Le ski français sur la mauvaise pente ?

Au vu des statistiques, le marché du ski en France se porte bien. Il serait à l’origine de la création d’environ 18 000 emplois directs, auxquels il faudrait ajouter près de 120 000 emplois induits dans les stations. Les recettes de fréquentation dépasseraient les 1 400 millions d’euros, et la contribution du secteur aux exportations commerciales françaises serait estimée à 2 milliards d’euros. Le France se situerait ainsi dans le trio de tête mondial des destinations de ski, aux côtés des États-Unis et de l’Autriche.

Il est vrai que la France possède, en particulier dans les Alpes, de superbes domaines skiables et des infrastructures capables d’accueillir des millions de skieurs. Malgré tout, la bonne santé de l’économie du ski montre de nombreuses failles et l’avenir n’est pas très réjouissant. Quand on étudie l’évolution de la fréquentation des stations sur 15 ans, on s’aperçoit qu’elle a stagné, voire légèrement chuté. Des problèmes structurels pourraient bien entraîner la filière française sur la voie de la décroissance.

1) Le premier problème concerne le taux de pénétration de la pratique du ski au sein de la population nationale. En France, seuls 28 % des skieurs viennent de l’étranger. Les perspectives de croissance reposent donc en grande partie sur la capacité à renouveler le vivier de skieurs nationaux. Or, seulement 13 % de la population française s’adonne aux sports d’hiver, et encore, pas toujours de façon régulière. À titre de comparaison, la Suisse est à 34 %.

2) Le deuxième problème concerne le développement immobilier des stations. La France dispose, en théorie, d’une surcapacité d’accueil, mais de trop nombreux logements ne correspondent plus aux nouveaux standards de marché.

3) Le troisième problème concerne la baisse de l’enneigement liée au réchauffement climatique. En France, le Centre d’études de la neige a montré que la hauteur moyenne de neige sur la période 1990-2017 a baissé de 40 cm par rapport à la période 1960-1990. Les stations de basse et moyenne altitude sont les plus menacées. On l’a vu avec la station du Mont-Dore (1050 m d’altitude) qui a été mise en redressement judiciaire.

Selon les projections de l’Institute of Snow and Avalanche Research de Davos, à horizon 2050-2080, la neige aura quasiment disparu dans les Alpes françaises entre 1200 et 1800 mètres d’altitude.

Face à ces problèmes structurels, les solutions envisagées ou mises en place paraissent risquées. Pour faire face au problème d’enneigement, la France s’est dotée d’un réseau d’enneigeurs qui couvre aujourd’hui 37 % des domaines skiables. L’eau nécessaire à la production de cette neige de culture est « empruntée » aux réserves locales avant de leur être rendue via la fonte des neiges. De ce fait, les conflits d’usage avec l’eau potable ne sont pas des cas isolés.

La livraison héliportée de neige, comme à Luchon-Superbagnères dans les Pyrénées est une action désespérée qui donne une piètre image de la France dans la lutte contre le réchauffement climatique.

Pour faire face au problème de fréquentation et à la pression concurrentielle exercée par les grandes stations internationales, la filière française et les tours opérateurs se sont tournés vers la clientèle étrangère aisée, pour l’essentiel russe ou asiatique. Or, une telle stratégie pose deux problèmes majeurs. D’une part, il s’agit d’une clientèle difficile à fidéliser (effet du Brexit, guerre en Ukraine). D’autre part, la venue de skieurs de l’autre bout du monde implique un bilan carbone désastreux.

Pour assurer l’accueil de cette clientèle exigeante, les projets de constructions de très grandes résidences de standing dans nos massifs se multiplient, avec le risque évident de mettre les ressources naturelles sous tension pour les alimenter en eau et en électricité.

