Vague de chaleur précoce aux États Unis // Early heat wave in the United States

Concentrations de CO2 : 429,12 ppm

Concentrations de CH4 : 1945,85 ppb

Nous ne sommes qu’en mars et une vague de chaleur intense frappe déjà une grande partie des États-Unis, tandis qu’Hawaï se remet à peine d’une tempête de kona de grande ampleur qui a causé des milliards de dollars de dégâts. Il ne fait guère de doute que le réchauffement climatique est à l’origine de tous ces événements.
Une vague de chaleur historique, en ce mois de mars, a donc battu des records mensuels dans des dizaines de villes de l’Ouest. Cette chaleur inhabituellement précoce s’est étendue à certaines régions des Grandes Plaines et persistera dans le Sud-Ouest ces prochains jours. Il fait si chaud que certains skieurs ont été aperçus torse nu dans les stations de ski du Colorado.
À ce jour, au moins 125 villes des États Unis ont déjà égalé ou battu des records de chaleur pour un mois de mars. Par exemple, Phoenix a établi un record absolu de température le 19 mars avec 40,5 °C, et l’a battu à nouveau le 20 mars. Las Vegas a battu son record de chaleur avec 36 °C. La Vallée de la Mort a également battu son record pour un mois de mars avec 40,5 °C. Les précédents records remontaient au 26 mars 2022 et au 19 mars 2026. L’aéroport de San Francisco a également battu son record pour un mois de mars avec une température de 31,6 °C, dépassant ainsi le précédent record de 29,4 °C établi en mars 1953.
Le Service météorologique national a émis des alertes et des avis de chaleur extrême pour le Sud-Ouest, notamment pour Phoenix et Las Vegas. La chaleur ne se limitera pas au Sud-Ouest ; elle s’étendra à une grande partie de l’Ouest, touchant certaines régions des Grandes Plaines et du Sud, et devrait même atteindre certaines parties du Sud-Est.

Évolution de la vague de chaleur dans les prochains jours (Source : National Weather Service)

Selon le Service météorologique national, cette vague de chaleur est due à une dorsale de haute pression, également appelée dôme de chaleur, stationnée au-dessus de l’Ouest. Ce dôme de chaleur est d’une intensité record pour un mois de mars ; il est comparable à ceux observés habituellement en juin.
Il est remarquable de noter qu’il ne s’agit pas de records pour une journée précise. Cette vague de chaleur pourrait établir des records pour d’autres journées de mars dans plus de 140 villes, de la Californie au Montana, en passant par le Dakota du Sud et le Texas.

Une grande partie de l’Ouest américain vient de connaître l’hiver le plus chaud jamais enregistré. Il a déjà réduit le manteau neigeux à son plus bas niveau depuis au moins vingt ans, des Rocheuses du Colorado aux Cascades de l’Oregon. Le National Water and Climate Center.fait remarquer qu’au Colorado, le manteau neigeux est à son plus bas niveau pour un mois de mars depuis 40 ans.
Après des chutes de neige de plusieurs dizaines de centimètres début février 2026, le manteau neigeux de la Sierra Nevada californienne n’atteint plus que 42 % de la moyenne pour cette période de l’année. La fonte des neiges au printemps et en été fournit généralement 30 % des ressources en eau de l’État. Heureusement, les réservoirs californiens sont plus remplis que la moyenne grâce aux récentes années humides. La vague de chaleur actuelle va encore réduire le manteau neigeux déjà insuffisant de l’Ouest. Cela pourrait entraîner une aggravation de la sécheresse dans le Sud-Ouest et un risque accru d’incendies au début de l’été, avant l’arrivée de la mousson.

Évolution de l’eau de neige dans le Colorado (Source : National Water and Climate Center)

Selon une analyse de Climate Central, l’ampleur de cette vague de chaleur, pour un mois de mars, a été rendue au moins cinq fois plus probable en raison du réchauffement climatique.

Source : médias d’information américains.

