Des volcans sous la glace de l’Antarctique // Volcanoes below the Antarctic ice sheet

Des scientifiques ont découvert ce qui pourrait bien être la plus vaste région volcanique sur Terre. Elle se trouve à deux kilomètres de profondeur sous la calotte de glace qui recouvre l’Antarctique de l’Ouest. La mission scientifique, réalisé par des chercheurs de l’Université d’Édimbourg, a révélé près de 100 volcans dont le plus haut a la taille que l’Eiger qui culmine à près de 4 000 mètres en Suisse.
Les géologues affirment que cette vaste région dépasse en taille celle du rift d’Afrique de l’Est, considérée actuellement comme ayant la plus forte concentration de volcans dans le monde. L’activité de cette chaîne volcanique antarctique pourrait avoir des conséquences inquiétantes. En effet, si l’un de ces volcans devait entrer en éruption, cela pourrait déstabiliser encore davantage la couche de glace qui recouvre l’Antarctique de l’Ouest. Une telle éruption provoquerait inévitablement la fonte de la glace.

La grande question est de savoir quel est le niveau d’activité de ces volcans.
L’étude des chercheurs écossais a consisté à examiner la partie inférieure de la couche de glace de l’Antarctique de l’Ouest afin d’y détecter des  structures basaltiques semblables aux autres volcans de la région. Leurs sommets se dressent au-dessus de la glace et ont été repérés par les explorateurs polaires au cours du siècle dernier.
L’étude a consisté à analyser les mesures effectuées par des missions précédentes avec utilisation d’un radar capable de pénétrer la glace, installé à bord d’avions ou de véhicules terrestres. Les résultats ont ensuite été comparés aux données satellitaires et à la base de données, ainsi qu’aux informations géologiques fournies par d’autres relevés aériens.
Après avoir rassemblé toutes ces données, l’équipe scientifique a recensé 91 volcans inconnus qui sont venus s’ajouter aux 47 autres déjà découverts au cours des explorations de la région le siècle dernier. Ces volcans récemment découverts sont des hauteurs allant de 100 à 3 850 mètres. Tous sont recouverts d’une glace dont l’épaisseur atteint parfois 4 km. La région concernée s’étend sur 3 500 km entre la plate-forme glaciaire de Ross et la Péninsule Antarctique.
La découverte est particulièrement importante parce que l’activité de ces volcans pourrait avoir des conséquences terribles pour le reste de la planète. Une éruption pourrait déstabiliser et faire fondre encore davantage la glace de la région qui est déjà affectée par le réchauffement climatique. L’arrivée massive d’eau de fonte dans l’Océan Antarctique entraînerait probablement la hausse du niveau de la mer.
Il convient de noter que la plus grande partie du volcanisme dans le monde à l’heure actuelle se déroule dans des régions comme l’Islande et l’Alaska qui ont récemment perdu leur couverture glaciaire à la fin de la dernière période glaciaire. La plupart des scientifiques pensent que ce volcanisme a lieu  parce que, la couche de glace ayant disparu, il y a une pression moindre exercée sur les volcans de ces régions et ils deviennent plus actifs. Il en va de même dans l’Antarctique de l’Ouest où le réchauffement climatique a commencé à affecter la calotte glaciaire. Si cette dernière continue à s’amincir de manière significative, elle exercera moins de pression sur les volcans qui se trouvent en dessous et cela pourrait conduire à des éruptions susceptibles de déstabiliser les calottes de glace et faire monter le niveau de la mer, phénomène qui affecte déjà nos océans.

La situation doit donc être surveillée très attentivement.

Source: The Guardian.

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Scientists have uncovered the largest volcanic region on Earth, two kilometres below the surface of the vast ice sheet that covers West Antarctica. The project, by Edinburgh University researchers, has revealed almost 100 volcanoes, with the highest as tall as the Eiger, which stands at almost 4,000 metres in Switzerland.

Geologists say this huge region is likely to dwarf that of east Africa’s volcanic ridge, currently rated the densest concentration of volcanoes in the world. And the activity of this range could have worrying consequences. Indeed, if one of these volcanoes were to erupt it could further destabilise west Antarctica’s ice sheets. Anything, like an eruption, that causes the melting of ice is likely to speed up the flow of ice into the sea.

The big question is to know how active these volcanoes are.

The Edinburgh volcano survey involved studying the underside of the West Antarctica ice sheet for hidden peaks of basalt rock similar to those produced by the region’s other volcanoes. Their tips actually lie above the ice and have been spotted by polar explorers over the past century.