On assiste de plus en plus à une volonté des stations de diversifier leur activités (culture, balnéothérapie, centres aqua-ludiques, etc.) sans savoir quel impact cela aura sur le choix des destinations. Il est bien beau de communiquer sur des superlatifs (comme la création de l’escape ‘game’ le plus haut d’Europe à Val Thorens), ou de vouloir connecter les domaines déjà vastes des Deux Alpes et l’Alpe d’Huez avec un ambitieux projet de téléphérique, mais au final que ressortira-t-il d’une telle politique ? Les belles années du ski français sont probablement derrière nous.

Source : The Conversation.

Vue du projet de téléphérique entre les domaines skiables des Deux-Alpes et de l’Alpe d’Huez. (Source : Skiinfo / YouTube)

Nouveau volcan sous-marin // New underwater volcano

Un article publié sur le site web Live Science nous informe qu’une expédition océanographique dans l’Arctique a permis de découvrir un volcan sous-marin qui émet de la boue et du méthane à l’intérieur d’un autre cratère plus grand qui s’est probablement formé lors d’une éruption majeure à la fin de la dernière période glaciaire.
Les chercheurs ont découvert cette formation géologique étrange à environ 130 kilomètres au sud de Bear Island dans la mer de Barents. Le volcan, baptisé Borealis Mud Volcano, est seulement le deuxième du genre découvert dans les eaux norvégiennes.
Un volcan de boue sous-marin est une structure géologique formée par une expulsion de fluide boueux et de gaz, principalement du méthane. Le Borealis Mud Volcano mesure environ 7 mètres de diamètre et 2,50 mètres de hauteur. Le 7 mai 2023, les scientifiques ont utilisé un robot télécommandé pour obtenir des images du petit édifice qui émet en permanence un fluide boueux, qui, selon les chercheurs, est riche en méthane. Il est bon de rappeler que le méthane est un puissant gaz à effet de serre une fois qu’il atteint l’atmosphère et contribue au réchauffement climatique.
Le volcan se trouve au milieu d’un autre cratère beaucoup plus grand, qui mesure 300 mètres de large et 25 mètres de profondeur. L’ensemble se trouve à 400 mètres sous la surface de la mer et résulte probablement d’une puissante éruption de méthane à la fin la dernière période glaciaire, il y a 18 000 ans.
Les flancs du volcan regorgent de vie animale qui se nourrit de croûtes carbonatées, autrement dit des croûtes minérales qui se forment lorsque des micro-organismes consomment du méthane et produisent du bicarbonate. Les chercheurs ont également observé des anémones de mer, des éponges, des coraux, des étoiles de mer, des araignées de mer et divers crustacés.
Le seul autre volcan de boue connu dans les eaux norvégiennes est le Håkon Mosby Volcano. Cet édifice de 1 km de diamètre a été découverte à 1 250 mètres sous la surface, sur le plancher océanique au sud du Svalbard en 1995.
Les volcans de boue sous-marins sont difficiles à détecter et à cartographier, mais les chercheurs estiment qu’il pourrait y en avoir des centaines ou des milliers sur le plancher océanique à l’échelle mondiale. (NDLR : Une fois de plus, on remarquera que nous connaissons mieux la surface de Mars que les fonds de nos propres océans !) Ces volcans offrent une fenêtre sur les processus géologiques qui se produisent en profondeur sous la croûte terrestre, car ils émettent principalement de l’eau, des minéraux et des sédiments fins à ces profondeurs. Ils offrent des indices sur les environnements et conditions antérieurs sur Terre. Ils pourraient aussi donner un aperçu des systèmes sur d’autres planètes.
Source : Live Science.

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An article released on the Live Science website informs us that ocean explorers in the Arctic have discovered an underwater volcano spewing mud and methane from inside another, larger crater that probably formed after a catastrophic eruption at the end of the last ice age.

Researchers spotted the unusual feature about 130 kilometers south of Norway’s Bear Island in the Barents Sea. The volcano, dubbed Borealis Mud Volcano, is only the second of its kind discovered in Norwegian waters.

