Routes et alimentation électrique à Lower Puna (Hawaii) // Roads and power supply in Lower Puna (Hawaii)

Le service des Ponts et Chaussées d’Hawaï (HDOT) a décidé d’abaisser la limitation de vitesse sur la Highway130 (qui relie Keaau à Pahoa) à 25 miles (40 km) à l’heure à proximité des bornes kilométriques 14,4 et 14,6. Cette mesure est nécessaire pour la sécurité des habitants de Kalapana et de Pahoa lorsqu’ils roulent sur les plaques d’acier installées au-dessus des fractures ouvertes par l’activité volcanique dans la région. Le HDOT et la Garde Nationale continuent de surveiller la température et le dioxyde de soufre au niveau des fractures. Des caméras ont également été installées sur la Highway 130 et la Highway 11 qui ont été endommagées par l’activité sismique le 16 mai. La Highway130 est actuellement la seule route d’accès pour les habitants de Lower Puna à la suite de la fermeture de la Highway 137 le 19 mai.
Le HDOT travaille en collaboration avec le Service des parcs nationaux et d’autres organismes pour que la Chain of Craters Road puisse devenir une voie d’évacuation si la Highway 130 devait être coupée par la lave. Un projet consiste à traverser la coulée de lave de 2016-2017 tout en prenant des mesures pour prévenir les impacts négatifs sur les ressources culturelles et naturelles dans le Parc National des Volcans d’Hawaï. Des relevés aériens et par géoradar de la coulée de lave solidifiée de 2016-2017 n’ont pas révélé de problèmes de sécurité majeurs qui empêcheraient que la Chain of Craters Road devienne une voie d’évacuation si nécessaire.
Source: HDOT.

Dans le même temps, les distributeurs d’électricité d’Hawaii ont prévenu leurs clients que des coupures de courant sont probables avec la coupure de la Highway 132 par la lave. Les compagnies surveillent l’évolution de la situation et sont prêtes à mettre en œuvre de plans de redistribution de l’électricité dans le secteur de Lower Puna. La lave a détruit beaucoup de lignes électriques et téléphoniques, ce qui perturbe considérablement les communications téléphonique dans Lower Puna.
La zone de Kapoho et des environs va connaître une panne d’électricité prolongée avec la franchissement de la Highway 132 par la lave. Le courant ne sera pas rétabli dans la région de Kapoho tant que les compagnies d’électricité n’auront pas effectué une évaluation complète de la situation et mis en œuvre des plans de distribution alternatifs, et tant que la région ne sera pas jugée suffisamment sure pour les techniciens.
La lave a endommagé et détruit beaucoup d’équipements de distribution d’électricité. La population doit se comporter comme si les lignes, les transformateurs et autres équipements électriques étaient sous tension, même quand ces équipements sont au sol. Les gens doivent rester à l’écart des lignes à terre ou qui pendent et se dire qu’elles sont sous tension et donc dangereuses. Quelqu’un qui verrait une personne blessée après avoir touché une ligne électrique doit appeler le 9-1-1 pour obtenir du secours.
Source: Compagnies d’électricité.

———————————————

The Hawaii Department of Transportation (HDOT) is lowering the speed limit on Highway 130 (Keaau-Pahoa Road) in the vicinity of mile markers 14.4 and 14.6 to 25 mph. The lowered speed limit is necessary for the safety of the Kalapana and Pahoa residents as they drive over the steel plates installed over the cracks caused by the volcanic activity in the area. HDOT and the Hawaii National Guard continue to monitor the area for heat and sulphur dioxide levels. Cameras have also been installed on Highway 130 and Highway 11, which suffered damage due to seismic activity on May 16th. Highway 130 is currently the only accessible route for the residents of Lower Puna following the closure of Highway 137 on May 19th.

HDOT is working with the National Parks Service and other agencies to prepare Chain of Craters Road as an evacuation route should Highway 130 be cut off by the eruption. Plans are in the works to provide emergency access across the 2016-2017 lava flow while taking measures to prevent adverse impacts to cultural and natural resources within Hawaii Volcanoes National Park. Aerial surveys and ground penetrating radar over the solidified 2016-2017 lava flow do not show major safety issues preventing the development of Chain of Craters as a future evacuation route.

Source : HDOT.

