2021 : Rapport très inquiétant de la NOAA sur le climat // 2021 : NOAA’s very worrying Climate Report

Dans le Rapport de la National Oceanic and Atmospheric Administration (NOAA) sur l’état du climat publié le 31 août 2022, on peut lire que le réchauffement climatique a continué de s’aggraver en 2021, avec de nouveaux records pour les concentrations de gaz à effet de serre dans l’atmosphère; cela a contribué à faire s’élever à des niveaux record le niveau de la mer et la teneur en chaleur des océans. Le rapport a été alimenté par les recherches de plus de 530 scientifiques de plus de 60 pays. Les chercheurs ont analysé les données de 2021 et ont proposé ce qu’ils appellent « la mise à jour la plus complète des indicateurs climatiques de la Terre ».
Selon le rapport, il existe de plus en plus de preuves scientifiques irréfutables que le réchauffement climatique a des impacts à;l’échelle de la planète et ne montre aucun signe de ralentissement. Avec de nombreuses zones habitées touchées par des inondations millénaires, une sécheresse exceptionnelle et une vague de chaleur historique en 2021, il est clair que la crise climatique n’est pas une menace pour le futur, mais un phénomène auquel nous devons faire face aujourd’hui.
Parmi les conclusions du nouveau rapport, il est indiqué que la combustion de combustibles fossiles continue d’aggraver l’effet de serre. Les principales concentrations atmosphériques de gaz à effet de serre – dioxyde de carbone, méthane et protoxyde d’azote – ont chacune continué d’augmenter et atteint de nouveaux records en 2021.
Bien que 2021 n’ait pas été l’année la plus chaude jamais enregistrée, elle se classe au sixième rang des plus chaudes de l’histoire. Il convient de noter que les sept années les plus chaudes figurent toutes parmi les sept dernières années.
La température de l’océan a établi un nouveau record en 2021. Cela est dû au fait que l’océan emmagasine l’essentiel de l’énergie excédentaire piégée dans le système terrestre par les gaz à effet de serre et d’autres facteurs. Le contenu thermique global de l’océan, mesuré depuis sa surface jusqu’à une profondeur de plus de 1 800 m, a continué d’augmenter et a atteint de nouveaux records en 2021.
La quantité de réchauffement déjà présente sur la planète à cause de la combustion de combustibles fossiles est tenue responsable de la fonte de la calotte glaciaire du Groenland qui entraînera près de 30 centimètres d’élévation du niveau de la mer d’ici 2100, selon une étude publiée le 27 août 2022 dans la revue Nature Climate Change.
Le niveau de la mer a déjà commencé à monter, à raison en moyenne de 25 centimètres depuis 1880, selon les données de la NOAA. Le plus inquiétant est la vitesse de cette augmentation. Au cours des 25 dernières années, le niveau de la mer s’est élevé en moyenne de 7,5 centimètres. Le nouveau rapport de la NOAA montre que cette accélération ne ralentit pas.
Pour la 10ème année consécutive, le niveau moyen de la mer dans le monde a atteint un nouveau record en 2021 et était supérieur d’environ 97,0 mm à la moyenne de 1993, année qui marque le début des mesures par satellite.
L’élévation du niveau de la mer a été en grande partie causée par la fonte de la banquise arctique et antarctique. Une étude menée par des chercheurs de l’Institut météorologique finlandais et publiée en août dans la revue Communications Earth & Environment a révélé qu’au cours des 43 dernières années, l’Arctique s’est réchauffé à un rythme 3,8 fois plus rapide que la moyenne mondiale.
Le rapport de la NOAA note que 2021 a été l’année la plus froide dans l’Arctique depuis 2013, bien qu’elle soit la 13ème année la plus chaude jamais enregistrée. Cette moyenne, ainsi que plusieurs épisodes de chaleur extrême, ont suffi à faire monter le niveau de la mer.
Lors d’une vague de chaleur sévère dans l’ouest de l’Amérique du Nord, une température de 39,9 °C a été enregistrée le 30 juin à Fort Smith, dans les Territoires du Nord-Ouest, au Canada. Il s’agit de la température la plus élevée jamais enregistrée au-dessus de 60 degrés de latitude nord. De plus, un événement de fonte généralisée sur la calotte glaciaire du Groenland le 14 août 2021 a coïncidé avec les premières chutes de pluie observées en 33 ans à la station Summit – dans la zone sommitale de l’île – à plus de 3 200 mètres) d’altitude.
Source : NOAA.

