La glace de mer en Antarctique et dans l’Arctique // Sea ice in the Antarctic and the Arctic

drapeau-francaisUne nouvelle étude conduite par une équipe scientifique sous l’égide de la NASA et de la NOAA a identifié les causes des différences de comportement entre la glace de mer de l’Arctique et son homologue de l’Antarctique.

L’étendue de glace de mer au pôle nord a atteint sa surface la plus faible de tous les temps au cours des dernières années et elle s’est amincie de 65 pour cent entre 1975 et 2012. Dans le même temps, l’Antarctique a augmenté sa couverture de glace en dépit des inquiétudes qui sont apparues quant à la fonte de ses glaciers.
En utilisant des données thermiques, topographiques, et bathymétriques, l’équipe scientifique a identifié les raisons de la préservation de la glace de mer en Antarctique. Ils ont découvert que la profondeur de l’océan dans la région et certaines caractéristiques à la surface du continent avaient un impact sur la circulation des vents et des courants océaniques, de telle manière que la production et la protection de la glace de mer n’étaient pas affectées. Dans le même temps, des conditions très différentes dans l’Arctique entraînaient la fonte de la glace de mer.
En utilisant les données fournies par le satellite QuikScat de la NASA, lancé en 1999, les scientifiques ont analysé la formation et la trajectoire suivie par la glace de mer en Antarctique, ainsi que les différents types de couverture de glace dans l’Océan Austral. La conclusion de l’étude est que les vents poussent et installent la glace de mer autour du continent pendant sa période de formation entre Juin et Septembre, ce qui entraîne la formation d’une Grande Zone Bouclier (Great Shield Zone / GSZ) qui protège la jeune glace qui se trouve à l’intérieur.
La GSZ ainsi formée s’étend sur une largeur de 100 à 1000 kilomètres et empêche que la nouvelle glace soit brisée par les éléments. La situation géographique de la GSZ correspond également au front sud du courant circumpolaire antarctique qui marque la frontière qui entre les eaux froides et les eaux chaudes près du continent austral. Le contact avec des eaux plus froides favorise la stabilité de la GSZ et permet à la nouvelle glace de se développer rapidement.
La Grande Zone Bouclier (GSZ) offre des conditions pratiquement opposées à celles de la zone où se forme la glace de mer dans l’Arctique. Dans les hautes latitudes, on a affaire à une zone de formation glace peu épaisse, facilement perturbée par le vent et les vagues et soumise à des eaux plus chaudes que la GSZ. La distribution des vents de l’Arctique peut également faire se déplacer la glace en cours de formation vers des secteurs plus chauds de l’océan, où elle va forcément fondre.
En dépit de ces explications sur la formation de la glace de mer en Antarctique, les scientifiques sont inquiets quand ils observent les températures record enregistrées à travers le monde et la fonte continue des grands glaciers. Ils se posent des questions sur le comportement de la glace en Arctique et en Antarctique dans les années à venir et sur son impact sur l’élévation du niveau des océans. Selon un chercheur australien, «les glaciers de l’Antarctique sont susceptibles de perdre une importante masse de glace et, conjointement avec le changement climatique, ils pourraient contribuer à une élévation de plusieurs mètres du niveau de l’océan à proximité du continent. »
Source: Alaska Dispatch News and The Christian Science Monitor.

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drapeau-anglaisA new study by a NASA- and NOAA-backed team has identified the causes of the stark contrast between Arctic and Antarctic sea ice change.

The northern pole’s sea ice extent has been recorded at all-time lows in recent years and thinned by 65 percent between 1975 and 2012, while the southern continent has seen gains in its ice coverage despite concerns over glacier melting.

Using temperature, topographical, and bathymetric data, the research team identified the cause behind the preservation of Antarctica’s ice. They found local ocean depth and continental surface features impact the region’s wind and ocean currents in such a way that the production and protection of sea ice is sustained. Meantime, dissimilar conditions in the Arctic have led to the ongoing melt of the sea ice.

