Eruption du Cumbre Vieja (La Palma) : dernières nouvelles // Latest news

8 heures : Comme indiqué précédemment, la face nord du cône du Cumbre Vieja s’est partiellement effondrée dans la matinée du 9 octobre 2021. L’effondrement a provoqué une émission de lave dans plusieurs directions. Quelques heures plus tard, dans l’après-midi, le flanc nord s’est définitivement effondré.
Selon INVOLCAN, la nouvelle coulée de lave génère d’énormes destructions dans son sillage et elle rend difficile le déplacement des équipes scientifiques dans la zone. Elle a emporté un nombre important de maisons, mais on ne sait pas si elle a atteint la zone industrielle.La nouvelle coulée de lave se trouve dans la zone qui a été évacuée à la hâte après l’éruption du 19 septembre, lorsque 6000 habitants ont été contraints de fuir leurs maisons et leurs fermes. La police a autorisé les personnes dont les maisons pourraient être menacées par la lave à sauver ce qui pourrait l’être. Des camions sont repartis de la zone avec des matelas, des meubles et d’autres effets personnels.
Dans le même temps, la branche qui s’était détachée de la coulée principale a réussi à atteindre l’océan, avec une bande de lave qui pourrait s’effondrer si elle avançait à de plus grandes profondeurs. Les scientifiques expliquent qu’un tel effondrement provoquerait des explosions et de grosses vagues, mais ne présenterait pas de danger puisque la zone immédiate a été évacuée.
Dans la journée de samedi, la qualité de l’air sur l’île a également suscité des inquiétudes. Un processus d’inversion thermique se situe entre 700 et 900 mètres. Les vents faibles compliquent la dispersion des particules polluantes. C’est pour cela que les cendres ont atteint divers points du nord de Tenerife, affectant le trafic aérien.

Source: Presse espagnole.

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17 heures : Alors que l’éruption du Cumbre Vieja continue sans changement significatif, l’IGN indique que le changement de direction du vent et d’orientation du panache de gaz et de cendres prévu pour le 11 octobre 2021 pourrait affecter le fonctionnement de l’aéroport de La Palma et peut-être aussi celui de Tenerife.

La nouvelle coulée de lave, dont la température atteint parfois 1 240°C, a détruit les quelques bâtiments qui restaient debout au nord de Todoque. La lave a actuellement recouvert 497 hectares et touché 1 281 bâtiments. 1 186 ont été détruits et 95 ont été endommagés. Voici une vidéo qui montre la progression impressionnante de la coulée :

Au cours des dernières heures, l’IGN a détecté 21 séismes sur l’île, avec un événement de M3,8 à 34 kilomètres de profondeur dans la municipalité de Mazo.

Source: IGN, El Pais.

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8:00 am : As previously reported, the north face of the Cumbre Vieja cone partially collapsed on the morning of October 9th, 2021. The collapse caused lava emission in several directions. A few hours later, in the afternoon, the northern flank definitely collapsed.
According to INVOLCAN, the new lava flow generates enormous destruction in its wake and makes it difficult for scientific teams to move around the area. It engulfed a significant number of houses, but it is not known whether it reached the industrial area.The new lava flow is in the area that was hastily evacuated after the eruption on September 19th, when 6,000 residents were forced to flee their homes and farms. Police have allowed people whose homes may be threatened by lava to save what may be. Trucks left the area with mattresses, furniture and other personal belongings.
At the same time, the branch that had broken away from the main flow managed to reach the ocean, with a band of lava that could collapse if it advanced to greater depths. Scientists explain that such a collapse would cause explosions and large waves, but would not present a danger since the immediate area has been evacuated.
On Saturday, the air quality on the island also raised concerns. A thermal inversion process is between 700 and 900 meters a.s.l. Light winds make it difficult to disperse polluting particles. This is why the ash reached various points in the north of Tenerife, affecting air traffic.
Source: Spanish press.