In the meantime, Hawaii utility companies warn customers that power interruptions are likely after lava crossed Highway 132. They have been monitoring lava activity and are ready to implement their plans to perform planned switching to reroute power to customers in the Lower Puna areas.  Lava has destroyed a lot of electricity and telephone lines, which disturbs telephone communications in Lower Puna.

The areas in and around Kapoho will experience an extended power outage after the crossing by lava of Highway 132. Power in the Kapoho area will not be restored until the utilities are able to complete a full assessment and implement alternative plans to serve this area once it is safe for company personnel to do so.

Lava has damaged and destroyed a lot of utility equipment. Everyone should treat lines, transformers, and other utility equipment as energized even if the equipment is on the ground. People should stay away from downed or low-hanging power lines and assume they are energized and dangerous. Somenone who would see an injured person after touching a downed power line should call 9-1-1 for help.

Source: Hawaii utility companies.

Photo où l’on peut voir sur la droite de la route une ligne électrique en train de s’enflammer au contact de la coulée de lave (Crédit photo: USGS)

De l’énergie islandaise pour les foyers britanniques // Icelandic energy for the British homes

drapeau-francaisDans une note publiée le 31 octobre 2015, j’ai expliqué que l’ancien Premier ministre britannique David Cameron se trouvait en Islande car les premiers ministres des deux pays étaient censés signer un accord qui permettrait aux volcans islandais de chauffer les maisons britanniques dans les 10 ans. Avec une longueur d’environ 1 200 kilomètres, le câble électrique HVDC (courant continu haute tension) sous-marin devait être le plus long au monde et sa mise en place devait prendre de sept à dix ans. Les deux pays avaient déjà émis cette idée en 2012, mais elle n’avait guère avancé depuis cette époque.

Selon la chaîne de télévision Sky News, le projet est en train de progresser. La chaîne a appris que Meridiam, un gestionnaire d’actifs français qui  participe au financement de l’expansion de l’aéroport La Guardia à New York, a accepté de signer un chèque de plusieurs millions de livres sterling pour financer une partie du coût de développement du câble entre l’Islande et le Royaume-Uni.
Le projet, baptisé Atlantic SuperConnection, a été imaginé par Edi Truell, un important bailleur de fonds du Parti conservateur anglais et ancien conseiller de Boris Johnson dans le domaine des retraites. Des fonds de pension chinois, canadiens, du Moyen-Orient et de Singapour ont contacté Disruptive Capital – la branche d’investissement de M. Truell – pour contribuer à un niveau de 3,5 milliards de livres au projet dont le coût total de développement est estimé à environ 30 milliards de livres sterling.
M. Truell travaille sur le projet depuis le début de l’année 2014 et il a obtenu le soutien de David Cameron qui a chargé un groupe de travail d’étudier sa faisabilité au cours de son mandat de premier ministre. M. Truell veut maintenant persuader le successeur de M. Cameron de soutenir le projet. De cette façon, l’électricité coûterait beaucoup moins cher que celle produite par la centrale nucléaire de Hinkley Point prévue dans le Somerset.
La participation de la société Meridiam n’est pas la première implication française dans la production énergétique britannique. En effet, la centrale d’Hinkley Point est en partie financée par EDF qui est également actionnaire majoritaire chez l’un des six grands fournisseurs britanniques de gaz et d’électricité.
Atlantic SuperConnection utiliserait l’énergie géothermique générée par les volcans et les sources thermales islandais pour fournir de l’électricité à des centaines de milliers – et potentiellement des millions – de foyers britanniques.
M. Truell veut également construire une usine dans le nord-est de l’Angleterre pour fabriquer le câble en cuivre ou en aluminium, ce qui créerait un nombre important d’emplois.
L’Atlantic SuperConnection devrait commencer à fournir de l’électricité aux foyers britanniques avant la fin de 2022.
Source: Sky News.

————————————

drapeau-anglaisIn a note posted on October 31st 2015, I explained that former British Prime Minister David Cameron was in Iceland and the prime ministers of both countries were expected to sign an agreement that would allow Iceland’s volcanoes to heat British homes within 10 years. At around 1,200 kilometres, the HVDC (high voltage direct current) cable would be the longest in the world and take seven to 10 years to build. The two countries first raised the idea in 2012 but little progress has been made since that time.

