L’eau du Mont Shasta (Chaîne des Cascades / Etats Unis) // Mount Shasta’s water (Cascade Range / United States)

drapeau francaisLe Mont Shasta est connu pour ses abondantes chutes de neige. Contrairement à la plupart des autres glaciers dans le monde, ceux du Mont Shasta ont pris du volume au cours des dernières années. Toutefois, en raison du réchauffement climatique, cette tendance touche peut-être à sa fin. En effet, le manteau neigeux qui fournit l’eau aux localités de la région atteint actuellement seulement 8 pour cent de la normale. Au coeur de la sécheresse qui affecte la Californie, un conflit est né pour une histoire d’eau en bouteille et la perspective de création d’emplois autour du Mont Shasta.
La société d’eau minérale Crystal Geyser a acheté une usine d’embouteillage de Coca-Cola au pied du Mont Shasta, avec un projet d’embouteillage d’eau minérale, thé et jus de fruits, mais les habitants du secteur affirment que l’usine ne répond pas aux conditions d’un rapport d’impact environnemental (RIE).
La tribu amérindienne Winnemem Wintu prétend que l’eau est sacrée. Avec d’autres autour du Mont Shasta,  elle s’inquiète de tout ce qui est susceptible d’affecter et de réduire l’approvisionnement en eau, en particulier au cours de la sécheresse actuelle.
Les autorités locales affirment que Crystal Geyser n’a pas besoin d’un RIE parce que l’usine sera exploitée comme dans le passé. Leurs adversaires les accusent d’interpréter la situation à leur avantage et disent qu’ils iront si nécessaire en justice pour obtenir un RIE.
La réouverture de l’usine est susceptible de créer jusqu’à 60 emplois qui pourraient donc ne jamais voir le jour.
Le Mont Shasta est un volcan de 4317 mètres dont la dernière éruption remonte à 1786. La plus grande partie de l’eau de fonte de la neige emprunte un réseau de tunnels de lave avant de finir dans la rivière Sacramento et le lac Shasta.

Source: CBS San Francisco Bay Area.

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drapeau anglaisMount Shasta is known for its heavy snowfall. Contrary to most other glaciers around the world, Mount Shasta’s have been growing during the past years. However, due to global warming, this tendency may be coming to an end. Indeed, the snowpack that supplies the local water is currently only at 8 percent of normal for the season. In the midst of California’s drought, there’s a fight brewing over bottled water, and the need for jobs around Mount Shasta.

The Crystal Geyser bottled water company has bought a Coca Cola bottling plant at the base of Mount Shasta, with plans to bottle mineral water, tea, and juice, but neighbours complain that the plant won’t be subject to an environmental impact report (EIR).

The Winnemem Wintu tribe of Native Americans believes the water is sacred. The tribe and others around Mount Shasta are concerned about anything that might draw down their water supply, especially during the current drought.

The county says Crystal Geyser doesn’t need an EIR because the plant will be operated just as it was in the past. Their opponents accuse them of interpreting the situation in the way that suits them and say they will sue to get an EIR if they have to.

Reopening the plant could bring as many as 60 jobs to the area.

Mount Shasta is a 4,317-metre volcano whose last eruption dates back to 1786. Most of the snowmelt and runoff goes underground and passes through lava tubes and rock before it ends up in the Sacramento River, and Lake Shasta.

Source: CBS San Francisco Bay Area.

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Le Mont Shasta vu depuis l’espace  (Crédit photo:  NASA)….

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… et depuis le sol.  (Photo:  C.  Grandpey)

De l’eau en abondance dans le manteau terrestre? // Much water in the Earth’s mantle?

drapeau francaisDes scientifiques de l’Université de l’Alberta (Canada) ont acquis la quasi certitude que l’eau est présente en abondance au plus profond de la croûte terrestre. L’analyse d’un petit fragment de minéral rare qui avait été observé uniquement dans les météorites les a conduits à la conclusion qu’il existe un vaste réservoir d’eau souterrain, avec plus d’eau que dans tous les océans de notre planète.
Avant d’aller plus loin, il faut rappeler que le manteau descend à plus de 2900 kilomètres sous la croûte terrestre, jusqu’au noyau. On le divise en général en deux parties : le manteau supérieur et le manteau inférieur, avec une zone de transition entre ces deux couches, à environ 700 km de profondeur.
Au vu des données sismiques, on pense que le manteau renferme des minéraux avec des caractéristiques semblables à une éponge et qui, de ce fait, retiennent l’eau. Malheureusement, ces minéraux sont beaucoup trop profonds pour pouvoir être atteints avec les équipements de forage dont nous disposons aujourd’hui.
La roche étudiée par les chercheurs canadiens a été remontée à la surface de la Terre par une éruption volcanique, puis récupérée dans une rivière brésilienne en 2009. Après des années d’étude, il a finalement été admis qu’il s’agissait de « ringwoodite » qui se forme avec l’olivine, un minéral très répandu à l’intérieur de la Terre. Entre 410 et 520 km, l’olivine devient de la wadsleyite, puis, entre 520 et 660 km, lorsque la pression augmente, elle devient de la ringwoodite.
Le plus extraordinaire, c’est que l’analyse de la roche a révélé que plus ou moins 1,5 % de son poids était de l’eau qui a été emprisonnée dans la matière minérale au moment de sa formation. Cette eau ne pouvait exister que si elle était abondante dans le manteau terrestre, là où se trouve le minerai actuellement. Le volume total de la zone de transition indique que la concentration de ringwoodite, et donc d’eau, est probablement énorme.
Cependant, un seul échantillon de ringwoodite n’est pas suffisant pour aboutir à des certitudes. Il est nécessaire d’avoir plusieurs de ces échantillons, en sachant que leur profondeur les rend inaccessibles à l’heure actuelle.
Savoir où l’eau est concentrée et en quelle quantité pourrait aider à mieux comprendre la tectonique des plaques. On pense que cette eau est susceptible de «lubrifier » les plaques tectoniques, ce qui faciliterait leurs mouvements et favoriserait les tremblements de terre et les tsunamis. En outre, lorsque l’eau est injectée dans le magma, les éruptions volcaniques deviennent plus violentes.