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In NOAA’s State of the Climate report released on August 31st, 2022, one can read that climate change continued to worsen in 2021, setting new records for greenhouse gas concentrations in the atmosphere that helped push sea levels and ocean heat content to record highs. The report was supported by research from more than 530 scientists from over 60 countries. The researchers analyzed 2021 data to offer what it calls “the most comprehensive update on Earth’s climate indicators.”

According to the report, there is more and more compelling scientific evidence that climate change has global impacts and shows no sign of slowing, With many communities hit with 1,000-year floods, exceptional drought and historic heat in 2021, it shows that the climate crisis is not a future threat but something we must address today.

Among the findings in the new report are that the burning of fossil fuels continues to worsen the so-called greenhouse effect. The major atmospheric greenhouse gas concentrations – carbon dioxide, methane and nitrous oxide – each rose once again to new record highs during 2021.

While 2021 was not the warmest year on record, it ranked as the sixth hottest in recorded history. It should be noted that the seven warmest years have all occurred in the last seven years.

Ocean temperatures set a new record in 2021. This is due to the fact that the ocean sequesters the vast majority of the excess energy trapped in the Earth’s system by greenhouse gases and other factors. Global ocean heat content, measured from the ocean’s surface to a depth of more than 1,800 m, continued to increase and reached new record highs in 2021.

The amount of warming already unleashed on the planet thanks to the burning of fossil fuels has been held resposibble for the precipitous melting of the Greenland ice sheet that will result in nearly 30 centimeters of sea level rise by 2100, according to a study published on August 27th, 2022 in Nature Climate Change.

Sea levels have already begun rising, creeping up an average of 25 centimeters since 1880, according to data from NOAA. Most worrisome is the rate of rise. In the past 25 years, the seas have risen an average of 7.5 centimeters. The new NOAA report shows that this accelerated trajectory is not slowing.

For the 10th consecutive year, global average sea level rose to a new record high and was about 97.0 mm higher than the 1993 average, the year that marks the beginning of the satellite measurement record.

Sea level rise has largely been caused by the melting of Arctic and Antarctic sea ice. A study undertaken by researchers with the Finnish Meteorological Institute and published in August in the journal Communications Earth & Environment found that over the last 43 years, the Arctic has been warming at a rate 3.8 times faster than the global average.

NOAA’s report notes that 2021 was the coolest year for the Arctic since 2013, though it still ranked as the 13th warmest year on record. That average, as well as several extreme heat events, was enough to help push sea level rise higher.

During a massive heat wave in western North America, a temperature of 39.9°C was recorded on June 30th at Fort Smith, Northwest Territories, Canada. This was the highest temperature ever recorded above 60 degrees North latitude. Moreover, a widespread melting event on the Greenland Ice Sheet on August 14th, 2021 coincided with the first observed rainfall in the 33-year record at the Summit Station, which sits at more than 3,200 meters) above sea level.

Source: NOAA.

 

La Courbe de Keeling montre qu’en un an, les concentrations de CO2 dans l’atmosphère sont passées de 413 ppm à 416 ppm, ce qui est considérable (Source: Scripps Institution of Oceanography)