Using data from NASA’s QuikScat satellite, launched in 1999, the scientists analyzed the formation and routes of Antarctic sea ice, as well as the different types of ice coverage in the Southern Ocean. The conclusion of the study is that winds push building ice out and around the continent during the sea ice growth season from June to September, forming a Great Shield Zone (GSZ) that shelters young interior ice.

The established GSZ stretches from 100 to 1,000 kilometres wide and keeps the new ice from being broken up by the elements. The zone’s path also corresponds with the the southern Antarctic Circumpolar Current front, a boundary that marks a separation of cooler and warmer waters near the southern continent. The contact with colder waters maintains the GSZ and allows for new ice to grow quickly.

The southern GSZ provides conditions nearly opposite to those of the Arctic’s marginal ice zone, a boundary of thin, new ice easily disturbed by wind and waves and subjected to warmer waters than the GSZ. Arctic wind patterns can also move developing ice toward warmer sections of the ocean, where it melts.

Even with evidence and an explanation for sea ice growth in Antarctica, record high global temperatures and the ongoing melting of major glaciers have some scientists worried about the future of both Arctic and Antarctic ice features and their impact on sea level rise. According to an Australian researcher, “Antarctic glaciers may be at risk of substantial ice loss, and could contribute to a multi-metre response to climate change near the continent.”

Source: Alaska Dispatch News and The Christian Science Monitor.

Antarctic sea ice 2012

Etendue de la glace de mer en Antarctique en 2012 (Source: NASA)

Groenland-blog

Vue de la glace de mer dans l’Arctique (Photo: C. Grandpey)

 

Une prise de conscience de la situation dans l’Arctique ? // An awareness of the situation in the Arctic ?

drapeau-francaisComme je l’ai écrit précédemment (voir ma note du 13 mai), plusieurs grandes compagnies pétrolières et gazières ont renoncé à la plupart de leurs concessions dans l’Arctique américain. Au même moment, le président Obama et d’autres responsables politiques sont mis sous pression pour prendre des mesures afin de mettre fin au réchauffement de cette région du globe.

De nombreux législateurs démocrates et des militants écologistes font pression sur l’administration américaine pour qu’elle interdise carrément les forages dans l’Arctique dans le cadre du prochain plan quinquennal d’attribution des concessions qui court de 2017 à 2022.

Plusieurs membres démocrates et républicains de la Chambre des Représentants ont adressé une lettre au Secrétaire à l’Intérieur avec ces mots: «… l’Océan Arctique doit être mis à l’abri, de façon permanente, de tout forage pétrolier et ne doit pas être utilisé pour exploiter davantage des combustibles fossiles dont nous n’aurons pas besoin si nous voulons promouvoir un avenir basé sur des énergies propres « .
La nouvelle politique pour un Arctique propre se fait jour au moment où les chefs d’états du Danemark, de Finlande, d’Islande, de  Suède et de Norvège viennent de rencontrer le Président Obama à la Maison Blanche pour discuter de questions comme la sécurité mondiale, le commerce et le changement climatique, sans oublier la situation précaire de l’Arctique. Le communiqué final demande aux nations nordiques de poursuivre les efforts pour ralentir le changement climatique et protéger l’environnement, avec l’abandon progressif des combustibles fossiles, domaine dans lequel les pays scandinaves sont des leaders mondiaux. En revanche, aucune mention n’est faite dans le communiqué de l’utilisation du fioul lourd, le plus susceptible de polluer les eaux arctiques en cas de marée noire.
Comme cela a été dit et répété, il est urgent d’agir. La surface occupée par la glace de mer pendant l’hiver a établi un nouveau record au mois de mars 2016 avec une surface inférieure à celle du précédent record établi en  2014-2015. Ce même mois, certaines zones de l’Arctique présentaient une température supérieure de plus de 4 degrés Celsius à la moyenne historique. Le mois d’avril a enregistré la plus faible couverture neigeuse de l’hémisphère nord de tous les temps. Plus au sud, en Alberta, les feux de forêt ont décimé Fort Mac Murray, une importante zone de production de pétrole pour le Canada.
Les administrations des pays nordiques envisagent de commander une étude pour savoir quel impact aurait sur l’Arctique une augmentation de la température mondiale de 1,5°C par rapport aux niveaux pré-industriels (donc inférieure aux 2 degrés prévus dans le cadre de la COP 21). Les scientifiques font remarquer que même une augmentation inférieure à 1,5°C aurait un énorme effet sur l’Arctique parce que la région se réchauffe beaucoup plus rapidement que d’autres parties du monde. Comme l’a indiqué un scientifique: « Une hausse de température de 1 ou 1,5 degré dans un endroit comme Washington est quelque chose que l’on ne remarque pratiquement pas, mais dans l’Arctique, ce peut être la différence entre le patinage sur la glace et la natation ! »
Dans une interview, l’ambassadeur de Suède aux États-Unis a déclaré que « tous les pays doivent d’abord s’efforcer de mettre en œuvre l’accord climatique réalisé en décembre à Paris avant de vouloir atteindre des objectifs climatiques plus ambitieux. » L’ambassadeur de Norvège aux Etats-Unis a déclaré de son côté que son pays était tout à fait conscient des impacts climatiques ; c’est la raison pour laquelle la Norvège s’est engagée à dépenser 366 millions de dollars par an pendant les dix prochaines années pour préserver les forêts dans les pays pauvres.
Source: The Washington Post.

