Kilauea (Hawaii) : Les conséquences de l’activité sismique et volcanique // The consequences of the seismic and volcanic activity

L’activité sismique et volcanique a conduit à de nombreuses fermetures et à des perturbations à travers la Grande Ile.
– Tous les habitants des subdivisions Leilani Estates et Lanipuna Gardens ont reçu l’ordre d’évacuer. La Croix-Rouge américaine a ouvert deux centres d’hébergement à Pahoa et à Keaau. Le centre de Pahoa hébergeait 200 personnes le 4 mai dans l’après-midi tandis que le centre de Keaau comptait 2 réfugiés.
– Le Parc National des Volcans d’Hawaï a été fermé pour assurer la sécurité des visiteurs et des employés à la suite du puissant séisme de M 6,9. Les responsables du Parc ont évacué 2 600 visiteurs, déplacé des clients de la Volcano House et du camp militaire, et ont envoyé chez eux tous les employés du parc qui ne sont pas impliqués dans la sécurité.
– Les responsables du Parc ont déclaré que le séisme a déclenché des éboulements sur les sentiers, les parois de certains cratères et le long de Chain of Craters Road, tandis que le séisme de magnitude M 5.4 a provoqué l’effondrement d’une falaise côtière dans l’océan près de Holei Sea Arch. La secousse a également ouvert des fissures dans le sol sur un point d’observation près du musée Jaggar. De plus, des effondrements des parois de l’Overlook Crater dans le cratère d’Halemaumau ont provoqué des nuages de cendre.
– Le séisme de M 6,9 a provoqué des coupures d’électricité chez à 14 400 clients d’Hawaii Electric Light Co., mais le service a été rétabli ultérieurement.
– Plusieurs écoles du district de Puna ont été fermées le 4 mai.
– Environ 70 membres de la garde nationale d’Hawaï ont été déployés sur l’île pour aider à l’évacuation et à d’autres tâches. Comme je l’ai déjà écrit, six membres de la Garde aideront à effectuer des tests de qualité de l’air. Des niveaux extrêmement élevés de SO2 ont été détectés dans la zone d’évacuation. Les personnes âgées ou en bas âge, ainsi que les personnes souffrant de problèmes respiratoires doivent se conformer à l’ordre d’évacuation obligatoire et quitter la zone.
– Des restrictions de vol temporaires ont été mises en place pour la zone de Lower Puna au moins jusqu’à lundi à 23h59, en raison de l’activité volcanique. Les restrictions couvrent un rayon de cinq milles nautiques à partir de Pahoa et jusqu’à 900 mètres au-dessus du niveau de la mer. Avions et drones sont interdits dans la zone.
– Le Service des Eaux a imposé une restriction d’utilisation pour les Leilani Estates, Nanawale Estates, Kapoho et Lanipuna Gardens, et demande à tous ses clients de limiter immédiatement l’utilisation de l’eau aux besoins de santé et de sécurité.
– Les activités de la centrale géothermique Puna Geothermal Venture ont été stoppées jusqu’à nouvel ordre et l’installation a été sécurisée.
– L ‘activité volcanique à Puna a attiré l’attention des médias nationaux et internationaux, ce qui a incité les responsables du tourisme à Hawaii à rappeler aux voyageurs que la majeure partie de l’activité volcanique a lieu dans une région reculée et peu peuplée, et que la très grande majorité de la Grande Ile n’est pas concernée.
Source: Journaux hawaïiens.

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The seismic and volcanic activity has led to numerous closures and disruptions across the Big Island.

– All residents in Leilani Estates and Lanipuna Gardens Subdivisions have been ordered to evacuate. The American Red Cross opened two shelters at the Pahoa and Keaau community centers. The Pahoa center had 200 residents on May 4th in the afternoon while the Keaau center had 2 residents.

– The Hawaii Volcanoes National Park was closed for the safety of visitors and employees after the powerful earthquake. Park officials evacuated 2,600 visitors, relocated guests at Volcano House hotel and Kilauea Military Camp, and sent home all non-emergency park employees.

