Le réchauffement climatique menace les communautés autochtones de l’Arctique // Climate change is a threat to Arctic native communities

Comme je l’ai écrit à maintes reprises, l’Arctique est en train de devenir l’une des principales victimes du réchauffement climatique. Le permafrost fond en libérant des gaz à effet de serre comme le dioxyde de carbone et le méthane ; de nouvelles voies de navigation s’ouvrent dans l’océan et des ressources minérales voient la lumière du jour.

Les éleveurs de rennes de l’Arctique – dans le nord de la Suède, de la Norvège, de la Finlande et le nord-ouest de la Russie – subissent de plein fouet la hausse des températures, comme le confirme un reportage diffusé par la chaîne France Info.

En Laponie, les Sami sont contraints de donner de la nourriture à leurs rennes, ce qu’ils n’avaient jamais fait par le passé. Le problème, c’est que le sol gèle avec des températures pouvant atteindre -40°C. Avec le réchauffement climatique, ces périodes froides alternent avec des périodes de redoux pendant lesquelles la couche de neige fond. Cette eau gèle à nouveau quand revient le grand froid et les rennes ne peuvent pas gratter sous cette glace pour trouver leur nourriture. Les animaux maigrissent, meurent de faim et beaucoup de femelles avortent. Cette année au Svalbard, 200 bêtes ont été victimes de la famine.A cause de ce problème, les Sami de Laponie sont obligés de regrouper les rennes dans des enclos pour les nourrir, avec les frais que cela suppose. Du jamais vu ! A cela s’ajoute la réduction de taille des pâturages à cause de l’industrie minière et forestière.

Les participants à la COP25 de Madrid semblent avoir ignoré totalement ces problèmes. De toute façon, la partie est probablement perdue d’avance. L’accord de Paris et sa tentative de limiter la hausse des températures à 1,5°C n’aura servi à rien. Dans le Grand Nord, la hausse des températures atteint déjà +2°C, voire +4°C par endroits.

Les peuples de l’Arctique qui se sont retrouvés lors d’un sommet organisé à Rovaniemi (Finlande) à la mi-novembre, craignent pour l’avenir de leurs modes de vie, l’élevage de rennes ou encore la pêche. Le changement climatique intervient si vite qu’ils n’ont pas le temps de s’adapter.

Il faut savoir que jusque dans les années 1960, les autorités ont essayé de dissuader les Sami de s’adonner à l’élevage des rennes ; leur langue et leur culture n’ont pas été reconnues. Ils sont aujourd’hui 70 000 Sami et 10% seulement élèvent des rennes. Ils tirent leurs ressources de la vente de la viande, des peaux et des bois dont la taille alimente un artisanat local.

Source : France Info.

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As I have put it many times, the Arctic is becoming one of the main victims of global warming. Permafrost is melting and releasing greenhouse gases such as carbon dioxide and methane; new shipping lanes are opening in the ocean and mineral resources see the light of day.
Arctic reindeer herders – in northern Sweden, Norway, Finland and northwestern Russia – are bearing the brunt of rising temperatures, according to a report released by the French radio France Info.
In Lapland, the Sami are forced to feed their reindeer, which they had never done in the past. The problem is that the ground freezes with temperatures up to -40°C. With global warming, these cold periods alternate with periods of mild weather during which the layer of snow melts. This water freezes again when the cold weather returns and the reindeer can not scratch under this ice to find their food. Animals lose weight, starve and many females abort. This year in Svalbard, 200 animals starved to death. Because of this problem, the Sami of Lapland are forced to gather the reindeer in pens to feed them, with the expenses that includes. Never seen before ! Added to this is the reduction in pasture size because of the mining and forestry industry.
The participants at the COP25 in Madrid don(t care about these problems. In any case, the game is probably lost in advance. The Paris agreement and its attempt to limit the rise in temperatures to 1.5°C will have been useless. In the Far North, the rise in temperatures has already reached + 2°C, even + 4°C in some places.
The peoples of the Arctic who met at a summit in Rovaniemi (Finland) in mid-November, fear for the future of their lifestyles, reindeer herding or fishing. Climate change is happening so fast that they do not have time to adapt.
It should be known that until the 1960s, the authorities tried to dissuade the Sami from farming reindeer herding; their language and culture were suppressed. Today, they are 70,000 Sami and only 10% are raising reindeer. They make a living from the sale of meat, skins and antlers whose carving brings some money to craftsmen.
Source: France Info.

