Volcans du monde // Volcanoes of the world

  Voici quelques nouvelles de l’activité volcanique dans le monde :

En Islande, le Met Office indique qu’une éruption est imminente. L’événement pourrait commencer avant le 4 mars 2024 au plus tard. Le volume de magma dans la chambre peu profonde a atteint son maximum. Tous les paramètres laissent entrevoir une éruption entre Hagafell et Stóra-Skógarfell. Cependant, les volcanologues expliquent qu’une fracture peut aussi s’ouvrir plus au nord ou au sud, la plus grande probabilité étant sur la crête de Sundhnjúkar.

Crédit photo: Protection Civile islandaise

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Le Popocatepetl (Mexique) a connu un épisode éruptif significatif le 27 février 2024 avec un volumineux panache de cendres qui a provoqué l’annulation de vols à l’aéroport international Benito Juárez de Mexico. Des retombées de cendres ont été signalées dans la ville de Mexico et dans ses environs, à environ 70 kilomètres au sud-est du volcan. Le CENAPRED a enregistré plusieurs autres événements similaires au cours des dernières heures. Le niveau d’alerte reste à la couleur Jaune Phase 2 et il est demandé au public de ne pas s’approcher à moins de 12 km du volcan.

 

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L’activité éruptive se poursuit sur le Sabancaya (Pérou) avec une moyenne de 30 explosions par jour. Elles génèrent des panaches de cendres qui s’élèvent jusqu’à 1 800 mètres au-dessus du sommet du volcan.
Source : IGP.

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La plupart des rapports de la Smithsonian Institution sont consacrés cette semaine aux volcans indonésiens.

L’éruption du Lewotolok (île de Lembata / Indonésie) se poursuit avec des panaches de vapeur et de cendres qui s’élèvent généralement entre 200 et 800 m au-dessus du sommet. Des avalanches ont été détectées du 15 au 23 février 2024, mais n’ont pas été observées visuellement. Les explosions se poursuivent et éjectent des matériaux incandescents jusqu’à 500 m du cratère, avec des panaches de cendres plus intenses. Des coulées de lave débordaient de la lèvre du cratère le 15 février et avaient parcouru 400 m sur les flancs S et SE. Elles ont continué à progresser jusqu’au 23 février. Le public est prié de rester à au moins 2 km du sommet et à 3 km sur les flancs S et SE. Le 27 février, le niveau d’alerte a été porté à 3 (sur une échelle de 1 à 4) et la zone de sécurité sur les flancs S et SE a été étendue à 4 km. Même si les évacuations ne sont pas obligatoires à Jontona, des plans sont prévus pour aider les habitants qui choisiraient de partir ; le front de la coulée de lave se trouve à 2 km du village.

Toujours en Indonésie, l’éruption se poursuit sur le Dukono (Halmahera). Les panaches de vapeur et de cendres s’élèvent généralement jusqu’à 1,6 km au-dessus du sommet. Le niveau d’alerte reste à 2 (sur une échelle de 1 à 4) et le public est prié de rester en dehors de la zone d’exclusion de 3 km.

À Halmahera, aucune activité éruptive n’est signalée sur le Gamalama, mais le nombre de séismes volcaniques profonds a considérablement augmenté. Le niveau d’alerte reste à 2 (sur une échelle de 1 à 4). Il est demandé aux visiteurs et aux habitants de ne pas s’approcher du cratère dans un rayon de 1,5 km.

L’activité éruptive se poursuit sur le Marapi (Sumatra). Des panaches de vapeur et de cendres s’élèvent de 200 à 600 m au-dessus du sommet. Le niveau d’alerte reste à 3 (sur une échelle de 1 à 4) et le public est prié de rester à 4,5 km du cratère actif.

L’activité éruptive se poursuit sur le Semeru (Java). Les panaches de cendres, souvent denses, s’élèvent généralement de 400 à 1 000 m au-dessus du sommet. Le niveau d’alerte reste à 3, sur une échelle de 1 à 4.