Stations météorologiques sur l’Everest // Weather stations on Mt Everest

Dans une note publiée le 28 décembre 2020, j’ai confirmé ce que j’écrivais dans des articles précédents : bien qu’étant la plus haute montagne du monde, l’Everest (8 848,86 m) subit les effets du changement climatique.
Pour en savoir plus sur l’Everest, une expédition a été organisée en 2019 par la National Geographic Society. Elle comprenait 34 scientifiques dont la mission était de collecter des données glaciologiques et météorologiques en installant les stations météorologiques à très haute altitude.
En mai 2022, une nouvelle expédition scientifique sous l’égide de la National Geographic Society, avec des climatologues et des sherpas, a installé avec succès la « station météorologique la plus haute du monde » à une altitude de 8 830 m sur l’Everest. Elle a été arrimée sur un replat battu par les vents, sur l’arête SE de la montagne. Détruite par les tempêtes, l’ancienne station du Balcon a cessé d’émettre le 20 janvier 2020, après avoir fourni pendant 7 mois des données très intéressantes.
La nouvelle station de surveillance météorologique automatique, alimentée par des panneaux solaires, est prévue pour mesurer la température de l’air, la vitesse et la direction du vent, la pression atmosphérique, le changement de la hauteur de la surface de la neige, ainsi que le rayonnement à ondes courtes et à ondes longues.
Cinq stations météorologiques automatiques avaient été installées lors de l’expédition d’avril/mai 2019 sur l’Everest. Ces stations avaient été installées dans la zone du Balcon (8 430 m), du Col Sud – South Col – (7 945 m), Camp II (6 464 m), Camp de base de l’Everest (5 315 m) et Phortse (3 810 m). Comme indiqué plus haut, détruite par les éléments, la station du Balcon a cessé de fonctionner quelques mois après son installation, tandis que la station du Col Sud n’a pas fourni de données espérées, victime d’une rafale à 240 km/h.
En 2022, l’équipe scientifique a installé la station météo à 8 830 m et a effectué la maintenance d’autres stations, dont celle de South Col. Il convient de noter que quelques membres de l’expédition, dont des climatologues, ont effectué l’ascension complète de l’Everest lors de l’installation de la station météo. .
Dans le même temps, une expédition chinoise a également installé une station de surveillance météorologique automatique à une altitude de plus de 8 800 mètres sur l’Everest sur le versant nord. Selon les médias chinois, la Chine compte huit stations installées à 5 200 mètres et à 8 800 mètres sur l’Everest; quatre d’entre elles dépassent 7 000 mètres à 7 028 mètres, 7 790 mètres, 8 300 mètres et 8 800 mètres.
Selon les Chinois, il est préférable d’installer une station météo à 8 800 mètres au lieu de 8 848 mètres car la neige et la glace au sommet ne conviennent pas pour arrimer du matériel. Pour cette raison, la station météo a été construite sur un socle rocheux à environ 8 800 mètres.
Les scientifiques américains analysent les données satellitaires pour s’assurer qu’une station météo automatique chinoise a bien été installée à 8 800 m. La confiance règne.. No comment !
Source : The Times of India, National Geographic.

On peut lire le récit de la dernière expédition sur l’Everest dans le numéro de septembre 2022 du National Geopraphic France.

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In a post published on December 28th, 2020, I confirmed what I wrote in previous posts : although being the highest mountain in the world, Mt Everest (8,848.86 m) undergoes the effects of climate change.

To learn more about Mt Everest, an expedition was set up in 2019 by the National Geographic Society. It included 34 scientists whose mission was to collect glaciological and meteorological data by installing the highest weather stations in the world.

In May 2022, a new scientific expedition from the National Geographic Society including climate scientists ansd sherpas successfully installed the « world’s highest weather station » at an altitude of 8,830m on Mt Everest.

The automatic weather monitoring station powered by solar panels is expected to measure the air temperature, wind speed and direction, air pressure, change in surface height of snow, as well as shortwave and long wave radiation.

Five automatic weather stations had been installed during the April/May expedition of 2019. Weather stations had been set up at the Balcony area (8,430 m), South Col (7,945 m), Camp II (6,464 m), Everest Base Camp (5,315 m), and Phortse (3,810 m). The Balcony station had collapsed a few months after its installation, whereas the South Col station has not provided data as expected.

The 2022 team installed the weather station at 8,830m and carried out maintenance on other stations, including a station at South Col. It should be noted that a few members of the expedition, including climate scientists, also scaled Mt Everest while installing the weather station.

Meanwhile, a Chinese expedition also installed an automatic meteorological monitoring station at an altitude of over 8,800 metres on Mt Everest from the northern side. According to Chinese media, China has eight stations set up from 5,200 metres to 8,800 metres on Mt Everest, with four stations exceeding 7,000 metres at 7,028 metres, 7,790 metres, 8,300 metres, and 8,800 metres.