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drapeau anglaisScientists from the University of Alberta (Canada) have discovered solid evidence to support the idea that water is present in abundance deep within the Earth’s crust. The finding of a small fragment of a rare mineral that had previously only been found in meteorites has led them to the conclusion that there exists a vast reservoir of water underground, with more water than all the oceans of our planet.

Before going any further, we need to remember that the Earth’s mantle lies over 2,900 km beneath the Earth’s crust, as far as the Earth’s core. It is usually divided into two parts: the upper and the lower mantle. There is a transition zone between these two layers, about 700 km deep.

It is believed, after analyzing seismic data, that minerals with sponge-like characteristics exist in the mantle and hold water. Unfortunately, they are too deep to be reached with modern drilling equipment.

The rock studied by the Canadian researchers had been brought to the Earth’s surface by a volcanic eruption and then fished out of a Brazilian riverbed in 2009. After years of study, it was eventually recognized as ‘ringwoodite’ that forms with olivine, a common mineral in the Earth. Between 410 and 520 km, olivine becomes wadsleyite; then, between 520 and 660 km, as the pressure increases, it becomes ringwoodite.

What was remarkable was that on analysis, the rock showed that roughly 1.5 % of its weight was water, which was locked into the mineral at the time of formation. This water could only exist if it were abundant in the Earth’s mantle, where the mineral currently is. The total volume of the transition zone indicates that the proportionate concentration of ringwoodite, and subsequently that of that water, would be huge.

However, only one sample of ringwoodite is too small to be analysed sufficiently by scientists. There is need for more such samples, though their depth would make them impossible to extract.

Knowing where the water is concentrated and to what degree can help in the understanding of plate tectonics. This water is believed to lubricate the plates, making movements easier and facilitating earthquakes and tsunamis. Moreover, when water is infused into magma, it makes the resultant volcanic eruptions more violent.

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Echantillons d’olivine  (Photo:  C. Grandpey)

L’eau des volcans d’Hawaii! / Pure water from Hawaiian volcanoes!

drapeau francais.jpgLa firme Waiākea a mis sur le marché en juin 2012 la première eau d’origine volcanique jamais produite à Hawaii. Elle provient de la nappe phréatique de Kea’au – sur la Grande Ile – alimentée par la pluie et la neige qui tombent sur le Mauna Loa, l’un des environnements les plus purs de la planète. Cette eau est ensuite filtrée par une épaisseur de 4200 mètres de roches poreuses qui l’enrichissent en minéraux et en électrolytes avant de sortir du sol sous la forme d’une eau volcanique naturellement alcaline. A la différence des eaux alcalines que l’on trouve sur les étagères des supermarchés, Waiākea est parfaitement naturelle ; elle conserve son pH et sa composition minérale pendant plusieurs années.

L’eau est mise en  bouteille dans des matériaux 100% recyclables et dans une usine où 33% de l’énergie est renouvelable. Cela permet à Waiākea d’utiliser la durabilité comme argument de vente à côté de l’aspect caritatif. En effet, pour chaque litre de Waiākea vendu, 650 litres d’eau potable sont offerts à des pays en voie de développement par PumpAid.org, organisme qui a déjà fourni à des communautés sub-sahariennes des pompes et des stations d’épuration et va continuer à le faire grâce à l’apport de Waiākea.

Les ventes ont sensiblement augmenté depuis l’arrivée de l’eau volcanique sur le continent américain il y a quelques semaines.

drapeau anglais.jpgWaiākea put forward in June 2012 the first premium volcanic water of its kind, sourced from the Kea’au Aquifer on the Big Island of Hawaii. The water originates on the snow capped peak of the active Mauna Loa volcano in one of the planet’s purest environments, where it is then naturally filtered through 4200 metres of porous lava, enhancing and enriching it with minerals and electrolytes before emerging as naturally alkaline volcanic water. Unlike the majority of alkaline advertised waters on the market, all-natural Waiākea maintains its pH levels and unique mineral composition years after it is bottled.

Bottled in 100% post-consumer recycled materials and using 33% renewable energy for all on-site operations are just a few of the many eco initiatives that have helped Waiākea to place sustainability at the forefront of its brand, yet also put forth significant charitable donations for each bottle that is bought.
Furthermore, for every litre of Waiākea sold, 650 liters of clean water are donated to those in need in developing countries through PumpAid.org. The PumpAid organization has already provided over a million Sub-Saharan Africans with clean pump stations and sanitation facilities, and with contributions from Waiākea, will continue to serve those in most need.   Waiākea has grown significantly in sales since launching on the mainland a few weeks ago.

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