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drapeau-anglaisAs I put it before (see my note of May 13th), several major oil and gas firms have abandoned most of their leases in the American Arctic, just as President Obama and others are coming under increased pressure to avert dangerous warming in the region. Many Democratic lawmakers and environmental activists are pushing for the administration to ban Arctic drilling altogether as part of the next five-year leasing plan, which runs from 2017 to 2022.

Several Democrat and Republican members of the House of Representatives have sent a letter to the Interior Secretary with these words: « … the Arctic Ocean should be permanently protected from oil drilling, not used to drill for more fossil fuels that we will not need if we are serious about powering our future with clean energy. »

The new push for a clean Arctic comes as the leaders of Denmark, Finland, Iceland, Sweden and Norway have just met with Obama at the White House to discuss issues including global security, trade and climate change, together with the precarious state of the Arctic. The final joint statement calls for the nations to forge ahead with efforts to slow climate change and protect the environment, including a shift away from fossil fuels, an area where Scandinavian countries are world leaders. However, no specific mention is made of the use of heavy fuel oil, the most likely to pollute Arctic waters in case of an oil spill.

As I put it previously, in March, the maximum winter sea ice extent hit an all-time recorded low, as it shrunk below the 2014-15 record low. That same month, parts of the Arctic were more than 4 degrees Celsius higher than the historic average. April marked the lowest Northern Hemisphere snow cover on record. Farther south, in Alberta, raging wildfires have decimated Fort Mc Murray, a major oil-producing area for Canada.

Officials from the Nordic nations are debating whether to call for a study of how a global temperature rise of 1.5°C from pre-industrial levels (which is below the 2-degree increase the world’s nations pledged to meet as part of the recent Paris conference) would impact the Arctic. Scientists have indicated that even the lower temperature increase would have an enormous affect on the Arctic, because the region warms much faster than other parts of the world. As one scientist put it: « A 1 or 1.5 degree temperature rise in a place like Washington is something you may not notice that much, but up in the Arctic it can be the difference between skating on the ice, and swimming. »

In an interview, Sweden’s ambassador to the United States said that “the world’s nations must focus on implementing the global climate accord reached in December in Paris before committing to more ambitious climate targets.” Norway’s ambassador to the United States said that his nation was keenly aware of climate impacts, which is why it had pledged to spend $366 million a year for the next decade to preserve forests in poorer countries.

Source : The Washington Post.