A submarine mud volcano is a geological structure formed by an expulsion of muddy fluid and gas, predominantly methane. The Borealis Mud Volcano measures roughly 7 meters in diameter and is about 2.5 meters tall. On May 7th, 2023, the scientists used a remote-controlled rover to capture footage of the small mount continuously emitting a muddy fluid, which the researchers say is rich in methane. Methane is a powerful greenhouse gas once it reaches the atmosphere and contributes to climate change.

The volcano sits in the middle of another, much larger crater, which is 300 meters wide and 25 meters deep. The volcanic edifice sits 400 meters below the sea surface and likely resulted from a sudden and massive methane eruption after the last glacial period, 18,000 years ago.

The volcano’s flanks are teeming with animal life feeding off carbonate crusts, namely mineral crusts formed when microorganisms consume methane and produce bicarbonate as a byproduct. The researchers also observed sea anemones, sponges, corals, starfish, sea spiders and diverse crustaceans.

The only other known mud volcano in Norwegian waters is the Håkon Mosby volcano. This 1-km-wide feature was discovered 1,250 meters below the water’s surface on the seabed south of Svalbard in 1995.

Underwater mud volcanoes are difficult to spot and map, but researchers estimate there could be hundreds or thousands of them on the seafloor globally. (Personal note : Once again, we know the surface of Mars better than the seafloor of our own oceans!) These volcanoes provide a rare window into geological processes occurring deep below Earth’s crust, since they spout mainly water, minerals and fine sediment from these depths. They also offer clues about previous environments and conditions on Earth, and could give an insight into systems on other planets.

Source : Live Science.

Le Borealis Mud Volcano photographié par le robot télécommandé (Source : UiT/AKMA3)

Volcans du monde // Volcanoes of the world

Voici quelques informations sur l’activité volcanique dans le monde.

S’agissant de l’activité récente du Popocatepetl (Mexique) et de l’Etna (Sicile), merci de consulter les derniers bulletins publiés ces derniers jours.

Dans un bulletin émis le 23 mai 2023, l’INGV indique que l’épisode éruptif observé sur l’Etna est maintenant terminé.

Les dernières mises à jour du CENAPED indiquent que le tremor haute fréquence est presque constant sur le Popocatepetl. Les émissions de vapeur, de gaz et de cendres sont continues, avec parfois des projections de matériaux incandescents sur de courtes distances sur les flancs du volcan. Les panaches de cendres s’élèvent jusqu’à 3,7 km au-dessus du sommet et des retombées sont encore observées dans plusieurs localités.

Source: CENAPRED

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Dans une mise à jour publiée le 22 mai 2023, le HVO indique que le Kilauea (Hawaii) n’est pas en éruption mais que la zone sommitale montre actuellement des signes d’activité significatifs. La sismicité est à un niveau élevé et a augmenté au cours de la semaine écoulée. Plus de 100 événements ont été enregistrés le 20 mai, dont un de M 3,7 qui a été ressenti dans le Parc national et dans les localités environnantes.
Le niveau de déformation du sol est également en hausses au sommet du Kilauea. L’inflation est supérieure à celle qui a précédé l’éruption sommitale du 5 janvier 2023.
Les émissions de gaz restent faibles, en relation avec l’absence d’activité éruptive au sommet.
Ces observations indiquent que le magma s’accumule sous la surface de la région sommitale du Kilauea.
Dans la conclusion de son bulletin, le HVO écrit qu’« une éruption au sommet du Kilauea ne semble pas imminente, bien que les paramètres ci-dessus laissent supposer qu’une éruption pourrait se produire sans prévenir ou presque. »

Bien que le Kilauea soit truffé d’instruments de mesure, personne ne peut dire si et quand une éruption se produira. Un bulletin semblable a déjà été publié par l’Observatoire il y a plusieurs semaines. Seule Madame Pelé sait quand une éruption se produira !

