Volcans du monde // Volcanoes around the world

Voici quelques nouvelles de l’activité volcanique dans le monde, avec référence à la mise à jour hebdomadaire de la Smithsonian Institution.

Etna (Sicile / Italie)
Selon Boris Behncke (INGV Catania), une nouvelle éruption a débuté près du sommet de l’Etna le 30 mai 2019 (UTC). Deux nouvelles fissures éruptives se sont ouvertes sur les versants nord et sud-est du Nouveau Cratère Sud-est, avec une activité strombolienne modeste et de petites coulées de lave. Aucun nuage de cendre n’a été détectée par le VAAC de Toulouse. La couleur de l’alerte aérienne est Orange. Comme d’habitude quand une éruption se produit sur l’Etna, des restrictions d’accès ont été mises en place.

Mt Hakone (Japon)
La sismicité a augmenté sur le Mont Hakone le 18 mai 2019 et est restée élevée jusqu’au 27 mai. Les épicentres étaient concentrés autour de la rive ouest du lac Ashinoko et de Komagatake. Les systèmes GPS ont continué à indiquer une inflation du volcan. Le niveau d’alerte reste à 2 (sur une échelle de 5).
Source: JMA.

Volcans du Kamchatka (Russie): La couleur de l’alerte aérienne pour le Karymsky, le Klyuchevskoy et le Sheveluch restent inchangée, à Orange.

Une nouvelle violente séquence éruptive a eu lieu sur l’Agung à 11h42 (heure locale) le 31 mai 2019. Selon le VAAC de Darwin, le panache de cendre s’est élevé à environ 9,1 km au dessus du niveau de la mer. La culeur de l’alerte aérienne a été portée au Rouge.
Source: VSI.
Il serait très intéressant d’avoir des photos de l’intérieur du cratère de l’Agung afin de voir si le dôme de lave a grossi ou si les dernières éruptions ne sont dues qu’à la libération de la pression des gaz accumulée sous le dôme.

Sinabung (Indonésie):
Une éruption a été enregistrée sur le Sinabung le 25 mai 2019. Des retombées de cendres ont été signalées dans plusieurs zones sous le vent. De nouveaux événements éruptifs ont été enregistrés les 27 et 28 mai. Le niveau d’alerte reste à 3 (sur une échelle de 1 à 4), avec une zone d’exclusion générale de 3 km et des extensions à 5 km sur le secteur SE et à 4 km sur le secteur NE.
Source: PVMBG.

Anak Krakatau (Indonésie).
Le réseau sismique d’Anak Krakatau a détecté 26 événements éruptifs du 20 au 26 mai. Aucun événement n’a été suivi d’émissions de cendres visibles à l’oeil nu. Le niveau d’alerte reste à 2 (sur une échelle de 1-4). Il est demandé au public de rester en dehors de la zone de danger d’un rayon de 2 km autour du cratère.
Source: PVMBG.

Merapi (Indonésie).
Le 11 mai 2019, le dôme de lave du Merapi avait un volume estimé à 458 000 mètres cubes qui est resté stable au moins jusqu’au 26 mai. La morphologie du dôme n’a pas vraiment évolué. Le niveau d’alerte reste à 2 (sur une échelle de 1 à 4) et il est demandé à la population de rester en dehors de la zone d’exclusion de 3 km.
Source: PVMBG.

Selon l’agence de voyages Volcano Discovery, une nouvelle éruption fissurale pourrait avoir lieu sur le flanc inférieur ESE de l’Erta Ale, en Éthiopie. Le responsable d’une expédition organisée par l’agence a signalé une explosion dans la dépression du Danakil aux alentours de 1h47 (heure locale) le 27 mai 2019. Le rapport mentionne une fracture dans une zone située au nord du volcan Afdera et au sud du massif de l’Erta Ale, près de la zone de contact entre le désert de sel et le massif volcanique.
Une image satellite prise le 29 mai montre un nouveau point chaud sur le flanc SE, à environ 12 km de la caldera sommitale.
Source: The Watchers

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Here is some news of volcanic activity around the world, referring to the Smithsonian Institution’s weekly update.