Shell

Plateforme pétrolière Shell ancrée dans le port de Seattle

(Crédit photo: Wikipedia)

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Fonte de la glace de mer au large du Groenland

(Photo: C. Grandpey)

 

Pénurie de satellites météorologiques aux Etats Unis? // Shortage of meteorological satellites in the U.S.?

drapeau francaisL’Arctique est en train de fondre et les scientifiques viennent de perdre un outil essentiel pour suivre l’évolution de la situation.
Début avril, le satellite américain F17, principalement utilisé à des fins météorologiques, a connu des dysfonctionnements qui ont compromis l’intégrité des données. Même s’il existe en orbite des satellites du même type capables de prendre momentanément la relève, ils sont si vieux que les scientifiques ne savent pas pendant combien de temps ils seront encore opérationnels.
Actuellement, aucun gouvernement n’envisage de lancer de nouveaux satellites dans un proche avenir, si bien que les scientifiques qui s’appuient sur ces satellites pour obtenir des données climatiques commencent à être très inquiets pour l’avenir de leurs recherches. Le problème intervient au mauvais moment. En effet, l’Arctique et d’autres régions difficilement accessibles subissent des changements rapides et les scientifiques ont cruellement besoin de ces instruments pour suivre leur évolution.
Le mois dernier, grâce au satellite F 17, le National Snow and Ice Data Center (NSIDC) a pu signaler que la surface occupée par la glace de mer dans l’Arctique l’hiver dernier était à un niveau de régression record pour la deuxième année consécutive. Malheureusement, le 12 avril 2016, le NSIDC a expliqué que ses mises à jour concernant la glace de mer étaient suspendues jusqu’à nouvel ordre en raison de difficultés techniques rencontrées avec le satellite F17.
Le F17 fait partie des nombreux satellites lancés par le Defense Meteorological Satellite Program (DMSP). Créé en 1962, il fait partie des plus anciens programmes satellitaires des Etats-Unis et représente une source précieuse de données météorologiques depuis des décennies. En 1987, le programme est devenu particulièrement utile pour les climatologues avec le lancement de satellites incorporant des capteurs passifs à micro-ondes. Ces instruments sont capables de détecter les micro-ondes émises par la Terre et utilisées pour mesurer les propriétés atmosphériques telles que la température et l’humidité, ainsi que certains autres éléments à la surface de la Terre. L’un de ces détecteurs se trouve à bord du satellite F17. L’une des applications les plus importantes de cette technologie est sa capacité à détecter la glace de mer aux pôles sans avoir à s’appuyer sur l’imagerie visuelle. Un autre avantage de cette technologie est qu’elle n’est pas affectée par les nuages et ne nécessite pas la lumière du soleil.

Le problème avec les satellites, c’est qu’ils ne durent pas éternellement ; ils sont conçus pour avoir une durée de vie d’environ cinq ans. Ainsi, depuis 1987, le DMSP a lancé chaque nouveau satellite avec un intervalle de quelques années. Le plus récent d’entre eux est le F19, lancé en 2014. En général, les nouveaux satellites sont lancés avant que les anciens cessent de fonctionner, afin d’éviter des interruptions dans la collecte de données. Il y a bien encore en orbite quelques autres satellites DMSP équipés de la technologie de détection adéquate, mais on pense qu’ils sont en fin de vie eux aussi. En raison d’un manque de financement, le gouvernement ne prévoit pas d’en lancer d’autres.
Heureusement, les satellites DMSP ne sont pas la seule source de données sur la glace de mer. D’autres types d’instruments peuvent être utilisés pour recueillir les résultats des mesures.
Malgré tout, les données recueillies à partir de types d’instruments différents seront difficiles à intégrer à celles proposées par les capteurs à micro-ondes passifs et recueillies par des satellites tels que le F17. Même si la situation financière changeait et que de nouveaux capteurs étaient lancés à une date ultérieure, une rupture dans la collecte de données mettrait fin à des décennies de relevés réguliers. Par ailleurs, une rupture semblable dans la collecte de données à long terme réduirait à néant les modèles climatiques qui utilisent des données historiques pour prévoir l’avenir.
Il n’y a pas que les données concernant la glace de mer qui seraient victimes du manque de satellites. Les satellites DMSP servent également à la collecte d’autres données liées au climat, telles que le contrôle des précipitations et de la vitesse des vents.
Pour compenser le déficit satellitaire, les Etats-Unis pourraient procéder à un partage de données avec d’autres pays. Le Japon possède un satellite en orbite qui collecte des données micro-ondes, bien qu’il soit doté d’un type de capteur légèrement différent, ce qui pourrait poser un problème pour intégrer ces mesures à celles déjà enregistrées par les satellites DMSP. Le satellite japonais a été lancé en 2012 et on ne connaît pas sa durée de vie. L’Agence Météorologique Européenne a prévu de lancer des satellites destinés à la recherche polaire, mais ce ne sera probablement pas avant 2020. Cela signifie qu’il y a, là aussi, un risque de rupture de données si les satellites actuellement en service cessent de fonctionner d’ici là.
Pour l’instant, les scientifiques espèrent que les satellites DMSP actuellement en service tiendront le coup jusqu’à ce qu’une solution soit trouvée ou qu’un nouveau satellite soit lancé pour prendre la relève.
Source: The Washington Post: https://www.washingtonpost.com/

