Le début de présidence verte de Joe Biden // Joe Biden starts a green presidency

Le début de la présidence de Joe Biden est vraiment très orienté vers l’environnement !

L’une de ses premières décisions a été de faire en sorte que les États-Unis rejoignent à nouveau l’Accord de Paris sur le climat.

Le président américain a aussi annulé le projet de forage gazier et pétrolier dans l’Arctic National Wildlife Refuge (ANWR) en Alaska.

Une autre annulation concerne l’oléoduc Keystone XL entre l’Alberta au Canada et le Nebraska aux Etats Unis. Avec cette décision, Joe Biden va faire disparaître des emplois et va se trouver confronté à la colère des Républicains qui vont lui demander s’il se soucie vraiment des personnes qui travaillent dans l’industrie pétrolière et dont les emplois vont être menacés par un passage rapide à l’énergie non carbonée. Joe Biden tourne totalement le dos à la politique de Donald Trump qui se moquait éperdument de l’environnement.

L’annulation du projet d’oléoduc Keystone XL est une décision importante. La société canadienne TC Energy a proposé la construction du pipeline XL en 2008 en expliquant que ce serait un moyen plus rapide de transporter le pétrole des sables bitumineux de l’Alberta vers Steele City, dans le Nebraska, d’où il serait ensuite transféré dans l’autres oléoducs pour être acheminé vers les raffineries de la côte du Golfe du Mexique.

J’ai traversé en voiture la région des sables bitumineux de l’Alberta qui sont une catastrophe environnementale avec des puits de pétrole qui fuient et qui génèrent une énorme pollution dans la région. Les sables bitumineux de l’Alberta ont été qualifiés de «l’opération pétrolière la plus destructrice au monde» par le National Geographic. Ce pétrole est plus visqueux, plus sale et plus corrosif que le brut classique, ce qui en fait un produit extrêmement polluant.

Aujourd’hui, le pétrole est moins économiquement rentable qu’autrefois, avec des prix inférieurs de moitié à ce qu’ils étaient en 2008. De plus, la nécessité de lutter contre le changement climatique et de réduire les émissions de gaz à effet de serre a entraîné une réticence vis-à-vis des projets pétroliers et gaziers. Le président Obama a bloqué le projet de pipeline XL en 2015 et refusé d’accorder le permis requis. Il a fait valoir que le projet favoriserait le changement climatique. En effet, les sables bitumineux favorisent la production de gaz à effet de serre en raison de l’énergie nécessaire pour en extraire le pétrole.

Le président Trump a annulé la décision du président Obama et donné le feu vert à l’oléoduc. TC Energy a commencé la construction en 2020. Joe Biden ayant annulé le projet, la société annonce aujourd’hui qu’elle va licencier environ 1 000 employés. Elle a toutefois refusé de dire combien sont américains et combien sont canadiens. Les défenseurs du projet Keystone XL soutiennent qu’au moment le plus fort de la construction, il aurait employé plusieurs milliers d’ouvriers américains, des emplois qui ne verront donc pas le jour.

Dans un article publié le 27 mars 2017, j’ai expliqué que cinq ans auparavant, le projet Keystone XL avait été confronté à une vive opposition de la part des propriétaires fonciers et des écologistes du Nebraska, dont beaucoup s’inquiétaient des conséquences néfastes pour la vaste nappe phréatique d’Ogallala et la fragile région de Sand Hills. La société avait alors déplacé le tracé de l’oléoduc plus à l’est. Mais ce nouveau tracé a rencontré lui aussi une forte opposition.

L’annulation par Biden du projet Keystone XL est vivement critiqué. Les autorités pétrolières redoutent d’autres décisions comme celle-ci. Joe Biden pourrait annuler d’autres projets d’oléoducs et imposer de nouvelles limites aux forages. Les industries pétrolière et gazière emploient près de 1,5 million d’Américains, sans oublier 185 000 autres emplois dans le charbon. Ces emplois sont mieux rémunérés que la moyenne et constituent une source d’embauche dans des régions en difficulté économique comme les Appalaches et certaines parties du sud. Joe Biden devra faire attention; certains de ces emplois se trouvent dans des « swing States », Etats charnières d’un point de vue politique tels que l’Ohio et la Pennsylvanie, qui auront une forte influence sur les futures élections présidentielles.