Source : CVGHM.

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Le 9 décembre 2019, 47 touristes et leurs guides visitaient White Island (Nouvelle-Zélande) lorsqu’une soudaine explosion s’est produite, tuant 22 personnes et laissant les survivants avec d’atroces brûlures.
Les agences de voyages et les gestionnaires de l’île sont condamnés à payer près de 13 millions de dollars (6,1 millions de livres sterling) d’amendes et de réparations. Les gestionnaires de l’île, une agence de voyages et trois sociétés proposant des vols en hélicoptère avaient été reconnus coupables de manquements à la sécurité lors d’un procès qui a duré trois mois en 2023.
Source : Presse internationale.

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L’activité reste globalement stable sur les autres volcans.
Ces informations ne sont pas exhaustives. Vous pourrez en obtenir d’autres en lisant le rapport hebdomadaire de la Smithsonian Institution :
https://volcano.si.edu/reports_weekly.cfm

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Here is some news of volcanic activity around the world :

In Iceland, the Met Office says that an eruption is imminent The event could start before March 4th, 2024 at the latest. The volume of magma in the shallow storage chamber is reaching its threshold. It looks as if all signs are pointing to an eruption between Hagafell and Stóra-Skógarfell. However, local volcanologists say it cannot be ruled out that a fissure might open further north or south, with the highest likelihood being on the Sundhnjúkar ridge.

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Popocatepetl (Mexico) went through a significant eruptive episode on February 27th, 2024 with a voluminous ash plume that cancelled flights at Mexico City’s Benito Juárez International Airport . Ashfall was reported in Mexico City and its surrounding region, about 70 kilometers southeast of the volcano. CENAPRED has recorded several other similar events during the past hours. The Alert Level remains at Yellow, Phase Two and the public is asked to stay 12 km away from the crater. .

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Eruptive activity continues at Sabancaya (Peru) with an average of 30 explosions per day. They generate ash plumes that rise up to 1800 meters above the summit of the volcano.

Source : IGP.

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Most of the Smithsonian Institution’s reports are dedicated to Indonesian volcanoes this week.

The eruption at Lewotolok (Lembata Island / Indonesia)continues with steam and ash plumes that generally rise 200-800 m above the summit. Avalanches were detected but not visually observed during 15-23 February 2024. Explosions continue, ejecting incandescent material as far as 500 m from the crater and producing taller ash plumes. Lava flows advanced over the crater rim on 15 February and traveled 400 m from the vent down the S and SE flanks. The flows continued to advance and by 23 February. The public is asked to stay at least 2 km away from the summit and 3 km away on the S and SE flanks. On 27 February, the Alert Level was raised to 3 (on a scale of 1-4) and the safety zone on the S and SE flanks was increased to 4 km. Though evacuations were not mandatory in Jontona, there were plans to assist residents who chose to evacuate; the lava flow was 2 km from the village.

Still in Indonesia, the eruption continues at Dukono (Halmahera). Steam and ash plumes generally rise as high as 1.6 km above the summit. The Alert Level remains at 2 (on a scale of 1-4), and the public is asked to remain outside the 3-km exclusion zone.

In Halmahera, no eruptive activity is reported at Gamalama, but the number of daily deep volcanic earthquakes has significantly increased. The Alert Level remains at 2 (on a scale of 1-4). Visitors and residents are asked not to approach the crater within a 1.5-km radius.

Eruptive activity continues at Marapi (Sumatra). Steam and ash plumes rise 200-600 m above the summit. The Alert Level remains at 3 (on a scale of 1-4), and the public is asked to stay 4.5 km away from the active crater.

Eruptive activity continues at Semeru (Java). Ash plumes, often dense, usually rise 400-1,000 m above the summit. The Alert Level remains at 3, on a scale of 1-4.

Source : CVGHM.