Mt Etna (Sicily / Italy)
According to Boris Behncke (INGV Catania), a new eruption started near the summit of Mt Etna on early May 30th, 2019 (UTC). Two new eruptive fissures opened on the northern and southeastern sides of the New Southeast Crater, producing modest strombolian activity and small lava flows. No volcanic ash has been detected by the Toulouse VAAC. The Aviation Color Code is Orange. As usual when an eruption occurs on Mt Etna, access restrictions have been implemented.

M Hakone (Japan)
Seismicity increased on Mt Hakone on May 18th, 2019 and remained elevated through May 27th. The epicenters were centered around the west bank of Lake Ashinoko and around Komagatake. GPS systems continued to indicate an inflation of the volcano. The alert level remains at 2 (on a scale of 5).
Source: JMA.

Volcanoes of Kamchatka (Russia): The aviation colour codes for Karymsky, Klyuchevskoy and Sheveluch remain unchanged, at Orange.

A new powerful eruption took place at Mt Agung volcano at 11:42 (local time) on May 31st, 2019. According to the Darwin VAAC, the ash plume rose to about 9.1 km above sea level. The aviation colour code was raised to Red.
Source: VSI.
It would be very interesting to have photos of the inside of Mt Agung’s crater in order to see if the lava dome has grown, or whether the last eruptions are only due to the release of gas pressure accumulated beneath the dome.

Mt Sinabung (Indonesia):
An eruption was recorded at Mt Sinabung on 25 May, 2019. Ashfall was reported in several downwind areasIn the morning of 27 May, a dense gray ash plume about 6 kilometres above sea level, rose 2.5 km above the crater rim. More eruptive events were recorded on 27 May and on 28 May. The alert level remains at 3 (on a scale of 1-4), with a general exclusion zone of 3 km and extensions to 5 km on the SE sector and 4 km in the NE sector.
Source: PVMBG.

Krakatau (Indonesia).
Anak Krakatau’s seismic network detected 26 eruptive events during 20-26 May. None of the events were followed by visible ash emissions. The alert level remains at 2 (on a scale of 1-4). The public is warned to remain outside the 2-km radius danger zone from the crater.
Source: PVMBG.

Merapi (Indonesia).
On 11 May, 2019, the lava dome at Merapi had an estimated volume of 458,000 cubic metres, and remained unchanged at least through 26 May. The dome morphology remains relatively unchanged. The alert level remains at 2 (on a scale of 1-4), and residents are warned to remain outside the 3-km exclusion zone.
Source: PVMBG.

According to the Volcano Discovery travel agency, a new fissure eruption might be taking place on the lower ESE flank of Erta Ale in Ethiopia.The leader of an expedition organised by the agency reported an explosion in the Danakil Depression around 01:47 (local time) on May 27th, 2019. The report mentions a fissure in the area north of Afdera volcano and south of the Erta Ale range, near the contact between the salt plain and the volcanic range.
A satellite image taken on May 29th shows a new hot spot on the SE flank, about 12 km from the summit caldera.
Source: The Watchers.

Image fournie par le satellite Sentinel le 29 mai 2019 et montrant le site possible de l’éruption à proximité de l’Erta Ale

Piton de la Fournaise (Ile de la Réunion): Vers une nouvelle éruption? // Will a new eruption soon occur?