Source: HVO

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Une hausse de l’activité volcanique sous-marine a été observée sur le volcan sous-marin Ahyi (îles Mariannes du Nord) le 21 mai 2023. En conséquence, la couleur de l’alerte aérienne est passée au Jaune et le niveau d’alerte volcanique a été élevé à Advisory (surveillance conseillée).
Les premiers signes de ce regain d’activité ont été observés par des capteurs de pression sous-marins à Wake Island, située à 2 270 km à l’est de l’Ahyi. Une zone d’eau de mer décolorée avait été remarquée il y a plusieurs mois sur une image satellite au-dessus de la bouche active.
Les capteurs hydroacoustiques installés à Wake Island enregistrent des signaux en relation avec une activité volcanique sous-marine depuis la mi-octobre 2022. Une analyse de ces signaux et des données des stations sismiques à Guam et sur l’île de Chichijima (Japon) a confirmé que le volcan sous-marin Ahyi était la source de cette activité. Elle avait fait une pause début avril mais a maintenant repris. Aucun nuage volcanique n’a été observé.
Le volcan sous-marin Ahyi est un grand édifice sous-marin de forme conique dont le sommet se trouve à moins de 75 mètres sous la surface de la mer dans les Mariannes du Nord. Une décoloration de l’eau de mer a été observée à plusieurs reprises. En 1979, l’équipage d’un bateau de pêche a ressenti des chocs en navigant au-dessus de la zone sommitale du volcan sous-marin. L’événement a été suivi d’une remontée d’eau riche en soufre.
Source : USGS, Smithsonian Institution.

Source: USGS

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L’activité du Karangetang (Indonésie) s’est intensifiée en mai, entraînant une hausse du niveau d’alerte. Les panaches de gaz et de vapeur sont parfois denses et s’élèvent jusqu’à 250 m au-dessus du sommet. L’incandescence est visible de nuit au-dessus du dôme de lave du cratère nord, mais aussi au-dessus du cratère principal. Des avalanches de blocs dévalent parfois les versants SO et S sur 1,5 km.
Le 19 mai 2023, le niveau d’alerte a été élevé à 3 (sur une échelle de 1 à 4) et le public doit rester à au moins 2,5 km des cratères sur les versants S et SO et à 1,5 km sur les autres versants.
Source : PVMBG.

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L’Observatoire Volcanologique de Goma (OVG) indique que la lave continue d’être émise par des bouches dans le cratère sommital du Nyamulagira (République Démocratique du Congo). Comme je l’ai déjà écrit, des coulées de lave ont commencé à avancer dans les parties N et NO du cratère le 9 mai 2023. Une intense incandescence sommitale était visible depuis Goma qui se trouve à 27 km au sud. Des images de drones acquises le 20 mai ont montré des coulées de lave étroites se déplaçant sur une centaine de mètres le long du flanc ouest. Les données de la station sismique de Rumangabo indiquaient une tendance à la baisse de l’activité entre le 17 et le 20 mai. Bien que la nébulosité soit dense au-dessus du sommet, de la lave à haute température restait visible sur le flanc nord-ouest sur une image infrarouge du satellite Sentinel-2 acquise le 22 mai.

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Une activité éruptive modérée se poursuit sur le Cotopaxi (Equateur). L’activité sismique se caractérise essentiellement par par des séismes longue période associés à des émissions qui se produisent presque quotidiennement. Le niveau d’alerte est maintenu au Jaune (le deuxième niveau sur une échelle de quatre couleurs).
Source : Instituto Geofisico.

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Toujours en Équateur, l’Instituto Geofisico fait état d’un niveau d’activité élevé sur le Sangay, même si les nuages empêchent parfois les observations visuelles. Des matériaux incandescents sont visibles de nuit au niveau du cratère et le long de la coulée de lave qui s’étire sur 1 km le long du flanc SE. Les émissions de vapeur et de cendres montent jusqu’à 2 km au-dessus du sommet. Des retombées de cendres sont signalées dans plusieurs localités. Le niveau d’alerte est maintenu au Jaune (le deuxième niveau sur une échelle de quatre couleurs).