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drapeau-anglaisThe Arctic is melting and scientists have just lost a key tool for monitoring it.

Earlier this month, a U.S. satellite known as F17, which was primarily used for meteorological measurements, experienced operational failures that compromised the integrity of its data. And while there are similar satellites in orbit that can take over the data collection for now, they are so old that scientists are unsure how much longer they’ll last.

Now, with no government plans to launch a replacement any time soon, scientists who rely on these satellites for valuable climate data are beginning to worry about the future of their research. The problem comes at a vital time, as the Arctic, and other remote regions, are seeing rapid changes and scientists badly need these instruments to track them.

Just last month, thanks to the F 17 satellite, the National Snow and Ice Data Center (NSIDC) was able to report that the maximum extent of Arctic sea ice this past winter was at a record low for the second straight year. But on April 12th, the NSIDC was forced to release a statement explaining that its daily sea ice updates were suspended until further notice due to technical difficulties with F17.

F17 was just one of many satellites launched by the Defense Meteorological Satellite Program (DMSP) over the years. It’s one of the country’s oldest satellite programs, created in 1962, and has been a source of valuable meteorological data for decades. In 1987, the program became of particular use to climate scientists when it began launching satellites containing passive microwave sensors. These instruments are able to detect microwaves emitted by the Earth, which can be used to measure atmospheric properties, such as temperature and humidity, as well as certain features on the earth’s surface. One of these sensors is carried on F17. One of the technology’s most important uses is its ability to detect sea ice at the earth’s poles without having to rely on visual imagery. Another advantage of the technology is that it is not affected by clouds and does not need sunlight.

The problem with the satellites is that they don’t last forever – they’re only designed to have a lifetime of about five years. So, since 1987, DMSP has been launching a new satellite every few years. The most recent of these was called F19, launched in 2014. In general, new satellites have been launched before the old ones have failed, to prevent interruptions in data collection.

There are still a few other DMSP satellites with the appropriate sensing equipment in orbit that scientists can turn to, but these are thought to be reaching the end of their lives as well. Because of a lack of funding, the government has no immediate plans to launch another.

Fortunately, the DMSP satellites are not the sole source of sea ice data. Other types of instruments can still be used to collect measurements.

But data collected from different types of instruments would be difficult to integrate with the passive microwave record from satellites such as F17. And even if the funding situation changed and new sensors were launched at a later date, any gap in the data collection would effectively end a decades-long record. Besides, such gaps in these long-term trends can also throw off climate models that use historical data to make predictions about the future.

It’s not just sea ice data that would suffer, either. The DMSP satellites have also been useful for other climate-related data collection, such as the monitoring of precipitation and wind speeds.

There might be an opportunity to share data with other countries in the future. Japan has a satellite in orbit that collects microwave data, although it is a slightly different type of sensor which could cause difficulties integrating its measurements with the data already collected from the DMSP satellites. The Japanese satellite was launched in 2012 and it is unclear how much longer it will last. The European Meteorological Agency has also made plans to launch a series of satellites intended for polar research, but likely not until after 2020. This means there is still a potential for a data gap if the currently operating satellites fail before then.