Dans son dernier bulletin, l’OVPF indique qu’après une première journée de forte sismicité (33 séismes volcano-tectoniques superficiels, à moins de 2km de profondeur) le 27 mai 2019 sous le sommet du Piton de la Fournaise à l’aplomb du réservoir magmatique superficiel, un nouvel épisode de forte sismicité a été enregistré le 30 mai et en début de 31 mai, avec notamment deux petites crises sismiques de courte durée le 31 mai de 02h43 à 03h (heure locale) et de 04h29 à 04h37 (heure locale).
A cela s’ajoute pour la journée du 30 mai, une détection d’émissions de H2S et en moindre mesure de SO2 en fin d’après midi sur la station multigaz de l’OVPF localisée au sommet du volcan.
Cette activité sismique fait suite à la reprise de l’inflation du volcan enregistrée depuis début mai et accompagnée d’une augmentation des concentrations en CO2 dans le sol en champ lointain (Plaine des Cafres) et proche (Gite du Volcan).
Cette activité sismique montre que le milieu se fragilise et que cette fragilisation s’accélère suite à une pressurisation du réservoir magmatique superficiel réalimenté par du magma plus profond.
A noter que ce processus de mise en pression du réservoir superficiel peut durer plusieurs jours avant que le toit du réservoir ne se fragilise et ne se rompt, donnant ainsi lieu à une injection de magma vers la surface, mais peut également s’arrêter sans donner lieu à une éruption.
Source: OVPF;
J’étais sur le volcan hier en compagnie d’un ami. Nous avons effectué un parcours jusqu’au sommet du Dolomiau-Bory; On ne ressentait aucune sismicité. Il n’y a pas eu d’éboulements dans le cratère pendant notre séjour au sommet.

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In its last bulletin, OVPF indicates that after a first day of strong seismicity (33 shallow volcano-tectonic earthquakes, less than 2 km deep) on May 27th, 2019 under the summit of Piton de la Fournaise in line with the shallow magma reservoir, a new episode of high seismicity was recorded on May 30th and early May 31st, including two small seismic short-lived seismic crises on May 31st from 2:43 to 03h (local time) and from 4:29 to 04:37 (time local).
Added to this for the day of May 30th, the detection of H2S emissions and to a lesser extent SO2 emissions late in the afternoon on the OVPF multi-gas station located at the summit of the volcano.
This seismic activity follows the resumption of the inflation recorded since early May and accompanied by an increase in CO2 concentrations in the far-field (Plaine des Cafres) and nearby (Gite du Volcan).l.
This seismic activity shows that the volcano is weakened and that this fragility is accelerating following a pressurization of the shallow magma reservoir fed by deeper magma.
One should note that this process of pressurizion of the shalow reservoir can last several days before the roof of the reservoir becomes too fragile and breaks, thus giving rise to an injection of magma towards the surface, but can also stop without triggering an eruption.
Source: OVPF;
I was on the volcano yesterday with a friend. We climbed the Dolomiau-Bory cone; We felt no seismicity. There was no lrockfall in the crater during our stay at the summit.

Vue du cratère du Dolomieu (Photo: C. Grandpey

La fonte du permafrost et ses conséquences // The melting of permafrost and its consequences

Dans une rubrique consacrée à l’environnement, la chaîne de radio France Info explique que dans les régions les plus froides du globe, « d’étranges bulles constellent la surface des lacs. » Ces bulles sont composées de méthane issu de la décomposition des plantes. Ce phénomène est une conséquence du réchauffement climatique. En effet, avec la hausse des températures, les terres entourant les lacs, habituellement gelées, finissent par fondre. Cette matière organique libère alors du dioxyde de carbone et du méthane qui sont des gaz à effet de serre. L’article de France Info précise que selon une étude, si la température mondiale gagnait 1°C, jusqu’à 20 % de méthane supplémentaire pourrait être libéré dans l’atmosphère.

Cet article est à relié, de manière plus globale à la fonte du permafrost – ou pergélisol – dans l’Arctique. J’explique le phénomène et ses conséquences dans un chapitre de mon livre « Glaciers en péril ».

En même temps que le sol dégèle, même si ce n’est qu’une partie de l’année, les micro-organismes qui y vivent commencent à se décomposer et à libérer leur carbone sous forme de dioxyde de carbone ou de méthane. On a estimé que le pergélisol arctique contient environ deux fois plus de carbone que toute l’atmosphère planétaire car les régions arctiques l’ont lentement stocké pendant de longues périodes de temps. La quantité de carbone que le pergélisol est capable d’émettre reste du domaine de l’incertitude. Toutefois, étant donné les connaissances scientifiques actuelles, le niveau pourrait facilement dépasser 100 gigatonnes d’ici la fin du siècle.