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L’éruption du Nevado del Ruiz (Colombie) se poursuit et se caractérise par des émissions périodiques de gaz, de vapeur et de cendres, des anomalies thermiques au niveau du dôme de lave du cratère Arenas et une sismicité élevée. Les signaux sismiques indiquent des événements de fracturation de roche à 3-8 km autour du cratère Arenas, à des profondeurs de 1 à 6 km. Les émissions de gaz et de cendres montent jusqu’à 1,5 km au-dessus du cratère. Une anomalie thermique a été observée dans le cratère le 18 mai 2023. Le niveau d’alerte reste à la couleur Orange, niveau II, le deuxième niveau sur une échelle à quatre niveaux.
Source : Servicio Geológico Colombiano’s (SGC).

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L’activité reste globalement stable sur les autres volcans.

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Ces informations ne sont pas exhaustives. Vous en trouverez d’autres (en anglais) en lisant le bulletin hebdomadaire de la Smithsonian Institution :
https://volcano.si.edu/reports_weekly.cfm

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Here is some news about volcanic activity around the world.

Regarding the recent activity of Popocatepetl (Mexico) and Mt Etna (Sicily), please consult the latest posts published in recent days.

In an update released on May 23rd, 2023, INGV indicates that the eruptive episode observed on Mt Etna in the past days is now over.

The latest CENAPED updates indicate that high-frequency tremor is almost constant on Popocatepetl. Steam, gas, and ash emissions are continuous with occasional ejections of incandescent material short distances onto the flanks. Ash plumes rise as high as 3.7 km above the summit and ashfall is still observed in several municipalities.

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In an update released on May 22nd, 2023, HVO indicates that Kilauea (Hawaii) is not erupting but the summit area is currently exhibiting signs of heightened unrest. Seismicity is elevated and has increased over the past week. More than 100 earthquakes were recorded on May 20th, including an M 3.7 event that was felt in Hawai’i Volcanoes National Park and surrounding communities.

Ground deformation rates are also elevated at the summit of Kilauea. Overall, inflation is higher than conditions preceding the January 5th, 2023, summit eruption.

Gas emissions remain low, reflective of the current lack in eruptive activity at the summit.

These observations indicate that magma is accumulating beneath the surface of Kilauea’s summit region.

In the conclusion of its bulletin, HVO writes that « an eruption at Kilauea’s summit does not appear to be imminent, although heightened unrest suggests that an eruption might be possible with little or no warning. »

Despite all the instruments set up on the volcano, nobody can say whether or when an eruption will occur. A similar update was already released by the Observatory several weeks ago. Only Madame Pele will decide when an eruption will occur !

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Increased underwater volcanic activity was detected at the Ahyi Seamount (Northern Mariana Islands) on May 21st, 2023 . As a consequence, the Aviation Color Code was raised to Yellow and Volcano Alert Level to Advisory.

The early signals were observed through underwater pressure sensors at Wake Island, located 2 270 km east of Ahyi. Following these signs, a plume of discolored seawater was noticed above the previously active vent in a satellite image.

Hydroacoustic sensors at Wake Island have recorded isignals n line with activity from an undersea volcanic source since mid-October 2022. A combined analysis of these signals and data from seismic stations located at Guam and Chichijima Island (Japan) confirmed Ahyi Seamount as the source of this activity. This activity paused in early April but has now resumed. No volcanic cloud has been observed.

Ahyi Seamount is a large conical submarine volcano that rises to within 75 meters of the sea surface in the Northern Marianas. Water discoloration has been observed, and in 1979 the crew of a fishing boat felt shocks over the summit area of the seamount, followed by an upwelling of sulfur-bearing water.

