Etna (Sicile) : l’éruption du 2 juin 2025 : une piqûre de rappel ! (suite) // Mt Etna (Sicily) : the eruption of June 2nd, 2025 : a wake-up call ! (continued)

Comme je l’ai indiqué précédemment, l’épisode éruptif qui a secoué l’Etna le 2 juin 2025 est terminé, mais l’INGV n’exclut pas une reprise de l’activité dans les prochains jours. Après une chute rapide à la fin de l’activité éruptive, le tremor a montré des irrégularités suivies d’une nouvelle tendance à la hausse.

 

Source : INGV

Une vidéo publiée sur la page Facebook Etna3340 montre comment l’effondrement d’une partie de flanc NE du Cratère sud-est a modifié le profil du volcan.

https://www.lasicilia.it/video/etna-come-e-cambiato-lo-sky-line-dopo-il-crollo-della-parete-del-cratere-di-sud-est-il-video-dallelicottero-2516110/

L’Etna n’est pas considéré comme un volcan aussi dangereux que certains de ses homologues explosifs de la Ceinture de Feu du Pacifique, mais il peut se manifester soudainement et devenir alors dangereux. Comme je l’ai rappelé dans ma dernière note, le phénomène d’hier n’est pas nouveau sur l’Etna. Des événements similaires se sont déjà produits ces dernières années, comme les coulées pyroclastiques du 10 février 2022 et du 11 février 2014. Reste à savoir comment vont réagir la Protection Civile et les autorités locales à l’approche de la saison estivale, avec des milliers de touristes qui veulent grimper sur le volcan.

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As I previously reported, the eruptive episode that shook Mt Etna on June 2, 2025, is over, but INGV does not rule out a resumption of activity in the coming days. After a rapid drop at the end of the eruptive activity, the tremor showed irregularities followed by a new upward trend (see above).

A video posted on the Facebook page Etna3340 shows how the collapse of part of the NE flank of the Southeast Crater altered the volcano’s profile (see link above).

Mt Etna is not considered as dangerous a volcano as some of its explosive counterparts along the Pacific Ring of Fire, but it can erupt suddenly and become dangerous. As I mentioned in my last post, yesterday’s phenomenon is not new to Mt Etna. Similar events have already occurred in recent years, such as the pyroclastic flows of February 10, 2022, and February 11, 2014. It remains to be seen how the Civil Protection and local authorities will react as the summer season approaches, with thousands of tourists planning to climb the volcano.

La nouvelle vie des ours polaires // The new life of polar bears

Avec la hausse des températures en Arctique, plus rapide qu’ailleurs dans le monde, la banquise disparaît, ce qui affecte le mode de vie des animaux de cette partie du monde. L’ours polaire est l’espèce la plus menacée. Avec le manque de glace, les plantigrades sont de plus en plus souvent obligés de vivre sur terre et de changer leur régime alimentaire. J’ai indiqué dans des articles précédents qu’ils se nourrissent d’oies polaires, par exemple. Une équipe de biologistes canadiens s’est rendue à Churchill, au Manitoba, surnommée la « capitale de l’ours polaire », en novembre 2018, où ils ont commencé une étude sur les ours polaires de la région.

Ours polaire (Photo: C. Grandpey)

Le projet des biologistes canadiens visait à « mieux comprendre comment le réchauffement climatique, la captivité et les altérations alimentaires affectent le microbiome intestinal, le régime alimentaire et la santé globale des plantigrades. » Pour ce faire, ils devaient recueillir, via leurs excréments, le microbiome fécal, c’est-à-dire les microbes qui digèrent la nourriture. Ce sont de bons indicateurs de la santé des ours polaires en captivité et dans leur milieu naturel. Il suffit ensuite de comparer les excréments de ces deux univers.
Les scientifiques ont également recueilli des échantillons d’algues sur le rivage dans les zones fréquentées par les ours. Les animaux se nourrissent avec un régime alimentaire à base de maquereau plus riche en protéines et d’algues qui compensent les changements de nourriture auxquels les ours polaires peuvent être confrontés en raison du réchauffement climatique. En effet, le déclin de la glace de mer arctique les oblige à rester sur terre sans accès à leur régime alimentaire traditionnel à base de mammifères marins.
L’équipe scientifique a constaté que les ours polaires en captivité, qui suivent un régime alimentaire riche en protéines pendant longtemps, présentent un microbiome fécal différent et plus diversifié que leurs homologues sauvages, probablement en raison de changements dans leur régime alimentaire et leur habitat.
L’étude révèle que la diminution de la couverture de glace de mer arctique et l’allongement des saisons sans glace réduisent la zone et la fenêtre de temps pendant laquelle les ours polaires peuvent rester sur les plateformes glaciaires. Cela incite certaines populations d’ours à rester plus longtemps sur terre pour y chasser les animaux, ce qui entraîne le passage d’un régime alimentaire riche en graisse de phoque à un régime pauvre en graisse et riche en protéines pendant une période prolongée. S’ils deviennent contraints de rester sur terre en raison d’un manque de glace de mer et doivent survivre grâce à des sources de nourriture terrestres, le régime alimentaire des ours polaires, et donc leur microbiome intestinal, changeront.
L’étude montre que « s’ils parviennent à s’adapter et à survivre, les ours polaires que nous connaissons aujourd’hui seront des animaux très différents ».
Source : Phys.org.