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We are only in March and a severe heat wave is affecting a large portion of the United States, while Hawaii is barely coming out of a kona low, a large-scale storms that caused several billion dollars of damage. There is little doubt that global warming is behind all these events.

A historic March heat wave has already smashed monthly records in dozens of cities in the West. This unusually early heat has spread into parts of the Plains and will have staying power in the Southwest into next days. It’s so warm some skiers were seen shirtless on the Colorado ski resorts.

So far, at least 125 cities have already tied or set new March record highs from this heatwave. For instance, Phoenix set its all-time record high for March on March 19th with a temperature of 40.5°Cs, and they hit it again on March 20th. Las Vegas broke its all-time hottest March high when they hit 36..°C Death Valley broke their hottest March as well with 40.5°C. The previous record dates back to March 26, 2022 and March 19, 2026. San Francisco Airport also broke their all-time March high when it hit 31.6°C, breaking their previous of 29.4°C set in March 1953.

The National Weather Service has issued extreme heat warnings and heat advisories in the Southwest, including Phoenix and Las Vegas. It will not only remain in the Southwest but has also spread throughout much of the West into parts of the Plains and South, eventually reaching parts of the Southeast.

According to the National Weather Service, the reason for this heat wave in particular has to do with the ridge of high pressure, also known as a heat dome, that is parked over the West.

This heat dome is record-breaking for March, comparable in strength to ones we see in June.

These are notrecords set for a specific calendar day. This heat wave could set records for any March day in over 140 cities from California to Montana to South Dakota to Texas.

The warmest winter on record in much of the West has already left snowpack at its lowest levels in at least two decades from the Rockies of Colorado to the Oregon Cascades. Colorado’s snowpack is at its lowest for any mid-March in the last 40 years, according to the National Water and Climate Center.

After tens of centimeters of snowfall in early February 2026, California’s Sierra snowpack has since dwindled to only 42% of average for this time of year. Melting snow in spring and summer typically supplies 30% of the state’s water. Fortunately, the state’s reservoirs are higher than average due to recent wet years. This heat wave will further deplete the already paltry snowpack in the West. That could lead to an expansion of drought in the Southwest and higher fire danger early this summer before the summer monsoon kicks in.

According to an analysis by Climate Central, the magnitude of this heat wave by March standards has been made at least five times more likely by global warming.

Source : U.S . news media.

La banquise toujours au plus bas ! // Sea ice still at its lowest !

Concentrations de CO2 : 429,12 ppm

Concentrations de CH4 : 1945,85 ppb

Comme je l’ai mentionné précédemment, février 2026 a été le cinquième mois de février le plus chaud jamais enregistré à l’échelle mondiale, avec une température moyenne de l’air en surface de 13,26 °C, soit 0,53 °C au-dessus de la moyenne de février pour la période 1991-2020. Le mois de février le plus chaud jamais enregistré remonte à 2024.
Dans l’Arctique, l’étendue moyenne de la banquise en février était inférieure de 5 % à la moyenne, ce qui la place au troisième rang des valeurs les plus faibles jamais enregistrées pour ce mois. À l’échelle régionale, la couverture de glace de mer était inférieure à la moyenne dans la mer du Labrador, la baie de Baffin et la mer d’Okhotsk. Elle était exceptionnellement élevée dans la mer du Groenland, où l’étendue de la banquise a atteint un niveau record pour un mois de février depuis 22 ans.

Cette faiblesse de la banquise est une nouvelle manifestation du réchauffement climatique d’origine humaine. La banquise de l’Arctique est sur le point d’enregistrer l’un de ses pires hivers jamais mesurés. En effet, l’hiver 2025-2026 affiche un niveau de reconstitution de la banquise en dessous de celui enregistré l’an dernier, qui était pourtant déjà au plus bas en quatre décennies, selon les données du National Snow and Ice Data Center (NSIDC). Comme je l’ai écrit plus haut, si la tendance se poursuit jusqu’à fin mars, cet hiver figurera parmi les cinq pires jamais mesurés avec ceux de 2025, 2018, 2017 et 2016. Si la glace ne continue pas à s’étendre avant la fin de cet hiver, à la fin du mois, cela battrait même le record établi en 2025.