According to the Chinese, the reason for installing a weather station at 8,800 metres instead of 8,848 metres is that the snow and ice on the summit are not suitable for fixing equipment. For this reason, the weather station was built on a bedrock around 8,800 metres.

American scientists are evaluating satellite data to ascertain whether the Chinese claim of an AWS at 8,800m is true… No comment!

Source: The Times of India, National Geographic.

Crédit photo: Wikipedia

Jour de la Terre : les volcans et notre environnement // Earth Day : volcanoes and our environment

Ces derniers jours en France, tous les bulletins d’information étaient focalisés sur l’élection présidentielle. Les médias ont laissé de côté la pandémie de Covid-19, et pas un mot n’a été prononcé sur le Jour de la Terre – Earth Day – le 22 avril. Comme je l’ai écrit précédemment, personne ne se soucie du sort de notre planète. Le Jour de la Terre a été créé le 22 avril 1970 pour sensibiliser le public aux effets nocifs de l’industrialisation sur l’environnement.
Dans son dernier article Volcano Watch, l’Observatoire des Volcans d’Hawaii (HVO) explique que la participation au Jour de la Terre peut se limiter à une démarche très simple comme éteindre la lumière en sortant d’une pièce. Pour nombreuses personnes – au moins aux Etats Unis – c’est une occasion de se renseigner sa propre empreinte carbone. C’est également le bon moment pour réfléchir à l’influence des événements naturels sur notre environnement.
Par exemple, on sait que la végétation disparaît sur les pentes d’un volcan juste après une éruption. Lors d’une puissante éruption, la flore et la faune sont détruites par la cendre, les gaz volcaniques, la lave ou même les lahars. Le paysage ainsi bouleversé semble inhospitalier au début, mais au bout d’un certain temps, les dépôts volcaniques se décomposent et libèrent des nutriments sur lesquels les plantes se développent. Dans la partie orientale de l’île d’Hawaii, exposée au vent et à l’humidité, les importantes précipitations accélèrent la croissance des plantes. En conséquence, la région peut passer d’une coulée de lave stérile à une forêt tropicale florissante en moins de 150 ans.
L’influence volcanique ne se limite pas à la surface du sol à proximité du volcan. Les panaches de cendres provenant de grandes éruptions peuvent bloquer temporairement le soleil, transformant le jour le plus clair en nuit la plus sombre. L’obscurité peut durer de quelques heures à quelques jours, jusqu’au moment où les particules de cendres sont redescendues à la surface de la Terre. Cependant, les plus petites particules restent en suspension dans la haute atmosphère et sont transportées par les vents sur des milliers de kilomètres. Ces particules sont des milliards de minuscules miroirs qui renvoient le rayonnement solaire dans l’espace. De la même façon, le SO2 se mélange aux gouttelettes d’eau dans l’atmosphère et bloque lui aussi le rayonnement solaire.

De grandes éruptions volcaniques peuvent bloquer le rayonnement solaire au point d’affecter brièvement le climat. Par exemple, l’éruption du Krakatau en Indonésie en 1883 a plongé la région dans l’obscurité totale pendant deux jours et demi et a fait baisser la température de la planète pendant cinq ans. L’éruption encore plus importante du Tambora en 1815 a provoqué «l’année sans été» en Europe et l’Amérique du Nord. Cependant, le refroidissement global généré par les éruptions volcaniques n’est que temporaire et n’est pas une solution à la crise du réchauffement climatique que connaît notre planète.
Les volcans émettent également des gaz à effet de serre dans l’atmosphère, mais une seule éruption n’entraîne pas une hausse significative des températures à l’échelle de la planète. Une telle hausse a été observée il y a des millions d’années lorsque des événements volcaniques à grande échelle comme les Trapps de Sibérie ont duré des millions d’années et ont produit d’énormes quantités de lave à travers cette région. Ces éruptions ont produit des champs de lave constitués de nombreuses et vastes coulées de lave qui se sont empilées les unes sur les autres. L’éruption desTrapps de Sibérie a provoqué le plus grand événement d’extinction de masse jamais observé sur Terre. Les gaz volcaniques ont largement contribué à l’événement d’extinction, mais le magma a également mis le feu à d’énormes gisements de charbon souterrains qui ont libéré de grandes quantités de dioxyde de carbone (CO2) et d’autres gaz à effet de serre.
Aujourd’hui, les activités humaines produisent chaque année 100 fois plus d’émissions de gaz à effet de serre que les volcans de la planète. En d’autres termes, le Mont St. Helens devrait entrer en éruption plus de 3 500 fois par an pour atteindre les émissions anthropiques de CO2. Les volcans influencent notre environnement local et le climat mondial, mais il ne faut pas compter sur eux pour résoudre nos problèmes climatiques actuels.
Source : Surveillance des volcans, USGS, HVO.