– Park officials said the quake triggered rock slides on trails, crater walls, and along Chain of Craters Road, while an earlier M 5.4 quake caused a coastal cliff to collapse into the ocean near the Holei Sea Arch. The quake also caused narrow fissures in the ground at an overlook near Jaggar Museum, and rockfalls into the lava lake within Halemaumau Crater, sending up dark clouds of ash.

– The largest quake cut power to 14,400 Hawaii Electric Light Co. customers, but the service was later restored.

– Several schools in the Puna district were closed on May 4th.

– About 70 members of the Hawaii National Guard were deployed to the island to help with evacuation and other efforts. As I put it before, six members of the Guard will help the county with air quality tests. Extremely high levels of SO2 were detected in the evacuation area. Elderly, young, and people with respiratory issues need to comply with the mandatory evacuation order and leave the area.

– Temporary flight restrictions have been enforced for the area above lower Puna until 11:59 p.m. Monday, due to the volcanic activity. The restrictions cover a five-nautical-miles radius of Pahoa, from the surface up to 900 metres above sea level. No pilots may operate an aircraft – including drones – in the area.

– The county Department of Water Supply issued an emergency water restriction for Leilani Estates, Nanawale Estates, Kapoho and Lanipuna Gardens, telling all water customers to immediately restrict water use to health and safety needs only.

– Puna Geothermal Venture operations have been shut down indefinitely until further notice. County officials said the facility is secure.

All the volcanic activity in Puna has grabbed the attention of national and international media, prompting the Hawaii Tourism Authority to remind the traveling public that most of the action is in a remote, sparsely populated area, and that most of the state is unaffected by earthquakes and molten lava.

Source: Journaux hawaiiens.

Vue aérienne des fractures éruptives (Crédit photo : USGS / HVO)

Dernières nouvelles du Pu’uO’o (Volcan Kilauea / Hawaii) // Latest news of Pu’uO’o (Kilauea Volcano / Hawaii)

12 heures (heure française): Je viens de recevoir le message suivant de l’Observatoire des Volcans d’Hawaï (HVO):
Juste après 14h00 (heure locale) le 30 avril 2018, une forte augmentation de la sismicité et de la déformation du sol a commencé dans le Pu’uO’o. Quelques minutes plus tard, une webcam thermique située sur le bord du cratère a montré le premier de deux épisodes d’effondrement du cratère; le deuxième effondrement a commencé à 15h20 et a duré environ une heure. Peu après 16h00, la caméra thermique a enregistré des images qui correspondaient probablement à de petites explosions dans la partie ouest du cratère, au moment où  le sol s’est effondré. Au moment de cette mise à jour (18h00 le 30 avril), il n’y avait aucun signe de nouvelle lave dans le cratère. La sismicité est restée élevée à proximité du Pu’uO’o et la déformation du sol dans le cratère a considérablement ralenti. L’éruption sommitale du Kilauea n’a pas, pour le moment, été affectée par cette activité dans le Pu’uO’o.
En ce moment, les images des webcams de l’Halema’uma’u (voir ci-dessous) montrent qu’il n’y a pas de débordement de lave. Dans sa dernière mise à jour, le HVO indiquait que la lave se trouvait à une quinzaine de mètres sous la lèvre de l’Overlook Crater.
Il semble qu’il y ait actuellement beaucoup de pression dans le système d’alimentation du Kilauea. Cependant, aucune nouvelle activité éruptive n’a été observée le long de l’East Rift Zone. Curieusement, la coulée de lave 61g n’est pas très active et se concentre entre le Pu’uO’o et le pali. Les seules preuves de cette augmentation de pression sont les débordements survenus au cours des derniers jours sur le plancher de l’Halema’uma’u.

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17 heures (heure française) : Voici le texte d’un nouveau message que je viens de recevoir de l’Observatoire des Volcans d’Hawaï:
Un effondrement du fond du cratère du Pu’uO’o le 30 avril 2018 dans l’après-midi a provoqué une augmentation de la sismicité et de la déformation le long d’une grande partie del’East Rift Zone, avec une sismicité détectée jusqu’à l’est de la Highway 130. Une émission de lave sur un nouveau site de l’East Rift Zone reste possible. Pour l’instant, il n’est pas possible de dire avec certitude si, où et quand un tel événement se produira, mais la zone à l’est du Pu’uO’o est l’endroit le plus probable, car c’est là que se concentrent la sismicité et la déformation. Les habitants du district de Puna doivent rester vigilants et se tenir au courant des messages de la Protection Civile.