Joe Biden affirme que le passage du carbone à l’énergie verte créera plus d’emplois bien rémunérés que les États-Unis n’en auraient autrement. Si la politique environnementale du Président met à mal un secteur de l’économie tout en en développant un autre créateur de moins d’emplois, cela donnera forcément naissance à des mécontentements dans certaines parties du pays, ainsi qu’au Congrès.

Alors que le secteur du carbone est en perte de vitesse, une idée est de créer de nouveaux emplois dans l’éolien, le solaire, les réseaux intelligents et peut-être l’énergie nucléaire dans les zones où les emplois pétroliers et gaziers disparaissent. C’est en soi une bonne idée, mais ce ne sera pas toujours possible car les éoliennes et les panneaux solaires ne fonctionnent pas partout. Joe Biden a en tête des projets beaucoup plus importants et il peut obtenir le soutien des Républicain au Congrès s’il parvient à convaincre députés et sénateurs que ses politiques d’énergie verte seront bénéfiques pour leurs électeurs.

Source: Yahoo News.

——————————————–

The beginning of Joe Biden’s presidency is really environment-friendly!

One of his first decisions was do make the U.S. join again the Paris Climate Agreement.

In the wake of this decision, the President cancelled the gas and oil drilling project in Alaska’s Arctic National Wildlife Refuge (ANWR).

Another cancellation concerns the Keystone XL pipeline. In doing so, Joe Biden will vaporize some good jobs and will be confronted with the Republicans who will ask him whether he cares at all about threatened oil and gas workers as he pushes for a rapid shift to non-carbon energy. Indeed, Joe Biden is adopting the reverse of Donald Trump’s policy that did not care a straw about the environment.

The cancellation of the Keystone XL pipeline is an important decision. Canadian firm TC Energy proposed the XL pipeline in 2008 as a faster way to move oil from drilling fields in Alberta to Steele City, Nebraska, where it would then move through different pipelines to Gulf Coast refineries.

I have travelled across the area of the Alberta oil sands which are an environmental disaster with leaking oil wells that generate a huge pollution in the region. Alberta oil sands have been called « the world’s most destructive oil operation” by the National Geographic. This oil is thicker, dirtier and more corrosive than typical crude, making it more of a pollution and leaking concern.

Oil as a whole is less economic than it used to be, with prices less than half what they were in 2008. And new urgency to address climate change and cut greenhouse gas emissions has weakened public support for oil and gas projects. President Obama stalled the XL pipeline in 2015, saying he would not issue the required permit. Obama argued that the project would contribute to climate change because it would carry tar sands crude oil, which is especially greenhouse-gas intensive because of the energy required to extract the thick crude.

President Trump reversed that position, giving the go-ahead. TC Energy started construction in 2020. With Joe Biden killing the project, the company now says it will lay off about 1,000 workers. However, it has refused to say how many are American and how many are Canadian. The defenders of the pipeline projects argue that at peak construction, it would have employed several thousand U.S. workers, jobs that will no longer materialize.

In a post released on 27 March 2017, I explained that five years before, the Keystone XL project had faced stiff opposition from Nebraska landowners and environmentalists, many of them worried about potential damage to the state’s massive Ogallala water aquifer and fragile Sand Hills region. In response, the company had moved the pipeline’s path farther east. But even that route faced resistance.

Biden’s cancellation of the Keystone XL project has fuelled adverse reactions. The defenders of the oil industry fear that more decisions like this are coming, with Biden possibly revoking more pipeline permits and putting new limits on drilling. The oil and gas industries employ nearly 1.5 million Americans, with another 185,000 coal jobs. Those jobs pay better than average and are the best source of employment in depressed regions like Appalachia and parts of the south. Joe Biden will have to be careful; some of those jobs are in politically important swing states such as Ohio and Pennsylvania that will determine future presidential elections.

Biden contends that shifting from carbon to green energy could create more good-paying jobs than the U.S. would have otherwise.. If Biden policies effectively kill one sector of the economy while building another with fewer jobs, it will produce deep opposition in parts of the country, and in Congress.