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These last days in France , all the news bulletins were focused on the presidential election. The media left aside the Covid-19 pandemic, and not a word was pronounced about Earth Day which as supposed to be celebrated on April 22nd. As I put id before, nobody cares about the fate of our planet. Earth Day was first established on April 22, 1970, to raise awareness of some of the harmful effects industrialization was having on the environment.

In its latest Volcano Watch article, HVO explains that participating in Earth Day can be as simple as remembering to turn off the light when you leave a room. Many people use Earth Day as an opportunity to educate themselves on their own personal carbon footprint It is also the right moment to think about how natural events influence environmental change.

For example, vegetation disappears on the slopes of a volcano, following an eruption. Depending on the scale of the eruption, the surrounding flora and fauna have probably been devastated by some combination of ash, volcanic gas, lava, or lahars. The resulting landscape seems inhospitable at first, but over time the volcanic deposits break down and release nutrients on which plants thrive. On the windward and wet east side of the Island of Hawaii, the substantial rainfall drives faster rates of plant growth, meaning the region can go from a barren and young lava flow to a thriving rainforest in under 150 years!

Volcanic influence is not limited to the nearby ground surface. Ash plumes from large explosive eruptions can temporarily block out the sun, turning the clearest day into the darkest night. The darkness can last from hours to days, or until most of the ash particles make their way back down to Earth’s surface. However, the smallest particles remain suspended high in the atmosphere, carried by wind currents for thousands of kilometers. These particles are trillions of tiny mirrors reflecting solar radiation back into space. SO2 combines with water droplets in the atmosphere and blocks solar radiation in the same way. Large volcanic eruptions can block so much solar radiation in this way that they briefly impact the climate. For instance, the 1883 eruption of Krakatoa in Indonesia plunged the region into total darkness for two and a half days and lowered global temperature for five years. An even larger eruption from Mount Tambora in 1815 resulted in “the year without summer” across Europe and North America. However, global cooling brought on by volcanic eruptions is only temporary and is not a solution to the current climate change crisis our planet is currently experiencing.

Volcanoes also regularly emit greenhouse gases into the atmosphere, but we will not notice any significant rise in global temperatures due to a single volcanic eruption. For that, have to look back millions of years ago when volcanic events occurred, creating the Siberian Traps, for example. These were large-scale eruptions that spanned millions of years and spewed enormous amounts of lava across Siberia. They produced lava fields made up of numerous and extensive lava flows stacked on one another. The Siberian Traps eruption caused the largest identified mass extinction event on Earth. Emissions of volcanic gases were a major contribution to the extinction event, but the magma also ignited huge underground coal deposits that released vast amounts of carbon dioxide (CO2) and other greenhouse gases.

Today, human activities annually produce more than 100 times the greenhouse gas emissions than global volcanism. In other words, Mount St. Helens would have to erupt over 3,500 times a year to match human CO2 emissions. Volcanoes influence our local environment and global climate, but we should not rely on them to solve our current climate woes.

Source: Volcano Watch, USGS, HVO.

 

Les sabres d’argent dans le cratère Haleakala (Maui), les épilobes sur les flancs du Mont St. Helens (Etat de Washington) ; les arbustes d’‘ŏhi‘a lehua sur la lave du Kīlauea (Hawaii) sont des exemples de la rapidité avec laquelle la végétation réapparaît après une éruption volcanique (Photos : C. Grandpey) .

