Pénuries d’eau autour du Mayon (Philippines) // Water shortages around Mayon volcano (Philippines)

drapeau-francaisDans son dernier bulletin, le PHILVOCS indique que des « émissions modérées de vapeur blanche et de gaz bleuâtres » sortent du cratère du Mayon. La sismicité est faible. Les mesures de déformation réalisées à la fin du mois d’août révèlent une inflation de l’édifice par rapport à mai 2016 et correspondent aux données GPS depuis juillet 2016. Les émissions de SO2 atteignaient une moyenne de 421 tonnes par jour le 30 septembre.
Le niveau d’alerte 1 reste en vigueur sur le Mayon. Bien qu’aucune éruption ne soit imminente, il est fortement déconseillé de pénétrer dans la zone de danger permanent (PDZ) de 6 kilomètres de rayon mise en place autour du volcan.
Les autorités locales de la province d’Albay sont inquiètes car on observe actuellement un assèchement des sources d’eau potable dans deux localités autour du Mayon. Le PHILVOCS attribue le phénomène à l’activité volcanique.
Dans la région de Santo Domingo, le niveau des puits a commencé à baisser en janvier. La semaine dernière, les autorités locales ont décrété l’état de calamité naturelle car 17 villages sur 23 – soit 24 000 personnes – connaissaient une pénurie d’eau. Le 21 septembre, le gouvernement local de Malilipot a décrété l’état d’urgence car 10 des 18 villages avaient signalé une diminution de l’approvisionnement en eau.
Les puits se sont déjà asséchés en septembre 2014, alors que le Mayon était en alerte de niveau 3. Le débit de quatre des 14 puits dans la partie sud-est de Mayon avait alors diminué et un puits était complètement tari.
Avant l’éruption de 1993, les villes autour du volcan ont également connu des pénuries d’eau.
Afin de faire face au problème, les autorités ont identifié de nouvelles sources capables d’alimenter les villages concernés. En outre, le gouvernement local envisage de construire un petit barrage pour recueillir l’eau. Plus de 10 000 bouteilles de 6 litres d’eau potable ont été distribuées à Santo Domingo. Des camions-citernes d’eau à usage domestique ont également été envoyés par les gouvernements locaux de Tabaco City et Bacacay, et le gouvernement de la province d’Albay.
Source: Philippine Daily Inquirer.

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drapeau-anglaisIn its latest update, PHILVOCS indicates that “moderate emissions of white steam plume with bluish fumes” are coming out of the crater of Mayon volcano. Seismicity is low. The deformation measurements performed in late August reveal an inflation of the edifice relative to May 2016 and consistent with the continuous GPS data and tilt measurements since July 2016. SO2 emissions reached an average of 421 tonnes per day on September 30th.

Alert Level 1 remains in effect over Mayon Volcano. Although no eruption is imminent, the public is strongly advised to refrain from entering the 6-kilometer radius Permanent Danger Zone (PDZ)

The fact that currently worries local authorities is that water sources in communities in two Albay towns near Mt. Mayon have been drying up, a phenomenon which PHILVOCS has attributed to the volcano’s restiveness.

Water in wells started receding in January, prompting the town council of Santo Domingo last week to declare the town under a state of calamity as 17 of the town’s 23 villages started experiencing water shortage. More than 24,000 people live in these communities.

On September 21st, the local government of Malilipot declared a state of emergency in the town after 10 of 18 villages reported a decrease in water supply.

Water wells also ran dry in September 2014 when Mayon was under alert level 3. Water discharge in four of 14 wells in the southeastern side of Mayon had decreased while one well had dried up.

Before Mayon erupted in 1993, towns surrounding the volcano also experienced water shortages.

In order to face the water shortages, authorities have identified new sources able to supply the affected villages. Besides, the local government is also planning to build a small impounding dam to collect water. More than 10,000 6-liter bottles of drinking water have been sent to Santo Domingo. Truckloads of water for household use were also sent by the local governments of Tabaco City and Bacacay town, and the provincial government of Albay.