According to the Sky News TV channel, the project is taking one step further. It has learnt that Meridiam, a global asset manager helping to fund the expansion of New York’s La Guardia Airport, has agreed to write a multimillion pound cheque to finance part of the development cost of the pipeline between Iceland and the UK.

The pipeline project, Atlantic SuperConnection, is the brainchild of Edi Truell, a major Conservative Party donor and Boris Johnson’s former pensions adviser. Chinese, Canadian, Middle Eastern and Singaporean pension funds have approached Mr Truell’s investment branch, Disruptive Capital, about contributing to an estimated 3.5-billion-pound cost of the pipeline whose development costs are estimated to be around £30bn.

Mr Truell has been working on the project since early 2014, and gained support from David Cameron, who commissioned a working group to study its feasibility during his tenure as Prime Minister. He now wants to persuade Mr Cameron’s successor to back the initiative. In this way, electricity would be generated far more cheaply than power from the planned Hinkley Point nuclear power station in Somerset.

Meridiam’s prospective involvement in the new power generator is not the only French influence over Britain’s energy mix. Hinkley Point is being partly funded by EDF which also owns one of Britain’s big six domestic gas and electricity suppliers.

The Atlantic SuperConnection would use geothermal power generated by Icelandic volcanoes and hot springs to supply electricity to hundreds of thousands – and potentially millions – of UK households.

Mr Truell also wants to build a factory in the northeast of England to manufacture the copper or aluminium cable, a move that would create a substantial number of jobs.

The Atlantic SuperConnection is expected to begin supplying power to British homes before the end of 2022.

Source: Sky News.

islande-geothermie

L’Islande possède un énorme potentiel énergétique (Photo: C. Grandpey)

 

Montserrat sur la voie de la géothermie ? // Montserrat on the path to geothermal energy?

drapeau-francaisAprès s’être réveillé en juillet 1995, le volcan Soufrière Hills a dévasté une grande partie de Montserrat, transformé les deux tiers de l’île en une zone d’exclusion et enfoui Plymouth, l’ancienne capitale, sous une épaisse couche de cendre. Aujourd’hui, le volcan s’est calmé et Montserrat envisage d’utiliser la chaleur du sous-sol comme clé de voûte de son économie pour les années à venir.
Des tests effectués par des experts islandais ont révélé un potentiel prometteur pour alimenter l’île en énergie géothermique. Cette électricité verte et bon marché réduirait les factures pour les ménages; elle permettrait aussi de stimuler les investissements en mettant fin à plusieurs décennies d’électricité à des prix prohibitifs et des approvisionnements peu fiables en énergie fossile. Montserrat est actuellement dans l’obligation d’importer des combustibles fossiles coûteux pour alimenter cinq générateurs diesel très vieux et peu fiables, ce qui met l’île à la merci de la fluctuation des prix du pétrole. On espère aussi à Montserrat que le passage à l’énergie renouvelable fera grimper le nombre de vacanciers en mettant en avant les vertus écologiques.
Montserrat effectue des recherches en énergie géothermique depuis les années 1970, mais des doutes quant à la réussite des projets coûteux les ont empêchés de devenir réalité. En 2013, deux puits d’exploration ont été forés à des profondeurs allant jusqu’à 2900 mètres, avec des températures de 260 ° C. Ce projet de 13 millions de dollars a été financé par le Département britannique de Recherche et de Développement qui a accepté de financer le forage d’un troisième puits. Les deux puits existants devraient être en mesure de produire 1,5 mégawatts d’électricité chacun, ce qui est beaucoup plus que les besoins de l’île qui sont seulement de 1,7 mégawatts. Le seul frein à ce projet est la nécessité de réinjecter dans le réservoir le fluide géothermal utilisé, en sachant que l’un des puits pourrait être utilisé à cette fin.
Montserrat ne serait pas le premier pays des Caraïbes à utiliser la chaleur de son sous-sol. St Vincent, Ste Lucie, St Kitts & Nevis et la Dominique ont fait des progrès significatifs dans ce secteur. A Montserrat, on espère que le projet donnera à l’île et ses 5000 habitants une plus grande autonomie et réduira ainsi sa dépendance envers le Royaume-Uni. Un autre avantage de l’énergie géothermique serait l’utilisation de la chaleur résiduelle pour d’autres applications comme la réfrigération, le durcissement des blocs de béton et le séchage des produits agricoles.
Adapté d’un article de BBC News: http://www.bbc.com/news/world-latin-america-34648340