Source : USGS, Smithsonian Institution.

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Activity at Karangetang (Indonesia) intensified in May, leading to a change in the Alert Level status. Gas-and-steam plumes are sometimes dense and rise as high as 250 m above the summit. Incandescence is visible at night above the North Crater lava dome and also above Main Crater. Occasional rock avalanches travel as far as 1.5 km down the SW and S flanks.

On May 19th, 2023, the Alert Level was raised to 3 (on a scale of 1-4) and the public was asked to stay 2.5 km away from the craters on the S and SW flanks and 1.5 km away on the other flanks.

Source : PVMBG.

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The Observatoire Volcanologique de Goma (OVG) reports that lava continues to erupt from vents in Nyamulagira’s summit crater (Democratic Republic of Congo). As I put it before, lava flows began moving into the N and NW parts of the crater on May 9th,2023. Intense incandescence from the summit was visible from Goma, 27 km to the south. Drone footage acquired on May 20th captured images of narrow lava flows traveling about 100 m down the W flank. Data from the Rumangabo seismic station indicated a downward trend in activity between May 17th and 20th. Though weather clouds were dense over the summit, hot lava on the NW flank could still be seen in a Sentinel-2 infrared image acquired on May 22nd.

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Moderate eruptive activity continues at Cotopaxi (Ecuador). Seismic activity is mainly characterized by long-period earthquakes and tremors associated with emissions that occur almost daily. The Alert Level is kept at Yellow (the second level on a four-color scale).

Source : Instituto Geofisico.

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Still in Ecuador, IG reports a high level of activity at Sangay, though weather clouds sometimes prevent visual observations. Incandescent material at the crater and along the lava flow extending 1 km down the SE flank is visible nightly. Steam-and-ash emissions rise up to 2 km above the summit. Ashfall is reported in several municipalities. The Alert Level is kept at Yellow (the second level on a four-color scale).

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The eruption at Nevado del Ruiz (Colombia) continues and is characterized by periodic gas, steam, and ash emissions, thermal anomalies at the lava dome in Arenas Crater, and elevated seismicity. Seismic signals indicating rock-fracturing events that are located 3-8 km around the Arenas Crater at depths of 1-6 km. Gas-and-ash emissions rise as high as 1.5 km above the crater. A thermal anomaly was observed within the crater on May 18th, 2023. The Alert Level remains at Orange, Level II, the second level on a four-level scale.

Source : Servicio Geológico Colombiano’s (SGC).

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Activity remains globally stable on other volcanoes.

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This information is not exhaustive. You can find more by reading the Smithsonian Institution’s weekly report:

https://volcano.si.edu/reports_weekly.cfm

Feux de forêt boréale et réchauffement climatique // Wildfires in boreal forests and global warming

