Islande : nouvelles de l’éruption // Iceland : news of the eruption

22 novembre 2024 – 13h00 (heure française) : Selon les dernières observations, l’activité éruptive est restée assez stable pendant la nuit et se limite principalement à trois cratères le long de la fracture éruptive. La plus forte activité se situe dans le cratère du milieu. Les ouvriers ont travaillé à renforcer les digues de terre autour du Blue Lagoon. Des travaux sont en cours pour sécuriser le site et contenir la coulée de lave. La lave avance toujours le long de la digue de protection de Svartsengi, et elle se propage également légèrement plus au nord sur un terrain plat.

La police et la Protection civile demandent expressément à la population d’éviter le site de l’éruption et ont déployé du personnel aux points de contrôle pour faire respecter les interdictions d’accès. Le terrain entourant l’éruption est difficile, avec des champs de lave anciens et accidentés cachant des fissures et d’autres dangers. Par ailleurs, les gens ne doivent pas se garer le long de Reykjanesbraut ou d’autres zones à fort trafic.

Vue des bouches actives le long de la fracture éruptive (image webcam)

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Une éruption pas sans dégâts.

L’éruption qui a débuté le 20 novembre 2024 au soir sur la péninsule de Reykjanes se poursuit. Les images de la webcam montrent qu’elle est principalement alimentée par trois bouches actives sur la fissure éruptive de 3 km de long entre le mont Sýlingarfell et le mont Stóra Skógfell. Dès le début de l’éruption, les scientifiques du Met Office ont déclaré que Grindavik, le Blue Lagoon et la centrale électrique de Svartsengi avaient été évacués avec succès et que les infrastructures n’étaient pas en danger.
Même si l’éruption actuelle semble moins intense que la précédente, elle a tout de même causé des dégâts ou des perturbations. Le matin du 21 novembre, la lave a recouvert la Grindavíkurvegur. Elle est également passée au-dessus de la conduite de Njarðvíkur, qui transporte l’eau chaude de la centrale électrique de Svartsengi à Fitjar et alimente en eau chaude la région de Suðurnes. Par bonheur, l’eau chaude continue de couler dans le gros tuyau enfoui environ 2 mètres sous la surface. En se dirigeant vers l’ouest, la lave a englouti tout le parking du Blue Lagoon. Grâce aux digues de terre érigées autour des sites et en cours de renforcement, le Blue Lagoon proprement dit et la centrale de Svartsengi ne devraient pas être menacés par la lave, du moins pour le moment. Personne ne sait comment cette éruption et celles à venir se comporteront. Il y a toujours le risque que de nouvelles fissures s’ouvrent là où on ne les attendait pas.

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22 novembre 2024 – 17h00 (heure française) : L’éruption sur la chaîne de cratères de Sundhnúkur continue de manière relativement intense. La bouche centrale sur la fracture éruptive est toujours assez active. Le Met Office dit qu’il est bien trop tôt pour prévoir la fin de l’éruption. Pour le moment, il n’est pas question de laisser les touristes l’approcher. L’accès au site est interdit et contrôlé. Selon le chef de la police de Suðurnes, « il s’agit d’une catastrophe naturelle majeure. Actuellement, il n’y a aucune activité au Blue Lagoon. Les dégâts sur le réseau routier sont importants et la ligne électrique de Svartsengi est inopérationnelle. Elle s’est effondrée lorsque la lave est passée en dessous. Il faudra un certain temps avant que le Blue Lagoon puisse reprendre ses activités. Environ 350 places de parking ont été recouvertes par la lave. Il faudra un certain temps pour évaluer la situation et décider de la meilleure marche à suivre. »
Source : Médias d’information islandais.

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22 November 2024 – 13:00 (French time) : According to the latest observations, eruptive activity remained quite stable during the night and is mostly limited to three isolated craters and that the greatest activity is in the crater in the middle.
Contractors have been working on the expansion of the defences at the Blue Lagoon. Work is underway to secure the lagoon and contain the flow of lava. Lava is still flowing alongside the protective barrier at Svartsengi, and it is also spreading slightly further north into the flat land on that side.

