L’avenir sombre du ski dans les Pyrénées // The bleak future of skiing in the Pyrenees

La France a les honneurs de la presse américaine qui informe ses lecteurs sur le manque de neige dans les montagnes françaises et surtout dans les Pyrénées. L’auteur de l’article a choisi l’exemple du Mourtis (Haute Garonne) car la station de ski est victime d’un des hivers les plus doux depuis plus d’un siècle.
Le manque de neige a contraint Le Mourtis à – temporairement? – fermer ses pistes de ski dès la mi-saison. Les restaurateurs et les hôteliers doivent faire face à un afflux moindre de visiteurs, et les gens qui viennent doivent se rabattre sur d’autres activités comme la randonnée.
La température diurne des derniers jours était supérieure à 10 degrés Celsius. L’avenir est sombre pour toutes les stations de ski des Pyrénées situées à basse ou moyenne altitude. Alors que les scientifiques prédisent une augmentation à long terme des températures à l’échelle de la planète, les villages qui gagnent leur vie grâce aux sports d’hiver doivent se préparer à un avenir avec beaucoup moins de neige. Personne ne peut plus garantir le ski et les stations devront proposer autre chose. Par exemple, Le Mourtis loue des scooters pour dévaler les pentes  de ses montagnes. Ils sont équipés de patins pour glisser sur la neige, mais si la neige fait défaut, on peu remplacer les patins par des roues.
En raison du manque de neige, il y a besoin de moins de personnel sur les pistes de ski et de nombreux emplois temporaires devront être supprimés ou réduits. Le chiffre d’affaires des commerces du Mourtis va connaître cette saison une perte estimée entre 10% et 15%.
Un météorologue a indiqué que la dernière fois que la France avait connu des mois de décembre et janvier aussi doux que cette année était en 1900. La météo a toujours fluctué d’année en année, mais il est clair que la tendance actuelle est vers des hivers doux avec moins de neige, sous l’effet du réchauffement climatique.
Si la tendance se poursuit, les stations de ski situées à environ 1600 mètres d’altitude (le Mourtis se situe à 1350 mètres) connaîtront des température tellement élevées qu’elles ne pourront même pas pulvériser de neige artificielle sur leurs pistes de ski. Certaines stations des Pyrénées sont plus hautes et ont un enneigement correct, du moins pour le moment…
Source: Yahoo.com.

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France has the honours of the American press which informs its readers about the lack of snow in the French mountains and especially in the Pyrenes. The author of the article has chosen the example of Le Mourtis (Haute Garonne). The ski resort a victim of one of the mildest winters in more than a century.

The lack of snow has forced the resort to – temporarily? – close down its ski runs in mid-season. Local restaurateurs and hoteliers are counting the cost of fewer visitors, and those people that do come make do with other pursuits, like hiking.

The daytime temperature in the past days was above 10 degrees Celsius. The future is bleak for all ski resorts of the Pyrenees at low or medium altitude. With scientists predicting a long-term rise in global temperatures, people who earn a livelihood from winter sports have to contemplate a future with much less snow. No one can guarantee skiing any more and the resorts will have to sell something else. For instance, Le Mourtis is renting downhill scooters. They come with skids for gliding on snow, but if the snow fails to come, they can be fitted with bicycle wheels instead.

Because of the lack of snow, there is the need for less staff on the ski runs and many temporary jobs will be cancelled or have to be reduced. Revenue among businesses in Le Mourtis are expected this season to be down between 10% and 15%.

A meteorologist indicated that the last time France experienced a December and January as mild as this year was in 1900. Weather has always fluctuated from year to year, but it is clear that the current tendency is toward mild winters and less snow, in line with global warming.

If the trend continues, ski resorts around 1,600 metres above sea level (The Mourtis  sits at 1,350 metres) will be so warm they cannot even spray artificial snow on their ski runs. Some Pyrenees resorts are higher and have a decent snow, at least for the moment.

Source: Yahoo.com.

Vue des pistes de ski du Mourtis où les canons à neige sont au chômage

Attention: Ne pas explorer les grottes sur la Péninsule de Reykjanes (Islande)! // Warning : Do not explore the caves on the Reykjanes Peninsula (Iceland) !

Suite à l’augmentation de la sismicité enregistrée depuis la fin du mois de janvier 2020 sur la Péninsule de Reykjanes, avec une inflation du sol près du Mont. Þorbjörn, pas loin de Grindavík, l’Icelandic Met Office (IMO) effectue des mesures hebdomadaires de gaz dans les grottes près des cratères d’Eldvörp, à l’ouest du Blue Lagoon.
Le 20 février, les mesures dans l’une des grottes ont révélé une concentration potentiellement mortelle de dioxyde de carbone ainsi qu’un manque d’oxygène.
En conséquence; L’IMO a émis un bulletin d’alerte et fortement déconseillé l’exploration des grottes de la région. La grotte en question se trouve à proximité d’un parking très fréquenté par les touristes qui vont visiter les cratères d’Eldvörp. La Protection Civile et le service des urgences ont été informés de la situation.
Le bulletin d’alerte ne concerne que l’exploration des grottes de la région. La randonnée ne pose pas de problème.

