Belle vidéo du Poás (Costa Rica)

En cliquant sur le lien ci-dessous, vous aurez accès à un article publié dans le Costa Rica Star. Il est illustré par une vidéo du Poás, tournée au moyen d’un drone dans le cadre d’une mission commune réalisée par le GasLab de l’Université du Costa Rica et l’Institut de Recherche en Volcanologie et Sismologie de l’Université Nationale (OVSICORI) dans le but de mesurer les gaz émis par le volcan. La vidéo a été réalisée le 29 août et montre le dégazage avec une colonne de vapeur d’eau et de gaz magmatiques. Le panache atteint une hauteur de 300 mètres au-dessus du fond du cratère et est poussé par le vent vers l’ouest et le sud-ouest du volcan.
http://news.co.cr/video-drone-gives-us-close-look-poas-volcano-crater-costa-rica/65393/
Comme je l’ai indiqué dans des notes précédentes, le Poás a connu ces derniers temps des éruptions mineures accompagnées de panaches de cendre. Le 2 septembre, une éruption a généré un panache qui a atteint 500 mètres au-dessus du cratère. Ce panache contenait des gaz, de la vapeur, de la cendre, mais aussi des fragments de roche et une coloration rougeâtre due à des roches pulvérisées riches en fer et autres oxydes métalliques. Pendant la soirée de ce même jour, des matières incandescentes ont été observées dans le cratère actif.
Le Parc National du Poás reste fermé au public pour des raisons de sécurité; Cette situation entraîne de sérieuses pertes financières pour les entreprises touristiques locales.
Source: The Costa Rica Star.

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By clicking on the link below, you will access to an article released in the Costa Rica Star. It is illustrated by a video that was shot by means of a drone as part of a joint task carried out between GasLab of the University of Costa Rica and the National University’s Volcanology and Seismology Research Institute (OVSICORI) with the purpose of measuring the gas expelled by the Poás Volcano. The footage is from August 29th and it shows the non-stop degasification with a column of water vapour and magmatic gases. The plume reaches a height of 300 metres from the bottom of the crater and is drifting mainly to the west and southwest of the volcano.

http://news.co.cr/video-drone-gives-us-close-look-poas-volcano-crater-costa-rica/65393/

As I put it in previous posts, Poás has had sporadic and small ash eruptions. On September 2nd, the volcano went through an important eruption that reached 500 metres above the crater. The activity included gas, vapour, ash, rock fragments and a reddish coloration due to pulverized rocks rich in iron and other metallic oxides. During the evening hours of this same day, incandescent material could be seen in the active crater.

The Poás Volcano National Park remains closed to the public for security reasons; this situation has caused big financial loses to local tourism businesses.

Source: The Costa Rica Star.

Crédit photo: Wikipedia

 

 

 

Les drones au service de la volcanologie // Drones can serve volcanology

Au cours d’une mission de dix jours, une équipe de volcanologues et d’ingénieurs des universités de Cambridge et de Bristol a effectué des survols des volcans Fuego et Pacaya (Guatemala) à l’aide de drones. Les scientifiques ont pu procéder à des mesures directement dans les panaches ​​émis par ces volcans et obtenir des images réelles et thermiques.
En utilisant des capteurs légers, ils ont mesuré la température, l’hygrométrie et les données thermiques dans les panaches, et ont pris des photos de plusieurs éruptions en temps réel. C’est l’une des premières fois que des drones sont utilisés sur un volcan comme le Fuego où l’accès quasiment impossible du sommet ne permet pas d’obtenir des mesures de gaz fiables. Le financement de l’Institut Cabot a permis à l’équipe scientifique de mettre au point les techniques autorisant une telle approche. Les drones ont été pilotés avec succès à des distances allant jusqu’à 8 km et plus de 3 km de hauteur. [NDLR: En tant qu’aéromodéliste, je suppose que le pilotage des drones se fait en immersion car la distance et l’altitude me semblent importantes pour un pilotage visuel efficace].
Les chercheurs envisagent de retourner au Guatemala plus tard dans l’année avec une plus vaste gamme de capteurs, y compris un analyseur de gaz, un filtre à quatre niveaux; un système d’échantillonnage de cendre, des caméras thermiques et visuelles, et des capteurs atmosphériques.