Police and Civil Defence are strongly asking people to avoid the eruption site and have stationed personnel at checkpoints to enforce closures. The terrain surrounding the eruption is difficult, with rugged, old lava fields hiding fissures and other hazards. People should not park along Reykjanesbraut or other areas with heavy traffic.

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The eruption caused some damage.

The eruption that started in the evening of November 20th, 2024 on the Reykjanes Peninsula is going on. Webcam images show it is mostly fed by three vents on the 3-km-long eruptive fissure between Mt. Sýlingarfell to Mt. Stóra Skógfell. From the start of the eruption, the scientists at the Met Office said that Grindavik, the Blue Lagoon and the Svartsengi power plant were successfully evacuated and that infrastructure not in danger.

Even though the current eruption looks less intense than the previous one, it caused some damage or inconvenience. On the morning of November 21st, the lava flowed over Grindavíkurvegur. Lava also flowed over the Njarðvíkur conduit, which transports hot water from the Svartsengi Power Station to Fitjar and supplies hot water to Suðurnes, although hot water continues to flow along the pipeline. While travelling west, lava engulfed the entire parking lot of the Blue Lagoon. Thanks to the earthern barriers that were erected around the sites and that are being reinforced, the Blue Lagoon itself and the Svartsengi power station should not be thtreatened by the lava, at least for the moment. Nobody knows how this eruption and other eruptions to come might behave. There is always the risk of new fissures opening where they were nort expected.

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22 November 2024 – 17:00 (French time) : The latest eruption in the Sundhnúkur crater row continues with significant force on its second day. The middle vent on the fissure is still quite active. The Met Officesays it is far too early to predict when the eruption might end. There are no current plans to increase tourist access to the eruption site. It is forbidden for the moment According to the Police Chief in Suðurnes, « This is a major natural disaster. Currently, there is no activity at the Blue Lagoon, the damage to the road network is extensive, and the Svartsengi power line is down. It collapsed where it passed over the lava. It will take some time before the Blue Lagoon can resume operations. About 350 car park spaces were lost under the lava. It will take some time to assess the situation and decide the best course of action. »

Source : Icelandic news media.

 

Grindavik (Islande) : et maintenant ? // Grindavik (Iceland) : What now?

Hier, 10 novembre 2024, marquait le premier anniversaire de la série de puissants séismes qui ont entraîné l’évacuation immédiate de Grindavík sur la péninsule de Reykjanes. Six éruptions ont eu lieu le long de la chaîne de cratères de Sundhnúksgígar depuis le début de l’activité et de nombreux habitants de Grindavík restent sans trop savoir de quoi leur avenir sera fait.
Un nouveau rapport du cabinet du Premier ministre fait un état des leiux et se penche sur l’avenir de Grindavík. Les dépenses et investissements engagés par l’État islandais suite à la catastrophe sont estimés à 80 milliards de couronnes islandaises (538 millions d’euros) pour les années 2023 et 2024. La plus grande partie, 51,5 milliards de couronnes (346 millions d’euros), est liée à Þórkatla, la société d’investissement publique qui a acheté les maisons des habitants de Grindavík qui souhaitent les vendre. Par ailleurs, 9,9 milliards de couronnes (67 millions d’euros) ont été dépensés pour la construction des digues de protection autour de Grindavík et Svartsengi.
La majorité des structures à Grindavík n’ont cependant subi que peu ou pas de dégâts. Au final, certaines personnes ont choisi de rester chez elles, malgré le risque d’une nouvelle éruption.
63 habitationss ont été endommagées de manière irréparable. Au total, 523 dossiers sont en cours de traitement par l’Assurance islandaise pour les catastrophes naturelles. Parmi eux, 363 concernent des logements résidentiels. La plupart des dégâts ont été causés par les séismes, plus que par les coulées de lave qui ont atteint trois maisons lors d’une des éruptions.
D’après le rapport du Premier ministre, des décisions devront être prises rapidement à propos de l’avenir de Grindavík dont les finances ont été fortement impactées par les événements de l’an dernier. Même si 1 600 habitants sont officiellement enregistrés, la population réelle de Grindavík semble être aujourd’hui plus proche de 100. Les élections municipales approchent en 2026 et des décisions devront être prises rapidement. S’agissant de la reconstruction de la ville, le rapport du Premier Ministre conseille de faire preuve de patience, car on ne sait pas pendant combien de temps l’activité volcanique va se poursuivre.
Source : Iceland Review.