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5:00 p.m .: As the Cumbre Vieja eruption continues without significant changes, IGN indicates that the change in wind direction and orientation of the gas and ash plume expected on October 11th, 2021 could affect the operation of the airport of La Palma and maybe also that of Tenerife.
The new lava flow, whose temperature sometimes reaches 1,240 ° C, destroyed the few buildings that remained standing north of Todoque. The lava has currently covered 497 hectares and affected 1,281 buildings. 1,186 were destroyed and 95 were damaged.
During the last hours, IGN has detected 21 earthquakes on the island, with an event of M3.8 at a depth of 34 kilometers in the municipality of Mazo.
Source: IGN, El Pais.

Avant et après l’effondrement du cône

Eruption de White Island (Nouvelle Zélande) : GNS Science devant la justice ! // White Island eruption : GNS Science in court !

En 2019, une soudaine éruption explosive à White Island (Nouvelle-Zélande) a causé la mort de 22 touristes qui visitaient le volcan et en a blessé 25 autres. Aujourd’hui, GNS Science est poursuivie en justice et est accusée de ne pas avoir prédit l’événement. L’agence de recherche scientifique néo-zélandaise plaide non coupable.
Les agences scientifiques ont rarement fait l’objet d’accusations criminelles à la suite de catastrophes naturelles. Certains scientifiques craignent qu’une plainte contre une telle agence à propos des informations qu’elle diffuse ait un effet paralysant sur la capacité des organisations scientifiques à fournir des conseils pour gérer les risques naturels. D’autres scientifiques pensent que l’issue du procès pourrait clarifier le rôle et la responsabilité de GNS Science et de ses coaccusés pour assurer la sécurité des habitants et les informer des dangers potentiels. Un avocat néo-zélandais a déclaré : « L’une des questions que soulève cette affaire est de savoir jusqu’où une organisation scientifique doit aller pour présenter des informations d’une manière accessible au public, et comment évaluer si elle l’a fait correctement. »
Selon un vulcanologue australien, la tragédie de 2019 était « une catastrophe inévitable ». Il signale qu’une éruption semblable s’était produite en avril 2016, mais de nuit, alors que personne n’était présent dans le cratère.
En novembre 2020, WorkSafe New Zealand, organisme qui régit et réglemente la santé et la sécurité au travail en NZ, a porté deux accusations contre GNS Science. Elles couvrent une période allant d’avril 2016 à décembre 2019 et les deux dernières éruptions. Chacune de ces accusations est passible d’une amende pouvant aller jusqu’à 1,5 million de dollars néo-zélandais (1 million de dollars américains).
C’est la première fois qu’une agence scientifique est inculpée en vertu de la loi néo-zélandaise de 2015 sur la santé et la sécurité au travail. Cette loi s’applique en général aux lieux de travail tels que les usines. Les responsables de WorkSafe New Zealand expliquent que même si l’éruption a été soudaine, elle n’était pas imprévisible. Toute organisation ou personne impliquée dans l’envoi de personnes sur l’île avait le devoir de protéger les personnes dont elle avait la charge.
Les co-accusés dans cette affaire comprennent sept voyagistes et la NEMA (National Emergency Management Agency) qui gère les situations d’urgence en NZ. La première accusation allègue que GNS Science n’a pas assuré la sécurité des pilotes d’hélicoptère embauchés pour conduire son personnel sur l’île. La seconde accusation allègue que GNS Science aurait dû consulter et collaborer avec d’autres agences et voyagistes, et examiner et « analyser le contenu et la diffusion de ses bulletins d’alerte volcanique » pour s’assurer qu’ils « informent réellement sur les conséquences de l’activité volcanique ».
GNS Science publie via le service GeoNet des bulletins d’alerte volcanique pour les 11 volcans actifs de Nouvelle-Zélande et le champ volcanique qui sommeille sous la ville d’ Auckland. GeoNet diffuse ces bulletins auprès des médias et de la NEMA, mais aussi du public. Les bulletins contiennent des observations sur l’activité volcanique et incluent le niveau d’alerte volcanique qui comprend une échelle de 0 à 5.
Le public pense souvent, à tort, que le niveau d’alerte volcanique fournit une prévision éruptive, mais ce n’est pas le cas en Nouvelle-Zélande. Il fournit uniquement une indication sur la situation volcanique à un moment donné. Il n’indique pas de risque futur. On ne sait pas actuellement à qui incombe la responsabilité d’évaluer les risques associés aux visites et aux travaux effectués sur White Island. Ce point va être éclairci devant les tribunaux.
Si GNS Science devait être déclaré coupable, cela pourrait conduire d’autres agences scientifiques qui fournissent des informations sur les risques naturels, tels que les séismes, les inondations et les incendies de forêt, à se demander quelles informations elles peuvent fournir sans être traînées devant la justice, et comment les communiquer.
Ce qui se passe en ce moment en NZ rappelle la situation en Italie à la suite du séisme de L’Aquila qui a fait 309 morts en 2009. Six scientifiques ont été reconnus coupables d’homicide involontaire avant d’être acquittés en appel. L’affaire a conduit la communauté géoscientifique internationale à réfléchir sur la meilleure façon de communiquer les risques au public.
Au Japon, contrairement aux États-Unis, en Nouvelle-Zélande ou en Italie, la Japan Meteorological Agency (JMA) émet des alertes volcaniques qui lient explicitement l’alerte à des niveaux de danger bien précis. Les alertes comprennent également des mesures, telles que l’évacuation, que la population doit respecter.
En Italie, suite à l’affaire de L’Aquila, les rôles et les responsabilités des scientifiques et de la Protection Civile en matière de gestion et communication des risques sont désormais clairement définis.
Les visites de White Island sont suspendues depuis l’éruption de 2019, et il y a un débat sur leur reprise.
Source : Nature.