En Russie, les scientifiques mettent en garde contre la menace d’explosions de méthane, aussi soudaines que spectaculaires qui pourraient créer de nouveaux cratères géants dans le nord de la Sibérie.
Beaucoup plus grave, à cause du dégel du permafrost des bactéries prisonnières de la glace peuvent être libérées et provoquer des épidémies. C’est ce qui s’est produit en 2016 en Sibérie avec un début d’épidémie d’anthrax, appelée communément maladie du charbon. Cette épidémie, la première depuis 1941, a entraîné la mort de près de 2.400 rennes et d’un enfant de 12 ans. 72 personnes, dont au moins 13 nomades qui vivent avec les rennes, ont été hospitalisées. La maladie se transmet de l’animal à l’homme, mais pas d’un homme à un autre.

La bactérie responsable de l’anthrax se serait réactivée à partir de la carcasse d’un renne mort dans l’épidémie d’il y a 75 ans. Prise dans la glace du permafrost, la chair de l’animal aurait dégelé avec la fonte de la surface du sol, ce qui a réveillé la bactérie et provoqué une épidémie parmi des troupeaux de rennes. Les scientifiques redoutent qu’avec la fonte du permafrost des vecteurs de maladies mortelles des 18ème  et 19ème siècles réapparaissent, en particulier près des cimetières où les victimes de ces maladies ont été enterrées.

Source : France Info, The Siberian Times.

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In a section devoted to the environment, the French radio France Info explains that in the coldest regions of the globe, « strange bubbles mark the surface of lakes. These bubbles are composed of methane from the decomposition of plants. This phenomenon is a consequence of global warming. Indeed, with rising temperatures, the lands around the lakes, usually frozen, eventually melt. This organic material then releases carbon dioxide and methane, which are greenhouse gases. The France Info article states that, according to a study, if the global temperature gained 1°C, up to 20% of additional methane could be released into the atmosphere.
This article is related, more generally, to the melting of permafrost in the Arctic. I explain the phenomenon and its consequences in a chapter of my book « Glaciers en Péril« .
At the same time that the soil thaws, even if it is only part of the year, the micro-organisms that live in it begin to decompose and release their carbon in the form of carbon dioxide or methane. It has been estimated that Arctic permafrost contains about twice as much carbon as the entire planet’s atmosphere because Arctic regions have slowly stored it for long periods of time. The amount of carbon that permafrost is able to emit remains the domain of uncertainty. However, given current scientific knowledge, the level could easily exceed 100 gigatonnes by the end of the century.
In Russia, scientists warn of the threat of methane explosions, as sudden as spectacular, that could create new giant craters in northern Siberia.
Much more serious, because of the thawing of permafrost, bacteria trapped in ice can be released and cause epidemics. This is what happened in 2016 in Siberia with an outbreak of anthrax. This epidemic, the first since 1941, has resulted in the death of nearly 2,400 reindeer and a 12-year-old child. 72 people, including at least 13 nomads who live with the reindeer, were hospitalized. The disease is transmitted from animal to man, but not from one man to another.
The anthrax bacteria is said to have reactivated from the carcass of a dead reindeer that died during a 75-year-old epidemic. In the permafrost ice, the animal’s flesh thawed with the melting of the soil surface, waking up the bacteria and causing an epidemic among reindeer herds. Scientists fear that with the melting of permafrost vectors of deadly diseases of the 18th and 19th centuries might reappear, especially near the cemeteries where the victims of these diseases were buried.
Source: France Info, The Siberian Times.

Le permafrost occupe une grande partie de la toundra (Photo: C. Grandpey)

L’extermination des Amérindiens et ses conséquences sur le climat // The extermination of the Amerindians and its consequences on the climate

Une étude menée par des scientifiques de l’University College of London et intitulée Earth system impacts of the European arrival and Great Dying in the Americas after 1492 arrive à une conclusion étonnante: Les colons auraient tué tellement d’Amérindiens que la terre se serait refroidie !