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On December 9th, 2019, 47 tourists and tour guides were visiting White Island (New Zealand) when a sudden explosion occurred, killing 22 people instantly and leaving survivors with agonizing burns

Tour booking agents and managers of the island are ordered to pay nearly $13 million (£6.1m) in fines and reparations. The holding company of the island’s owners, a boat tour operator and three companies that operated helicopter tours were found guilty of safety breaches at a three-month trial in 2023.

Source : International news media.

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Activity remains globally stable on other volcanoes.

This information is not exhaustive. You can find more by reading the Smithsonian Institution’s weekly report:

https://volcano.si.edu/reports_weekly.cfm

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Nouvelles d’Islande // News from Iceland

Les scientifiques du Met Office accordent la plus grande attention à la sismicité dans la région de Svartsengi. Une trentaine de séismes de faible intensité ont été enregistrés au niveau de l’intrusion magmatique à partir de minuit le 29 février 2024.
Environ 400 000 mètres cubes de magma arrivent chaque jour dans le réservoir magmatique de Svartsengi, et le volume actuel est probablement de plus de huit millions de mètres cubes. C’est le volume minimum jugé nécessaire au déclenchement d’une éruption. Si l’on considère les événements qui ont précédé les éruptions précédentes sur la ligne de cratères de Sundhnúk, la probabilité d’une éruption devient très forte lorsque ce volume atteint entre 8 et 13 millions de mètres cubes.

Lorsque j’ai observé l’activité sismique en Islande le 28 février, j’ai remarqué un foyer au nord de la centrale de Hellisheiði et au sud-ouest du lac Þingvellir. Depuis le 29 février à minuit, on a enregistré une vingtaine de séismes ; les plus significatifs avaient des magnitudes entre M2,5 et M 2,9. Le 28 février, il y a eu une centaine de séismes dans cette région. Le Met Office examine aujourd’hui cette activité sismique. Elle pourrait être liée aux travaux en cours sur un puits de forage à Hellisheiði. Selon le Met Office, il n’y pas de lien avec les événements survenus sur la péninsule de Reykjanes.

Sismicité dans le SO de l’Islande depuis minuit

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Scientists at the Met Office are having a close look at seismicity in the Svartsengi area. About 30 low-intensity earthquakes have been recorded in the magma intrusion on Februray 29th, 2024 since midnight.

About 0.4 million cubic metres of magma are added to Svartsengi every day, and the amount now is probably more than eight million cubic metres. The amount is therefore expected to have reached the lower limit necessary to trigger an eruption. If one looks at the events preceding the previous eruptions on the Sundhnúkacrater row, the likelihood of a volcanic eruption increases when the amount has reached between 8 million and 13 million cubic metres.

When I observed seismic activity in Iceland on February 28th, I noticed a focus north of the Hellisheiði Power station and southwest of Lake Þingvellir. Since midnight on February 29th, there have been about 20 earthquakes, the largest of which measured between M2.5 and M 2.9. On February 28th, there were about 100 earthquakes in this region. The Met Office is examining this seismic activity today. It may be related to work being done on a drilling well on Hellisheiði. According to the Met Office, it is not connected to the events on the Reykjanes peninsula.

Etude inquiétante sur le glacier Thwaites (Antarctique de l’Ouest) // Disturbing study on the Thwaites Glacier (West Antarctica)

J’ai écrit plusieurs notes sur ce blog à propos du glacier Thwaites en Antarctique occidental. C’est le glacier le plus large au monde avec un front de 120 km, et il a à peu près la même taille que la Floride.

Toutes les études s’accordent pour dire que la perte de glace s’accélère de façon spectaculaire depuis les années 1970. Toutefois, comme les données satellitaires ne remontent qu’à quelques décennies, personne ne savait exactement quand une fonte significative avait commencé. Il existe aujourd’hui une réponse à cette question ; elle est apportée par une étude publiée fin février 2024 dans la revue Proceedings of the National Academy of Sciences.
En analysant des carottes de sédiments extraites du fond de l’océan, les chercheurs ont découvert que le glacier Thwaites avait commencé à reculer considérablement dans les années 1940. Ce phénomène a probablement été déclenché par un très fort épisode de réchauffement El Niño, semblable à celui qui a affecté la Terre au cours des derniers mois. Depuis cette époque, le glacier n’a pas pu se rétablir et continue à fondre, ce qui prouve l’impact croissant du réchauffement climatique d’origine anthropique.