NB: Comme je l’ai expliqué dans des notes précédentes (voir en particulier celles du 14 juin et du 3 décembre 2020) , l’affaire de White Island est aussi une affaire de gros sous. Les familles des personnes disparues pendant la catastrophes ainsi que les personnes blessées ont attaqué en justice les différents protagonistes.

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In 2019, a sudden explosive eruption of White Island (New Zealand) caused the deaths of 22 tourists who were visiting the volcano and injured 25 others.Today, GNS Science is going to court and is accused of not having predicting the event. The science research agency has pleaded not guilty to the criminal charges laid in the wake of the eruption.

Science agencies have rarely faced criminal charges following natural disasters. Some experts fear that pressing charges against a science agency in relation to the information it releases could have a chilling effect on the ability of scientific organizations to provide advice used to manage natural hazards. Others say that the trial’s outcome might clarify the roles and responsibilities of GNS Science and its co-defendants in keeping people on the island safe and informed of potential dangers. A NZ lawyer said : “One of the questions this case raises is how far a scientific organization has to go in terms of presenting information in a manner that is accessible to the public, and how you would assess if they have done so.”

According to an Australian volcanologist, the 2019 tragedy was “a disaster waiting to happen”. He points to an eruption in April 2016 that was comparable in size, but happened to occur at night, when no one was present.

In November 2020, the country’s workplace health and safety regulator, WorkSafe New Zealand, laid two charges against GNS Science. They cover a period from April 2016 until December 2019, spanning both recent eruptions. Each carries a penalty of a fine of up to NZ$1.5 million (US$1 million).

This is the first time a scientific agency has been charged under New Zealand’s Health and Safety at Work Act of 2015, which is usually applied in workplaces such as factories. WorkSafe New Zealand officials explain that although the eruption was unexpected, it was not unforeseeable, and any organization or individual involved in getting people to the island had a duty to protect those under their care.