As the carbon sector declines, one idea is to locate new jobs in wind, solar, smart grids and maybe nuclear power in the same areas where oil and gas jobs are disappearing. That would be a good idea, but in some cases it won’t be possible as wind turbines and solar panels don’t work everywhere. Biden has much bigger plans in store, and he can get some Republican support in Congress if he can convince those legislators his green-energy policies will benefit their own constituents.

Source: Yahoo News.

Tracé de l’oléoduc Keystone XL (Source : Wikipedia)

La dernière glace de mer // The last sea ice

Quand on regarde des photos de l’Arctique prises depuis l’espace, on remarque de belles structures en forme d’arches sculptées dans la glace de mer. Elles se forment dans un chenal étroit, le Détroit de Nares, qui sépare l’archipel canadien du Groenland.

Lorsque ces amas de glace descendent vers le sud en empruntant ce passage étroit, ils entrent en collision avec le littoral et forment un barrage qui joue un rôle de verrou. En effet, les contraintes se trouvent réparties tout au long de cette arche de glace et cela la rend très stable.

Au cours des dernières années, ces structures en forme d’arche ont perdu de leur force avec le réchauffement du climat dans l’Arctique. Elles se sont amincies, ce qui n’est pas une bonne nouvelle pour la conservation de toute la glace de mer dans la région sur le long terme.

Juste au nord du Détroit de Nares se trouve la Mer de Lincoln, qui héberge certaines des glaces de mer les plus anciennes et les plus épaisses de l’Océan Arctique. Cette glace est censée être la dernière à disparaître au moment où, comme le prédisent les modèles informatiques, l’Arctique deviendra libre de glace pendant les mois d’été au cours de ce siècle.

Cette très vieille glace peut disparaître de deux manières: elle peut fondre sur place suite à la hausse des températures, ou bien elle peut s’échapper dans l’océan. C’est ce qui se passe dans le Détroit de Nares. Les arches de glace qui se trouvent dans ce chenal de 40 km de large agissent comme une sorte de soupape sur l’amas de glace de mer qui est poussé hors de l’Arctique par les courants et les vents. Lorsqu’elles sont bien ancrées, généralement à partir du mois de janvier, les arches font obstacle au passage de la glace, même si une partie de la glace de mer arrive à s’échapper de l’Arctique via le Détroit de Fram, entre l’est du Groenland et le Svalbard.

Le problème est que les images satellites montrent que ces arches de glace deviennent des barrières moins robustes. Elles se forment pendant des périodes plus courtes, alors que la quantité de glace en passe d’emprunter le Détroit de Nares augmente de plus en plus.

La durée de vie moyenne des arches de glace diminue d’environ une semaine chaque année. Elles se maintenaient pendant 200 à 250 jours alors que maintenant elles résistent pendant 100 à 150 jours. Entre la fin des années 1990 et le début des années 2000, environ 42 000 kilomètres carrés de glace ont disparu chaque année dans le Détroit de Nares, et cette disparition atteint aujourd’hui 86 000 km2.

Les glaciologues expliquent qu’il faudrait que la plus vieille glace de l’Arctique persiste le plus longtemps possible. Si les objectifs de l’Accord de Paris sur le climat peuvent être atteints et si le réchauffement climatique peut être réduit, voire inversé, à ce moment là, la très vieille glace, très épaisse, retenue au nord du Canada et du Groenland pourra «ensemencer» la glace de mer nouvellement formée. De plus, la zone de glace la plus ancienne et la plus épaisse pourra servir de refuge aux espèces comme les ours polaires, les morses et les phoques qui dépendent de la glace de mer flottante pour leur mode de vie.

Ce qui inquiète les scientifiques, c’est que cette dernière zone de glace pourrait ne pas se maintenir en place très longtemps. Si cette glace âgée de cinq, six, voire 10 ans; vient à disparaître, il lui faudra beaucoup de temps pour se reconstituer, même si la planète parvient finalement à se refroidir.

Source: BBC, Nature Communications.

——————————————–

If you observe images of the Arctic as seen from from space, you can see some beautiful arch-like structures sculpted out of sea-ice. They form in a narrow channel called Nares Strait, which divides the Canadian archipelago from Greenland.

As ice floes funnel southward down this narrow passage, they collide with the coastline to form a dam, and then everything comes to a standstill. Indeed, the stress is distributed all along the arch and this makes it very stable.