Crédit photo: NASA

Ce qui se passe sur le Thwaites aura des conséquences à l’échelle mondiale. Le glacier contribue déjà à 4 % à l’élévation du niveau de la mer en déversant des milliards de tonnes de glace chaque année dans l’océan. Sa disparition pourrait faire monter le niveau de la mer de plus de 60 centimètres. Le Thwaites joue également un rôle essentiel dans la stabilité de la calotte glaciaire de l’Antarctique occidental en retenant la vaste étendue de glace située en amont. La disparition du glacier mettrait en péril la stabilité de la calotte glaciaire qui contient suffisamment d’eau pour élever le niveau de la mer d’au moins 3 mètres, avec à la clé des inondations catastrophiques sur la Terre entière. La fonte du Thwaites s’est également accélérée à cause du réchauffement de l’Océan Austral qui mine le glacier par en dessous.

Source: British Antarctic Survey

Les résultats de la dernière étude vont dans le sens de recherches antérieures sur le glacier de Pine Island qui se trouve à proximité. C’est, l’une des plus grandes rivières de glace de l’Antarctique. Les scientifiques ont découvert que ce glacier a également commencé à reculer rapidement dans les années 1940. Cela signifie que ce qui arrive sur le Thwaites n’est pas spécifique à un seul glacier, mais s’inscrit dans le contexte plus large du réchauffement climatique.

Pour dresser un tableau de l’évolution du Thwaites au cours des 12 000 dernières années, les scientifiques ont embarqué à bord d’un brise-glace et se sont approchés du front du glacier pour collecter des carottes de sédiments océaniques à différentes profondeurs. Chaque couche à l’intérieur de la carotte fournit des informations sur l’océan et la glace jusqu’à il y a des milliers d’années. En scannant et en datant les sédiments, les scientifiques ont pu déterminer le moment où une importante fonte a commencé.
À partir de ces informations, ils ont conclu que le recul du Thwaites a été déclenché par un El Niño extrême qui s’est produit à un moment où le glacier était probablement déjà dans une phase de fonte, accentuant son déséquilibre. Le constat est inquiétant car il montre qu’une fois que de grands changements sont déclenchés, il est très difficile de les arrêter. Il montre qu’une fois amorcé le retrait de la calotte glaciaire, il peut se poursuivre pendant des décennies, même si le phénomène qui l’a déclenché a disparu.
Des reculs glaciaires semblables se sont déjà produits dans le passé, mais la calotte glaciaire s’est rétablie et a recommencé à croître. En revanche, l’étude montre que le Thwaites et le Pine Island ne montrent aucun signe de rétablissement, ce qui est probablement dû à l’influence croissante du réchauffement climatique d’origine humaine.
L’Antarctique est parfois appelé le « géant endormi », car les scientifiques tentent encore de comprendre à quel point ce continent glacé et isolé est affecté par le réchauffement de l’atmosphère et des océans causé par les activités humaines. Cette étude est importante et inquiétante car elle montre ce qui pourrait arriver à la glace dans cette partie de l’Antarctique. Même si le déclencheur d’une fonte glaciaire rapide n’existe plus, cela ne signifie pas pour autant que le phénomène va s’arrêter.
Source : CNN via Yahoo Actualités.

Fonte de l’Antarctique depuis 1992 (Source: Ice Sheet Mass Balance Inter-comparison Exercise)

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I have written several posts on this blog about the Thwaites Glacier in West Antarctica. It is the world’s widest glacier with a front of 120 kilometers, with roughly the size of Florida. Reserach shows it has been losing ice at an accelerating rate since the 1970s, but because satellite data only goes back a few decades, nobody knew exactly when significant melting began. Today, there is an answer to this question, according to a study published late February 2024 in the journal Proceedings of the National Academy of Sciences.