Co-defendants in the case include seven tour operators and the National Emergency Management Agency (NEMA). The first charge alleges that GNS Science failed to ensure the health and safety of helicopter pilots it hired to take its employees to the island. The second alleges that GNS Science should have consulted and coordinated with other agencies and tour operators, and reviewed “the structure, content and delivery of its volcanic alert bulletins” to ensure that they “effectively communicated the implications of volcanic activity”.

GNS Science issues volcanic alert bulletins for New Zealand’s 11 active volcanoes and the volcanic field that sits beneath Auckland, through a service called GeoNet, which disseminates them to registered media and emergency-response agencies and to the public. The bulletins contain observations about volcanic activity and include the volcanic alert level which includes a scale from 0 to 5.

One common public misconception is that volcanic alert level systems provide a forecast, but that’s not the case in New Zealand. They are simply a measure of what’s going on with a volcano at the time. New Zealand’s volcanic alert level system does not indicate future risk, and it is currently unclear where the responsibility lies for assessing risks associated with visiting or working on White Island. This point is going to get tested in court.

A guilty verdict for GNS Science could leave other scientific agencies that provide information about natural hazards, such as earthquakes, floods and wildfires, questioning what information they can provide without incurring liability, and how to communicate it.

The current case brings to mind what happened in Italy following the 2009 L’Aquila earthquake which killed 309 people. Six scientists and one government official were initially convicted of manslaughter. The scientists’ convictions were overturned on appeal, but the case led to a reckoning in the international geoscience community over how best to communicate risk to the public.

In Japan — unlike the United States, New Zealand or Italy — the national meteorological agency issues volcanic warnings that explicitly link the alert to specified danger levels. The warnings also include measures, such as evacuation, that residents and others must take.

In Italy, the upshot of the L’Aquila case was that the roles and responsibilities of scientists and the Department of Civil Protection in regards to managing and communicating risk are now clearly defined, says.

Tours of White Island have been suspended since the 2019 eruption, and there is debate about whether they should resume.

Source : Nature.

NB: As I explained in previous posts (see in particular those of June 14th and December 3rd, 2020), the White Island case is also a matter of big money. The families of people who died during the disaster as well as those injured took legal action against the various protagonists.

Photo: C. Grandpey

L’éruption du Cumbre Vieja vue par Thomas Pesquet // The Cumbre Vieja eruption as seen by Thomas Pesquet

Depuis la Station Spatiale Internationale, à 400 km d’altitude, Thomas Pesquet a immortalisé à plusieurs reprises le volcan Cumbre Vieja, entré en éruption sur l’île canarienne de La Palma le dimanche 19 septembre 2021

Voici ce qu’écrit le spationaute français sur son compte Twitter:

« La Palma de jour et de nuit montre 2 visages très différents, entre les coulées de lave brillantes et le panache de fumée sombre. »

« Le volcan de la Palma est toujours aussi impressionnant, avec ses coulées de lave brillantes qui s’écoulent non loin des lumières des villes. »

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From the International Space Station, at an altitude of 400 km, Thomas Pesquet has repeatedly immortalized the Cumbre Vieja volcano, which erupted on the Canary Island of La Palma on Sunday, September 19th, 2021
Here is what the French astronaut wrote on his Twitter account:

« Bright orange lava sticks out an night, and dark grey smoke and ash sticks out during the day. The La Palma volcano in the Canary Islands is making itself known to the world. »

« The volcano in La Palma looks impressive. The lava shines more brightly than the city lights as it makes it way to the Atlantic Ocean. »

Volcans du monde // Volcanoes of the world

Voici quelques nouvelles de l’activité volcanique dans le monde:

Une explosion majeure a eu lieu à Stromboli (Italie) à 14h17 (UTC) le 6 octobre 2021. Le volcan a éjecté une quantité importante de matériaux pyroclastiques qui a dépassé la terrasse cratèrique et est retombée jusque sur la zone du Pizzo et de la Sciara. del Fuoco, en descendant jusqu’à la côte. Un petit débordement de lave a également été observé dans la zone cratèrique Nord. Aucun changement significatif n’a été détecté dans la déformation du sol.
Source : INGV.