Source : Philippine Daily Inquirer.

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Crédit photo: Wikipedia

 

Les choux-fleurs de la planète Mars // The cauliflowers of Mars

drapeau-francaisLes images de Mars envoyées par les différentes sondes et autres robots semblent donner la preuve qu’il y a eu un jour de l’eau et un climat plus chaud et plus humide sur la planète rouge, mais les scientifiques ne savent toujours pas si la vie a laissé son empreinte à sa surface.
Les roches recueillies par le rover (en français l’astromobile) Spirit en 2008 près de l’affleurement rocheux Home Plate, dans le cratère Gusev, pourraient apporter une réponse. Leurs protubérances bosselées ressemblent étrangement à un chou-fleur ou du corail.

CauliflowerGros plan sur des roches silicatées recueillies par le rover Spirit

(Crédit photo: NASA)

La question est de savoir si ces roches ont été façonnées par des microbes, par le vent ou un autre processus.
Les analyses effectuées par le spectromètre à émission thermique Mini-TES à bord de Spirit ont révélé qu’elles sont composées de silice presque pure (SiO2), un minéral qui est très répandu dans les environnements volcaniques à haute température. Sa formation est bien connue: l’eau de pluie s’infiltre dans les fissures du sol et entre en contact avec des roches chauffées par le magma en profondeur. Portée à des centaines de degrés, l’eau devient dynamique et remonte en direction de la surface en dissolvant en chemin la silice et d’autres minéraux avant de les déposer autour d’une bouche ou une fumerolle. Ces dépôts se rencontrent autour des sources chaudes dans le Parc National de Yellowstone aux États-Unis, dans la zone volcanique de Taupo en Nouvelle-Zélande, ou encore en Islande.

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Dépôts de geysérite à Yellowstone et en Nouvelle Zélande

(Photos: C. Grandpey)

Dans ces sites, les bactéries sont intimement impliquées dans la création de curieux bulbes et d’étranges ramifications dans des formations de silice qui ressemblent fortement aux roches martiennes en forme de chou-fleur. C’est la raison pour laquelle plusieurs chercheurs de l’Université de l’Arizona étudient la possibilité de l’implication des microbes dans l’élaboration des roches martiennes.
Source: Universe Today : http://www.universetoday.com/

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drapeau anglaisThe images of Mars sent by the different probes and rovers tend to give evidence of water and a warmer, wetter climate on the Red Planet, but scientists still do not know whether life ever put its stamp on its surface.
Rocks collected by the Spirit Rover in 2008 near the rock outcrop Home Plate in Gusev Crater might give some answer. Their knobby protuberances look like cauliflower or coral.

The question is to know whether these rocks were sculpted by microbes, wind or some other process.
Analyses performed by the Spirit Rover’s Mini-Thermal Emission Spectrometer (or Mini-TES) revealed they were made of nearly pure silica (SiO2), a mineral that is very common in hot, volcanic environments. Its formation is well-known: Rainwater seeps into cracks in the ground and comes in contact with rocks heated by magma from below. Heated to hundreds of degrees, the water becomes buoyant and rises back toward the surface, dissolving silica and other minerals along the way before depositing them around a vent or fumarole. Such deposits are to be seen around the hot springs in Yellowstone National Park in the U.S., in the Taupo Volcanic Zone in New Zealand, or else in Iceland.