La lave et les séismes ont fortement endommagé Grindavik (Crédit photo: Iceland Review)

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Yesterday, 10 November 2024, marked the one year anniversary of the devastating string of earthquakes that triggered the immediate evacuation of Grindavík in the Reykjanes peninsula. Six volcanic eruptions have taken place in Sundhnúksgígar since activity began and many Grindavík residents remain without a permanent secure home.

A new report from the Prime Minister’s office outlines the costs and looks to the future of Grindavík. The total expenditure and investment costs of the Icelandic state following the disaster are estimated at ISK 80 billion (538 million euros) for the years of 2023 and 2024. The largest part, ISK 51.5 billion (346 million euros), is related to Þórkatla, the public investment company that has bought the residential properties of the Grindavík inhabitants who wish to sell. A further ISK 9.9 billion (67 million euros) was spent on the building of protective barriers to protect Grindavík and Svartsengi area.

The majority of Grindavík properties, however, have sustained no or little damage. In fact, some people still choose to remain in their homes, despite the regular threat of a new eruption.

63 properties were damaged beyond repair. A total of 523 cases are being processed by the Natural catastrophe insurance of Iceland, 363 of them relating to residential housing. Most of the damage was done by the earthquakes rather than the lava flows that reached three houses during one of the eruptions.

According to the Prime Minister’s report, decisions will need to be made about the future of the Grindavík municipality, whose finances will otherwise be devastated. Even with 1,600 residents registered, the real population of Grindavík seems to be closer to 100. Municipal elections are coming up in 2026 and decisions will need to be made in time. Regarding any reconstruction of the town, the report advises patience, as it is unclear for how long volcanic activity will continue.

Source : Iceland Review.

Très forte activité éruptive du Lewotobi (Indonésie) // Very strong eruptive activity at Lewotobi (Indonesia)

Comme je l’ai écrit précédemment, l’activité au niveau du cône Laki-laki du Lewotobi (île de Flores / Indonésie) est très élevée et s’est encore intensifiée le 7 novembre, avec de multiples éruptions de forte intensité qui ont envoyé des panaches de cendres jusqu’à 16,7 km au-dessus du niveau de la mer.
Une autre puissante éruption à 20h47 UTC le 8 novembre a propulsé des cendres jusqu’à 15,2 km au-dessus du niveau de la mer, suivie d’une puissante explosion à 00h50 UTC le 9 novembre. Le sommet du nuage de cendres atteignait 15,8 km au-dessus du niveau de la mer, selon le VAAC de Darwin.
L’éruption du 3 novembre a plongé les villages proches du volcan dans l’obscurité tandis que les bombes et autres matériaux volcaniques endommageaient 2 300 maisons et tuaient 9 personnes, tout en provoquant des pannes de courant. Les autorités ont déclaré l’état d’urgence et étendu l’aide à plus de 10 000 habitants impactés par l’éruption.
Le gouvernement indonésien a lancé le 6 novembre des plans de relocalisation permanente des habitants près du volcan, sans préciser combien de personnes seront relocalisées. L’effort de relocalisation concernera en priorité les habitants vivant dans un rayon de 7 km du cratère, zone considérée comme très vulnérable.
Le niveau d’alerte reste à 4 sur 4 et la couleur de l’alerte aérienne est maintenue au Rouge.
Sources : The Watchers, CVGHM.

L’activité éruptive du Lewotobi le 8 novembre 2024

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As I put it before, activity at Lewotobi Laki-laki (Flores Island / Indonesia) is very high and intensified again on November 7th, with multiple high-level eruptions ejecting ash up to 16.7 km above sea level.

Another high-level eruption at 20:47 UTC on November 8th ejected ash up to 15.2 km a.s.l. followed by another powerful explosion at 00:50 UTC on November 9th, with the top of the ash cloud reaching 15.8 km a.s.l., according to the Darwin VAAC

The eruption on November 3rd plunged nearby villages into darkness while lava bombs and volcanic debris damages 2 300 homes, killing 9 people and leading to power outages. Authorities have declared a state of emergency, extending assistance to over 10 000 affected residents.