The study involved analysing measurements made by previous surveys, which involved the use of ice-penetrating radar, carried either by planes or land vehicles, to survey strips of the west Antarctic ice. The results were then compared with satellite and database records and geological information from other aerial surveys.

After the team had collated the results, it reported a staggering 91 previously unknown volcanoes, adding to the 47 others that had been discovered over the previous century of exploring the region. These newly discovered volcanoes range in height from 100 to 3,850 metres. All are covered in ice, which sometimes lies in layers that are more than 4km thick in the region which stretches 3,500km from Antarctica’s Ross ice shelf to the Antarctic peninsula.

The discovery is particularly important because the activity of these volcanoes could have crucial implications for the rest of the planet. If one erupts, it could further destabilise some of the region’s ice sheets, which have already been affected by global warming. Meltwater outflows into the Antarctic Ocean could trigger sea level rises.

It should be noted that the most volcanism that is going in the world at present is in regions like Iceland and Alaska that have only recently lost their glacier covering after the end of the last ice age. Theory suggests that this is occurring because, without ice sheets on top of them, there is a release of pressure on the regions’ volcanoes and they become more active. The same could happen in West Antarctica where significant warming in the region caused by climate change has begun to affect its ice sheets. If they are reduced significantly, this could release pressure on the volcanoes that lie below and lead to eruptions that could further destabilise the ice sheets and enhance sea level rises that are already affecting our oceans.

It is something scientists will have to watch closely.

Source: The Guardian.

Emplacement des volcans (Source: Université d’Edimbourg)

 

 

Antarct

La fonte inquiétante du Groenland // Greenland’s alarming melting

Dans une note publiée le 18 avril 2017, j’ai attiré l’attention sur la fracturation du glacier Petermann au Groenland.
https://claudegrandpeyvolcansetglaciers.com/2017/04/18/nouvelle-fracturation-du-glacier-petermann-groenland-new-fissure-detected-in-petermann-glacier-greenland/

Ces dernières semaines, les médias ont donné la priorité au vêlage de la plate-forme glaciaire Larsen C en Antarctique. Pourtant, la fracturation qui s’est produite au Groenland est certainement plus inquiétante et peut avoir des conséquences plus importantes.
L’iceberg qui s’est détaché dans l’Arctique la semaine dernière pose problème car, contrairement à son homologue antarctique, il pourrait contribuer faire monter le niveau de la mer. Il s’est détaché de la plate-forme glaciaire sur laquelle s’appuie le glacier Petermann au moment où les températures sont à leur maximum dans l’Arctique.

Le mouvement du glacier Petermann s’est accéléré au cours des dernières années, en faisant se déverser de la glace terrestre dans l’océan à un rythme plus rapide, et en attirant plus de glace depuis le centre du Groenland.
Le dernier iceberg arctique n’est pas particulièrement impressionnant, mais sa séparation du glacier pourrait conduire à une expansion des grandes fractures en amont dans la banquise, ce qui pourrait provoquer une rupture plus rapide. Ce qui inquiète le plus les chercheurs, c’est une fracture au centre de la plate-forme glaciaire. C’est un endroit inhabituel pour la formation des fractures et cette dernière pourrait se connecter à d’autres qui se forment sur les côtés.
Avec le détachement de l’iceberg, la plate-forme glaciaire montre une morphologie jamais observée au cours des 150 années de suivi du glacier Petermann. Elle a déjà perdu de gros morceaux en 2010 et 2012, avec des icebergs qui faisaient plusieurs fois la taille de l’île de Manhattan.
Les glaciers terrestres au Groenland contribuent à l’élévation du niveau de la mer et on s’attend à ce qu’ils perdent de plus en plus de leur masse dans le futur. Le glacier Petermann représente près de 10% de la couche de glace du Groenland; à lui seul, il pourrait faire monter le niveau de la mer de 30 centimètres.
Au fur et à mesure que Petermann reculera, il attirera de la glace en provenance du centre du Groenland, ce qui aura un effet direct sur la hausse du niveau de la mer. Les chercheurs ont prévenu que ce niveau pourrait augmenter de 90 centimètres d’ici la fin du siècle, et une désintégration plus rapide des glaciers de l’Arctique rendrait la situation encore plus inquiétante. Une étude publiée début 2017 dans la revue Nature a montré que la vitesse de fonte au Groenland s’est multipliée par cinq au cours des 25 dernières années.
Source: Scientific American.