J’ai également expliqué dans des notes précédentes que les ours polaires qui se nourrissent de carcasses de baleines sur le littoral sont souvent amenés à partager leur nourriture avec les grizzlis et qu’une interaction se produit entre les deux espèces.

Grizzly (Photo: C. Grandpey)

Les os de baleines boréales près du village de Kaktovik sont devenus en automne des lieux de rencontre pour les ours polaires ainsi que pour quelques grizzlis en provenance de North Slope. Les os de baleines et la viande qui y subsiste constituent pour les ours une source de nourriture riche en graisse qui fait défaut sur la banquise.

Un résultat inattendu de cette cohabitation entre ours polaires et grizzlis est l’apparition d’une nouvelle espèce d’ours née de l’accouplement entre deux espèces pourtant séparées par 500 000 ans d’évolution. Son nom est encore incertain car cet animal reste extrêmement rare : pizzly, grolar, nanulak [ours polaire (nanuk) et grizzly (aklak)]. Cela fait longtemps que l’on sait que le grizzly et l’ours polaire sont biologiquement et génétiquement compatibles, cette hybridation s’étant déjà produite dans des zoos. En 2009, on comptait 17 individus connus, dont un frère et une sœur au zoo allemand d’Osnabrück.

 Nanulak (Crédit photo: France Info)

Pour certains scientifiques, cet hybride plus adapté au mode de vie terrestre pourrait remplacer l’ours polaire. Cependant, cette évolution ne se fera pas en quelques années. Selon les chercheurs, il faudra des centaines de générations pour que nous observions un authentique nouveau type d’ours.

Pour mieux connaître l’ours.  Commande du livre à grandpeyc@club-internet.fr

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With temperatures in the Arctic rising faster tah elsewhere in the world, sea ice is disappearing, which affects the way of life of the animals in that part of the world. Polar bears is the most threatened species. With the lack of ice, they are more and more often obliged to live on land and change their food diets. I indicated in previous posts that they feed on polar geese, for instance. A team of Canadian biologists travelled to Churchill, Manitoba, dubbed the « Capital of Polar Bears, »in November 2018 where they started a research on polar bears in the region.

The biologists’ project was aimed at « better understanding how global warming, captivity and food alterations affect the gut microbiome, diet, and overall health of the plantigrades. To do that, they needed to collect the fecal microbiome, i.e. microbes that digest food and are a good indicator of health of captive and wild polar bears and compare them. »

The scientists also needed to gather seaweed samples from the shore in areas frequented by bears. The animals are fed a higher protein mackerel-based diet and the seaweed compensates for the changes polar bears may face due to global warming, particularly as the decline in Arctic Sea ice forces them to remain onshore without access to their traditional marine mammal-based diet.

The scientific team found that the captive polar bears, who had been on a long-term high-protein diet, exhibited a more diverse and distinct fecal microbiome than their wild counterparts, likely due to dietary and habitat shifts.

The study reveals that shrinking Arctic Sea ice coverage and extended ice-free seasons reduce the area and window of time polar bears can spend on the ice platform. That is causing some populations to increase their land use to hunt for terrestrial animals, resulting in a switch from a fat-rich diet of seals to a low-fat, high protein diet for an extended period. Should they become landlocked due to a lack of sea ice and have to survive on terrestrial food sources, their diet and therefore gut microbiome will change.

The study shows that « if they are able to adapt and survive, the polar bears we know now will be very different animals. »

Source : Phys.org.

I also explained in previous posts that polar bears feeding on whale carcasses on the seashore are often led to share the food with grizzlies and that intraction occurs between the two species. The bowhead bone piles near the village of Kaktovik have become autumn gathering spots for polar bears and even some North Slope grizzlies. The piles give the bears a source of high-fat food that they are lacking on the ice.