The Indonesian government initiated plans for a permanent relocation of residents near the volcano on November 6th, without specifying how many people will be relocated. The relocation effort will focus on moving residents living within a 7 km radius of the crater, an area deemed highly vulnerable.

The Alert Level remains at 4 of 4 and the Aviation Color Code at Red.

Sources : The Watchers, CVGHM.

Le risque sismique dans le nord-ouest des États-Unis // The seismic hazard in northwestern United States

On le sait depuis plusieurs années, le nord-ouest des États-Unis est sous la menace d’un puissant séisme dont la source se trouverait quelque part le long de la zone de subduction de Cascadia. J’ai publié plusieurs notes à ce sujet en février 2012 et août 2018.

Avec la chaîne des Cascades et des volcans comme le mont Baker, le mont Rainier ou le mont Saint Helens, le nord-ouest des États-Unis est exposé à des éruptions majeures. Il est également exposé à de puissants séismes en raison de la tectonique de la région.
À environ 160 kilomètres au large de la côte Pacifique du nord-ouest des États-Unis, à grande profondeur sous le plancher océanique, deux plaques tectoniques accumulent des tensions et une énergie qui pourrait se libérer brutalement. Dans la zone de subduction de Cascadia, la plaque océanique Juan de Fuca plonge sous la plaque nord-américaine, mais la bordure de la plaque est verrouillée. Au fur et à mesure que la plaque continue de pousser contre ce bord bloqué, la tension ne cesse de s’accumuler.

Source: USGS

Tout est très calme pour le moment, sans sismicité significative. Les scientifiques craignent que si la tension accumulée ne se libère pas par le biais de séismes de faible intensité, la zone de subduction de Cascadia soit la source d’un méga séisme d’une magnitude pouvant atteindre M 9,0. Un sismologue a déclaré : « Ce sera la pire catastrophe naturelle que notre pays ait jamais connue ; c’est pourquoi certains l’appellent le « Big One ». En moyenne, la zone de subduction de Cascadia produit un puissant séisme tous les 200 à 500 ans. Le plus récent a eu lieu en 1700.
De mémoire d’homme, l’événement le plus proche du Big One s’est produit au Japon en 2011. Le séisme de Tohoku, d’une magnitude M 9,0, avait sa source dans une zone de subduction. Il a généré un tsunami qui a atteint 40 mètres de haut et a envahi plus de 1 920 kilomètres de côtes. Le séisme et le tsunami ont tué environ 18 500 personnes. Pendant des années après l’événement de Tohoku, des répliques ont secoué le Japon, avec un séisme de M 7,1 en 2021, qui a causé de nouveaux dégâts. De la même façon, dans le nord-ouest du Pacifique, les répliques pourraient continuer pendant des mois, voire des années, après le Big One.
S’agissant des conséquences d’un méga séisme dans cette région des États-Unis, les scientifiques ont découvert que dans les jours qui suivraient l’événement, une grande partie de l’ouest de l’Oregon et de l’État de Washington pourrait être privée d’électricité, d’Internet, de service de téléphonie cellulaire ou d’eau potable. Dans certaines zones, il faudrait probablement plus de deux semaines avant que les secours arrivent, car les glissements de terrain, les effondrements de ponts et d’autres dégâts causés aux routes pourraient rendre les déplacements impossibles. L’Oregon et l’État de Washington recommandent à la population d’avoir suffisamment de nourriture, d’eau et de médicaments à portée de main pour tenir au moins deux semaines.
Pour faire face à une telle situation, des « lignes de vie » devraient être identifiées à travers les montagnes, autrement dit des moyens d’acheminer des fournitures essentielles vers la côte.
La rénovation des vieux bâtiments est également cruciale, car beaucoup ne sont pas conçus pour résister aux méga séismes.
Contrairement aux États-Unis, le Japon connaît depuis des siècles le risque de puissants séismes et de tsunamis. C’est l’une des nations les mieux préparées à ce genre d’événements. Et pourtant, en 2011, la rupture de la zone de subduction a été dévastatrice. Les services d’urgence aux États-Unis ont passé des décennies à se préparer à un séisme majeur. Malgré cela, ils sont forcés de reconnaître que la région n’est pas prête à affronter un tel événement.
Il semble que l’urgence, pour sauver des vies en cas de méga séisme, consiste à insister sur la prévention, en mettant en place un système qui envoie des alertes précoces sur les téléphones, ce qui est déjà le cas pour de nombreux séismes, mais n’est pas une garantie à 100%. Plus tôt l’alerte téléphonique retentit, plus les gens ont le temps de se protéger. La prochaine étape consistera à poser des câbles équipés de capteurs sismiques sur le fond de l’océan, le long de la ligne de faille.
En attendant, les chercheurs travaillent à cartographier la structure de la faille. Leur dernière étude a peut-être révélé un point positif : la zone de subduction de Cascadia pourrait se rompre par segments accompagnés de séismes de faible intensité, plutôt que d’un seul coup avec un méga séisme. Cependant, il est impossible de dire quel scénario se produira. Nous ne savons toujours pas prévoir les séismes.
Adapté d’un article de Business Insider publié dans Yahoo News.