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In a note released on 18 April 2017, I drew attention to the fracturing of the Petermann Glacier in Greenland.

https://claudegrandpeyvolcansetglaciers.com/2017/04/18/nouvelle-fracturation-du-glacier-petermann-groenland-new-fissure-detected-in-petermann-glacier-greenland/

In recent weeks, the media gave priority to the calving of the Larsen C ice shelf in Antarctica. However, the fracturing in Greenland is certainly more worrisome and may have bigger consequences.

The chunk of ice, which broke free in the Arctic last week, is a problem as it might contribute to raising sea level, contrary to the huge iceberg in Antarctica.  It came off the ice shelf that buttresses the Petermann Glacier at the height of seasonal warming in the Arctic region.

Movement of the Petermann Glacier has sped up in recent years, dumping land-based ice into the ocean at a faster rate and drawing more ice down from the centre of Greenland.

The latest iceberg is not particularly dramatic, but it could lead to an expansion of major cracks upstream in the ice shelf, causing it to break up more quickly. Most troubling to researchers is a crack at the center of the shelf. It is an unusual place for cracks to form, and it could connect to separate cracks forming at the sides.

The loss of the iceberg brings the shelf to a state not observed in the 150 years of tracking the Petermann Glacier. The ice shelf bracing the glacier lost major pieces in 2010 and 2012. Both those icebergs were the size of several Manhattans.

Land-based glaciers in Greenland are a primary contributor to global sea-level rise, and they are expected to increasingly lose their mass in the future. Petermann accounts for almost 10 percent of the Greenland ice sheet; it alone could raise sea levels by 30 centimetres.

As Petermann retreats, it will draw down ice from the center of Greenland, all of which will have a direct effect on sea-level increase. Researchers have cautioned that sea levels could rise by 90 centimetres at the end of the century, but a more rapid disintegration of Arctic glaciers would make that number larger. A study published earlier this year in Nature showed that the rate of melting in Greenland has increased fivefold in the last 25 years.

Source: Scientific American.

Image satellite du glacier Petermann (Source: NASA)

Photo: C. Grandpey

La fonte des glaciers d’Alaska (suite) // The melting of Alaskan glaciers (continued)