D’après la presse locale, le site d’observation de Kalapana a été fermé au public par crainte d’une prochaine éruption. Il est étroitement surveillé pour s’assurer que personne ne pénètre dans la zone. .

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12:00 (French time): I have just received this message from the Hawaiian Volcanoes Observatiry (HVO):

Just after 2:00 p.m. (local time) on April 30th, 2018, a marked increase in seismicity and ground deformation began at Pu’uO’o. A few minutes later, a thermal webcam located on the rim of the crater showed the first of two episodes of crater floor collapse; the second collapse began at 3:20 p.m. and lasted about an hour. Shortly after 4:00 p.m., the thermal camera recorded images that were likely the signature of small explosions from the western side of the crater as the floor collapsed. At the time of this update (6:00 p.m. on April 30th), there was no evidence of new lava within the crater. Seismicity remained elevated in the vicinity of Pu’uO’o, and ground deformation at Pu’uO’o had significantly slowed.. Kīlauea’s summit eruption has thus far not been affected by this activity at Pu’uO’o.
The current webcam images of Halema’uma’u Crater (see below) show that not overflow is taking place. In its latest update, HVO indicates that lava is about 15 metres beneath the Overlook Crater rim.

It seems there is currently a lot of apressure in Kilauea’s feeding system. However, no new eruptive activity has yet been observed along the East Rift Zone. Strangely enough, the lava output of the 61g flow is rather low. The only evidence of this increase in pressure are the overflows that occurred in the past days on the floor of Halema’uma’u Crater.

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17:00 (French time): Here is another message I have just received from the Hawaiian Volcanoes Observatory:

A collapse of the Pu’uO’o crater floor on April 30th, 2018 in the afternoon prompted increases in seismicity and deformation along a large section of the East Rift Zone, with seismicity currently occurring as far east as Highway 130. An outbreak of lava in a new location is one possible outcome. At this time it is not possible to say with certainty if or where such an outbreak may occur, but the area downrift (east) of Pu’uO’o is the most likely location, as this is where seismicity and deformation are concentrated. Residents of lower Puna should remain alert and watch for Hawaii County Civil Defense messages.

According to the local press, the Kalapana lava viewing area has been closed amid the possibility of an eruption, and security has been posted to ensure than no unauthorized persons enter the area.


 

Image webcam HVO

Surveillance du Cumbre Vieja (La Palma / Iles Canaries) // Monitoring of Cumbre Vieja Volcano (La Palma / Canary Islands)

Un essaim sismique avec des événements entre M 1,5 et M 2,7 a débuté sous le volcan Cumbre Vieja, sur l’île de La Palma aux Iles Canaries, le samedi 7 octobre 2017 (voir ma note du 9 octobre 2017). Au total, 68 événements ont été enregistrés sous le volcan. Les autorités ont déclaré à l’époque qu’elles allaient intensifier la surveillance du volcan.

Confirmant cette promesse, un programme spécial de surveillance hydrogéochimique a été mis en place afin d’améliorer la surveillance du volcan. Les scientifiques prélèveront des échantillons d’eaux souterraines afin d’en analyser le pH, la conductivité, la température et l’activité gazeuse dissoute trois fois par semaine à quatre endroits du Cumbre Vieja. Dans le même temps, une équipe de l’Institut Géographique National (IGN) surveillera les environs du volcan 24 heures sur 24.
Alors que certains scientifiques pensent qu’une éruption pourrait potentiellement créer un raz-de-marée, des universitaires ont fait remarquer qu’un méga tsunami était peu probable. En fait, la possibilité d’un effondrement catastrophique du volcan Cumbre Vieja est une question très controversée parmi les géologues. Il y a certainement eu de gros morceaux de l’île volcanique qui se sont détachés dans un passé lointain, vraisemblablement en relation avec l’activité volcanique. Cependant, il n’y a aucune preuve que ce genre d’événement majeur se soit produit au cours des 10 000 dernières années, et aucun signe qu’un tel effondrement ait été suffisamment important et soudain pour générer de puissants tsunamis. C’est théoriquement possible, mais la plupart des géologues pensent que des effondrements plus petits et plus localisés sur les flancs escarpés du volcan sont plus probables. Ils pourraient générer des tsunamis locaux avec des vagues destructrices de quelques mètres de hauteur, mais sûrement pas des tsunamis transocéaniques.
Source: The Independent.

