Quand la mer monte… (suite) // When the sea rises… (continued)

Avec le réchauffement de la planète et la hausse des températures qui fait fondre la glace de mer et les glaciers, l’élévation du niveau des océans menace les villes côtières sur toute la planète. Les habitants de villes comme Miami, New York ou Charleston s’en rendent parfaitement compte pendant les grandes marées, et plus particulièrement les marées à très fort coefficient. Ce sont les marées les plus fortes de l’année et elles coïncident avec la pleine lune au printemps et à l’automne.
Les marées à très fort coefficient ne sont pas provoquées par l’élévation du niveau de la mer, mais comme ce sont les plus hautes mers de l’année, elles montrent à quel point le niveau des océans s’est élevé au cours du 20ème siècle. Les quartiers recouverts par la mer aujourd’hui n’étaient pas inondés comme cela il y a des décennies, même pendant les grandes marées.
En 2017, la National Oceanic and Atmospheric Administration (NOAA) a constaté que les villes côtières aux États-Unis ont connu un nombre record d’inondations liées aux marées hautes. Plus d’un quart des sites côtiers ont égalé ou battu des records quant au nombre de jours d’inondation. En 2018, les inondations sur les côtes des États-Unis devraient être supérieures de 60% à ce qu’elles étaient il y a seulement 20 ans.
Peut-être plus important encore, les grandes marées et les marées à très fort coefficient sont un aperçu de ce qui va se passer au fur et à mesure que le niveau des océans va continuer d’augmenter. Ce que l’on observe aujourd’hui à marée haute se produira régulièrement dans les prochaines années.
Lorsque le niveau de la mer monte, les eaux envahissent les villes côtières, inondent les maisons et les routes. Dans de nombreux cas, ces eaux renferment des bactéries et des pathogènes potentiels. La plupart des villes reconnaissent la situation et font tout ce qu’elles peuvent pour essayer de faire barrage à l’eau qui ne cesse de monter. Le problème, c’est que le niveau de la mer continuera de monter à mesure que les océans se réchaufferont et que les glaciers fondront. Il est probable que certains quartiers et même certaines villes seront inhabitables bien plus tôt que beaucoup ne le pensent.
Un bon exemple de la situation est la ville de Miami (Floride) où le niveau de la mer a augmenté d’environ 25 centimètres entre 1900 et aujourd’hui. On s’attend à ce que le niveau de la mer dans cette ville dépasse de 42 centimètres celui de 1900 d’ici 2030 et  de 215 centimètres le niveau de 1900 d’ici la fin de ce siècle. Plus inquiétant encore, certains géologues pensent que ces projections sont beaucoup trop modestes.
Source: Business Insider.

Cette page Yahoo montre plusieurs villes américaines déjà touchées par l’élévation du niveau de la mer:
http://www.businessinsider.fr/us/sea-level-rise-high-tides-sunny-day-flooding-coastal-cities-2018-4

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With global warming and higher temperatures causing the melting of sea ice and glaciers, sea level rise is threatening coastal cities around the world. For the residents of cities like Miami, New York City, or Charleston, the evidence is apparent during high tides, and more particularly king tides. These are the highest tides of the year, and they coincide with full moons during spring and autumn.

King tides themselves are not caused by sea level rise, but as the highest tides of the year, they show how sea level has already risen over the past century ; the neighborhoods they flood on sunny days today did not flood like this decades ago, even during high tides.

In 2017, the National Oceanic and Atmospheric Administration (NOAA) found that cities around the U.S. experienced a record number of flooding events related to high tides. More than a quarter of coastal locations tied or set new records for the number of flooding days. In 2018, flooding on the US coastline is expected to be 60% higher than it was just 20 years ago.

Perhaps most importantly, high and king tides are a preview of what is to come as seas continue to rise. What happens during high tides today will happen on a regular basis in the future.

As sea level rises, waters invade coastal cities, flooding houses and roads. In many cases, they may be full of bacteria and potential pathogens. Most cities recognize the situation at this point and are doing everything they can to try to beat back the rising tides. But seas will continue to rise as warmer oceans expand and glaciers melt. It is likely that neighborhoods and even some cities will be uninhabitable far sooner than many think.

A good example of the situation is Miami where the sea level has risen about 25 centimetres from 1900 to today. It is expected that sea level in the town will be up to 42 centimetres higher than 1900 by 2030 and 215 centimetres higher than 1900 by the end of this century. Some geologists think those projections are far too low.

Source: Business Insider.