Photo: C. Grandpey

Les ours polaires s’approchent des villages arctiques // Polar bears are getting close to Arctic villages

Comme je l’ai écrit à plusieurs reprises, le réchauffement climatique et la fonte de la glace de mer qui en résulte perturbent profondément la vie des animaux dans l’Arctique. C’est ainsi que plus de 50 ours polaires se sont rassemblés en bordure d’un village dans l’extrême nord de la Russie. Cela est dû au fait que la faible surface occupée par la glace de mer dans l’Arctique les empêche de se déplacer convenablement.
La branche russe du WWF a déclaré que le changement climatique était responsable de cette situation car des températures inhabituellement chaudes empêchent la formation de la glace le long de la côte. En l’absence de couverture de glace, les animaux sont obligés d’errer sur terre à la recherche de nourriture. Le WWF a déclaré que 56 ours polaires s’étaient rassemblés dans une zone d’un kilomètre carré près du village de Ryrkaipy dans le district de Tchoukotka, dans la partie nord-est de la Russie.
Les habitants craignent que les ours pénètrent dans le village qui compte moins de 1 000 habitants. Des patrouilles ont été mises en place pour suivre les mouvements des plantigrades. Les habitants ont disposé des carcasses de morses dans la région pour empêcher les ours de s’approcher du village. Tant qu’il n’y aura pas vraiment de gel, la glace de mer ne se formera pas et les ours resteront sur la terre ferme. Les températures devraient toutefois chuter prochainement, de sorte que la glace côtière devrait se former d’ici la mi décembre, ce qui est exceptionnellement tard.
Les ours polaires visitent régulièrement les zones habitées par les êtres humains dans la Russie arctique et au Canada pour chercher de la nourriture, souvent dans les poubelles. Le nombre de visites a augmenté car la fonte des glaces de l’Arctique oblige les ours à passer plus de temps sur la terre où ils se disputent la nourriture.

Dans une note publiée le 22 janvier 2019, j’indiquais que l’on a observé dans le nord de l’Alaska une cohabitation entre les ours polaires et le grizzlys qui viennent se nourrir sur les carcasses de baleines laissées sur le rivage par les chasseurs Inupiat à la fin de la saison de chasse. En automne, les os de baleines boréales près du village de Kaktovik sont devenus des lieux de rencontre pour les ours polaires ainsi que pour quelques grizzlis en provenance de North Slope. Un résultat inattendu de cette cohabitation entre ours polaires et grizzlis est l’apparition d’une nouvelle espèce d’ours née de l’accouplement entre deux espèces pourtant séparées par 500 000 ans d’évolution.
Source: AFP, Anchorage Daily News.

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As I put it several times, global warming and the ensuing melting of the sea ice is deeply disturbing the lives of the animals in the Arctic. More than 50 polar bears have gathered on the edge of a village in Russia’s far north, because the weak Arctic ice leaves them unable to roam.

The Russian branch of the World Wildlife Fund (WWF) said climate change was to blame, as unusually warm temperatures prevent coastal ice from forming. The WWF said 56 polar bears had gathered in a one-square-kilometre area near the village of Ryrkaipy in Chukotka on the northeastern tip of Russia.

There were concerns the bears could enter the village which has a population less than 1,000 people. Patrols have been set up to monitor the plantigrades’movements.

The main reason for the bears’ behaviour is the decline of sea ice due to the changing climate. In the absence of ice cover, animals are forced to go ashore in search of food. Residents have gathered walrus carcasses in the area to try to keep the bears from wandering into the village. As long as there is no big freeze, the sea ice will not form and the bears will stay on the coast. Temperatures in the region are expected to fall so that coastal ice should freeze by December 11th, which is unusually late.

Polar bears regularly visit areas inhabited by humans in Arctic Russia and Canada to search for food, often in rubbish tips. However, the number of visits has been growing as the melting of Arctic ice forces the bears to spend more time on land where they compete for food.