Source : Iceland Review.

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Following the increased seismicity recorded since late January 2020 on the Reykjanes Peninsula, with a significant land uplift near Mt. Þorbjörn by Grindavík, the Icelandic Met Office (IMO) conducts weekly gas measurements in the caves near the Eldvörp crater row, west of the Blue Lagoon.

On February 20th, the measurements in one of the caves revealed a life-threatening concentration of carbon dioxide along with a lack of oxygen.

As a consequence; IMO has issued a warning against exploring the caves in the area. The cave in question is near a parking lot popular among travellers seeking to visit the Eldvörp craters.. The Department of Civil Protection and Emergency Management has been informed of the situation.

Tourists are informed that the warning only applies to the exploration of the caves in the area. Walking is safe.

Source: Iceland Review.

Grotte dans le nord de l’Islande. Il est agréable de s’y baigner. S’assurer auparavant que l’eau n’est pas trop chaude! (Photo: C. Grandpey)

Prévision volcanique et principe de précaution

Heureusement qu’il y a le principe de précaution. Côté prévision éruptive, ça patauge un peu depuis quelque temps.

Sur l’Ile de la Réunion, on nous annonçait une éruption « imminente » du Piton de la Fournaise depuis le mois de décembre 2019. Tous les ingrédients étaient présents pour que le volcan se manifeste à nouveau, mais son humeur n’était pas éruptive à ce moment-là. Il a fallu attendre le 10 février 2020 pour que la lave montre le bout de son nez, avant de disparaître quelques jours plus tard..

Comme je l’expliquais précédemment, la prévision éruptive n’a qu’une importance relative à la Réunion dans la mesure où les éruptions se déroulent en général dans l’Enclos Fouqué qui est une zone désertique.

Le seul principe de précaution consiste, pour la Préfecture, à interdire l’accès de l’Enclos aux randonneurs. La mesure est facile à appliquer étant donné que l’entrée dans le site se fait par un portail qu’il suffit de cadenasser.

Le Piton de la Fournaise constitue surtout un excellent laboratoire pour étudier le comportement (fantasque !) d’un volcan.

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En Islande, l’activité sismique sur la Péninsule de Reykjanes a décontenancé les scientifiques de l’Icelandic Met Office (IMO). Ces derniers sont habitués à voir des essaims sismiques faire frissonner la péninsule de temps à autre. Le phénomène est prévisible et facile à comprendre étant donné le contexte tectonique dans lequel se situe l’Islande.

Le problème, c’est que depuis quelques semaines on enregistrait une inflation de plusieurs centimètres dans un secteur de la péninsule. Annonçait-elle une prochaine éruption ? L’IMO faisait état d’une possible intrusion magmatique, démentie quelques jours plus tard. Autrement dit, personne ne savait ce qui allait se passer.

Contrairement à l’Enclos Fouqué à la Réunion, le Péninsule de Reykjanes est habitée, même si la densité de population n’est pas énorme. De plus, en cas d’éruption, l’aéroport international de Keflavik, situé à quelques encablures de la péninsule, pourrait être impacté par des nuages de cendre.

La prévision sismique ou éruptive étant impossible, les autorités islandaises ont mis en place le principe de précaution et demandé aux habitants de se tenir prêts à une évacuation en cas d’éruption. Il leur a été vivement conseillé d’être attentifs aux messages d’alerte susceptibles d’être envoyés sur leurs smartphones.

A ce jour, aucune éruption ne s’est produite sur la Péninsule de Reykjanes.

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Aux Philippines, le volcan Taal a montré, lui aussi, les difficultés de la prévision éruptive. Le PHIVOLCS n’a pas prévu l’éruption qui a débuté le 12 janvier 2020 avec des panaches de vapeur et de cendre qui sont montés à 10-15 km de hauteur. L’Institut a immédiatement relevé le niveau d’alerte à 4 (éruption dangereuse éruption imminente), sur une échelle de 5 échelons. Aux Philippines, tous les ingrédients étaient présents pour que se produise une puissante éruption (sismicité, gonflement de l’édifice volcanique, intensification des émissions gazeuses), mais l’événement majeur attendu ne s’est (heureusement) jamais produit.