By analyzing marine sediment cores extracted from beneath the ocean floor, researchers found the glacier began to significantly retreat in the 1940s. This phenomenon was likely kicked off by a very strong El Niño event, the warming phenomenon that has affected Earth in the past months. Since then, the glacier has been unable to recover, which may reflect the increasing impact of human-caused global warming.

What happens to Thwaites will have global consequences. The glacier already contributes 4% of sea level rise as it sheds billions of tons of ice a year into the ocean. Its complete collapse could raise sea levels by more than 60 centimeters. Thwaites also plays a vital role in the stability of the West Antarctic Ice Sheet by holding back the vast stretch of ice behind it. The collapse of the glacier would undermine the stability of the ice sheet, which holds enough water to raise sea levels by at least 3 meters, causing catastrophic global flooding.

The study’s findings match previous research on the neighboring Pine Island Glacier, one of the largest ice streams in Antarctica. Scientists have found that this glacier started retreating rapidly in the 1940s too. This means that what is happening to Thwaites is not specific to one glacier, but part of the bigger context of a warming climate.

To build a picture of Thwaites’ life over the past nearly 12,000 years, the scientists took an icebreaker vessel up close to the edge of the glacier to collect ocean sediment cores from a range of depths. Each layer yields information about the ocean and ice going back thousands of years. By scanning and dating the sediments, the scientists were able to pinpoint when the substantial melting began.

From this information, they believe Thwaites’ retreat was set off by an extreme El Niño that happened at a time when the glacier was likely already in a phase of melting, knocking it off balance. The findings are alarming because they suggest that once big changes are triggered, it is very hard to stop them. They show that once an ice sheet retreat is set in motion it can continue for decades, even if what started it gets no worse.

While similar retreats have happened much further back in the past, the ice sheet recovered and regrew. The study concludes that these glaciers show no signs of recovery, which likely reflects the growing influence of human-caused global warming.

Antarctica is sometimes called the “sleeping giant,” because scientists are still trying to understand how vulnerable this icy, isolated continent may be as humans heat up the atmosphere and oceans.This study gives important and alarming context for what might happen to the ice in this vital stretch of Antarctica. It shows that even if a trigger for rapid melting has ended, that does not mean the response stops.

Source :CNN via Yahoo News.

Dernières nouvelles d’Islande // Latest news from Iceland

Islande : éruption imminente ?

Selon le Met Office et des scientifiques de l’Université d’Islande, la hausse de l’activité sismique sur la péninsule de Reykjanes annonce une éruption imminente entre Hagafell et Stóra-Skógarfell. L’événement pourrait débuter entre le 28 février et le 4 mars au plus tard. Le volume de magma dans la chambre superficielle a atteint son niveau maximum. Comme je l’ai déjà écrit, le Met Office s’inquiète du fait que les gens soient revenus à Grindavík mais espère qu’ils seront prêts à quitter la ville rapidement car l’éruption pourrait commencer très soudainement.
Il semble que tous les signes indiquent une éruption entre Hagafell et Stóra-Skógarfell. Cependant, les volcanologues locaux affirment qu’il ne peut être exclu qu’une fissure s’ouvre plus au nord ou au sud, la plus grande probabilité se trouvant sur la crête de Sundhnjúkar. Ils affirment également que le schéma actuel d’éruptions sur la péninsule de Reykjanes – où les éruptions se produisent toutes les trois semaines et durent entre un et trois jours – pourrait se poursuivre au cours des prochains mois, voire des prochaines années.
Si une éruption devait se produire dans le secteur de Svartsengi, ce serait la quatrième depuis décembre 2023.
Source : Met Office, Université d’Islande.

Une éruption comme celle du 8 janvier (Image webcam)

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Voyeurisme et tourisme morbide à Grindavik.

