De moins en moins de neige dans l’hémisphère nord // Less and less snow in the northern hemisphere

drapeau francaisSelon les chercheurs du Global Snow Lab de l’Université Rutgers dans le New Jersey, l’ensemble de l’hémisphère nord au cours des quatre derniers mois (mars, avril, mai et juin) a connu le plus bas niveau de couverture neigeuse jamais enregistré pour cette période. Cela confirme les observations des 10 dernières années.
Pour l’année en cours, la couverture neigeuse moyenne pour les mois de mars, avril, mai et juin a été inférieure d’un peu plus de 500 000 kilomètres carrés au record précédent enregistré en 1990. Ce manque de neige pour l’hémisphère nord n’est pas le même pour tous les mois mentionnés, même si le niveau reste dans l’ensemble très faible. Mars a été le deuxième plus bas niveau jamais enregistré ; avril est le record absolu ; mai a été le quatrième plus bas et juin le troisième plus bas.
Cette faiblesse de l’enneigement fait partie de la tendance de notre planète à se réchauffer. Selon les chercheurs du Global Snow Lab, le phénomène aura des conséquences inquiétantes pour l’approvisionnement en eau, les feux de forêt et le réchauffement de la Terre elle-même. En effet, la faible couverture de neige signifie que la Terre a un pouvoir réfléchissant – ou « albédo » – moindre et elle se réchauffe davantage sous l’effet des rayons du soleil. Un fait montre parfaitement les conséquences du faible enneigement cette année ; c’est l’énorme incendie qui a dévasté la ville de Fort McMurray au Canada.
Le record ou quasi-record de faible enneigement dans l’hémisphère Nord pour les quatre mois mentionnés montre que le phénomène a été constant et a même progressé en latitude en allant vers le nord.

Les derniers chiffres concernant la perte de couverture neigeuse vont de pair avec les données sur la perte de glace de mer dans l’Arctique – la contrepartie de la couverture neigeuse sur les océans de l’hémisphère nord. La glace de mer a, elle aussi, battu des records de faiblesse cette année. Elle a été au plus bas pendant les mois de janvier, février, avril et mai. Le National Snow and Ice Data Center basé à Boulder dans le Colorado a indiqué que juin 2016 avait également battu un record pour l’étendue moyenne de la banquise arctique.
Source : Global Snow Lab.

————————————–

drapeau anglaisAccording to researchers with the Rutgers University Global Snow Lab, the entire Northern Hemisphere over the past four months (March, April, May and June) featured the lowest levels of snow cover ever recorded for this particular time period. It goes along with the pattern we’ve been seeing the last 10 years or so.

Overall, in 2016, the average snow cover across March, April, May and June was just over half a million square kilometres smaller than the previous record low year, 1990. Not every month during the four-month time period saw a record low for the Northern Hemisphere, but all were quite low. March was the second lowest on record, April was the absolute lowest on record, May was the fourth lowest and June was the third lowest.

This is part of a trend to be expected on our warming planet. That trend will have vast consequences for water supplies, wildfires and the warming of the Earth itself. Indeed, low snow cover means that the Earth has less reflectivity or « albedo » – so it warms up more from the sun’s rays. An indicator of the consequences of low snow so far this year is the enormous and devastating wildfire that engulfed Fort McMurray in Canada.

The record or near record low amounts of northern hemisphere snow in March, April, May and now June show there has basically been no reprieve and the phenomenon progressed farther and farther north, at higher and higher latitudes.

The latest numbers on snow cover come paired with data suggesting that Arctic sea ice – the counterpart to snow cover over the northern hemisphere oceans – has also set repeated record lows this year. January, February, April and May of this year all saw record lows for Arctic sea ice extent. The National Snow and Ice Data Center in Boulder, Colorado, has announced that June of 2016, too, saw record low average Arctic sea ice extent.

Source : Global Snow Lab.

Snow

Ce graphique montre que l’étendue de la glace de mer pendant le mois de juin a diminué d’environ 3,7% par décennie au cours de la période allant de 1979 à 2016 (National Snow and Ice Data Center).

Possible réduction du trou dans la couche d’ozone // Possible reduction of the ozone layer hole

drapeau francaisSelon une équipe internationale de scientifiques, on observe les premiers signes d’une réduction du trou dans la couche d’ozone au-dessus de l’Antarctique. Les chercheurs ont constaté en septembre 2015 que le trou avait diminué de plus de 4 millions de kilomètres carrés depuis 2000, année où la situation était la plus inquiétante. L’équipe a également montré pour la première fois que cette reprise avait quelque peu ralenti à certains moments, en raison des effets des éruptions volcaniques (celle du Calbuco au Chili, par exemple). Dans l’ensemble, cependant, le trou dans la couche d’ozone semble être sur la voie de la guérison.
La réduction correspond aux modélisations et est largement due à la diminution de la quantité de chlore dans l’atmosphère. En effet, à l’origine, l’agrandissement du trou dans la couche d’ozone a été attribué aux chlorofluorocarbures, les fameux CFC. En 1987, le protocole de Montréal, qui est entré en vigueur le 1er janvier 1989, a interdit l’utilisation des CFC. Il semble que les récents résultats optimistes soient le résultat du protocole. Cependant, comme l’a fait remarquer une scientifique française du CNRS sur une radio, il ne faudrait pas s’enthousiasmer trop vite. Il faudra attendre plusieurs années pour avoir confirmation de la tendance.

En cliquant sur ce lien, vous verrez une animation montrant la moyenne de septembre concernant le trou dans la couche d’ozone au niveau de l’Antarctique entre 1979 et 2015 :
https://zippy.gfycat.com/WaterloggedWindingKentrosaurus.webm

Source: Massachusetts Institute of Technology.

Par ailleurs, il faut insister sur le fait que les CFC et le trou dans la couche d’ozone n’ont rien à voir avec les gaz à effet de serre qui sont responsables du changement climatique actuel. Si nous pouvons être optimistes quant à la réduction du trou dans la couche d’ozone, le réchauffement climatique reste préoccupant et il n’y a actuellement aucune indication que la santé de la planète s’améliore.

—————————————–

drapeau anglaisAccording to an international team of scientists, there are the first clear signs that the hole in the Antarctic ozone layer is beginning to close. The team found that the September 2015 ozone hole had shrunk by more than 4 million square kilometres since 2000 when ozone depletion was at its peak. The team also showed for the first time that this recovery has slowed somewhat at times, due to the effects of volcanic eruptions (Calbuco’s in Chile, for instance). Overall, however, the ozone hole appears to be on a healing path.

The decline matches the model’s predictions and more than half the shrinkage is due solely to the reduction in atmospheric chlorine. Originally, the widening of the ozone hole was attributed to the CFCs. In 1987, the Montreal protocol, which entered into force on 1 January 1989, banned the use of CFCs. It seems that the recent positive results are the outcome of the protocol. However, as a French CNRS scientist put it on a French radio, we should not be enthusiastic too fast. More years will be necessary to confirm the trend.

By clicking on this link, you will see an animation showing September averages of the ozone hole in Antarctica from 1979 to 2015;

https://zippy.gfycat.com/WaterloggedWindingKentrosaurus.webm

Source : Massachusetts Institute of Technology.

Besides, one should insist that CFCs and the hole in the ozone layer have nothing to do with greenhouse gases which are responsible for the current climate change. If we can be optimistic about the reduction of the hole in the ozone layer, the situation about global warming is preoccupying and there is currently no indication that the world’s health is improving.