In such places, bacteria are intimately involved in creating curious bulbous and branching shapes in silica formations that strongly resemble the Martian cauliflower rocks. This is the reason why several researchers of Arizona State University are exploring the possibility that microbes might have been involved in fashioning the Martian rocks, too.
Source: Universe Today : http://www.universetoday.com/

Des roches volcaniques pour expliquer la présence de l’eau sur Terre // Volcanic rocks to explain the presence of water on Earth

drapeau-francaisLes scientifiques ont longtemps débattu des origines de l’eau sur Terre, cette eau qui rend possible la vie humaine, contrairement aux astres stériles qui nous entourent. Ils se sont longtemps demandés comment l’eau a pu arriver sur notre planète. Bien qu’il semble probable que l’eau de notre système solaire soit très vieille, on ne sait pas si la Terre s’est formée à partir de molécules d’eau présentes dès les origines, ou si ces molécules sont arrivées plus tard, par exemple lors d’une collision avec un astéroïde
Dans une étude publiée dans la revue Science, une équipe de chercheurs américains tente de démontrer que la Terre possède de l’eau depuis le tout début de son existence et qu’aucun astéroïde n’a été nécessaire. Ils pensent que les grains de poussière riches en H2O qui ont contribué à former la planète étaient déjà en mesure de conserver l’eau liquide au moment où la Terre est née.
Pour trouver des preuves de cette eau ancienne, il fallait des échantillons quasiment vierges de la Terre à ses premières heures. La meilleure solution était d’examiner les roches volcaniques prélevées sur la Terre de Baffin en 1985. En remontant vers la surface, ces roches n’ont jamais été contaminées par des arrivées sédimentaires de la croûte, et les recherches précédentes montrent que leur source est restée intacte depuis la formation de la Terre. Ce sont parmi les roches les plus primitives jamais trouvées à la surface de notre planète. L’eau qu’elles contiennent donne aux scientifiques un aperçu précieux de l’histoire précoce de la Terre et de la provenance de son eau.
En analysant les échantillons, les scientifiques ont cherché la présence de deutérium, une forme modifiée de l’hydrogène qui crée «l’eau lourde». Ils savaient que le rapport du deutérium à l’hydrogène crée une signature unique dans l’eau de chaque planète, comète, ou astéroïde. Donc, si l’eau de l’origine de la Terre présentait des points communs avec un morceau d’astéroïde, cela signifierait que notre première eau était le résultat d’une violente collision.
Cependant, l’examen des échantillons de l’île de Baffin a montré que l’eau était très pauvre en deutérium. La conclusion est donc que l’eau de la Terre provient de la poussière qui a formé les planètes de notre système solaire. Une grande partie de ce liquide se serait évaporée au moment où ces particules de poussière ont fusionné pour donner naissance à la Terre, mais il en restait suffisamment pour ensemencer notre planète avec de l’eau.
Il reste encore de nombreuses questions sans réponses à propos de l’humidité fortuite de notre planète. Puisque l’eau est nécessaire à la vie, savoir comment nous avons pu nous retrouver sur une planète recouverte d’océans pourrait aider les scientifiques à déterminer la probabilité de la vie dans le reste de l’univers.
Source: The Washington Post.

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drapeau-anglaisScientists have long debated the origins of Earth’s water that made human life possible, unlike the barren planets that surround us. They have long wondered how it got here. While it seems likely that the water in our solar system is very old, they are not sure whether Earth formed with water molecules on it or whether those molecules arrived later, for instance during a collision with an asteroid
In a study published in the magazine Science, a team of American researchers present new evidence that the Earth has had its water since the very beginning and that no asteroid was required. They suggest that the H2O-rich grains of dust that helped form the planet were able to retain liquid water as the Earth was born.
To find evidence of this ancient water, they had to find the most pristine possible samples of an infant Earth. There was only one solution to find the required samples: examine volcanic rocks taken from the arctic Baffin Island in 1985. On their way to the surface, these rocks were never affected by sedimentary input from crustal rocks, and previous research shows their source region has remained untouched since Earth’s formation. They are among the most primitive rocks ever found on Earth’s surface, and so the water they contain gives scientists an invaluable insight into the Earth’s early history and where its water came from.
While analysing the samples, the researchers looked for deuterium, a modified form of hydrogen that creates « heavy water. » Scientists have found that the ratio of deuterium to hydrogen creates a unique signature in the water of every planet, comet, or asteroid. So if the Earth’s earliest water seemed similar to something expected from a chunk of asteroid, it is likely that our first water had been delivered by a violent collision.
On examining the samples from Baffin Island, the scientists found water that was very poor in deuterium. Their conclusion was that the Earth’s water came from the dust that formed our solar system’s planets. A lot of this liquid would have evaporated as these dust particles fused together to give birth to Earth, but enough of it remained to seed our planet with water.
There are still plenty of questions to answer about the serendipitous wetness of our planet. Since water is necessary for life, figuring out just how we could end up on a planet covered in ocean could help scientists determine how likely life is out in the rest of the universe.
Source: The Washington Post.