Après une catastrophe ou un drame, vous êtes sûr de voir des badauds visiter le site ou venir à des funérailles, même s’ils n’ont jamais connu la famille du défunt. C’est du voyeurisme, de la curiosité morbide contre laquelle on ne peut pas faire grand-chose. La nature humaine est ainsi faite.
C’est ce qui se passe actuellement à Grindavik qui a été gravement endommagée par des séismes, où des fractures se sont ouvertes dans le sol, et où trois maisons ont été détruites par une coulée de lave.
Les habitants de Grindavik ont été évacués après les séismes de novembre 2023 et ont récemment été autorisés à revenir, même si tout est loin d’être parfait. Beaucoup d’entre eux ont préféré ne pas revenir… mais les touristes sont présents !
Alors que les habitants de Grindavík étaient contraints de quitter la ville après avoir pris leurs biens essentiels, les touristes venus au Blue Lagoon ont pu tranquillement entrer dans la ville sans surveillance. Une habitante du port de pêche a aperçu des touristes déambulant sur la lave chaude, en train de prendre des photos des maisons détruites par la coulée du 8 janvier 2024. Elle a déclaré : « Les habitants de Grindavik ne le feraient pas, par respect pour ceux qui ont perdu leur maison. » (NDLR : mais la goujaterie n’a pas de limites chez les touristes). Elle a vu des touristes grimper sur la lave encore brûlante. « Ensuite, si quelqu’un se blesse, ce sont nous, les habitants de Grindavík, qui serons critiqués, alors que c’est quelque chose que nous ne ferions jamais. »

Au moment où cette habitante quittait Grindavik après avoir récupéré ses affaires, elle a rencontré un bus touristique se dirigeant vers le Blue Lagoon sans personne pour surveiller ses déplacements, ni contrôler s’il allait entrer dans le port de pêche, alors que les habitants sont soumis à des rstrictions d’ accès. . .
Source : Iceland Monitor.

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Iceland : an eruption in the very short term ?

According to the Met Office and scientists at the University of Iceland, increased seismic activity on the Reykjanes Peninsula suggests an imminent eruption between Hagafell and Stóra-Skógarfell. The event could start between February 28th and March 4th at the latest. The volume of magma in the shallow storage chamber is reaching its threshold. As I put it before, the Met Office worries about people staying in Grindavík but hopes they are ready to leave town quickly as the eruption might start very suddenly.

It looks as if all signs are pointing to an eruption between Hagafell and Stóra-Skógarfell. However, local volcanologists say it cannot be ruled out that a fissure might open further north or south, with the highest likelihood being on the Sundhnjúkar ridge. They also say that the recent pattern of eruptions on Reykjanes – where eruptions occur every three weeks and last between one to three days – might continue over the next months or even years,

If an eruption were to occur near the Svartsengi area, it would be the fourth eruption since December 2023.
Source : Met Office, University of Iceland.

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Voyeurism and morbid tourism in Grindavik.

This is sure to happen after a disaster or a drama. You are sure to see people roming around the site or coming to a funeral, even if they never lived there and never knew the family of the deceased .

This is what is currently happening in Grindavik which was severely damaged by earthquakes and the opening of fissures, and where three houses were destroyed by a lava flow.

Residents of Grindavik were evacuated after the November 2023 earthquakes and were recently allowed to come back , even though everything was far from perfect. Many people decided not to come back…but the tourists were there !

At the same time that the residents of Grindavík were forced to leave their homes and leave the town after visiting their property, tourists who had come to the Blue Lagoon could enter the town unsupervised. A resident of the fishing port could seet tourists standing on hot lava and taking pictures of properties that went under the lava. She said : « As a resident, we would not do it out of respect for those who are losing their houses. » She adds that tourists have been climbing on scalding hot lava. « Then someone gets injured and then it’s us the residents of Grindavík who are criticized. But this is something we would never do. » While the resident was leaving Grindavik after taking her belongings, she met a group of tourist buses going to the Blue Lagoon, and there was noone monitoring their travels, and whether they went into town or not, whereas local residents have a much more restricted access. .

Source : Iceland Monitor.