Selon le NSIDC, l’étendue maximale de banquise cet hiver pourrait être l’une des plus faibles, voire la plus faible jamais enregistrée. En 2025, la banquise arctique avait atteint sa taille maximale le 22 mars, avec une superficie évaluée à 14,31 millions de kilomètres carrés. Pour l’instant, son niveau maximal pour cet hiver a été de 14,22 millions de kilomètres carrés le 10 mars.

La hausse des températures mondiales affecte disproportionnellement les pôles, et l’Arctique, qui se réchauffe quatre fois plus vite qu’ailleurs. Les onze dernières années s’inscrivent toutes parmi les plus chaudes jamais enregistrées sur la planète. Si la fonte de la banquise ne fait pas directement monter le niveau des océans, contrairement à la fonte de la glace qui se situe sur terre avec les calottes glaciaires et les glaciers, elle provoque de nombreuses conséquences climatiques qui menacent bien des écosystèmes. De nombreuses espèces comme l’ours polaire ou les phoques dépendent de la banquise pour se reproduire et se nourrir.

 Source: NSIDC

De son côté, l’étendue de la banquise antarctique a atteint des niveaux records de faiblesse en janvier et février 2026. Fin février, elle était de 1,83 million de kilomètres carrés, soit 93 000 kilomètres carrés de moins que le minimum saisonnier record de février 2022. Tout au long de l’année dernière, l’étendue de la banquise est restée globalement faible en Antarctique, la nouvelle glace étant plus fine et plus fragile que la normale.
Il est trop tôt pour conclure s’il s’agit de fluctuations météorologiques naturelles ou d’une nouvelle tendance à la fonte à long terme due au réchauffement climatique, ce qui pourrait avoir des répercussions majeures sur l’élévation du niveau de la mer. Il ne faudrait pas oublier que la banquise et les plateformes glaciaires servent de rempart à la masse de glace terrestre.
L’étendue de la banquise antarctique a traditionnellement présenté une forte variabilité interannuelle et régionale entre l’Antarctique occidental et la péninsule antarctique d’une part, et l’Antarctique oriental d’autre part, beaucoup plus vaste. Au cours de la dernière décennie, la variabilité régionale s’est atténuée, contribuant à la réduction de l’étendue de la banquise antarctique observée depuis 2016.
S’étendant sur 14 millions de km², l’Antarctique est un continent froid, venteux et aride. La température annuelle moyenne varie d’environ -10 °C sur les côtes antarctiques à -60 °C dans les régions les plus élevées de l’intérieur des terres. Son immense calotte glaciaire atteint jusqu’à 4,8 km d’épaisseur et contient 90 % des réserves d’eau douce de la planète, une quantité suffisante pour faire monter le niveau de la mer d’environ 60 mètres si elle venait à fondre entièrement. La péninsule antarctique figure parmi les régions du globe où le réchauffement est le plus rapide, avec une hausse de près de 3 °C au cours des 50 dernières années.

Source : Copernicus, NSIDC.

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As I put it before, February 2026 was the fifth-warmest February globally, with an average surface air temperature of 13.26°C, 0.53°C above the 1991-2020 average for February. The warmest February on record was in 2024.

In the Arctic, the average sea ice extent in February was 5% below average, ranking third lowest on record for the month. Regionally, sea ice cover was below average in the Labrador Sea, Baffin Bay and the Sea of Okhotsk. It was unusually high in the Greenland Sea, where sea ice extent reached a 22-year high for February.