Le PHIVOLCS a constamment conseillé aux autorités d’évacuer sur une vaste zone les populations menacées par le Taal. Le principe de précaution a bien fonctionné et le 19 janvier 2020, 96 000 personnes avaient quitté leurs domiciles.

A la mi-février 2020, le niveau d’alerte pour le Taal est redescendu à 2, ce qui a permis à un grand nombre de personnes de quitter les structures d’hébergement provisoires.

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Le 9 décembre 2019, le cratère de White Island (Nouvelle Zélande) explosait, projetant des nuages de cendre, d’eau et de vapeur acides à haute température. Une quarantaine de touristes se trouvaient dans le cratère au moment de l’éruption et 21 personnes ont péri, soit immédiatement, soit des suites de leurs très graves brûlures.

Au moment de l’événement ; le niveau d’alerte était à 2 sur une échelle de 5 : « Moderate to heightened volcanic unrest [Activité volcanique modérée à élevée] .» Selon les volcanologues néo-zélandais, on avait affaire à une “activité volcanique pouvant conduire à un danger éruptif,” le type même de mise en garde vague que l’on rencontre sur tous les volcans actifs de la planète. Aucune éruption ou explosion majeure n’était prévue le 9 décembre 2019, même si le volcan présentait des signes d’activité.

C’est une fois la catastrophe passée que l’on se demande ce qu’il aurait fallu faire, comment on aurait prévenir un tel événement éruptif. La mesure la plus radicale était, bien sûr, d’interdire totalement l’accès à un volcan potentiellement dangereux. La poussée de plus en plus forte du tourisme de masse rend la mise en place d’une telle mesure extrêmement difficile. On aurait pu, aussi, limiter l’accès du cratère à des petits groupes, et éviter ainsi qu’une quarantaine de personnes se fasse surprendre.

Pour le moment, l’accès à White Island est interdit et il risque fort de le rester pendant longtemps. Le traumatisme subi par les Néo-Zélandais sera long à évacuer.

Panache éruptif du Taal (Source: Disaster Risk Reduction Management Council)

Le cratère de White Island après l’explosion (Source: Helicopter Rescue Trust)

 

Rapid Ohi’a Death in Hawaii // Ohi’a en danger de mort à Hawaii

Ce n’est pas de la volcanologie, mais le sujet est étroitement lié au volcan Kilauea à Hawaï. Ceux qui ont visité le Parc National ont forcément admiré la superbe Metrosideros polymorpha, la ōhi’a lehua, dont les fleurs rouges illuminent la végétation.
Il existe une légende hawaïenne liée à l’Ohi’a et à Pele, la déesse du feu et des volcans hawaiiens. Cette légende raconte que si vous cueillez cette fleur, il pleuvra le même jour. Selon la légende, Pele rencontra un jour un beau guerrier nommé Ohi’a. Elle lui demanda de l’épouser, mais Ohi’a avait déjà promis son amour à Lehua. Pele entra en furie quand Ohi’a refusa sa demande en mariage et elle le transforma en arbre tordu.
Lehua connut un grand chagrin. Les dieux eurent pitié d’elle et estimèrent qu’il était injuste de séparer Ohi’a et Lehua. C’est pourquoi ils ont  transformé Lehua en fleur sur l’arbre Ohi’a afin que les deux amants soient unis à jamais. La légende raconte que si vous cueillez cette fleur, vous séparez les amoureux, et ce jour-là il pleuvra.

La réalité d’aujourd’hui est très différente de la légende, mais aussi très inquiétante. En effet, les ohi’a sont victimes d’un fléau, la Rapid Ohi’a Death (ROD) – mort rapide de l’ohi’a – une maladie fongique qui attaque et tue les arbres sur la Grande Ile d’Hawaï. Ce champignon obstrue le système vasculaire de l’arbre, privant d’eau la canopée, et peut tuer les arbres très rapidement. L’ohi’a est une espèce clé dans les forêts hawaïennes, et la ROD peut causer des perturbations majeures dans l’écosystème, avec un impact négatif sur les traditions culturelles, les ressources naturelles et la qualité de vie. Les fleurs sont présentes sur les couronnes qui ornent la tête de la déesse Pele.
Les ohi’a infectés peuvent avoir des branches entières couvertes de feuilles brunes. L’aubier de l’arbre peut présenter des taches sombres et une odeur fruitée, bien que les signes du champignon ne soient pas forcément visibles à l’extérieur de l’arbre. Des tests supplémentaires sont nécessaires pour confirmer la présence de ROD, car l’ohi’a peut également mourir d’autres maladies, de sécheresse et de blessures. On rencontre essentiellement la ROD sur l’île d’Hawaï, bien que des cas aient également été détectés à Maui, O’ahu et Kaua’i.
Le bois du 1000ème ohi’a du Parc national des volcans vient d’être prélevé pour voir s’il est infecté par la ROD. Le personnel du parc recueille des copeaux et les échantillons sont analysés en laboratoire. Si la ROD est confirmée, l’arbre est abattu et couvert pour empêcher une propagation de la maladie dans la forêt environnante.
La ROD a été confirmée sur plus de 100 arbres dans le parc. Depuis sa découverte, la ROD a tué plus de 500 000 arbres sur la Grande Ile d’Hawaii.
Les visiteurs du Parc peuvent aider à prévenir la propagation de la ROD en nettoyant leurs chaussures avant et après une randonnée sur les sentiers. La plupart des entrées de sentiers les plus fréquentés ont une station de brossage des chaussures ; toute la boue et les graines présentes sur les chaussures peuvent être brossées et grattées. Les visiteurs sont priés de ne pas apporter de bois d’ohi’a dans le Parc. On trouvera toutes les recommandations à cette adresse :