Nouvelle alerte climatique // New climate warning

Selon une nouvelle étude, publiée le 1er février 2022 dans les Proceedings de l’Académie Nationale des Sciences, le monde court un risque de plus en plus important de devoir faire face à des événements météorologiques extrêmes. Pour arriver à cette conclusion, les auteurs de l’étude ont analysé comment l’augmentation de la température de surface de la Terre modifiera à la fois l’humidité et une partie de l’énergie contenue dans l’atmosphère.
Des chercheurs originaires de Chine et des États-Unis expliquent qu’à mesure que les températures de la planète augmentent, l’humidité et l’énergie contenue dans l’atmosphère le font encore plus rapidement. L’augmentation de l’humidité et de l’énergie atmosphérique est fortement corrélée aux tendances montrées par les épisodes extrêmes de chaleur et de précipitations.
Le réchauffement de la surface de la Terre provoque une augmentation plus rapide de l’humidité car l’air chaud peut absorber plus de vapeur d’eau, tandis que le réchauffement des mers et des terres envoie plus d’eau dans l’atmosphère par évaporation.
On sait que des émissions non contrôlées de gaz à effet de serre pourraient entraîner jusqu’à 4,8°C de hausse des températures de surface d’ici 2100, mais l’étude nous apprend qu’une telle situation pourrait faire grimper la mesure intégrée jusqu’à 12°C d’ici 2100, par rapport à l’ère préindustrielle. Cela pourrait aboutir à une augmentation de 60 % des précipitations extrêmes, avec une augmentation de 40 % de l’énergie nécessaire à l’alimentation des tempêtes tropicales.
Dans le même temps, les épisodes de chaleur extrême pourraient devenir 14 à 30 fois plus fréquents en raison de la combinaison d’une chaleur et d’une humidité élevées. Cette combinaison meurtrière de chaleur et d’humidité ultra-élevées que l’on voit actuellement dans certaines parties de l’Inde, du Golfe Persique, de l’Amérique du Nord et de l’Europe, s’accentuera et deviendra encore plus meurtrière. L’étude qualifie une telle augmentation de « débilitante », en particulier pour les populations vulnérables qui n’ont pas accès à la climatisation.
C’est l’augmentation de l’humidité accompagnée de la hausse des températures qui transformera le changement climatique en une crise climatique d’ampleur mondiale. L’amplification de l’humidité qui va de pair avec le réchauffement deviendra plus prononcée à mesure que le climat se réchauffera car elle augmente de façon exponentielle avec la température.
Dans la conclusion de leur étude, les auteurs posent cette question: « Combien de preuves supplémentaires faudra-t-il pour démontrer que nous allons droit dans le mur si nous n’infléchissons pas la courbe des émissions de gaz à effet de serre?
Source : Yahoo Actualités.

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According to a new study, published on February 1st, 2022 in the Proceedings of the National Academy of Sciences, the world is at growing risk of extreme weather events. To come to this conclusion, the aauthors of the study analysed how increasing surface temperatures will alter both humidity and a measure of the energy contained in the atmosphere.

Researchers in China and the U.S. explain that as global temperatures climb, humidity and atmospheric energy do so even faster. The boost in humidity and atmospheric energy are strongly correlated with trends in extreme heat and precipitation events.

Surface warming is causing a faster increase in humidity, since warm air can hold more water vapor, and warming seas and land surfaces are giving up more water into the atmosphere through evaporation.

While unchecked emissions might bring up to 4.8°C of surface warming by 2100, the study finds it could cause the integrated measure to climb by up to 12°C by 2100, relative to the preindustrial era. This could yield up to a 60% increase in extreme precipitation, with a 40% increase in the energy to power tropical thunderstorms.

At the same time, heat extremes could become 14 to 30 times more frequent, due to the combination of high heat and humidity. The most lethal combinations of ultra-high heat and humidity, which are being seen now in parts of India, the Persian Gulf, North America and Europe, would get hotter and even more deadly. The study calls this increase « debilitating » especially for vulnerable populations that lack access to air conditioning.

It is the humidity increase accompanied by warming which makes climate changes into a climate crisis worldwide. The humidity amplification of the warming becomes more pronounced as the climate becomes warmer in the future because it increases exponentially with temperature.

In the conclusion of their study, the authros ask: « How much more evidence do we need to see that it’s going to be bad if we don’t bend the emissions curve downward?

Source: Yahoo News.

 

Anomalies thermiques à la surface de la Terre en 2021 (Source: NASA)