An unexpected result of this cohabitation between polar bears and grizzlies is the appearance of a new species of bear born from the mating between two species separated by 500,000 years of evolution. Its name is still uncertain because this animal remains extremely rare: pizzly, grolar, nanulak [polar bear (nanuk) and grizzly bear (aklak)] … It has been known for a long time that grizzly and polar bears are biologically and genetically compatible as this hybridization already occurred in zoos. In 2009, there were 17 known individuals, including a brother and a sister in the German zoo of Osnabrück.
For some scientists, this more earth-friendly hybrid could replace the polar bear. However, this evolution will not happen in a few years. Researchers say it will take hundreds of generations to see an authentic new type of bear.

Etna (Sicile) : l’éruption du 2 juin 2025 : une piqûre de rappel ! // Mt Etna (Sicily) : the eruption of June 2nd, 2025 : a wake-up call !

Au cours des dernières heures, l’Etna a connu une nouvelle crise éruptive qui a mis en émoi les réseaux sociaux. En fait, l’événement n’a duré que quelques heures et la situation est redevenue normale sur le volcan. Voici le déroulement de l’épisode éruptif, tel qu’il a été décrit par l ‘ INGV :

À partir d’environ 1h50 UTC le 2 juin 2025, les images des caméras du système de surveillance ont montré une activité strombolienne au niveau du cratère Sud-Est.

À partir d’environ 22h00 UTC le 1er juin, l’amplitude moyenne du tremor volcanique a augmenté progressivement pour atteindre un niveau élevé, vers 0h50. La source du tremor se situait près du cratère Sud-Est, à une altitude d’environ 2800 m au-dessus du niveau de la mer.

Un communiqué de l’INGV émis à 02h14 UTC le 2 juin 2025 indiquait que les explosions stromboliennes se poursuivaient avec une intensité croissante, avec des retombées de cendres dans le secteur de Piano Vetore. L’activité alimentait un léger débordement de lave depuis le bord sud du Cratère Sud-Est, avec une modeste coulée de lave en direction de la Valle del Bove.

A 9h24 UTC, les images des caméras montraient une coulée pyroclastique probablement produite par un effondrement de matériaux au niveau du flanc nord du Cratère Sud-Est. La coulée n’a pas dépassé le bord de la Valle del Leone. Parallèlement, l’activité explosive du cratère Sud-Est s’est transformée en fontaine de lave. Le tremor a atteint des valeurs très élevées.

A 9h55 UTC ce 2 juin 2025, un bulletin de l’INGV indiquait que l’épisode éruptif était terminé. L’activité explosive du Cratère Sud-Est a généré trois coulées de lave : une vers le sud, une seconde vers l’est et la dernière, qui a pris naissance à la base du flanc nord du cratère Sud-Est, vers le nord. Toutes les coulées sont en cours de refroidissement. La coulée pyroclastique s’est propagée vers le nord-est, atteignant la paroi nord de la Valle del Bove. D’un point de vue sismique, le tremor est revenu à des valeurs faibles.

Image de l’éruption issue des réseaux sociaux

L’épisode éruptif est terminé. Il ne s’agit pas d’une éruption majeure, mais elle est survenue sans prévenir, comme cela se prduit assez fréquemment sur l’Etna, comme j’en ai fait l’expérience il y a quelques années. Des images publiées sur les réseaux sociaux montrent de longues files de personnes se précipitant sur le versant du volcan pour s’éloigner de l’explosion. Selon le propriétaire d’une agence de voyages, il y avait 40 personnes sur L’Etna au moment de l’éruption. Une douzaine d’agences de voyages conduisent leurs clients en permanence sur l’Etna. Tous les touristes et randonneurs présents sur le volcan au moment de l’éruption sont sains et saufs

Cet événement devra servir de piqûre de rappel aux autorités et aux guides; comme je l’ai indiqué plus haut, le volcan peut se manifester sans prévenir. Il y a déjà eu des morts pendant de tels réveils. Le 12 septembre 1979 un groupe de touristes s’est fait surprendre par un brutal réveil de la Bocca Nuova. 9 personnes sont mortes et 23 autres ont été blessées. Il est fort à parier que les restrictions d’accès vont être renforcées à l’aube de la saison estivale. Si un drame se produisait, la justice chercherait très vite les responsables…

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In the last few hours, Mount Etna experienced a new eruption that caused a stir on social media. In fact, the event lasted only a few hours, and the situation on the volcano has since returned to normal. Here is the sequence of events, as described by INGV:

Starting at approximately 1:50 UTC on June 2, 2025, images from the surveillance system cameras showed Strombolian activity in the Southeast Crater.