This Yahoo page shows several U.S. towns already impacted by sea level rise:

http://www.businessinsider.fr/us/sea-level-rise-high-tides-sunny-day-flooding-coastal-cities-2018-4

 

En Alaska, la hausse du niveau de la mer est particulièrement visible au moments des tempêtes hivernales qui ne sont plus freinées par la glace de mer. Il s’ensuit une érosion des côtes et certaines maisons basculent dans l’océan. (Source : Wikipedia)

 

La France est également concernée par la hausse du niveau des océans. Lors des grandes marées et des tempêtes, les vagues partent à l’assaut de nos côtes, comme ici à Soulac-sur-Mer en Gironde où l’immeuble « Le Signal » a dû être évacué. La carcasse vide se dresse désormais le long de la côte comme un navire victime d’un naufrage, abandonné par équipage et passagers. (Photo: C. Grandpey)

Colombie : Glaciers en péril // Colombia : Glaciers at risk

Selon un document publié par l’Institut d’hydrologie, de météorologie et d’études environnementales (IDEAM) de Colombie, la superficie glaciaire actuelle dans ce pays est passée de 45 km2 en 2010 à 37 km2 en 2017. Les principaux glaciers colombiens se trouvent sur des chaînes de montagnes comme la Sierra Nevada del Cocuy, la Sierra Nevada del  Guican et la Sierra Nevada Santa Marta, ainsi que sur quatre volcans enneigés: le Ruiz, le Santa Isabel, le Nevado del Tolima et le Nevado del Huila. Au cours des deux dernières années, 5,8% de la superficie des glaciers colombiens, soit 2,3 km², s’est évaporée. Un contexte temporel plus large montre que, entre 2010 et le premier semestre de l’année 2017, la superficie glaciaire totale de la Colombie s’est réduite de 8,4 km².
Le rapport de l’IDEAM attire l’attention sur le volcan Nevado Santa Isabel, un écosystème qui, au cours de la période entre janvier 2016 et février 2018, a perdu 37% de sa superficie, un processus jamais enregistré auparavant en si peu de temps. A ce rythme, le Santa Isabel pourrait disparaître dans les dix prochaines années.
Chaque glacier est unique et a sa propre dynamique qui le rend plus ou moins vulnérable. Dans le cas du Santa Isabel, les causes de la perte de surface sont dues à sa petite taille (0,63 kilomètres carrés en février 2018), à la basse altitude (moins de 5000 mètres), de rares précipitations de neige et de cendre volcanique sur sa surface.
Ses voisins, les volcans Nevado del Ruiz et Tolima, ont augmenté leur perte de glace de 7% entre 2016 et 2017. La Sierra Nevada de Santa Marta (6,71 km ² en 2017) maintient une perte de 5,5%. De leur côté, la Sierra Nevada Cocuy etu la Sierra Nevada del  Guican, le plus grand glacier du pays (13,3 kilomètres carrés), restent relativement stables avec un taux de perte annuelle de 4,8% depuis 2017 grâce à de fortes chutes de neige (par exemple un mètre de neige au cours du premier semestre 2018, ce qui est inhabituel ces dernières années). Le glacier le plus au sud de la Colombie, le volcan Nevado del Huila, conserve une perte de superficie de 2,7% malgré son activité volcanique.
Cette fonte des glaciers colombiens est attribuée à des causes multiples comme la sensibilité particulière de ces neiges équatoriales à des conditions climatiques mondiales, régionales et locales. Il faut aussi prendre en compte les caractéristiques géographiques physiques, telles que les différences dans les glaciers d’altitude, notamment la topographie ou leur situation dans des zones volcanique actives.

Selon le Ministre de l’Environnement colombien, les conséquences du réchauffement climatique sont énormes pour le pays et 30% de la biodiversité de la Colombie pourrait disparaître. La Colombie est le deuxième pays au monde, après le Brésil, où la biodiversité est la plus importante.

Source : EDEAM.

Voici une petite vidéo montrant le glacier du Nevado Santa Isabel :