This weakened sea ice is yet another manifestation of human-caused global warming. Arctic sea ice is on track to experience one of its worst winters on record. Indeed, the winter of 2025-2026 is showing a lower level of sea ice replenishment than last year, which was already at its lowest point in four decades, according to data from the National Snow and Ice Data Center (NSIDC). As I wrote above, if this trend continues until the end of March, this winter will rank among the five worst ever recorded, along with those of 2025, 2018, 2017, and 2016. If the ice does not continue to expand before the end of this winter, by the end of the month, it will even surpass the record set in 2025.

According to the NSIDC, the maximum extent of sea ice this winter could be one of the lowest, or even the lowest, ever recorded. In 2025, Arctic sea ice reached its maximum extent on March 22, with an estimated area of ​​14.31 million square kilometers. So far this winter, its maximum extent was 14.22 million square kilometers on March 10.
Rising global temperatures are disproportionately affecting the poles and the Arctic, which is warming four times faster than elsewhere. The last eleven years have all been among the warmest ever recorded on the planet. While melting sea ice does not directly raise sea levels, unlike the melting of ice on land in ice sheets and glaciers, it causes numerous climatic consequences that threaten many ecosystems. Many species, such as polar bears and seals, depend on sea ice for reproduction and feeding.

 

Antarctic sea ice extent tracked at record lows in both January and February. By the end of February, extent was 1.83 million square kilometers. This is 93,000 square kilometers below the record seasonal minimum in February 2022.

Throughout last year, the extent of sea ice was generally low in Antarctica, with new ice thinner and more fragile than normal.

It is too early to conclude whether this is part of natural weather fluctuations or a new long-term melting trend as a result of climate change – which can have major knock-on implications for sea level rise (the sea ice and ice shelves act to “buttress“ the mass of ice on the land).

Antarctic sea ice extent has traditionally shown large inter-annual and regional variability between West Antarctica and the Antarctic peninsula, and the much bigger East Antarctica. However some scientists say this may be changing. Over the past decade, there is less regional variability and this has contributed to the lower Antarctic sea ice extents that have been observed since 2016.

Spanning 14 million km2 (roughly twice the size of Australia), the Antarctic is cold, windy and dry. The average annual temperature ranges from about −10°C on the Antarctic coast to −60°C at the highest parts of the interior. Its immense ice sheet is up to 4.8km thick and contains 90% of the world’s fresh water, enough to raise sea level by around 60 metres were it all to melt. The Antarctic Peninsula (the northwest tip near to South America) is among the fastest warming regions of the planet, almost 3°C over the last 50 years.

Source : Copernicus, NSIDC.

Le réchauffement climatique intensifie les événements extrêmes // Global warming intensifies extreme events

Concentrations de CO2 : 429,52 ppm

Concentrations de CH4 : 1945,85  ppb

L’archipel hawaïen vient d’être frappé par deux dépressions de Kona, des tempêtes printanières courantes à cette période de l’année, mais exceptionnelles par leur intensité. Elles confirment que le réchauffement climatique intensifie les phénomènes météorologiques extrêmes. Ces deux épisodes ont provoqué des pluies torrentielles, entraînant des inondations à grande échelle, des glissements de terrain, des fermetures de routes et des lignes électriques endommagées. Les autorités locales ont déclaré l’état d’urgence à Hawaï.
La NOAA explique qu’une dépression de Kona, ou tempête de Kona, se forme généralement pendant les mois d’hiver. Ce système est une zone de basse pression qui se forme au nord-ouest des îles et peut stagner à proximité. Contrairement aux alizés habituels qui sont les vents dominants à Hawaï, une dépression de Kona apporte des vents plus frais et humides du sud au sud-ouest. Cette direction de vent inhabituelle peut engendrer des précipitations importantes. Des records ont été battus à plusieurs endroits, avec jusqu’à 70 centimètres de pluie en trois jours à Maui. Le barrage de Wahiawa, sur l’île d’Oʻahu, a été placé sous alerte de risque de rupture imminente le 20 mars. Les autorités ont émis des ordres d’évacuation pour les communautés en aval exposées à des inondations potentiellement mortelles.