In a post published on January 22nd, 2019, I indicated that in northern Alaska, polar bears and grizzly bears have been observed to feed on the carcasses of whales left on the shore by Inupiat hunters at the end of the hunting season. In the fall, the bowhead bones near the village of Kaktovik have become a meeting place for polar bears and some grizzlies from North Slope. An unexpected result of this coexistence between polar bears and grizzly bears is the appearance of a new species of bear born from the mating between two species separated by 500,000 years of evolution.

Source: AFP, Anchorage Daily News.

Photo: C. Grandpey

Réchauffement climatique : De nouvelles maladies menacent l’Arctique // Climate change : New diseases threaten the Arctic

Au mois d’août 2016, je relayais un article paru dans le Siberian Times et qui indiquait que des bactéries prisonnières de la glace avaient été libérées en Sibérie, provoquant un début d’épidémie d’anthrax, appelée communément maladie du charbon. Cette épidémie, la première depuis 1941, avait entraîné la mort de près de 2.400 rennes et d’un enfant de 12 ans. 72 personnes avaient été hospitalisées. La maladie, qui touche de nombreux mammifères, se transmet de l’animal à l’homme, mais pas d’un homme à un autre.

La bactérie responsable de l’anthrax se serait réactivée à partir de la carcasse d’un renne mort dans l’épidémie d’il y a 75 ans. Prise dans la glace du permafrost, la chair de l’animal aurait dégelée avec la fonte de la surface du sol, ce qui a réveillé la bactérie et provoqué une épidémie parmi des troupeaux de rennes. Les scientifiques redoutent qu’avec la fonte du  permafrost, des vecteurs de maladies mortelles des 18ème et 19ème siècles réapparaissent, en particulier près des cimetières où les victimes de ces maladies ont été enterrées.

Un article paru dans le National Geographic nous apprend que la maladie de Carré, répandue en Europe parmi les animaux domestiques, est en train de se répandre parmi les populations de phoques et de loutres de mer dans l’Arctique. Chez les chiens et les phoques, les symptômes sont des difficultés respiratoires, une décharge nasale et oculaire et de la fièvre. La maladie se transmet via contact direct ou si un animal entre en contact direct avec des excréments infectés. En France, les vétérinaires vaccinent régulièrement les chiens domestiques contre cette maladie.

En Alaska, elle a été diagnostiquée pour la première fois chez les loutres en 2004, alors qu’elle n’avait été identifiée jusque là qu’en Europe et sur la côte est de l’Amérique du Nord. En analysant les données recueillies entre 2001 et 2016, les chercheurs ont pu établir un lien entre une hausse des cas de maladie de Carré et le recul de la banquise arctique. La modification de l’aire de répartition des loutres a probablement poussé les animaux plus à l’ouest, vers de nouveaux territoires où le virus ne s’était jamais manifesté. Cela montre comment le changement climatique peut ouvrir de nouvelles voies de transmission de la maladie. En fondant rapidement, la banquise ouvre de nouveaux itinéraires de migration pour les mammifères marins ; elle leur permet de traverser plus facilement l’Atlantique pour atteindre le Pacifique en passant par le cercle Arctique. Les espèces marines sont si nombreuses à migrer vers l’Arctique chaque année que la région pourrait favoriser la multiplication et la propagation de la maladie.

Il sera difficile d’enrayer la propagation de la maladie. Une solution serait la vaccination des mammifères marins, mais à grande échelle, ce qui n’est pas évident à réaliser. On ne sait pas trop comment la maladie de Carré évoluera avec le changement climatique et la fonte de l’Arctique, en sachant que d’autres maladies sont également en hausse à cause de la hausse des températures dans les hautes latitudes. Ainsi, la leptospirose, une bactérie transmissible de l’animal à l’Homme, est de plus en plus répandue, tout comme le phénomène d’efflorescence algale qui infecte les poissons avec une toxine provoquant des lésions cérébrales chez les mammifères marins.

Sources: The Siberian Times, The National Geographic.