 https://youtu.be/Tn6Q52vafG8

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According to a document published by the Institute of Hydrology, Meteorology and Environmental Studies (IDEAM) of Colombia, the current glacial area in this country has dropped from 45 km2 in 2010 to 37 km2 in 2017. The main Colombian glaciers are found on mountain ranges such as Sierra Nevada del Cocuy, Sierra Nevada del Guican and Sierra Nevada Santa Marta, as well as four snowy volcanoes: Ruiz, Santa Isabel, Nevado del Tolima and Nevado del Huila. Over the past two years, 5.8% of Colombia’s glacier area, or 2.3 km², has evaporated. A broader temporal context shows that between 2010 and the first half of 2017, the total glacial area of ​​Colombia decreased by 8.4 km².
The IDEAM report draws attention to the Nevado Santa Isabel volcano, an ecosystem that, between January 2016 and February 2018, has lost 37% of its area, a process never recorded before in so little time. At this rate, the Santa Isabel could disappear in the next ten years.
Each glacier is unique and has its own dynamics that makes it more or less vulnerable. In the case of Santa Isabel, the reasons for the loss of surface are due to its small size (0.63 square kilometres in February 2018), the low altitude (less than 5000 metres), rare snow and volcanic ash on its surface.
Its neighbours Ruiz and Tolima volcanoes, have increased their ice loss by 7% between 2016 and 2017. The Sierra Nevada de Santa Marta (6.71 km ² in 2017) maintains a 5.5% loss. Sierra Nevada Cocuy and Sierra Nevada del Guican, the largest glacier in the country (13.3 square kilometres), remain relatively stable with an annual loss rate of 4.8% since 2017 thanks to heavy snowfall (for example one metre of snow during the first half of 2018, which is unusual in recent years). The southernmost glacier in Colombia, the Nevado del Huila volcano, retains a 2.7% loss of surface despite its volcanic activity.
This melting of Colombian glaciers is attributed to multiple causes such as the special sensitivity of these equatorial snows to global, regional and local climatic conditions. Physical geographical features, such as differences in high altitude glaciers, including topography or their location in active volcanic areas, must also be taken into account.
According to the Colombian Minister of the Environment, the consequences of global warming are enormous for the country and 30% of Colombia’s biodiversity could disappear. Colombia is the second largest country in the world, after Brazil, where biodiversity is the most important.
Source: EDEAM.

Here is a short video showing the Nevado Santa Isabel glacier:

Vue du Nevado Santa Isabel (Crédit photo: Wikipedia)

 

Quand la mer monte… (suite) // When the sea rises… (continued)

Un article récemment paru sur le site du National Geographic montre à quoi ressemblerait le monde si la glace continentale venait à fondre. La combustion d’énergies fossiles et la hausse des gaz à effet de serre qu’elle provoque favorise le réchauffement climatique et pourrait conduire à la fonte de la glace polaire ainsi que celle des sommets des montagnes, un scénario qui conduirait à une hausse du niveau de la mer de plus de 65 mètres.

Les cartes proposées par le National Geographic sur son site web (https://www.nationalgeographic.fr/environnement/voici-quoi-ressemblerait-le-monde-si-la-glace-continentale-venait-fondre)

montrent le monde tel qu’il est aujourd’hui et tel qu’il serait si toute la glace continentale avait fondu et s’était déversée dans la mer, avec de nouveaux littoraux pour nos continents et les mers intérieures.

Il y a plus de deux millions de mètres cubes de glace sur Terre, et certains scientifiques affirment qu’il faudrait plus de 5 000 ans pour qu’elle fonde dans son intégralité. Si nous continuons à produire du dioxyde de carbone dans l’atmosphère, il y a de fortes chances que nous créions une planète dépourvue de glace, avec une température moyenne avoisinant les 26°C au lieu des 14°C actuels.

En Europe, Londres ne serait plus qu’un souvenir et Venise serait reconquise par la mer Adriatique. D’ici des milliers d’années, dans ce scénario catastrophique, les Pays-Bas auront depuis longtemps capitulé face à l’invasion de la mer, et la majeure partie du Danemark aura également disparu. Entre-temps, les eaux grandissantes de la Méditerranée décupleront le niveau de la mer Noire et de la mer Caspienne.

En Amérique du Nord, toute la façade atlantique disparaîtrait, de même que la Floride et la côte américaine du Golfe du Mexique. En Californie, les collines de San Francisco deviendraient un archipel et la Vallée Centrale une baie géante. Le Golfe de Californie s’étendrait jusqu’au nord, au-delà de la latitude de la ville de San Diego qui  n’existerait plus.

En Amérique du Sud, le bassin amazonien au nord ainsi que le bassin du Rio Paraguay au sud deviendraient des criques de l’Atlantique, rayant de la carte Buenos Aires, le littoral uruguayen ainsi qu’une grande partie du Paraguay.

Comparée aux autres continents, l’Afrique ne perdrait pas autant de terres au profit des océans, mais la hausse des températures pourrait rendre une grande partie de son territoire inhabitable. En Egypte, les villes d’Alexandrie et Le Caire seront submergées par une mer Méditerranée intrusive.

En Asie, la Chine et ses 600 millions d’habitants sera inondée, tout comme le Bangladesh et ses 160 millions d’habitants, ainsi qu’une grande partie des régions côtières de l’Inde.