https://cms.ctahr.hawaii.edu/rod/

J’ai déjà écrit deux articles alertant de ROD:
https://claudegrandpeyvolcansetglaciers.com/2015/11/29/hawaii-lohia-lehua-en-danger-de-mort-hawaii-ohia-lehua-might-soon-disappear/

et
https://claudegrandpeyvolcansetglaciers.com/2017/05/01/hawaii-ohia-lehua-en-danger-de-mort-hawaii-ohia-lehua-in-mortal-danger/

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This is not volcanology, but it is closely connected to Kilauea Volcano in Hawaii. Those who have visited the National Park have inevitably seen the very nice Metrosideros polymorpha, the ōhi’a lehua, whose red blossoms illuminate the trees.

There is an interesting Hawaiian legend tied to the Ohi’a tree and to the volcano goddess, Pele. This story explains that if you pluck this flower, it will rain on the same day. The legend says that one day Pele met a handsome warrior named Ohi’a and she asked him to marry her. Ohi’a, however, had already pledged his love to Lehua.  Pele was furious when Ohi’a turned down her marriage proposal, so she turned Ohi’a into a twisted tree.

Lehua was heartbroken, of course. The gods took pity on Lehua and decided it was an injustice to have Ohi’a and Lehua separated.  They thus turned Lehua into a flower on the Ohi’a tree so that the two lovers would be forever joined together. So remember, Hawaiian folklore says that if you pluck this flower you are separating the lovers, and that day it will rain.

Reality today is very different from the legend, but very sad too. Indeed, ohi’a trees are the victims of a calamity called Rapid Ohi’a Death (ROD), a fungal disease currently attacking and killing the trees on Hawaii Big Island. This fungus clogs the tree’s vascular system, depriving the canopy of water, and may kill the trees very quickly. Ohi’a is the keystone species in Hawaiian forests, and ROD has the potential to cause major ecosystem disturbances that will negatively impact cultural traditions, natural resources, and quality of life. The flowers can be seen on the wreaths on goddess Pele’s head.
Infected ohi‘a trees may have individual branches or entire canopies of recently dead and still attached brown leaves. The tree’s sapwood may have dark and unusual staining and a fruity odour, though signs of the fungus may not be visible on the outside of the tree. Additional testing is needed to confirm ROD, since ohi‘a may also die from other diseases, drought and injury. ROD has been found mostly on Hawaii Island, although cases have also been detected on Maui, O’ahu, and Kaua’i.

The 1,000th Ohi‘a tree has just been tested for ROD within Volcanoes National Park. Park staff collects wood chips and the samples are analyzed in a lab. If ROD is confirmed, the tree will be cut down and covered to prevent further spread of ROD into the surrounding forest.

ROD has been confirmed in over 100 ohi‘a trees in the park. Since its discovery, ROD has killed more than half a million trees on Hawaii Big Island.

Visitors to the park can help prevent the spread of ROD by cleaning their shoes before and after hiking on park trails. Most of the popular trailheads have a boot brushing station where all mud and seeds may be brushed and scraped from footwear. Visitors are asked not to bring ohi’a wood into the park. All the recommendations can be found here:

https://cms.ctahr.hawaii.edu/rod/

I have already written two posts alerting to ROD. They can be found at:

https://claudegrandpeyvolcansetglaciers.com/2015/11/29/hawaii-lohia-lehua-en-danger-de-mort-hawaii-ohia-lehua-might-soon-disappear/

and

https://claudegrandpeyvolcansetglaciers.com/2017/05/01/hawaii-ohia-lehua-en-danger-de-mort-hawaii-ohia-lehua-in-mortal-danger/

Dans la culture hawaiienne, le lien est très fort entre l’ohi’a et la déesse Pele