Baffin

La Terre de Baffin vue depuis l’espace (Crédit photo: NASA)

Pas de pénurie d’eau dans le District de Puna (Hawaii) // No water shortage in Puna District (Hawaii)

drapeau francaisAprès les inquiétudes sur l’alimentation en électricité dans le District de Puna et la protection des poteaux électriques, les autorités indiquent que les habitants de la région ne seront pas privés d’eau, même si la coulée du 27 juin devait détruire un réservoir de 1140 mètres cubes sur Apa’a Street. En effet, un autre réservoir près du lycée de Pahoa se trouve plus haut sur la pente et le Services des Eaux indique qu’il serait en mesure de subvenir aux besoins de ses clients situés en aval. Toutefois, aucun réservoir d’eau n’est actuellement menacé par la lave
Le réservoir de Apa’a Street est également le site d’un puits d’exploration qui n’est pas utilisé en ce moment. Le Service des Eaux prévoit de le protéger à l’aide de cendre et cylindres en béton afin qu’il puisse rester accessible si la lave devait le recouvrir. Une technique analogue a été utilisée pour protéger les poteaux électriques.
En outre, pour éviter la perte d’eau, le Service des Eaux  est en train d’installer des vannes sur les conduites dans les secteurs où le réseau pourrait être endommagé par la coulée. Même si les tuyaux sont enterrés, la chaleur intense de la lave pourrait causer des ruptures dans le système. Les vannes seraient alors utilisées pour isoler les segments endommagés.
Comme je l’ai écrit il y a quelques jours, les scientifiques du HVO disent qu’ils ne savent pas quelle trajectoire emprunteront les bras de lave qui avancent en amont de Apa’a Street. Si le front de coulée reste immobile, de nouvelles émissions de lave apparaissent ponctuellement à la surface et sur les côtés de la coulée, contribuant à son élargissement. Dans un tel contexte, les prévisions ne peuvent être faites qu’au jour le jour.

Source : West Hawaii Today.

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drapeau anglaisAfter the worries about electricity supply in the District of Puna and the protection of electricity poles, authorities indicate that Puna residents would not lose water service should the June 27th lava flow destroy a 1,140 cubic-metre reservoir on Apa‘a Street. Indeed, another reservoir near Pahoa High School sits at higher elevation and the Department of Water Supply expects it would be able to supply its customers downslope. None are currently threatened by the flow

The Apa‘a Street reservoir also is the site of an exploratory well not currently being used. The Department is considering using cinder and concrete cylinders to protect the well so it could be accessed should lava cover it. Similar methods have been used to protect utility poles.

Besides, to avoid water loss, the Department is installing valves on pipes where the infrastructure could be damaged by the flow. While the pipes are buried, the lava’s intense heat above still could cause ruptures in the system. The valves would be used to isolate pipe segments that are damaged.

As I put it before, HVO geologists say it remains unclear what path the lava breakouts upslope of Apa‘a Street will follow. While the flow front remains stalled, new breakputs punctually appear at the surface or along the sides of the flow, and tend to widen it. This is the reason xhy predictions can only be made day after day.

Source : West Hawaii Today.

Pahoa-blog

 Vue de la coulée au sud du cimetière de Pahoa. On aperçoit la partie de voie d’accès épargnée par la lave.

(Crédit photo:  USGS / HVO)