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In August 2016, I relayed an article of the Siberian Times which indicated that the melting of the permafrost in Siberia released anthrax bacteria trapped in the ice, causing an outbreak of the epidemic. This outbreak, the first since 1941, resulted in the death of nearly 2,400 reindeer and a 12-year-old child. 72 people, including at least 13 nomads living with reindeer, were hospitalized. The disease, which affects many mammals, is transmitted from animals to humans, but not from one man to another.
The bacteria responsible for anthrax was supposed to have been reactivated from the carcass of a reindeer that died during the epidemic 75 years ago. Caught in the ice of the permafrost, the flesh of the animal probably thawed with the melting of the surface, which gave a new life to the bacteria and caused an epidemic among herds of reindeer. Scientists fear that with the melting of the permafrost more vectors of fatal diseases of the 18th and 19th centuries reappear, especially near the cemeteries where the victims of the disease were buried.

An article in  the National Geographic informs us that canine distemper – “Maladie de Carré” in French – , prevalent in Europe among domestic animals, is spreading among the seal and sea otter populations in the Arctic. In dogs and seals, symptoms include breathing difficulties, nasal and ocular discharge, and fever. The disease is transmitted through direct contact or if an animal comes into direct contact with infected feces. In France, veterinarians regularly vaccinate domestic dogs against this disease.

In Alaska, it was diagnosed for the first time with otters in 2004, while it had only been identified in Europe and on the east coast of North America. By analyzing the data collected between 2001 and 2016, the researchers were able to establish a link between an increase in cases of  canine distemper and the decline of the Arctic sea ice. This change in otter range probably pushed the animals further west into new areas where the virus had never appeared. This shows how climate change can open new ways of transmitting the disease. By rapidly melting, the sea ice opens up new migration routes for marine mammals; it allows them to cross the Atlantic more easily to reach the Pacific through the Arctic Circle. Marine species are so numerous to migrate to the Arctic each year that the region could favour the multiplication and spread of the disease.
It will be difficult to stop the spread of the canine distemper . One solution would be the vaccination of marine mammals, but on a large scale, which is not easy to achieve. It is unclear how canine distemper will evolve with climate change and Arctic melting, knowing that other diseases are also rising due to rising temperatures in high latitudes. Thus, leptospirosis, a bacterium transmissible from animals to humans, is becoming more widespread, as is the phenomenon of algal bloom that infects fish with a toxin causing brain damage in marine mammals.

Sources: The Siberian Times, The National Geographic.

Photos extraites du CD de 160 images qui accompagne mon livre « Glaciers en péril, les effets du réchauffement climatique« . [10 €, ou 15 € par correspondance].  Merci de me contacter par mail si vous désirez vous le procurer (grandpeyc@club-internet.fr)

 

Le célèbre orteil de Dawson City // The celebrated toe of Dawson City

J’adore les légendes issues de l’Arctique et l’histoire qui entoure l’orteil de Dawson City épouse l’esprit des histoires racontées par Jack London et qui ont bercé mon adolescence. Dawson City est une ville du Yukon canadien qui a connu son heure de gloire au moment de la Ruée vers l’Or du Klondike à la fin du 19ème siècle.

Dick Stevenson, l’inventeur du «Sourtoe Cocktail», un petit verre de whisky contenant un orteil humain momifié dans le bar du Downtown Hotel depuis des décennies, vient de mourir à l’âge de 89 ans.
Les gens se rendent au Downtown Hotel de Dawson City pour affronter le « Sourtoe cocktail » depuis 1973, année où Dick Stevenson a trouvé un orteil humain gelé dans un pot qui traînait dans la cabane qu’il venait d’acheter. Il a alors eu l’idée de proposer un breuvage contenant ledit orteil, convaincu que cela pourrait être un excellent moyen d’attirer les touristes. D’une certaine manière, il a eu raison. Depuis cette époque, on estime que plus de 100 000 personnes sont devenues membres du Sourtoe Cocktail Club.
Pour rejoindre le club, il n’est pas besoin d’avaler l’orteil, ni même de l’introduire dans la bouche, mais vous devez obéir à un règlement: « Vous pouvez boire rapidement ou lentement, mais vos lèvres doivent toucher le gros orteil. » Il s’agit bien d’un véritable orteil, momifié et de couleur quasiment noire. Vous aurez une amende de 500 dollars si vous avalez l’orteil et serez accusé de cannibalisme ! Le doigt de pied est conservé dans un pot de sel pour qu’il ne s’abîme pas. Il y a actuellement deux orteils en réserve pour remplacer ceux qui, à la longue, vont se décomposer et devenir des moignons inutilisables.