Over the past years, these arch-like structures have been weakened in the warming Arctic climate. They are thinning and losing their strength, and this is not good news for the long-term retention of all sea-ice in the region.

Directly to the north of Nares Strait is the Lincoln Sea which harbours some of the oldest, thickest sea ice in the Arctic Ocean. This ice is supposed to be the last to disappear when, as computer models predict, the Arctic becomes ice-free during summer months sometime this century.

This very old ice can disappear in two ways: It can be melted in place in the rising temperatures or it can be exported. It is this second mode that is taking place in Nares Strait.

The 40-km-wide channel’s arches act as a kind of valve on the amount of sea-ice that can be pushed out of the Arctic by currents and winds. When they are stuck solidly in place, usually from January onwards, the arches shut off all transport although some of the sea-ice can still be exported from the Arctic via the Fram Strait between eastern Greenland and Svalbard.

The problem is that satellite images are showing that these structures are becoming less reliable barriers. They are forming for shorter periods of time, and the amount of ice allowed to pass through the Nares Strait is therefore increasing as a consequence.

The average duration of the ice arches is decreasing by about a week every year. They used to last for 250-200 days and now they last for 150-100 days. In the late 1990s to early 2000s, about 42,000 square kilometres of ice disappeared every year through Nares Strait; and it has now doubled:to 86,000 sq km.

Glaciologists say we need to hang on to the oldest ice in the Arctic for as long as possible.

If the world manages to implement the ambition of the Paris climate agreement and global warming can be curtailed and reversed, then it is the thickest ice retained along the top of Canada and Greenland that will « seed » the rebound in the frozen floes. Moreover, the area of oldest, thickest ice is going to be an important refuge for the species like polar bears, walruses and seals that depend on the floating floes for their way of life.

What worries scientists is that this last ice area may not last for long. This is ice that is five, six, even 10 years old; so if it disappears, it will take a long time to replenish even if the planet eventually manages to get cooler.

Source : The BBC, Nature Communications.

Formation et rupture d’une arche de glace dans le Détroit de Nares vues depuis l’espace (Source : Copernicus)

Le réchauffement climatique plus inquiétant que la Covid-19 // Global warming wore worrisome than Covid-19

La Croix-Rouge vient le lancer un message d’alerte relayé par de nombreux médias. L’association d’aide humanitaire explique, preuves à l’appui, que le réchauffement climatique est une catastrophe « de plus grande ampleur » que la crise sanitaire provoquée par le coronavirus.

La Croix-Rouge explique que les nouveaux vaccins permettront probablement de nous mettre à l’abri de la pandémie. En revanche, il n’existe aucune protection de ce genre contre les effets du réchauffement climatique. La seule solution pour y mettre fin est de s’attaquer à ses causes.

Le changement climatique n’attend pas que la Covid-19 soit maîtrisée pour continuer à emporter des vies. La multiplication des catastrophes naturelles devrait nous alerter ; pourtant rien n’est fait. Selon l’organisation basée à Genève, plus de 100 catastrophes ont eu lieu entre les mois de mars – début de la pandémie  – et septembre, et plus de 50 millions de personnes ont été touchées. En matière de vies humaines, le changement climatique aura un impact beaucoup plus important à moyen et long terme. La Covid-19 a fait au moins 1,3 million de morts depuis la fin de l’année 2019, mais les nouveaux vaccins devraient empêcher le mal de se propager dans les prochains mois. Rien de tel n’existe pour se prémunir contre les effets du réchauffement climatique. Selon le président de la Croix-Rouge, il faudra une action et des investissements beaucoup plus durables pour réellement protéger la vie humaine sur cette Terre.

Comme je l‘ai fait remarquer à plusieurs reprises, la fréquence et l’intensité des phénomènes climatologiques augmentent considérablement, avec davantage de tempêtes de catégorie 4 ou 5, davantage de vagues de chaleur battant des records de températures et davantage de fortes pluies, même en France comme le prouve les intenses épisodes cévennols et la catastrophe qui a frappé la vallée de la Vésubie. Rien qu’en 2019, il y a eu 308 catastrophes déclenchées par des aléas naturels ; ils ont fait quelque 24 400 victimes dans le monde. 77% étaient des catastrophes climatiques ou météorologiques. Le nombre des catastrophes climatiques et météorologiques augmente depuis les années 1960, et a progressé de près de 35% depuis les années 1990. Ce sont des chiffres parlants, mais qui ne semblent pas émouvoir les sphères gouvernementales. Pourtant, la proportion des catastrophes attribuables à des phénomènes climatiques et météorologiques extrêmes a, elle aussi, nettement augmenté pendant cette période, passant de 76% dans les années 2000 à 83% dans les années 2010.