Source: INGV

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L’éruption du Cumbre Vieja (La Palma) continue de manière intense à La Palma (Iles Canaries). Elle a débuté le 19 septembre 2021 et cela fait donc presque 3 semaines que le volcan projette des nuages de cendre et déverse des coulées de lave destructrices. Personne ne sait, bien sûr, pendant combien de temps l’éruption est susceptible de durer. De nouvelles structures sont détruites chaque jour et les bananeraies subissent de gros dégâts. Les agriculteurs sont inquiets pour le réseau d’irrigation des bananeraies et des équipements de dessalement de l’eau de mer vont être installés dans les prochains jours.

Le 7 octobre, une coulée de lave s’est détachée de la coulée principele et cause à nouveau des dégâts dans les bananeraies en se dirigeant vers la mer.

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Les scientifiques islandais se posent beaucoup de questions sur les causes de la sismicité actuelle dans la Péninsule de Reykjanes. Comme je l’ai écrit précédemment, ils ne savent pas si les séismes enregistrés ces derniers jours annoncent la fin de l’éruption de Fagradalsfjall ou s’ils sont liés au réajustement de plaques tectoniques. Une autre hypothèse serait que le magma exerce encore suffisamment de pression pour percer la surface dans la région de Keilir. Pour le moment, il n’y a plus d’activité sur le volcan de Fagradalsfjall qui se contente de dégazer.
On peut remarquer qu’il y a une distance de 7,4 km à vol d’oiseau entre Keilir et l’éruption de Fagradalsfjall. Si une éruption démarrait à Keilir, la lave s’écoulerait vers le nord et pourrait rapidement traverser la route de Keflavík avant de terminer sa course dans la mer. Ce serait un problème car cette route relie la capitale et une grande partie de l’Islande à l’aéroport international et aux villes de l’ouest de la Péninsule de Reykjanes. Mais nous n’en sommes pas là. La sismicité a eu tendance à se calmer au cours des dernières heures.

De nouvelles webcams sont orientées vers le secteur de Keilir:

https://www.youtube.com/watch?v=_BGUNkpAYfo

https://www.youtube.com/watch?v=3ht_Pmviamg

 

Vue du cratère du Fagradalsfjall le 6 octobre 2021 (capture écran webcam)

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Le niveau d’alerte a été abaissé à Watch (Vigilance) et la couleur de l’alerte aérienne à Orange sur le Kilauea (Hawaii) où l’éruption se poursuit dans le cratère de l’Halema’uma’u. Aucune activité significative n’a été observée dans l’East Rift Zone du Kilauea. La lave continue de jaillir de deux bouches sur le plancher et dans la paroi ouest du cratère. La surface du lac de lave s’élève lentement, d’environ un ou deux mètres par jour. Elle a grimpé d’environ 31 mètres depuis le début de l’éruption. Elle se trouve à environ 774 mètres d’altitude. La source ouest reste la plus active avec des fontaines de lave atteignant 20 mètres de hauteur. En raison de l’emplacement des bouches actives, la surface du lac de lave n’est pas uniforme; les zones plus proches des bouches actives sont plus élevées qu’ailleurs sur le lac. Les émissions de SO2 restent élevées avec environ 7 000 à 9 000 tonnes par jour. La sismicité reste élevée mais stable. Les inclinomètres au sommet du Kilauea continuent d’enregistrer une déflation régulière du volcan.
Source : HVO.