Carte des risques d’inondations soudaines à Oahu le 20 mars 2026. (Source : National Weather Service)

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Une crise météorologique majeure pour la saison a également frappé l’Islande, avec des vents violents et des tempêtes de sable qui ont paralysé le pays. La compagnie nationale Icelandair a pris la décision radicale d’annuler la totalité de ses vols, qu’ils soient domestiques ou internationaux. Des milliers de passagers ont été bloqués à l’aéroport de Keflavík, ou dans d’autres hubs internationaux (comme aux États-Unis et en Europe).

Sur les routes, la situation était critique par endroits. À Hvalnes, une violente tempête de sable a littéralement pulvérisé les vitres de dizaines de véhicules, mettant les passagers en détresse. La nationale 1, l’axe principal du pays, a été fermée sur plusieurs tronçons en raison d’une visibilité nulle et de vents dépassant les 150 km/h.

Source : médias d’information nationaux.

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The Hawaiian Islands have just vbeen battered by two kona lows, spring storms that are a normal phenomenon at this time of the year, but were exceptional by their intensity. They are another indication that global warming intensifies extreme events. The two events unleashes torrential rain that caused widespread flooding, landslides, road closures and downed power lines. Local authorities declared State of Emergency in Hawaii.

NOAA explains that a kona low, or kona storm, typically forms during the winter months. The system is a type of low-pressure weather pattern that develops northwest of the Islands and can stall near them. Unlike Hawaii usual trade winds, a kona low brings cooler, moisture-rich winds from the south to southwest. This unusual wind direction can produce significant rainfall. Records were broken in several places with up to 70 centimeters of water in 3 days in Maui. Wahiawa Dam on the island of Oʻahu was placed under an imminent failure risk alert on March 20, prompting authorities to issue evacuation orders for downstream communities exposed to potential life-threatening flooding.

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A major weather crisis for this time of year also struck Iceland, with violent winds and sandstorms paralyzing the country. The national airline, Icelandair, made the drastic decision to cancel all its flights, both domestic and international. Thousands of passengers were stranded at Keflavík Airport or in other international hubs (such as in the United States and Europe). On the roads, the situation was critical in some areas. In Hvalnes, a violent sandstorm shattered the windows of dozens of vehicles, leaving passengers stranded. National Route 1, the country’s main artery, was closed in several sections due to zero visibility and winds exceeding 150 km/h.

Source : National newsmedia

Cinéma et réchauffement climatique // Cinema and global warming

Concentrations de CO2 : 429,14 ppm

Concentrations de CH4 : 1945,85 ppb

Dans la nuit du 15 au 16 mars 2026 se tenait à Hollywood (Californie) la 98ème cérémonie des Oscars, censée révéler au public les meilleurs films sur le marché. En marge de la cérémonie, certains se sont attardés sur l’intérêt porté par les réalisateurs cinématographiques au réchauffement climatique.

Sur 16 films en compétition dont l’intrigue se déroule sur Terre, dans un passé proche, au présent ou dans le futur, cinq ont pris en compte l’enjeu climatique. Ils vont du film d’animation intimiste à la franchise de blockbuster. Ils cumulent à eux seuls près d’un milliard de dollars (environ 870 millions d’euros) de recettes mondiales au box-office. Selon les analystes, « tous montrent que le climat peut se décliner sous d’innombrables formes cinématographiques, tout comme il se décline à travers d’innombrables expériences vécues. » Voici les cinq films en question :

Arco est un conte écologique enchanteur du Français Ugo Bienvenu, nommé pour l’Oscar du meilleur film d’animation. On nous explique qu’ « à travers une animation époustouflante et une galerie de personnes touchantes et variées, cette histoire nous rappelle qu’il faut tout un village pour élever des enfants, se protéger les uns les autres et prendre soin de la Terre. »

Autre film, Bugonia, de Yorgos Lanthimos, « nous invite à nous demander si nous saurons nous unir face à l’urgence environnementale. »

Jurassic World, de Gareth Edwards, « transmet un message clair : l’ego humain, la cupidité et la perturbation de l’équilibre fragile de la nature mènent à la ruine – en l’occurrence, dans les mâchoires des dinosaures ».