Essentiellement désertique, l’Australie s’enrichirait d’une nouvelle mer intérieure mais se verrait dépossédée d’une grande partie de sa bande côtière où vivent actuellement quatre Australiens sur cinq.

Antarctique : La calotte glaciaire de l’Antarctique oriental est si vaste – elle représente les quatre cinquièmes de la toute la glace terrestre – que sa fonte semble inconcevable. Il est pourtant peu probable que ce mastodonte survive au retour d’un climat d’Éocène. L’Antarctique occidental est une région fragile du fait qu’une grande partie du continent repose sur un substrat rocheux situé sous le niveau de la mer. Comme je l’ai indiqué précédemment, le réchauffement de l’océan fait fondre la glace flottante par en dessous, entraînant un affaissement de cette dernière. Depuis 1992, l’Antarctique occidental a enregistré, en moyenne, une perte nette de 65 millions de tonnes de glace par an.

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A recent article on the National Geographic website shows what the world would look like if continental ice were to melt. The burning of fossil fuels and the rise in greenhouse gases it causes promotes global warming and could lead to the melting of polar ice as well as to mountain tops, a scenario that would lead to a rise in the level of the seas by more than 65 metres.
The maps proposed by the National Geographic on its website (https://www.nationalgeographic.fr/environnement/voici-quoi-ressemblait-le-monde-si-la-glace-continentale-venait-fondre)
show the world as it is today and as it would be if all the continental ice happened to melt and spill into the sea, raising its level by more than 65 metres, with new shorelines for our continents and inland seas.
There are more than two million cubic metres of ice on Earth, and some scientists say it would take more than 5,000 years for it to melt completely. If we continue to produce carbon dioxide in the atmosphere, there is a good chance that we will create an ice-free planet with an average temperature of ebout 26°C instead of the current 14°C.
In Europe, London would be nothing more than a memory and Venice would be reconquered by the Adriatic Sea. Thousands of years from now, in this catastrophic scenario, the Netherlands would have capitulated to the invasion of the sea, and most of Denmark would have disappeared as well. Meanwhile, the growing waters of the Mediterranean would increase the level of the Black Sea and the Caspian Sea.
In North America, the entire Atlantic coast would disappear, as would Florida and the American coast of the Gulf of Mexico. In California, the hills of San Francisco would become an archipelago and the Central Valley a giant bay. The Gulf of California would extend to the north, beyond the latitude of the current city of San Diego that would no longer exist.
In South America, the Amazon basin in the north as well as the Río Paraguay basin in the south would become creeks of the Atlantic, scratching from the map Buenos Aires, the Uruguayan coast as well as a large part of Paraguay.
Compared to other continents, Africa would not lose as much land to the oceans, but rising temperatures could make much of its territory uninhabitable. In Egypt, the cities of Alexandria and Cairo would be submerged by an intrusive Mediterranean Sea.
In Asia, China and its 600 million inhabitants wouldl be flooded, as well as Bangladesh and its 160 million inhabitants, as well as a large part of the coastal regions of India.
Essentially a desert, Australia would get a new inland sea but would be dispossessed of much of its coastal strip where currently four out of five Australians live.
Antarctica: The East Antarctic ice sheet is so huge – it is four-fifths of all the land ice – that its melting seems inconceivable. It is unlikely, however, that this behemoth will survive the return of an Eocene climate.
West Antarctica is a fragile region because a large part of the continent lies on a bedrock.beneath sea level. As I explained earlier, warming ocean temperatures are melting the floating ice from below, causing it to subside. Since 1992, West Antarctica has recorded, on average, a net loss of 65 million tons of ice per year.

L’Europe avant et après la fonte intégrale de la glace dans le monde. Les autres cartes se trouvent sur le site du National Geographic.

Rencontres du Livre à Verneuil sur Vienne (Haute Vienne)

Je ne fréquente plus les salons ou foires du livre. Je préfère l’univers des conférences-projections où la communication avec le public est plus riche et intense.

Faisant entorse à ce principe, j’ai accepté de participer aux Rencontres du Livre qui auront lieu le dimanche 27 mai 2018 à Verneuil-sur-Vienne, la commune où je réside. L’événement aura lieu à la Salle Pennevayre entre 9 heures et 18 heures. L’entrée est gratuite.

En compagnie d’une vingtaine d’autres auteurs, je proposerai et je dédicacerai les ouvrages Terres de Feu, Mémoires Volcaniques et Dans les Pas de l’Ours.

Volcanecdotes et Killer Volcanoes sont épuisés sous la forme papier mais ils sont désormais disponibles en CD.

D’autres CD présentent des images de volcans et de glaciers.

Au plaisir de vous rencontrer…