For now, scientists are hoping that the remaining DMSP satellites will hold out until a solution is reached or another satellite is launched to take over.

Source: The Washington Post: https://www.washingtonpost.com/

Satellite

Vue d’un satellite DMSP  (Source : US Air Force)

La glace de mer continue à fondre // The sea ice keeps melting

drapeau-francaisMois après mois, année après année, tous les rapports scientifiques confirment que la situation de la glace de mer dans l’Arctique est en train de devenir une préoccupation majeure. Selon le National Snow and Ice Data Center, la banquise arctique, dont la surface au cours de l’hiver dernier était la plus faible jamais enregistrée, est aussi la plus jeune et la moins épaisse depuis le début des observations satellitaires à la fin des années 1970. A la mi-mars, 70% de la glace s’était formée au cours de l’année écoulée et seulement 30% s’était formée sur un laps de temps de plusieurs années. C’est l’inverse du milieu des années 1980, époque où la majeure partie de la glace était âgée d’au moins 2 ans.
La glace la plus ancienne – autrement dit la glace qui est restée intacte pendant au moins cinq ans – représente seulement 3% de la glace de mer dans son ensemble. De nos jours, la glace la plus ancienne fond généralement au bout de trois ou quatre ans, ou bien elle s’échappe par le détroit de Fram, entre le Groenland et l’archipel du Svalbard.
Les conditions actuelles font suite à un hiver très inhabituel dans l’Arctique, caractérisé par une chaleur persistante dans l’atmosphère qui a contribué à limiter la croissance de la glace. Comme je l’ai écrit dans une note précédente, un événement météorologique tout à fait exceptionnel a été observé fin décembre, lorsque de l’air chaud est remonté de l’Atlantique tropical vers l’Arctique et a brièvement fait s’élever les températures à proximité du pôle nord où elles ont presque atteint le point de dégel. Cela a fait se réduire d’une trentaine de centimètres l’épaisseur de la glace dans les mers de Kara et de Barents. Un phénomène similaire a été observé au nord du Groenland et au large de la Sibérie.
La glace de mer n’est pas à seule à connaître des records de faiblesse ces derniers temps. Selon les archives du National Snow et Ice Data Center, la couverture neigeuse dans l’hémisphère nord en mars a été la deuxième plus basse des 50 dernières années. Les chercheurs ont remarqué qu’il existait une corrélation entre la faible couverture de neige et la faible étendue de glace de mer au cours du mois de septembre.
Source: Alaska Dispatch News: www.adn.com

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drapeau-anglaisMonth after month, year after year, all scientific reports do confirm that the situation of the sea ice in the Arctic is becoming a major concern. According to the National Snow and Ice Data Center, Arctic sea ice, which already hit a record low for winter extent this year, is also younger and thinner now than at almost any time since the satellite record was begun in the late 1970s. As of mid-March, 70 percent of the ice was formed within the past year and only 30 percent was multiyear ice. That is a reversal of the proportions that existed in the mid-1980s, when most ice was at least 2 years old.

The oldest ice – namely the ice that has remained intact for at least five years – accounts for only 3 percent of the total ice. The oldest ice is now generally melting out after three or four years or being pushed out of the Fram Strait between Greenland and Svalbard.

The current conditions follow a highly unusual winter in the Arctic, characterized by persistent warmth in the atmosphere that helped to limit ice growth. As I put it in a previous post, an unusual weather event happened in late December, when warm air shot up from the tropical Atlantic to the Arctic and briefly took temperatures near the North Pole almost to the point of thaw. This caused ice in the Kara and Barents seas to thin by about 30 centimetres. Similar thinning also happened north of Greenland and off Siberia.

Ice extent isn’t the only statistic to recently be recorded at especially low levels. Northern Hemisphere snow cover in March was the second-lowest in a 50-year record kept by the National Snow and Ice Data Center. It has been noticed that there was a correlation between low snow cover and low September sea ice

Source: Alaska Dispatch News: www.adn.com

Sea ice

La glace de mer occupe une surface plus réduite; elle est aussi plus jeune et moins épaisse

(Source : National Snow and Ice Data Center)