A l’intérieur du Kenai Fjords National Park dans le sud de l’Alaska, le glacier Exit est l’un des plus populaires de cet Etat. C’est l’un des plus accessibles, mais aussi l’un de ceux qui reculent le plus vite.
Sur le chemin qui conduit au pied du glacier, on peut voir des panneaux montrant 195 années de recul de la masse de glace. Lorsque j’ai visité le glacier en 2013, ces panneaux ont fait ressurgir dans ma mémoire ceux qui jalonnent l’accès au Glacier Athabasca au Canada ou à la Mer de Glace en France. Là aussi, le recul est impressionnant. A l’extrémité du sentier de l’Exit Glacier, le dernier panneau indique l’année 2010. On se trouve alors devant un vaste espace montrant à quel point le glacier a continué à reculer vers le haut de la vallée.
Le recul au cours de l’été 2016 a été de 76 mètres. C’est le plus important jamais enregistré au cours d’un seul été. Le 1er octobre de cette même année, les mesures effectuées par le National Park Service ont indiqué un recul de 88 mètres.
L’Exit Glacier est une langue de glace en provenance de l’Harding Icefield qui est beaucoup plus grand. Bien qu’il soit petit (36 kilomètres carrés), l’Exit Glacier est très populaire et symbolise le changement climatique. Il a été visité par le président Barack Obama lors de son voyage en Alaska en 2015.
D’autres glaciers d’Alaska reculent eux aussi de façon spectaculaire. C’est le cas du Mendenhall, près de Juneau. Les images d’archives exposées au Visitor Center montrent l’étendue du désastre.  Le Columbia, que j’ai visité à deux reprises dans le Prince William Sound, est l’un des glaciers les mieux étudiés au monde. Son recul l’a fait se diviser en deux branches, avec une glace moins épaisse qu’auparavant. Le glacier d’Eklutna, source de l’eau potable pour la ville d’Anchorage, est l’un des glaciers du Chugach State Park. Lui aussi est étroitement contrôlé, mais il perd une quantité importante de glace chaque année. Le glacier de Portage, à 80 kilomètres d’Anchorage, reste une destination touristique, même si les visiteurs doivent maintenant prendre un bateau et traverser le lac Portage pour atteindre le front du glacier.
L’Exit Glacier, qui a reçu 181 500 visiteurs en 2016, n’est pas le seul glacier de montagne de l’Alaska que l’on peut atteindre à pied, même si la marche d’approche se fait de plus en plus longue au fur et à mesure que le glacier recule. Il reste toutefois facilement accessible au sein d’un parc national. C’est un exemple parfait d’un recul glaciaire et il joue le rôle de laboratoire en temps réel du changement climatique. Les glaciers terrestres comme l’Exit, bien qu’ils ne représentent qu’un petit pourcentage de la glace mondiale, contribuent de manière significative à l’élévation mondiale du niveau de la mer et les visiteurs des fjords du Kenai peuvent observer ce phénomène de leurs propres yeux.
Chaque printemps et chaque automne, les employés du Kenai Fjords National Park se rendent au chevet du glacier Exit pour effectuer des mesures précises de la position de son front. Le glacier recule maintenant aussi bien en hiver qu’en été, phénomène observé depuis 2006. Depuis 2011, les températures quotidiennes moyennes d’octobre à mai au niveau du point le plus bas du glacier restent supérieures à zéro la moitié du temps.
Les photos aériennes et les archives historiques sont également utilisées pour suivre l’évolution du glacier. L’USGS, l’Université de l’Alaska et l’Université de Washington ont collecté les données altimétriques pour calculer les changements intervenus au cours des cinquante dernières années sur le glacier Exit et ailleurs en Alaska. La reconstruction d’un passé lointain nécessite également une analyse des données géologiques et des cernes de croissance des arbres de la région.
Le sentier d’accès de 2 kilomètres au glacier Exit se terminait par une boucle, mais les employés du Parc ont dû ajouter deux extensions, respectivement en 2006 et 2010, pour permettre d’atteindre le glacier. Il n’y aura pas d’autre extension parce que la langue glaciaire est maintenant entourée d’un terrain jugé abrupt et dangereux. Beaucoup de visiteurs du parc craignent que le glacier se retire trop loin et ne soit bientôt plus visible depuis le sentier d’accès.
Certains glaciers du Kenai Fjords National Park perdent davantage de glace que l’Exit. Ainsi, le Pedersen reculait en moyenne de 20 mètres par an entre 1951 et 1986, mais ce recul est passé à 123 mètres par an de 1994 à 2015. La petite mare que l’on observait il y a une vingtaine d’années devant le front du glacier est devenue un vaste lac. Un lac semblable s’est formé suite au recul du Bear Glacier, au sud de l’Exit. Le Bear Glacier est plus de cinq fois plus grand que l’Exit et il perd plus de 10 fois plus de glace chaque année.
Source: Alaska Dispatch News.

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One of the most popular glaciers of Alaska, one of the most accessible, is Exit Glacier in the Kenai Fjords National Park. It is also one of those which are retreating very fast.

On the road to the glacier’s toe, one can see signs marking 195 years of accelerating pullback. When I visited the glacier, I could rememberthe Athabasca Glacier in Canada or the Mer de Glace in France, whose access includes these signs of the past history of the glaciers. Beyond the last sign at Exit Glacier, which marks the 2010 edge, is a chasm of open space showing how Exit Glacier has continued its retreat up the valley.

The loss measured during the summer 2016 summer, 76 metres, was the biggest in any single summer on record. Over the year ending October 1st, after fall measurements were taken by the National park Service, the retreat was 88 metres.

Exit Glacier is a finger of ice that drops out of the much larger Harding Icefield. Even though it is small (36 square kilometres), it is highly popular and symbolic of climate change. It was visited by President Barack Obama during his 2015 trip to Alaska.

Other well-known and much-visited Alaska glaciers are shrinking noticeably. Mendenhall near Juneau is shedding ice. The archives at the Visitor Center show the extent of the disaster Columbia, which I visited twice in Prince William Sound, is one of the world’s best-studied glaciers. Its retreat has caused the terminus to split into two thinner branches. Eklutna Glacier, source of Anchorage’s drinking water and one of several glaciers in Chugach State Park, is well-studied and losing mass. Portage Glacier, 80 kilometres from Anchorage, remains a big tourist draw even though visitors now have to take a boat ride across Portage Lake to see its face.  .