Entre l’arrivée de Christophe Colomb dans les Caraïbes en 1492 et l’année 1600,  autrement dit les cent premières années de la colonisation de l’Amérique, on estime que les colons européens ont causé la mort d’environ 56 millions d’autochtones. Cette hécatombe, provoquée par des massacres d’Amérindiens et les maladies apportées par les colons, a provoqué une modification radicale de la surface du continent. En effet, de vastes portions de territoires cultivées et habitées se sont retrouvées sans occupants. En l’absence d’humains, la nature a repris ses droits et la végétation a recouvert de nouveau ces territoires. Selon l’étude des scientifiques de l’University College of London, ce phénomène a eu pour conséquence un déclin massif du dioxyde de carbone (CO2) dans l’atmosphère.

Pour connaître le taux de carbone dans l’atmosphère à cette époque, les scientifiques ont étudié des carottes issues de la calotte polaire en Antarctique. Ces échantillons peuvent servir d’archive des gaz à effet de serre grâce au gaz piégé dans la glace.

Le refroidissement de la planète à cette période, appelé «petit âge glaciaire» est connu depuis longtemps, mais on pensait que les changements, marqués par des hivers particulièrement rigoureux, avaient été uniquement causés par des forces naturelles. Toutefois, selon l’un des co-auteurs de l’étude, la compilation des preuves archéologiques, ainsi que des données historiques et des analyses de carbone en Antarctique, ne laissent pas le moindre doute sur l’influence de la mort des Amérindiens. Selon lui, «une fois que l’on a pesé tous les éléments, on comprend que si le petit âge glaciaire était si intense, c’est à cause du génocide de millions de personnes».

Source : CNN.

NDLR : Cette conclusion de l’étude est à la fois intéressante et surprenante. Je pense qu’il faudra d’autres recherches pour la confirmer. Il semble étonnant que la mort d’un très grand nombre d’individus et les conséquences exercées sur la nature par leur disparition ait pu avoir de telles répercussions sur le climat de notre planète.

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A study led by scientists at the University College of London and entitled Earth System Impacts of the European Arrival and Great Dying in the Americas after 1492 comes to an astonishing conclusion: Settlers killed so many Indians that the Earth cooled!
Between the arrival of Christopher Columbus in the Caribbean in 1492 and the year 1600, in other words during the first hundred years of the colonization of America, it is estimated that European settlers caused the death of about 56 million indigenous people. This slaughter, caused by massacres of Amerindians and the diseases brought by the settlers, caused a radical change at the surface of the continent. In fact, vast areas of cultivated and inhabited land were left without occupants. In the absence of humans, nature regained its rights and vegetation once again covered these territories. According to the study by the scientists at the University College of London, this phenomenon resulted in a massive decline of carbon dioxide (CO2) in the atmosphere.
To find out the carbon content in the atmosphere at that time, scientists studied ice cores collected from the polar ice sheet in Antarctica. These samples are used as an archive of greenhouse gases thanks to the gas trapped inside the ice.
The cooling of the planet at that time, called the Little Ice Age, has been known for a long time, but it was thought that the changes, marked by particularly harsh winters, were solely caused by natural forces. However, according to one of the co-authors of the study, the compilation of archaeological evidence, as well as historical data and carbon analyses in Antarctica, leaves no doubt about the influence of the death of Amerindians. In his opinion, « once we have weighed all the elements, we understand that the Little Ice Age was so intense because of the genocide of millions of people ».
Source: CNN.
This conclusion of the study is both interesting and surprising. I think it will require further research to confirm its results. It seems astonishing that the death of a very large number of individuals and the consequences of their disappearance on nature may have had such repercussions on the climate of our planet.

Arrivée de Christophe Colomb en Amérique  (Source : United States Library of Congress’s Prints and Photographs division)