Starting at approximately 22:00 UTC on June 1, the average amplitude of the volcanic tremor gradually increased, reaching a high level around 0:50. The source of the tremor was located near the Southeast Crater, at an altitude of approximately 2,800 m above sea level.

An INGV statement issued at 02:14 UTC on June 2, 2025, indicated that Strombolian explosions continued with increasing intensity, with ashfall in the Piano Vetore area. The activity was feeding a slight lava overflow from the southern rim of the Southeast Crater, with a modest lava flow toward the Valle del Bove.

At 09:24 UTC, camera images showed a pyroclastic flow likely produced by a collapse of material on the northern flank of the Southeast Crater. The flow did not extend beyond the rim of the Valle del Leone. At the same time, the explosive activity in the Southeast Crater turned into a lava fountain. The tremor reached very high values.

At 9:55 UTC on June 2, 2025, an INGV bulletin indicated that the eruptive episode was over. The explosive activity at the Southeast Crater generated three lava flows: one toward the south, a second toward the east, and the last one, which originated at the base of the northern flank of the Southeast Crater, toward the north. All flows are currently cooling. The pyroclastic flow travelled northeast, reaching the northern wall of the Valle del Bove. From a seismic perspective, the tremor has returned to low values.

The eruptive episode is over. It wasn’t a major eruption, but it occurred without warning, as happens quite frequently on Mt Etna, as I experienced a few years ago. Images posted on social networks show long lines of people rushing down the slope of the volcano to get away from the explosion. According to the owner of a travel agency, there were 40 people on Mt Etna at the time of the eruption. A dozen travel agencies permanently take their clients to Mt Etna. All tourists and hikers present on the volcano at the time of the eruption are safe and sound.
This event should serve as a wake-up call to authorities and guides; as I mentioned above, the volcano can erupt without warning. There have already been deaths during such events. On September 12, 1979, a group of tourists were surprised by a sudden explosion of Bocca Nuova. Nine people died and 23 others were injured. It’s a safe bet that access restrictions will be tightened as the summer season approaches. If a tragedy were to occur, justice would quickly seek those responsible…

L’alimentation magmatique du rift est-africain // The East African Rift’s magma feeding system

Le rift est-africain est l’un des plus vastes systèmes de rift de la planète. Il s’étend sur plus de 6 400 kilomètres, de l’Éthiopie au nord jusqu’au Malawi au sud. Il est parsemé de vallées de rift secondaires et de régions volcaniques actives, parmi lesquelles figurent certains des volcans les plus célèbres au monde, comme le Kilimandjaro et l’Ol Doinyo Lengai en Tanzanie, ou encore l’Erta Ale en Éthiopie. Cette activité volcanique fait de l’Afrique de l’Est un point chaud géothermique. Ainsi, une grande partie de l’électricité du Kenya est d’origine géothermique.
L’exploitation de cette énergie géothermique présente des avantages pour les scientifiques qui étudient le rift est-africain. Ils peuvent profiter des forages géothermiques pour mieux comprendre les mécanismes qui régissent les processus géologiques dans la région. Bien que la théorie dominante, avec une remontée de magma du manteau profond, soit à l’origine du processus de formation du rift, il est très difficile de déterminer si ce phénomène provient d’un panache unique d’origine profonde ou de plusieurs panaches disséminés le long du rift est-africain.

