Péninsule de Reykjanes (Islande) : Persistance de la sismicité // Seismicity still strong on the Reykjanes Peninsula

La sismicité reste soutenue sur la Péninsule de Reykjanes, même si on a observé un certain déclin le 25 décembre. Il est vrai que les essaims se produisent par vague et que cette pause relative n’est peut-être que provisoire. Il est à noter qu’au cours des dernières 24 heures, c’est surtout le secteur de Krysuvik qui a été impacté par les secousses. Comme précédemment, les hypocentres se trouvent à 4 – 5 km de profondeur, ce qui serait (il faut utiliser le conditionnel) en relation avec une intrusion magmatique dans la région. Reste à savoir si le magma réussira à percer la surface. Ayant assisté à l’avortement d’une éruption dans la région du Krafla, je reste extrêmement prudent dans mes prévisions…

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Seismicity remains strong over the Reykjanes Peninsula, although some decline was observed on December 25th. Swarms do occur in waves and this relative pause may only be temporary. It should be noted that over the past 24 hours, the Krysuvik area has been affected by the tremors. As before, the hypocenters are located at depths of 4 – 5 km, which would be (the conditional must be used) in relation to a magmatic intrusion in the region. It remains to be seen whether magma will succeed in piercing the surface. As I have lived the abortion of an eruption in the Krafla area, I am very cautious in my predictions…

Source : IMO

Les richesses de la Russie dans l’Arctique // Russia’s wealth in the Arctic

Avec la fonte de la banquise et de la glace de mer, de nouvelles voies de navigation comme la Route Maritime du Nord s’ouvrent dans l’Arctique et l’extraction de minéraux précieux devient beaucoup plus facile. La Russie – qui détient la plus grande partie de l’Arctique – a parfaitement compris tous les avantages qu’elle peut tirer de la nouvelle donne. L’Arctique semble être la version moderne de la caverne d’Ali Baba. Il y a de tout dans l’Arctique en matière de ressources naturelles, mais la rigueur du climat et le manque d’infrastructures ont, jusqu’à présent, entravé l’exploitation de ces richesses. Elles n’étaient pas, non plus, indispensables dans une économie basée sur les combustibles fossiles.
Aujourd’hui, avec l’envolée de la demande croissante en métaux conventionnels et pour certains minéraux considérés comme essentiels dans la transition énergétique comme le cobalt ou les terres rares, il semble y avoir une volonté, au moins en Russie, de favoriser le développement des ressources qui se cachent dans le nord inhospitalier.
Il suffit de prendre l’exemple du cuivre. Le métal est largement utilisé dans les véhicules électriques. Alors que le moteur à combustion interne classique contient environ 20 kilos de cuivre, la voiture électrique en contient jusqu’à quatre fois plus. Il n’est donc pas étonnant que la demande de cuivre pour la fabrication des véhicules électriques augmente énormément entre 2020 et 2030.
L’Arctique russe possède également d’importantes réserves de lithium. Les gisements de lithium en Sibérie orientale et en Yakoutie pourraient fournir 3,5 % du lithium de la planète d’ici 2025.
L’importance grandissante de ces minerais est la raison pour laquelle la Russie envisage de construire cinq nouvelles centrales nucléaires flottantes, toutes destinées à alimenter des projets miniers. L’option nucléaire a été préférée par le Kremlin à l’idée de centrales à gaz flottantes. Les cinq centrales nucléaires flottantes coûteront 2,2 milliards de dollars.
Les centrales électriques flottantes sont la première étape à franchir sur la voie du développement des ressources en métaux et en minerais dans l’Arctique russe. Sans électricité, la construction des routes et d’autres infrastructures vitales dans le cadre d’un projet minier serait beaucoup plus difficile. Avec l’électricité, le principal problème est résolu.
L’économie mondiale vise une transition progressive vers une énergie décarbonée, et c’est en train de devenir une réalité en Russie où le Premier ministre a déclaré : « Il faut se préparer à une réduction progressive de l’utilisation des combustibles traditionnels : pétrole, gaz, charbon. Il faut améliorer l’efficacité énergétique, développer les énergies alternatives, construire des infrastructures appropriées. »
La Russie, en d’autres termes, commence à se préparer à un monde post-fossiles, ou du moins à un monde qui a moins besoin des hydrocarbures utilisés depuis près de 200 ans. Ce monde remplacera les hydrocarbures par des métaux et des minéraux. Heureusement pour la Russie, elle a tout ce qu’il faut : beaucoup d’hydrocarbures, de métaux et de minéraux.
Source : Yahoo News.

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With the melting of sea ice, new shipping lanes like the Northern Sea Route are opening in the Arctic and the mining of precious minerals is getting much easier. Russia – which owns most of Arctic – has perfectly understood all the benefits it can draw from the new situation. The Arctic seems to be the modern version of Ali Baba’s treasure cave.There is everything in the Arctic in terms of natural resources, but the harsh climate and lack of basic infrastructure have up to now interfered with the development of these resources. There has also not been much need for them in a fossil fuel-based economy.