Les drones offrent une solution inestimable pour l’échantillonnage et la surveillance in situ des émissions volcaniques, en particulier celles qui se trouvent dans des secteurs dont l’approche est dangereuse ou impossible. Les capteurs ne permettent pas seulement d’analyser les émissions volcaniques ;  ils pourraient également être utilisés à l’avenir pour alerter les populations locales dans le cas d’éruptions imminentes.
Au cours de leur mission, les scientifiques ont pu photographier le terrain et observer l’évolution rapide de la topographie du sommet de Fuego. C’est ainsi qu’ils ont constaté que le volcan ne possédait pas une, mais deux bouches éruptives actives. Les chercheurs ont également utilisé les drones pour cartographier une ravine et les dépôts à l’intérieur, formés par une récente coulée pyroclastique. Les données recueillies aideront à modéliser les voies d’écoulement des matériaux et l’impact potentiel des éruptions futures sur les zones habitées situées à proximité.

Voici une très bonne vidéo du survol du Fuego à l’aide d’un drone: https://youtu.be/r6AQR8VQl-s
Source: Université de Bristol.

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During a ten-day research trip, a team of volcanologists and engineers from the universities of Cambridge and Bristol carried out drone flights at the summits of Fuego and Pacaya volcanoes (Guatemala). They collected measurements from directly within volcanic clouds, together with visual and thermal images.

Using lightweight modern sensors they measured temperature, humidity and thermal data within the volcanic clouds and took images of multiple eruptions in real-time. This is one of the first times that unmanned aerial vehicles (UAVs) have been used at a volcano such as Fuego where the lack of close access to the summit vent has prevented robust gas measurements. Funding from the Cabot Institute has helped the team to develop technologies to enable this capability. The drones were successfully flown at distances of up to 8 km away, and at a height of over 3 km.

The group plans to return to Guatemala later in the year with a wider range of sensors including a gas analyser, a four-stage filter pack; carbon stubs for ash sampling; thermal and visual cameras, and atmospheric sensors. Indeed, drones offer an invaluable solution to the challenges of in-situ sampling and monitoring of volcanic emissions, particularly those where the near-vent region is hazardous or inaccessible. These sensors not only help to understand emissions from volcanoes, they could also be used in the future to help alert local communities of impending eruptions.

During the campaign, the scientists could perform multiple imaging flights that captured the rapidly changing topography of Fuego’s summit. These showed that the volcano was erupting from not just one, but two active summit vents. The research group also used the drones to map the topology of a barranca and the volcanic deposits within it. These deposits were formed by a recent pyroclastic flow which travelled down the barranca from Fuego. The data captured will assist in modelling flow pathways and the potential impact of future volcanic eruptions on nearby settlements.

Here is a very good video of Fuego Volcano seen by a drone: https://youtu.be/r6AQR8VQl-s

Source : University of Bristol.

Source: University of Cambridge.

Vue du sommet du Fuego, avec l’Acatenango à l’arrière-plan.

Crédit photo: www.geo.mtu.edu

Survol du Pacaya (Guatemala) avec un drone // Overflight of Pacaya Volcano (Guatemala) with a drone

En cliquant sur le lien ci-dessous, vous verrez une vidéo intéressante qui montre un survol du sommet du Pacaya à l’aide d’un drone. La date du survol n’est pas mentionnée, mais l’activité volcanique correspond à celle décrite dans les derniers bulletins de l’INSIVUMEH : Episodes stromboliens à partir de plusieurs bouches actives dans le cratère Mackenney que l’on voit sur la vidéo.  Les projections atteignent une cinquantaine de mètres de hauteur. Il n’est pas impossible d’observer de temps à autre de petites coulées de lave d’une cinquantaine de mètres de longueur.

https://www.youtube.com/watch?v=OGlC6jRAOOc&app=desktop

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By clicking on the link below, you will see an interesting video that shows an overflight of Pacaya volcano with a drone. The date of the overflight is not mentioned but volcanic activity  corresponds with the one described in the latest INSIVUMEH reports: strombolian episodes from several active vents within the Mackenney Crater which can be seen on the video. Ejections rise about 50 metres above the crater and small lava flows can occasionally be observed.

https://www.youtube.com/watch?v=OGlC6jRAOOc&app=desktop

Photo: C. Grandpey

Yellowstone: La bêtise humaine n’a pas de limites ! // Yellowstone: Human stupidity has no limits !