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A seismic swarm with events between M 1.5 and M 2.7 started under Cumbre Vieja volcano on the island of La Palma in the Canary Islands on Saturday, October 7th, 2017 (see my post of October 9th 2017). A total of 68 earthquakes had been recorded under the volcano.  Authorities said they would increase the monitoring of the volcano.

Confirming this promise, a special hydrogeochemical monitoring programme has been set up in order to improve the surveillance of the volcano. Scientists will take samples of subterranean waters and PH levels, conductivity, temperature and dissolved gas activity three times a week at four locations in Cumbre Vieja. Meanwhile, a team from the National Geographic Institute (IGN) is monitoring the site around the volcano 24 hours a day.

While experts have warned that an eruption holds the potential of creating a tidal wave, academics have been quick to point out a mega tsunami is unlikely. The possibility of a catastrophic collapse of the volcano is a really controversial issue amongst geologists. There has certainly been large chunks of the volcanic island that have detached in the distant past, presumably associated with volcanic activity. However, there is no evidence that this kind of major event happened in the last 10,000 years, and no signs that the collapse was so big and sudden that it produced huge tsunamis. It is theoretically possible, but most geologists think that smaller more localised collapses of the steep sides are more likely. They could generate local tsunamis with destructive waves a few metres high, but transoceanic tsunamis are unlikely.

Source: The Independent.

Cumbre Vieja vu depuis l’espace (Source: NASA Visible Earth)

Le réchauffement climatique fait s’effondrer les flancs des montagnes // Mountain slopes collapse because of global warming

Dans une note mise en ligne le 11 septembre, j’indiquais que sous l’effet du réchauffement climatique dans les Alpes, la langue terminale du glacier suisse de Trift, dans le Valais s’était effondrée, sans faire de victimes ni de dégâts.

En juin 2016, tout un pan de montagne de 1 200 mètres de hauteur s’est effondré dans le Parc National de Glacier Bay en Alaska, répandant des matériaux sur environ 20 kilomètres carrés sur le Glacier Lamplugh, et en générant un signal sismique aussi puissant qu’un séisme de magnitude M 5,2.
En 2015, la paroi d’une autre montagne du Parc s’est effondrée elle aussi, avec quelque 220 millions de tonnes de roches qui sont allées d’écraser sur un autre glacier et dans le fjord en dessous. Ce fut le plus grand glissement de terrain non volcanique jamais observé en Amérique du Nord. Il a déclenché un tsunami avec une vague de 180 mètres de hauteur qui a dépouillé de leurs feuilles tous les arbres des montagnes autour. Les scientifiques disent que ces glissements de terrain majeurs doivent être pris au sérieux car ils pourraient devenir une menace pour les navires de croisière et les kayaks qui fréquentent parfois ces fjords.
Une étude des avalanches de roches dans la partie occidentale du Parc National de Glacier Bay a révélé que la probabilité de glissements de roches couvrant environ 5 kilomètres carrés a doublé au cours des cinq dernières années. Au fur et à mesure que le climat s’est réchauffé, les caractéristiques des avalanches de roches dans la région ont changé. Elles sont de plus grande  ampleur et parcourent de plus longues distances. L’étude a examiné les 24 avalanches de roches qui se sont produites de 1984 à 2016 dans la partie ouest du Parc National de Glacier Bay en utilisant des images satellitaires pour la cohérence des mesures au cours des 30 années écoulées.
Selon l’étude, la cause de ces avalanches de roches est le dégel de la glace qui remplit les fissures, les crevasses et les fractures des roches des montagnes. C’est ce qu’on appelle le «permafrost de roche». Ce permafrost aide à maintenir les pentes escarpées dans leur état, de sorte que la fonte, ou seulement l’amollissement, de cette glace déstabilise la roche.
La perte d’épaisseur des glaciers est probablement un autre facteur de déstabilisation. En effet, les glaciers moins épais soutiennent moins bien les pentes des montagnes.
L’étude met en parallèle la taille croissante des avalanches de roches à Glacier Bay et la tendance au réchauffement climatique sur le long terme. Les grandes avalanches ont commencé environ deux ans après que la température maximale annuelle de la zone se soit élevée au-dessus du point de congélation.
La tendance ne se limite pas aux limites du Parc National de Glacier Bay. On observe de tels événements dans toute la région montagneuse du sud-est de l’Alaska et les régions voisines du Canada. Ils sont suivis de près par un système sismique créé par des scientifiques  du Lamont-Doherty Earth Observatory.de l’Université de Columbie Britannique.
Au Groenland en juin 2017, quatre personnes ont été tuées par un tsunami qui a été déclenché par une avalanche de roches dans un fjord. L’événement a généré un signal sismique semblable à celui d’un tremblement de terre de magnitude M 4.1, et une vague de plus de 90 mètres de hauteur a frappé un village de pêcheurs.
Source: Alaska Dispatch News.