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With the Cascade Range and volcanoes like Mount Baker, Mount Rainier or Mount St Helens, Northwestern United States is exposed to major eruptions. It is also exposed to major earthquakes, due to the tectonics of the region.

About 160 kilometers offshore from the Pacific Northwest, deep beneath the seafloor, two tectonic plates are building tension that could erupt at any moment. In the Cascadia subduction zone, the Juan de Fuca oceanic plate is sliding beneath the North American plate, but its edge is stuck. As the plate keeps pushing against its locked-up edge, stress builds. Everything is very quiet at the moment, with no significant seismicity. Scientists fear that without releasing tension through smaller earthquakes, the Cascadia subduction zone is more likely to erupt in megaquake with a magnitude of about M 9.0. Said one seismologist : « It will be the worst natural disaster our country has ever seen, That’s why some call it the « Big One. » On average, the Cascadia subduction zone produces an immense earthquake every 200 to 500 years. The most recent one was in 1700.

The closest thing in human memory to the Big One occurred in Japan in 2011. That magnitude M 9.0 event, the Tohoku earthquake, also came from a subduction zone. It generated a tsunami that reached 40 meters high, inundated over 1,920kilomryrts of coastline. Together, the quake and tsunami killed an estimated 18,500 people. For years after the Tohoku event, aftershocks rippled across Japan, adding to the damage, including an M 7.1 earthquake in 2021. Likewise, in the Pacific Northwest, aftershocks could continue for months, maybe even years, following the Big One.

As far as the consequences of a megaquake in the Pacific Northwest are concerned, scientists have found that in the days following the event, much of western Oregon and Washington may be without electricity, internet, cell service, or drinking water.

In certain areas, it could be more than two weeks before help arrives because landslides, bridge collapses, and other damage to roads could make travel impossible. Both Oregon and Washington advise that all residents have enough food, water, and medicine on hand to last at least two weeks.

In order to face such a situation, « lifelines » should be identified through the mountains, ways to transport critical supplies to the coast.

Retrofitting old buildings is also crucial since many are not megaquake-resilient.

Unlike the U.S., Japan has known about its risk of giant earthquakes and tsunamis for centuries. It’s one of the most prepared nations on Earth. And still, the 2011 subduction-zone rupture was devastating. Emergency services in the U.S have spent decades preparing for a major earthquake. Still, they say the region is not ready.

It seems that an immediate strategy to save lives in case of a megaquake is to insist on prevention, through the building out of a system that sends early warnings to phones, which already happens for many earthquakes but isn’t a guarantee.

The sooner the phone warning blares, the more time people have to protect themselves The next frontier for that is laying cables with seismic instruments on the seafloor along the fault line.

In the meantime, researchers are working to map the fault’s structure. Their latest study may have uncovered some good news: The Cascadia subduction zone could rupture in segments or smaller earthquakes rather than all at once as one giant event. However, which scenario will actually happen remains unclear. We are not able yet to predict earthquakes.

Adapted from an article in Business Insider and published in Yahoo News.