The Lost Bus, de Paul Greengrass, « traite de la nature et des incendies de forêt comme des personnages à part entière. »

Sirat, d’Oliver Laxe, « met en lumière la vérité selon laquelle nous sommes tous des migrants dans un monde marqué par le changement climatique ».

La présence croissante de la thématique du réchauffement climatique est jugée primordiale, alors que le phénomène touche tous les continents et que de plus en plus de populations sont vulnérables à ses impacts. Beaucoup pensent que les œuvres culturelles ont un rôle important à jouer, notamment celles qui touchent le plus grand nombre.

 Il reste tout de même beaucoup à faire. En 2025, l’Observatoire de la fiction établissait que 30% des films présentés au Festival de Cannes évoquaient l’écologie ou l’environnement, « mais le plus souvent sous une forme très ponctuelle ou anecdotique ». De son côté, le « Climate reality check » se fixe l’objectif, pour 2027, de « 50% des films nommés aux Oscars » qui aborderont le thème du réchauffement climatique. »

Source : France Info.

Il ne faudrait pas oublier, comme indiqué plus haut, que tous ces films permettent d’engranger des sommes considérables. Je ne suis donc pas certain que la plupart des réalisateurs s’intéressent au réchauffement climatique pour des motivations purement environnementales. L’intérêt pécuniaire occupe une place au moins aussi importante. Il faut juste espérer que le message que ces films sont censés porter trouvera un écho parmi les spectateurs.

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On the night of March 15-16, 2026, the 98th Academy Awards ceremony, intended to reveal the best films on the market, was held in Hollywood, California. On the sidelines of the ceremony, some focused on the interest shown by filmmakers in addressing global warming.
Of the 16 films in competition whose plots take place on Earth, in the recent past, present, or future, five addressed the climate issue. They range from intimate animated films to blockbuster franchises. Together, they have grossed nearly one billion dollars (approximately 870 million euros) worldwide. According to analysts, « all of them show that climate can be expressed in countless cinematic forms, just as it is expressed through countless lived experiences. » Here are the five films in question:
Arco is an enchanting ecological tale by Frenchman Ugo Bienvenu, nominated for the Academy Award for Best Animated Feature. We are told that « through stunning animation and a gallery of touching and diverse characters, this story reminds us that it takes a village to raise children, protect one another, and care for the Earth. »
Another film, Bugonia, by Yorgos Lanthimos, « invites us to consider whether we will be able to unite in the face of the environmental emergency. »
Jurassic World, by Gareth Edwards, « conveys a clear message: human ego, greed, and the disruption of nature’s fragile balance lead to ruin—in this case, in the jaws of dinosaurs. »
The Lost Bus, by Paul Greengrass, « treats nature and forest fires as characters in their own right. »
Oliver Laxe’s Sirat « highlights the truth that we are all migrants in a world marked by climate change. »
The growing presence of the theme of global warming is considered crucial, as the phenomenon affects every continent and more and more populations are vulnerable to its impacts. Many believe that cultural works have an important role to play, especially those that reach the widest possible audience.
There is still much to be done, however. In 2025, the Observatory of Fiction determined that 30% of the films presented at the Cannes Film Festival addressed ecology or the environment, « but most often in a very specific or anecdotal way. » For its part, the « Climate Reality Check » has set a goal of having « 50% of Oscar-nominated films address the theme of climate change » by 2027.
Source: France Info.

It shouldn’t be forgotten, as mentioned above, that all these films generate considerable sums of money. Therefore, I’m not sure that most directors are interested in global warming for purely environmental reasons. Financial gain plays at least as important a role. We can only hope that the message these films are supposed to convey resonates with audiences.