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In a note released on September 11th, I indicated that because of global warming in the Alps, the front of the Trift Glacier, in the Swiss province of Valais, had collapsed without killing anybody, nor causing major damage.

In June 2016, a 1,200 metre mountain slope in Glacier Bay National Park collapsed in Alaska, spreading rock over about 20 square kilometres over the Lamplugh Glacier and creating a seismic signal as powerful as a magnitude-5.2 earthquake.

The year before, the face of another park mountain peeled off and sent about 220 million tons of rock and debris crashing onto another glacier and into the fjord below. The biggest non-volcanic North American landslide on record, it triggered a local tsunami that rose to 180 metres and stripped alders off high hillsides. Scientists say these massive rock slides should be taken seriously as they may become a threat to cruise ships and kayakers that sometimes head into wilderness bays.

A study of rock avalanches in the western part of Glacier Bay National Park found that the likelihood of large slides covering about 5 square kilometres has at least doubled in the last five years. As the climate has warmed, characteristics of the region’s rock avalanches have changed. They are bigger, and travelling farther. The study examined the 24 rock avalanches that happened from 1984 to 2016 in western Glacier Bay National Park, and used satellite imagery for consistency in measurements over the three decades.

The likely reason of the rock avalanches, says the study, is thaw of the ice that fills the mountains’ rock cracks, crevices and fractures, referred to as « rock-permafrost. » The rock-permafrost helps hold steep slopes intact, so thaw or even softening of that ice destabilizes the rock.

Glacial thinning is likely a secondary factor. Thinned glaciers are less effective at propping up mountain faces.

The study correlates the increasing size of Glacier Bay rock avalanches to a long-term warming trend. The large avalanches began about two years after the area’s annual maximum temperature shifted above freezing.

The trend extends beyond park boundaries. The whole mountainous region of Southeast Alaska and neighbouring parts of Canada has emerged as a hot spot for such events – now closely tracked by a seismic system created by scientists at Columbia University’s Lamont-Doherty Earth Observatory.

In Greenland in June 2017, four people were killed by a tsunami that was triggered when a rockslide dropped from a mountain slope into a fjord. There, the rockslide creating a seismic signal similar to that of a magnitude-4.1 earthquake, and a wave rising more than 90 metres struck a fishing village.

Source: Alaska Dispatch News.

Vue de l’avalanche de roches dans le Parc national de Glacier Bay le 28 juin 2016, avec la masse de matériaux qui est venue s’échouer à la surface du Lamplugh Glacier.

La photo a été prise par Paul Swanstrom, propriétaire de l’agence Mountain Flying Service, que je salue ici. C’est un pilote hors pair avec lequel j’ai effectué plusieurs survols de la région.