Now, with the surge in demand expected for most basic metals and certain minerals considered critical for the energy transition such as cobalt or rare earths, there seems to be strong motivation, at least in Russia, to push ahead with resource development in the inhospitable northern region.

Take copper, for example. The metal is used abundantly in electric vehicles. If the average internal combustion engine contains about 20 kilos of copper, the average electric car contains as much as four times that. No wonder, then, that copper demand from the EV industry alone is set to grow enormously between 2020 and 2030.

The Russian Arctic has also significant lithium reserves.The lithium deposits in eastern Siberia and Yakutia might become the source of 3.5 percent of the world’s lithium by 2025.

This is rthe reason why the country plans to build five more floating nuclear power plants, all to supply mining projects. The nuclear option was preferred by the Kremlin to the idea for floating gas-fired power plants. The five floating power plants will cost $2.2 billion.

Floating power plants are the first step that needs to be made on the road to the development of Russia’s metal and mineral wealth in the Arctic. Without electricity, the task of building roads and other vital infrastructure for a mining project is a lot more challenging. With electricity, the first big problem is solved.

The world economy is aimed at a gradual transition to low-carbon energy, and this is already a new reality. Russia’s Prime Minister, said : « It is necessary to prepare for a step-by-step reduction in the use of traditional fuels: oil, gas, coal. It is necessary to improve energy efficiency, develop alternative energy, build appropriate infrastructure.

Russia, in other words, is beginning to prepare for a post-fossil fuel world, or at least a world that needs less of the hydrocarbons that have fuelled it for close to 200 years now. This world will replace hydrocarbons with metals and minerals. Fortunately for Russia, it has a lot of both hydrocarbons and metals and minerals.

Source: Yahoo News.

Extrême nord russe (Source: Wikipedia)

La Palma (Iles Canaries) : éruption du Cumbre Vieja officiellement terminée // Cumbre Vieja eruption officially over

Le gouvernement des îles Canaries a officiellement déclaré ce 25 décembre 2021 que l’éruption du Cumbre Vieja était terminée, après dix jours d’inactivité. Cela ne signifie pas pour autant la fin de la vigilance car le danger et les risques demeurent. Le processus éruptif, qui a commencé le 19 septembre 2021 et s’est poursuivi pendant 85 jours et 8 heures, a été le plus long de l’île en 375 ans.
Il faut juste espérer que les autorités canariennes ne connaîtront pas la même mésaventure que leurs homologues islandaises. La sismicité a repris sur la Péninsule de Reykjanes quelques jours après que l’éruption du Fagradalsfjall ait été déclarée officiellement terminée. Il n’est pas impossible qu’une nouvelle éruption se déclenche à court terme.

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The government of the Canary Islands officially declared on December 25th, 2021 that the Cumbre Vieja eruption was over, after ten days of inactivity. However, this does not mean the end of vigilance because the danger and the risks remain. The eruptive process, which began on September 19th, 2021 and continued for 85 days and 8 hours, was the longest on the island in 375 years.

Let’s hope that the Canary Islands authorities will not experience the same misfortune as their Icelandic counterparts. Seismicity resumed on the Reykjanes Peninsula a few days after the Fagradalsfjall eruption was officially declared over. A new eruption might occur in the short term.

La sismicité reste intense en Islande // Seismicity remains intense in Iceland

L’activité sismique reste intense sur la Péninsule de Reykjanes, avec un événement de M 4,2 à 4,2 km de profondeur enregistré en début de matinée ce 25 décembre 2021. D’autres séismes de M 3,1 et M 3, 4 ont été enregistrées quelques heures auparavant.
L’essaim sismique actuel rappelle celui qui a annoncé la dernière éruption. Il se produit, lui aussi ,dans la région du Fagradalsfjall. Reste à savoir si l’intrusion magmatique qui semble expliquer la sismicité actuelle débouchera sur une éruption. A noter que les séismes ne se concentrent pas tous sur la péninsule ; certains événements sont également répartis autour de la zone. Il faut donc attendre la suite des événements. La prévision éruptive montre à nouveau ses limites.

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Seismic activity remains intense on the Reykjanes Peninsula, with an M 4.2 event at 4.2 km depth recorded in the early morning on December 25th, 2021. Other earthquakes of M 3.1 and M 3, 4 were recorded a few hours earlier.
The current seismic swarm is reminiscent of the one that announced the last eruption. It also occurs in the Fagradalsfjall area. It remains to be seen whether the magmatic intrusion which seems to be the cause of the current seismicity will lead to an eruption. Not all earthquakes are concentrated on the peninsula; some events are also spread around the area. We can only wait and see what happens next. Eruptive prediction is once again showing its limits.

Source: IMO