Exit Glacier, which the Park Service says got over 181,500 visitors last year, is not Alaska’s only walk-up glacier, albeit with a walk that has been getting longer as the glacier shrivels. But it stands out for its location in an easily accessible national park, the in-your-face documentation of its retreat and its role as a real-time climate change laboratory. Land-terminating Alaska glaciers like Exit, though they make up only a tiny percentage of the world’s ice, are significant contributors to global sea-level rise, and visitors to Kenai Fjords are able to see that process up close.

Each spring and fall, park workers go to the glacier to get detailed measurements of its terminus position. The glacier is now retreating in winter as well as in summer, a pattern that has been consistent since 2006. Since 2011, average October-to-May daily temperatures at the glacier’s low elevations have been above freezing about half the time.

Aerial photography and historic photographic records are also used to track the glacier’s changes. The USGS and researchers from the University of Alaska and University of Washington have crunched altitude data to calculate changes in the past half century at Exit and elsewhere. Reconstructing the more distant past requires analysis of data from the region’s geology and tree rings.

On the 2-kilometre-long Exit Glacier trail, which once ended in a loop, the Park Service has had to make two significant extensions in 2006 and in 2010. There will be no more extensions because the toe of the glacier is now surrounded by steep and treacherous terrain. Many park visitors are worried that the glacier will retreat too far for them to see it easily,

Some Kenai Fjords glaciers are losing even more ice. Pedersen Glacier lost an average of 20 metres a year from 1951 to 1986, but that rate jumped to 123 metres a year from 1994 to 2015. A lake at the toe of the glacier that was tiny two decades ago is now substantial. A similar lake formation has occurred at retreating Bear Glacier, south of Exit. Bear Glacier is more than five times as big as Exit and is losing more than 10 times as much ice annually.

Source: Alaska Dispatch News.

Etapes du recul de l’Exit Glacier depuis 1950 (Source: National Park Service)

Langue de l’Exit Glacier en 2013 (Photo: C. Grandpey)

Columbia Glacier en septembre 2013 (Phoro: C. Grandpey)

Mendenhall Glacier en septembre 2016 (Photo: C. Grandpey)

Portage Glacier en septembre 2016 (Photo: C. grandpey)

La catastrophe glaciaire continue dans les Alpes // The glacier disaster continues in the Alps

Selon une étude du CNRS de Grenoble, la fonte des glaciers a été sous-estimée. Le manque de neige l’hiver dernier et les récentes fortes chaleurs estivales aggravent la situation.

Ainsi, sur le glacier d’Argentière, en Haute-Savoie, la fonte des glaces devrait atteindre des records cette année. D’une superficie de 19 km², il est victime du réchauffement climatique et son état ne fait qu’empirer en ce début d’été. Etudié grâce à une cinquantaine de balises GPS, les voyants sont au rouge. Les alpinistes l’ont bien compris et désertent l’endroit, qui est devenu trop dangereux. Comme en Nouvelle Zélande avec les glaciers Fox et Franz Josef, la fonte des glaces libère des rochers prêts à tomber.
De son côté, la Mer de Glace devrait reculer d’1,2 km d’ici 30 ans selon une estimation modérée. Quant au glacier de Sarenne, il aura disparu d’ici 5 ans.
La triste conclusion de l’étude du CNRS est que les glaciers situés sous 3500 mètres d’altitude devraient tous disparaître d’ici 2100. Les stations de ski alpines ont de quoi s’inquiéter.

Source : France 3 Auvergne-Rhône-Alpes.

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According to a study by the CNRS of Grenoble, the melting of glaciers has been underestimated. The lack of snow during the last winter and the recent summer heat have made the situation still worse.
Thus, on the Argentière glacier, in Haute-Savoie, the melting of ice is expected to reach a record this year. This glacier with a surface of 19km² is a victim of global warming and its condition only worsened at the beginning of summer. The glacier is scrutinized thanks to about fifty GPS beacons, and the lights are red. Mountaineers have understood this and have deserted the place which has become too dangerous. Just like in New Zealand with the Fox and Franz Josef glaciers, the melting of the ice lets loose rocks which are ready to fall.
For its part, the Mer de Glace is expected to decline by 1.2 km within 30 years, according to a moderate estimate. As for the glacier of Sarenne, it will disappear within 5 years.
The sad conclusion of the CNRS study is that glaciers below 3500 metres a.s.l. are all likely to disappear by 2100. Alpine ski resorts have something to worry about.
Source: France 3 Auvergne-Rhône-Alpes.

Front du Glacier d’Argentière

Ce qu’il reste de la Mer de Glace.

(Photos: C. Grandpey)