Dans une nouvelle étude publiée dans la revue Geophysical Research Letters, des scientifiques de l’Université de Glasgow ont utilisé des données recueillies sur le champ géothermique de Menengai au Kenya. Ils ont analysé le néon, un gaz rare, et conclu qu’il provient du manteau profond, probablement d’une zone entre le noyau externe et le manteau. Grâce à la spectrométrie de masse de haute précision, l’équipe scientifique a également détecté une « empreinte » commune des gaz sur une grande distance, ce qui étaye l’idée que le rift est-africain est alimenté par un seul « super panache » plutôt que par plusieurs processus à moindre profondeur.
La nouvelle étude émet l’hypothèse d’une masse de matériaux à très haute température en provenance de la limite noyau-manteau sous l’Afrique de l’Est. La pression de cette masse fait s’écarter les plaques tectoniques et se soulever cette partie du continent africain qui se trouve ainsi à plusieurs centaines de mètres au-dessus de son niveau normal.
Pour déterminer si le rift est-africain est effectivement alimenté par un super panache, les chercheurs ont d’abord dû analyser les isotopes du néon car les gaz rares peuvent révéler le comportement de la Terre dans les profondeurs. Cependant, ces gaz sont également facilement contaminés, à la fois par l’atmosphère et par d’autres gaz rares qui se forment dans la lithosphère. En analysant les gaz rares du champ géothermique kényan, les scientifiques ont constaté que la contamination était minime. Ils ont également découvert que les caractéristiques isotopiques du néon avaient également été observées dans d’autres parties du système de rift, notamment dans les basaltes de l’Afar en Éthiopie et dans la vallée du Rift occidental, entre l’Ouganda et la République Démocratique du Congo. Selon ses auteurs, l’étude « fournit la première preuve géochimique de l’existence d’un manteau profond commun sous l’ensemble du système de rift est-africain ».
Ces données concordent également avec une étude de 2023 de la Virginia Tech qui a cherché à comprendre pourquoi le rift est-africain présentait des déformations parallèles, et non perpendiculaires, au rift. Leur analyse a étayé l’idée qu’un super panache à la source profonde devait propulser le magma vers le nord, donnant naissance à ces étranges déformations.
Bien que le rift est-africain semble relativement statique si l’on se place au niveau de l’espérance de vie humaine, il pourrait à terme déchirer l’Afrique en deux. Autrement dit, ce à quoi nous assistons actuellement pourrait un jour donner naissance à un nouvel océan. Cependant, toutes les rifts ne se transforment pas en océans. L’évolution géologique de notre planète dira un jour ce qu’il en est du rift est-africain.
Source : Popular Mechanics via Yahoo News.

Source: Wikipedia

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In East Africa, the East African Rift System (EARS) is one of the largest rift systems on Earth. It stretches over 6,400 kilometers from Ethiopia in the north to Malawi in the south. It is filled with rift valleys and active volcanic regions that include some of the world’s most famous volcanoes, like Mount Kilimanjaro and Ol Doinyo Lengai in Tanzania), or Erta Ale in Ethiopia. This volcanic activity means that eastern Africa is a geothermal hotspot. For example, a large majority of Kenya’s electricity is of geothermal origin.

Geothermal energy has positive side effects for scientists studying EARS. They can take advantage of the geothermal drilling to gain a better understanding of what is driving the geologic processes in the region. Although the running theory is that hot, buoyant deep-mantle upwelling drives the rifting process, it has been very difficult to figure out if this comes from one deep-sourced plume or multiple plumes along the EARS expanse.

In a new study published in the journal Geophysical Research Letters. , scientists at the University of Glasgow, using data gathered at the Menengai geothermal field in Kenya, analyzed of the noble gas neon and determined that it originates in the deep mantle, probably between the outer core and the mantle. Using high precision mass spectrometry, the scientific team also determined a common “fingerprint” of gases across a far distance, which supports the idea that EARS is powered by one singular “superplume” rather than multiple, shallower processes.

The new research suggests that a giant hot blob of rock from the core-mantle boundary is present beneath East Africa ; it is driving the plates apart and propping up the Africa continent so it is hundreds of meters higher than normal.

To investigate whether EARS is in fact powered by a superplume, the researchers first needed to analyze neon isotopes, as noble gasses can reveal deep Earth behavior. However, these gases are also easily contaminated, both by the atmosphere and by other noble gases formed in the lithosphere. However, by analyzing noble gases from the Kenyan geothermal field, scientists found that contamination was minimal. Additionally, they discovered that those same neon isotopic features had also been observed in other parts of the rift system, including in basalts from the Afar plume in Ethiopia, and in the Western Rift Valley between Uganda and the Democratic Republic of Congo. According to its authors, the study “provides the first geochemical evidence for a common deep mantle beneath the entirety of the East African Rift System.”

This data also aligns with a 2023 study from Virginia Tech that investigated why EARS displayed deformations parallel to the rift rather than perpendicular. Their analysis supported the idea that a deep-rooted superplume must be driving a northward-moving magma flow in order for these strange deformations to take shape.

While EARS appears somewhat static, at least, from a human lifespan perspective, the rift could eventually tear Africa in two. So, what we are now witnessing could one day result in the birth of an entirely new ocean. However, not all rifts turn into oceans, so we won’t know for sure until geologic history takes its course.

Source : Popular Mechanics via Yahoo News.