—————————————-

drapeau-anglaisStarting in July 1995, the eruption of the Soufriere Hills devastating a large part of Montserrat, leaving two-thirds of the Caribbean island an exclusion zone and Plymouth, the former capital city, buried deep in ash. Today, the volcano has quietened down and Montserrat might now use the volcano’s heat as a key to its future.
Expensive tests carried out by Icelandic experts indicate promising potential to power the island using geothermal energy. This cheaper, greener electricity would not only slash bills for householders; it could also stimulate external investment by ending decades-old problems of prohibitive electricity costs and an unreliable supply. Montserrat is currently wholly dependent on expensive fossil fuel imports to power its five very old and unreliable diesel generators, leaving it at the mercy of fluctuating oil prices. There are high hopes that switching to renewable energy would increase the number of holidaymakers by cementing its status as an eco-haven.
Montserrat has been looking into geothermal energy since the 1970s, but doubts about the success of the costly project prevented it from becoming reality. In 2013, two exploratory wells were drilled to depths of up to 2,900metres, striking temperatures of 260°C. The 13-million-dollar initiative was funded by the UK Department for International Development which has now agreed to pay for a third well to further the project. The two existing wells are thought to be capable of producing 1.5 megawatts of power each, which is much more than the 1.7 megawatts the island uses. The only obstacle to the project is that there is the need to re-inject spent geothermal fluid back into the reservoir. This means using one of the wells for that purpose.
Montserrat would not be the first Caribbean country to make use of its volcano in such a way.
St Vincent, St Lucia, Nevis and Dominica are among those making significant progress in the sector. At Montserrat, it is hoped the project would put the island and its 5,000 inhabitants on a path to greater self-sufficiency as well as reducing reliance on the UK. Another benefit of geothermal energy would be the possibility of using the waste heat for other things like refrigeration, curing concrete blocks and drying agricultural products.
Adapted from a BBC News article: http://www.bbc.com/news/world-latin-america-34648340

MontserratVolcan Soufriere Hills à Montserrat (Crédit photo: Wikipedia)

Bientôt un câble électrique entre l’Islande et la Grande Bretagne // A power cable soon between Iceland and Britain

drapeau francaisC’est bien connu: En Islande, environ 95 pour cent de l’électricité provient de sources renouvelables telles que les centrales hydro-électriques et l’énergie géothermique d’origine volcanique. Au contraire, la Grande-Bretagne a besoin de se rabattre sur les centrales thermiques ou nucléaires pour produire sa propre énergie électrique. Aujourd’hui, le pays veut augmenter sa capacité d’importation d’électricité en raison d’une réduction à venir de sa production nationale.
David Cameron est en Islande ces jours-ci et les premiers ministres des deux pays devraient signer un accord qui permettrait aux volcans de l’Islande de chauffer les maisons britanniques via un câble électrique sous-marin qui sera le plus long au monde. D’une longueur de quelque 1200 km, sa mise en place prendra entre 7 et 10 ans. Les deux pays ont déjà émis cette idée en 2012, mais elle n’a guère avancé depuis cette époque. Le câble fournirait au Royaume-Uni sur le long terme un approvisionnement en énergie renouvelable et permettrait au pays d’avoir une meilleure sécurité énergétique.
Sources: Reuters et Iceland Review.

———————————–

drapeau-anglaisIt’s a well-known fact: Around 95 percent of Iceland’s electricity comes from renewable sources such as hydro-electric plants and geothermal power from volcanoes. On the contrary, Britain needs to rely on thermal or nuclear power stations to produce its own power. Today, the country is keen to increase its electricity import capacity due to a looming supply crunch in its domestic power generation.
David Cameron is in Iceland these days and the prime ministers of both countries are expected to sign an agreement that would allow Iceland’s volcanoes to heat British homes within 10 years. At around 1,200 kilometres, it would be the longest in the world and take seven to 10 years to build. The two countries first raised the idea in 2012 but little progress has been made since that time. It would provide a sustainable, long-term renewable energy supply and increase the UK’s energy security.
Sources: Reuters & Iceland Review.

Islande-centrale

Photo: C. Grandpey