La fille de Dick Stevenson a déclaré que son père voulait faire don de ses deux gros orteils au Sourtoe Cocktail Club, demande immédiatement acceptée par le Downtown Hotel.
L’un des orteils en réserve a été offert par un concurrent de la Yukon Arctic Ultra, qui a dû être évacué de la course en février 2018. Il souffrait de gelures profondes. Il faisait si froid que ses cils étaient collés et que ses paupières ne pouvaient plus se fermer. Les médecins lui dirent qu’il faudrait l’amputer de trois de ses orteils. Une infirmière lui raconta qu’il existait peut-être une solution pour qu’il ne les perde pas complètement. Elle lui demanda s’il avait déjà entendu parler du Sourtoe Cocktail. L’homme pensait qu’il s’agissait un verre de whisky. « En quelque sorte », lui dit l’infirmière qui lui en expliqua le principe. Le coureur a immédiatement accepté de devenir l’ingrédient principal de l’une des boissons les plus originales et les plus repoussantes au monde. Ses orteils sont arrivés au bar par la poste quelques jours plus tard.
Un jour, le fameux orteil a été volé, mais il a vite été rendu à son propriétaire légitime, accompagné d’une lettre d’excuses. La police de Dawson City a rapidement localisé un suspect et essayé  le contacter, mais l’homme s’est rapidement rendu. Il a expliqué à la police qu’il avait placé l’orteil dans une enveloppe à l’adresse du Downtown Hotel. Le doigt de pied est arrivé en bon état et l’homme n’a pas été poursuivi en justice.
Source: Presse canadienne.

Voici une petite vidéo  illustrant parfaitement le sujet…

 https://youtu.be/0xqq0sCP5zw

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 I love legends from the Arctic and the toes of Dawson City in the Canadian Yukon marry the spirit of stories told by Jack London and rocked my teenage years.

We have just been told that Dick Stevenson, the inventor of the “Sourtoe Cocktail” that delighted and disgusted patrons at a hotel bar in the Yukon for decades, has died at the age of 89.

People have been venturing to Dawson City’s Downtown Hotel to throw back the Sourtoe Cocktail since 1973, when Dick Stevenson discovered a human toe in a pot in a cabin he had just bought. He then thought turning it into a drinking challenge might be a great way to draw tourists. Somehow, it was. Since then, it is estimated that more than 100,000 people have become members of the Sourtoe Cocktail Club. More than 10 toes have been donated to the cause.  .

To join the club, you don’t have to swallow the toe, or even put it in your mouth. But there is one rule: « You can drink it fast. You can drink it slow. But your lips must touch the gnarly toe. » The toe is mummified, dry and blackish-brown. The toe is real. So is the $500 fine for swallowing it. It is stored in a jar of salt for preservation.

Stevenson’s daughter said that her father wanted his toes preserved and donated to the Sourtoe Cocktail club, a wish the Downtown Hotel said it will honour.

One toe was donated by a competitor of the Yukon Arctic who had to be evacuated from the race by snowmobile in February 2018. He was suffering from deep frostbite. It was so cold that his eyes were frozen open, his eyelashes stuck together and his lids un-blinkable. The doctors soon informed him that three of his toes would have to go. But still, a nurse assured him, he didn’t really have to lose them, at least not completely. Had he ever heard of the Sourtoe Cocktail? she asked. The man thought it was a whiskey drink. Sort of, the nurse said and she explaines the principle of the Sourtoe Cocktail. The man readily accepted the chance to become the main ingredient of one of the world’s most famous drinking experiences. His toes arrived by mail at the bar the next days.

One day, the famous toe was stolen but soon returned to its rightful owner, accompanied by a letter of apology. Mounties in Dawson City quickly developed a suspect following the theft of the toe and made efforts to contact him. But the alleged suspect quickly reached out to the Mounties. He told them he’d « placed the toe in the mail, addressed to the Downtown Hotel. The toe was in good condition and the man was not sued. . »

Source : Canadian press..

Here is a short video that illustrates the topic :

https://youtu.be/0xqq0sCP5zw

Photos: C. Grandpey

Crédit photo: Downtown Hotel