D’autres chiffres confirment la gravité de la situation. Les catastrophes provoquées par des phénomènes météorologiques et climatiques extrêmes ont tué plus de 410 000 personnes ces dix dernières années, en grande majorité dans des pays à revenu faible. Les vagues de chaleur, suivies des tempêtes, ont été les plus meurtrières.

La Croix-Rouge estime que quelque 50 milliards de dollars seraient nécessaires chaque année pour subvenir aux besoins d’une cinquantaine de pays en voie de développement et leur permettre de faire face aux conséquence du réchauffement climatique. Beaucoup trop de pays hautement vulnérables au changement climatique sont laissés pour compte et ne reçoivent qu’une aide relativement modeste. Des pays comme la Somalie ne figurent pas parmi les vingt principaux récipiendaires par personne des financements au titre de l’adaptation aux changements climatiques.

Source : La Croix-Rouge, les médias français.

———————————————-

The Red Cross has just sent an alert message relayed by many media. The humanitarian aid association explains, with supporting evidence, that global warming is a disaster « on a larger scale » than the health crisis caused by the coronavirus.

The Red Cross says that the new vaccines will probably help protect us from the pandemic. However, there does not exist any such protection against the effects of global warming. The only way to end it is to tackle its causes.

Climate change does not wait for Covid-19 to be brought under control to continue taking lives. The proliferation of natural disasters should alert us; yet nothing is done. According to the Geneva-based organization, more than 100 disasters occurred between March – the start of the pandemic – and September, and more than 50 million people were affected. In terms of human lives, climate change will have a much greater impact in the medium and long term. Covid-19 has killed at least 1.3 million people since the end of 2019, but the new vaccines should prevent the disease from spreading in the coming months. Nothing like this exists to guard against the effects of global warming. According to the president of the Red Cross, it will take much longer action and investment to truly protect human life on this Earth.

As I have pointed out on several occasions, the frequency and intensity of weather phenomena is increasing dramatically, with more category 4 or 5 hurricanes, more heat waves breaking temperature records and more heavy rains, even in France as evidenced by the intense episodes of the Cevennes and the disaster that struck the Vésubie valley. In 2019 alone, there were 308 disasters triggered by natural hazards; they claimed some 24,400 victims worldwide. 77% were climatic or meteorological disasters. The number of climatic and meteorological disasters has increased since the 1960s, and has increased by almost 35% since the 1990s. These are strong figures, but they do not seem to move the governments. However, the proportion of disasters attributable to extreme climatic and meteorological events also increased markedly during this period. going from 76% in the 2000s to 83% in the 2010s.

Other figures confirm the gravity of the situation. Disasters caused by extreme weather and climate events have killed more than 410,000 people over the past decade, the vast majority in low-income countries. Heat waves, followed by storms, were the deadliest.

The Red Cross estimates that some 50 billion dollars would be needed each year to meet the needs of some 50 developing countries and enable them to cope with the consequences of global warming. Far too many countries highly vulnerable to climate change are left behind and receive relatively little aid. Countries like Somalia are not among the top 20 per capita recipients of climate change adaptation funding.

Source: La Croix-Rouge, French media.

L’ouragan Iota à l’approche de l’Amérique Centrale le 17 novembre 2020 (Source: NASA)

Chaleur du noyau terrestre et fonte de l’Arctique // Earth’s core heat and Arctic melting

L’accumulation de gaz à effet de serre reste la cause principale de la fonte de la banquise et des glaciers dans le monde. A côté de cette théorie aujourd’hui largement acceptée par le monde scientifique, certains chercheurs expliquent que la fonte accélérée des glaces en Arctique serait amplifiée par d’autres phénomènes.