Vue du cratère de l’Halema’uma’u le 4 octobre 2021 (Crédit photo: HVO)

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Une hausse d’activité a été observée dans le cratère de La Fossa à Vulcano (Iles Eoliennes), avec modifications des paramètres géophysiques et géochimiques, ainsi qu’une hausse de la températures des fumerolles. En conséquence, le Maire de Lipari a publié une ordonnance réduisant l’accès au volcan, avec accompagnement obligatoire de guides autorisés.  

Photo: C. Grandpey

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Confirmation du retour de la lave au fond du Nyiragongo (RDC).

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Ces informations ne sont pas exhaustives. Vous en trouverez d’autres (en anglais) en lisant le bulletin hebdomadaire de la Smithsonian Institution :
https://volcano.si.edu/reports_weekly.cfm

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Here is some news of volcanic activity around the world :

A major explosion took place at Stromboli (Italy) at 14:17 (UTC) on October 6th, 2021. The volcano ejected a significant amount of pyroclastic material that went beyond the crater terrace, and fell over the area of the Pizzo and the Sciara del Fuoco, rolling down to the coastline. A small lava overflow was also observed in the North crater area. No significant changes in soil deformation have been detected.

Source: INGV.

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The eruption of Cumbre Vieja (La Palma) continues intensely in La Palma (Canary Islands). It began on September 19th, 2021 and it has been almost 3 weeks since the volcano has been producing clouds of ash and pouring destructive lava flows. No one knows, of course, how long the eruptionis likely to last. New structures are being destroyed every day and the banana plantations are taking a heavy toll. Farmers are worried about the banana plantation irrigation network and seawater desalination equipment will be provided in the coming days.

On October 7th, a new lava flow moved away from the main flow and caused new damage to the banana plantations while travelling to the sea (see video above).

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Icelandic scientists have many questions about the causes of the current seismicity in the Reykjanes Peninsula. As I put it previously, they do not know if the earthquakes recorded in recent days herald the end of the Fagradalsfjall eruption or if they are related to the readjustment of tectonic plates. Another hypothesis would be that magma still exerts enough pressure to pierce the surface in the Keilir region. For the moment, there is no more activity on the Fagradalsfjall volcano which is only degassing.
There is a distance of 7.4 km as the crow flies between Keilir and the eruption of Fagradalsfjall. If an eruption were to start at Keilir, the lava would flow northward and could quickly cross the Keflavík road before ending its course in the sea. This would be a problem as this road connects the capital and much of Iceland. to the international airport and to towns in the western part of the Reykjanes Peninsula. Seismicity has tended to subside over the past few hours.

News webcams are monitoring the Keilir area:

https://www.youtube.com/watch?v=_BGUNkpAYfo

https://www.youtube.com/watch?v=3ht_Pmviamg

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The alert level has been lowered to Watch and the aviation color code to Orange on Kilauea (Hawaii) where the eruption continues in Halema’uma’u Crater. No unusual activity has been noted in the Kilauea East Rift Zone. Lava continues to erupt from two vents along the floor and western wall of the crater. The surface of the lava lake rises slowly, by about one or two metres per day. It has risen about 31 metres since the start of the eruption. It lies about 774 metres above sea level. The west vent continues to be the most vigorous source with lava fountains up to 20 metres high. Due to the location of vents, the lava lake is not level across its surface; areas closer to vents are higher in elevation. SO2 emission rates remain high at about 7,000 – 9,000 tonnes per day. Seismicity remains elevated but stable. Summit tiltmeters continue to record deflationary tilt.
Source: HVO.

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An increase in activity has been observed at La Fossa di Vulcano (Aeolian Islands) with changes in the geophysical and geochemical parameters, as well as an increase in temperature of the fumaroles. As a consequences, the mayor of Lipary has published an ordnance restricting the access to the volcano. Visitors should be accompanied by qualified guides.

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Confirmation that lava is back at the bottom of Nyiragongo volcano (DRC).

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This information is not exhaustive. You can find more by reading the Smithsonian Institution’s weekly report:

https://volcano.si.edu/reports_weekly.cfm