journal/haute-vienne/haute-vienne/hv-actualites/hv-environnement/chaud-froid-vies-denvies/

Le Festival Photo 2015 de Montier-en-Der (Haute-Marne) : Un grand cru !

Cette année, le 19ème Festival Photo animalière et de Nature de Montier-en-Der abordait la thématique du climat, à la veille de la COP 21 qui doit se tenir à Paris au début du mois de décembre. Le parrain du Festival était James Balog, photographe de référence sur les sujets du réchauffement climatique. Parmi les autres participants à cet événement international, Rémy Marion faisait pénétrer dans les blancheurs polaires où les ours sont menacés par la fonte de la banquise, tandis qu’Olivier Grünewald remontait aux origines de notre planète avec des images de très haute volée. En provenance du Parc du Denali au cœur de l’Alaska, David Tomeo montrait les effets du réchauffement climatique dans le 49ème Etat de l’Union. De mon côté, j’avais axé mon exposition sur la fonte des glaciers d’Alaska et sur les modifications de comportement des ours suite à la hausse des températures.
En dépit des événements tragiques qui ont endeuillé la capitale quelques jours plus tôt, le Festival 2015 a connu un gros succès populaire et c’est très bien ainsi.
Félicitations aux organisateurs et aux 600 bénévoles.
Rendez-vous maintenant pour l’édition 2016 qui marquera le 20ème anniversaire de ce festival.

Montier expo 01

Montier expo 02

Montier expo 03

Montier expo 04

Montier expo 05

Des glaciers et des ours, sans oublier les grues de la région du Der!

(Photos: C. Grandpey)

Les Républicains américains et le réchauffement climatique // U.S. Republicans and global warming

drapeau francaisLa fonte de la calotte glaciaire du Groenland est l’un des signes les plus évidents du réchauffement climatique. Les scientifiques pensent que la fonte complète de la calotte glaciaire du Groenland pourrait faire monter d’environ six mètres le niveau des mers dans les prochaines décennies.
Depuis des années, les chercheurs étudient l’impact du réchauffement de la planète sur les glaces du Groenland et de l’Antarctique. S’ils peuvent scruter les images satellites pour suivre les icebergs et s’ils peuvent mettre au point des modèles pour simuler la fonte de la calotte glaciaire, ils ont peu d’informations sur le terrain qui leur permettraient de prédire précisément avec quelle rapidité le niveau des mers va augmenter. Une telle recherche pourrait fournir des renseignements précieux et permettre aux populations des zones côtières, depuis New York jusqu’au Bangladesh, de se préparer à un tel changement.
Chaque année, le gouvernement fédéral affecte environ un milliard de dollars à la recherche arctique et antarctique qui occupe des milliers de scientifiques. L’argent provient du Congrès, y compris la National Science Foundation (NSF), la NASA et la National Oceanic and Atmospheric Administration (NOAA). Cet argent finance la recherche qui est essentielle pour étudier les changements qui affecteront les populations et les économies du monde pendant le siècle à venir.
Cependant, cette recherche est de plus en plus sous le feu de certains députés républicains au Congrès, qui nient ou remettent en question le consensus scientifique selon lequel les activités humaines contribuent au changement climatique.
Menant la charge républicaine, le Texan Lamar Smith, également président de la commission scientifique au Congrès, a cherché à retirer 300 millions de dollars du budget de la NASA pour les sciences de la terre et a demandé une enquête sur quelque 50 subventions de la National Science Fondation. Le 13 octobre, la commission scientifique a convoqué des chercheurs de la NOAA pour qu’ils présentent les documents concernant plus de six années de délibérations internes, y compris « tous les documents et toutes les communications » liées aux mesures du changement climatique.
Une réduction budgétaire affecterait directement le travail des scientifiques qui vont sur le terrain. En effet, cet argent aide à payer les salaires, le transport aérien, la nourriture, les ordinateurs, des instruments de mesure, le matériel de camping, ainsi que l’équipement de sécurité et celui destiné à lutter contre le froid parfois extrême dans l’Arctique.
Cette attitude de certains Républicains au Congrès (le Gouverneur de l’Alaska défend la même théorie pour des intérêts purement économiques) confirme ce que j’écrivais il y a quelques jours. Au cours des dernières années, la population des États-Unis a été conditionnée à l’idée que le réchauffement climatique est le résultat d’un cycle naturel et que les activités humaines ne sont pas responsables. Ce fut ma conclusion après plusieurs discussions sur ce sujet cet été avec des habitants des Etats de Washington et du Montana.
Source: Alaska Dispatch News.

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drapeau-anglaisThe melting of Greenland ice sheet is one of the most obvious signs of global warming. Scientists think the full melting of Greenland’s ice sheet could increase sea levels by about 6 metres in the next decades.
For years, scientists have studied the impact of the planet’s warming on the Greenland and Antarctic ice sheets. But while researchers have satellite images to track the icebergs that break off, and have created models to simulate the thawing, they have little on-the-ground information and so have trouble predicting precisely how fast sea levels will rise.
Their research could yield valuable information to help scientists figure out how rapidly sea levels will rise in the 21st century, and thus how people in coastal areas from New York to Bangladesh could plan for the change.
Each year, the federal government spends about $1 billion to support Arctic and Antarctic research by thousands of scientists. The money comes from Congress, including the directors of the National Science Foundation (NSF), NASA and the National Oceanic and Atmospheric Administration (NOAA). It finances research that is essential for understanding the changes that will affect the world’s population and economies for more than a century.
However, the research is under increasing fire by some Republican leaders in Congress, who deny or question the scientific consensus that human activities contribute to climate change.
Leading the Republican charge on Capitol Hill is Rep. Lamar Smith of Texas, the chairman of the House science committee, who has sought to cut $300 million from NASA’s budget for earth science and has started an inquiry into some 50 National Science Foundation grants. On October 13th, the committee subpoenaed scientists at the NOAA, seeking more than six years of internal deliberations, including “all documents and communications” related to the agency’s measurement of climate change.
Any cuts could directly affect the work on-the-field scientists. Indeed, the money helps cover the researchers’ salaries, flights, food, computers, scientific instruments and camping, safety and extreme cold-weather gear.
The attitude of some Republicans in the U.S. Congress (the Governor of Alaska supports the same theory for purely economic interests) confirms what I wrote a few days ago. Over the past years, the U.S. population has been conditioned to the idea that global warming is the result of a natural cycle and that human activities are not responsible for it. This was my conclusion after several talks about this topic with local Americans this summer.
Source: Alaska Dispatch News.

Groenland glacier

Photo: C. Grandpey