Avec le réchauffement climatique et les températures de plus en plus chaudes, les incendies de forêt se multiplient dans certaines régions du monde. Il suffit de voir les incendies qui ravagent la province canadienne de l’Alberta. Une nouvelle étude confirme qu’en brûlant les forêts les plus septentrionales de la planète pourraient être une « bombe à retardement » car elles libèrent des niveaux record de gaz à effet de serre dans l’atmosphère.
À l’aide de nouvelles techniques d’analyse de données satellitaires, les chercheurs ont découvert que depuis l’an 2000 les incendies de forêt en été sont de plus en plus fréquents dans les forêts boréales. Ils représentaient jusqu’à présent 10 % de la pollution mondiale par le carbone liée aux incendies de forêt. En 2021, leur contribution a grimpé à 23 %, car la sécheresse extrême et les vagues de chaleur en Sibérie et au Canada ont contribué à provoquer des incendies de grande ampleur. On peut lire dans l’étude que « les forêts boréales pourraient être une bombe à retardement en matière de carbone. Les augmentations d’émissions lors des récents feux de forêt font craindre que la mèche soit très courte ».
Les forêts boréales, qui couvrent de vastes étendues du Canada, de la Russie et de l’Alaska, représentent le plus grand biome terrestre. Elles sont également riches en carbone et causent 10 à 20 fois plus de pollution par le carbone – et donc de gaz à effet de serre – que les autres écosystèmes. Les forêts boréales sont l’un des biomes qui se réchauffent le plus rapidement sur Terre, et la hausse des températures contribue à l’expansion des incendies.
La région sibérienne de la Russie a connu des incendies de forêt particulièrement graves en 2021 ; ils ont brûlé près de 18,16 millions d’hectares de végétation. En juillet de cette année-là, un pilote a déclaré qu’il ne pouvait pas survoler la Yakoutie (république de Sakha) parce que la fumée des incendies était trop épaisse. Il a ajouté que de nouveaux incendies sont apparus dans le nord de la Yakoutie, dans des endroits où il n’y en avait pas auparavant.
Les auteurs de l’étude expliquent que les incendies de forêt deviennent de plus en plus importants et intenses et ils se produisent également dans des endroits qui ne sont pas habitués à voir des événements aussi extrêmes. La situation risque de s’aggraver avec la hausse des températures. Les températures plus élevées favorisent la croissance de la végétation, qui devient alors exceptionnellement sèche pendant les vagues de chaleur, ce qui augmente le risque d’incendies de forêt. Il existe une dangereuse rétroaction positive entre le climat et les incendies dans les forêts boréales. Les vagues de chaleur et les sécheresses sont susceptibles de se produire plus fréquemment dans cette région, et la fréquence et l’intensité des incendies de forêt extrêmes comme ceux de 2021 sont susceptibles de favoriser les émissions de CO2, entraînant à leur tour une intensification du réchauffement climatique.
Source : CNN.

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With global warming and higher temperatures, more and more wildfires a ravaging some areas of the world. The latest evidence was the wildfires in the Canadian province of Alberta. A new study confirms that the world’s most northerly forests could be a “time bomb” as they release record high levels of planet-heating pollution into the atmosphere.

Using new satellite data analysis techniques, researchers found that, since 2000, summer wildfires have expanded in boreal forests. Boreal forest fires usually make up 10% of global wildfire-related carbon pollution. But in 2021, their contribution soared to 23%, as extreme drought and heatwaves in Siberia and Canada helped drive intense fires. One can read in the study that “boreal forests could be a time bomb of carbon, and the recent increases in wildfire emissions we see make us worry the clock is ticking.”

Boreal forests, which cover huge swaths of Canada, Russia and Alaska, are the world’s largest land biome. They are also carbon dense, releasing 10 to 20 times more planet-heating carbon pollution for each unit of area burned by wildfires than other ecosystems. Boreal forests are one of the fastest warming biomes on Earth, and warmer and drier fire seasons are contributing to expanding wildfires.

Russia’s Siberian region experienced particularly bad wildfires in 2021 which burned nearly 18.16 million hectares of Russian forest. In July that year, a reconnaissance pilot said he couldn’t fly his plane in the far eastern Russian region of Yukutia because smoke from the fires was so thick. He added that new fires have appeared in the north of Yakutia, in places where there were no fires before.

The authors of the study explain that wildfires are becoming larger and more intense and they are also happening in places that are not used to such extreme fires. The situation is likely to worsen as temperatures rise. Higher temperatures encourage the growth of vegetation, which then becomes exceptionally dry during heatwaves, increasing the risk of wildfires. As aconsequence, there is a dangerous positive feedback between climate and boreal fires. Heatwaves and droughts are likely to occur more frequently over the boreal region, and the frequency and intensity of extreme wildfires like those in 2021 are likely to increase, with the release of CO2 emissions in turn leading to further global warming.

Source : CNN.

Image satellite des nuages de fumée générés par les incendies de forêt en Sibérie en 2022 (Source : NASA)