drapeau-francaisQuatre Canadiens vont devoir rendre des comptes pour avoir piétiné les abords particulièrement fragiles du Grand Prismatic dans le Parc National de Yellowstone. Des vidéos réalisées par des témoins montrent les quatre individus en train de déambuler au bord du bassin hydrothermal.
https://youtu.be/wwZVr0VQvrU?t=2 

Les quatre personnes ont été identifiées et des mandats d’arrêt ont été émis. Depuis le délit, les membres du groupe ont écrit sur Facebook qu’ils « parcourent le monde pour vivre, s’amuser et réaliser des vidéos de leurs aventures. » Ils commercialisent aussi une ligne de vêtements et publient les photos sur les réseaux sociaux.
Le groupe a par la suite reconnu que la décision de marcher sur le sol écologiquement sensible du Grand Prismatic était une «erreur regrettable» et a présenté ses excuses sur Facebook. Leurs propres photos les montrant en train de déambuler sur le site ont été retirées, mais de nombreux autres clichés réalisés par des personnes présentes ont été partagés en ligne.
On ne sait pas encore quelles sanctions seront prises contre les quatre Canadiens. Cependant, un journal du Wyoming rappelle qu’un touriste hollandais qui a fait s’écraser un drone dans le Grand Prismatic en 2014 a été condamné à une amende de 1000 dollars et a dû payer une somme supplémentaire de 2 200 dollars pour récupérer son engin.
Le Grand Prismatic est l’une des sources hydrothermales les plus populaires à Yellowstone. Un sentier en caillebotis a été aménagé pour que les visiteurs soient en sécurité et afin de protéger le site. De nombreux panneaux invitent à ne pas quitter le sentier.
Un porte-parole du Parc a par ailleurs déclaré que le groupe n’avait pas de permis de filmer sur le site, ce qui est obligatoire si le film est destiné à des fins commerciales. Filmer sans permis dans ces conditions à Yellowstone est un délit passible d’une amende pouvant aller jusqu’à 5000 dollars.
Cet incident à Yellowstone est le dernier d’une série montrant ce que l’on ne doit pas faire dans un parc national. La semaine dernière, des touristes ont embarqué un bébé bison dans leur 4X4 et sont repartis avec l’animal parce qu’ils pensaient qu’il avait froid. L’animal a ensuite été euthanasié. Il y a également de nombreux cas de blessures de touristes qui s’étaient approchés trop près de bisons pour réaliser des selfies.

Quand je vous dis que la bêtise humaine n’a pas de limites…
Source: The Huffington Post.

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drapeau-anglaisFour Canadians face criminal charges for stomping on the ecologically sensitive grounds of Yellowstone National Park’s Grand Prismatic Spring. Footage taken by eyewitnesses showed the four people walking on the delicate grounds of the spring.

https://youtu.be/wwZVr0VQvrU

They have been identified and warrants have been issued for their arrest.

The group wrote on Facebook that they “travel the world for a living and make fun and adventurous videos.” They also sell a line of clothing and post photos on social media.

The group later called the decision to walk on the ecologically sensitive grounds of the Grand Prismatic Spring an “unfortunate error” and apologized on Facebook. They also removed the photos of themselves walking on the spring, but many images of them off the trail were shared online:

It’s not yet clear what penalties the four Canadians will face. However, a Wyoming newspaper reported that a Dutch tourist who crashed a drone into the spring in 2014 was fined $1,000 and had to pay an additional $2,200 in restitution.

The Grand Prismatic is one of the most popular features in Yellowstone. It has a boardwalk to keep visitors safe and protect the grounds, and there are numerous signs warning people not to venture out of it.

In addition, a park spokesman said that the group didn’t have a permit to film on the location, which is required for commercial efforts. Filming without a permit is a misdemeanour with a potential fine of up to $5,000.

This incident was the latest in a string of examples at Yellowstone showing exactly what you shouldn’t do in a national park. Last week, tourists pulled a baby bison into their SUV and drove off with it because they thought it was cold. The animal was later euthanized.

There have also been a series of injuries caused by tourists getting too close to bison to pose for selfies.

Source: The Huffington Post.

Grand Prismatic blog 01

Grand Prismatic blog 02

Grand Prismatic blog 03

Grand Prismatic blog 04

Le Grand Prismatic: Une merveille de la Nature.

Drone

Il est interdit de faire voler des drones à Yellowstone et dans tous les parcs nationaux aux Etats Unis.

(Photos: C. Grandpey)