Ces scientifiques ont découvert la présence sous le Groenland d’un panache mantellique issu des profondeurs de notre planète. Ce panache aurait pour effet de faire fondre la glace par en dessous. Leur travail a été publié dans le Journal of Geophysical Research.

Il existe de nombreuses preuves de l’activité géothermique dans l’Arctique. Il suffit de se tourner vers l’Islande pour s’en rendre compte. La source de chaleur dans ce pays est  due à la présence d’un point chaud venant se juxtaposer à un phénomène tectonique d’accrétion. Ce point chaud conditionne également l’activité volcanique. On sait que les volcans constituent généralement le point de sortie des panaches mantelliques.

Pas très loin de l’Islande, l’archipel norvégien du Svalbard est considéré comme une zone géothermique où un flux de chaleur élevé réchauffe les eaux souterraines.

Toutefois, le rôle joué par la chaleur souterraine dans la fonte de la glace arctique a été très peu exploré jusqu’à maintenant.

Aujourd’hui, les chercheurs de l’université japonaise de Tohoku pensent que ces différentes sources de chaleur dans l’Arctique ont une origine commune : le panache du Groenland. Ils ont observé que le panache provient de la limite entre le noyau et le manteau terrestres, jusqu’à la zone de transition du manteau sous le Groenland. (La zone de transition du manteau se situe entre 410 et 660 kilomètres de profondeur). Les chercheurs ont remarqué que le panache du Groenland présente deux autres branches dans le manteau inférieur qui alimentent d’autres panaches dans la région. Cela fournit notamment de la chaleur à l’Islande et Jan Mayen, mais aussi à la zone géothermique du Svalbard.

Dans le cadre de leur étude, les chercheurs japonais se sont appuyés sur la vitesse de déplacement des ondes sismiques entre la croûte et l’intégralité du manteau sous ces régions. La tomographie sismique est une technologie semblable au scanner utilisé sur l’homme dans les hôpitaux. Elle permet de créer des modèles en trois dimensions qui révèlent la structure à grande échelle du manteau terrestre.

Les chercheurs japonais ont  installé des sismographes sur la calotte glaciaire du Groenland dans le cadre du réseau de surveillance de la calotte glaciaire du Groenland (Greenland Ice Sheet Monitoring Network). Mis en place en 2009, ce projet réunit des chercheurs de 11 pays.

Source : Regard sur l’Arctique.

—————————————————

The accumulation of greenhouse gases remains the main cause of the melting of sea ice and glaciers around the world. Alongside this theory, which is now widely accepted by the scientific world, some researchers explain that the accelerated melting of ice in the Arctic is amplified by other phenomena.

These scientists have discovered the presence under Greenland of a mantle plume from the depths of our planet. This plume may melt the ice from below. Their work has been published in the Journal of Geophysical Research.

There is ample evidence of geothermal activity in the Arctic. One just needs to look to Iceland to realize this. The heat source in this country is due to the presence of a hot spot juxtaposed with a tectonic accretion phenomenon. This hot spot also conditions volcanic activity. We know that volcanoes generally constitute the exit point for mantle plumes.

Not far from Iceland, the Norwegian archipelago of Svalbard is considered a geothermal area where a high heat flux heats the groundwater. However, the role of subterranean heat in melting Arctic ice has been little explored to date.

Today, researchers at Tohoku University (Japan) believe that these different heat sources in the Arctic have a common origin: the Greenland plume. They observed that the plume originates from the boundary between the Earth’s core and mantle, to the mantle transition zone below Greenland. (The mantle transition zone is between 410 and 660 kilometres deep). The researchers noted that the Greenland plume has two other branches in the lower mantle that feed other plumes in the region. This notably provides heat to Iceland and Jan Mayen, but also to the Svalbard geothermal area.

In their study, the Japanese researchers relied on the velocity of seismic waves between the crust and the entire mantle beneath these regions. Seismic tomography is similar to the scanner technology used on humans in hospitals. It enables the creation of three-dimensional models that reveal the large-scale structure of the Earth’s mantle.

Japanese researchers have installed seismographs on the Greenland ice sheet as part of the Greenland Ice Sheet Monitoring Network. Set up in 2009, this project brings together researchers from 11 countries.

Source: Regard sur l’Arctique.