Réouverture de la Volcano House sur le Kilauea (Hawaii / Etats Unis)

drapeau francais   La mythique Volcano House va à nouveau ouvrir ses portes le mois prochain sur la lèvre de la caldeira du Kilauea, au terme d’une rénovation qui a coûté plusieurs millions de dollars.
Les flammes de la cheminée d’origine en pierre de lave réchaufferont le hall d’entrée et projetteront leur lumière sur un imposant bronze de la déesse Pele. Le visiteur découvrira ensuite un salon confortable avec, au-delà de grandes baies vitrées, des vues spectaculaires sur le cratère de Halema’uma’u.
C’est en 1846 qu’un habitant de Hilo, Benjamin Pitman, eu l’idée de construire une maison d’agrément qu’il baptisa « Volcano House. » Le nom est resté et la véritable structure en bois susceptible d’accueillir des hôtes sur le Kilauea a été construite en 1877. Des écrivains célèbres comme Mark Twain, Isabella Bird et Robert Louis Stevenson figurent parmi les personnes qui ont résidé dans bâtiment de1877, tout comme le microbiologiste français, Louis Pasteur.
En 1895, un Hawaiien d’origine grecque, George Lycurgue – dit « Uncle George » – a fait l’acquisition de la Volcano House et lui a apporté plusieurs évolutions structurelles, y compris un bâtiment de style victorien de deux étages qui a accueilli de nombreux invités de marque comme Franklin D. Roosevelt en 1934, premier président américain à visiter Hawaii.
En 1940, un incendie a ravagé la Volcano House de style victorien. Il n’y a eu aucune victime, mais l’ensemble de l’hôtel a été totalement détruit. «Uncle George» a négocié la construction d’un nouvel hôtel avec le Parc des Volcans, à quelque 200 mètres de son ancien site. Fin 1941, il a été inauguré en grande pompe sur le bord du cratère.

La Volcano House ouvre à nouveau en 2013 en préservant le caractère historique des années 1940. Si «Uncle George » était vivant aujourd’hui, il apprécierait probablement le retour de Pele  dans le cratère de Halema’uma’u redevenu actif en 2008 et, dans le même temps, le retour des clients dans la célèbre Volcano House.

Source : Hawaii 24/7.

 

 

drapeau anglais   The mythical Volcano House will fully reopen on the rim of Kilauea caldera in Hawaii Volcanoes National Park next month, following a multi-million dollar upgrade.

Flames from the original lava rock fireplace will warm the lobby and cast their light upon an imposing bronze of goddess Pele. A few more steps will reveal a comfortable sitting room with spectacular views of Halema’uma’u Crater beyond large glass windows.

It was in 1846 that Hilo resident Benjamin Pitman built a grass house, and christened it “Volcano House.” The name stuck, and the first substantial wooden structure to welcome guests at Kilauea was built in 1877

Famed writers Mark Twain, Isabella Bird and Robert Louis Stevenson were among guests in the 1877 building, as was French microbiologist, Louis Pasteur.

In 1895, Greek-born George “Uncle George” Lycurgus acquired the Volcano House, and several structural evolutions ensued, including the construction of a two-story Victorian-style building that served many distinguished guests. Visitors included President Franklin D. Roosevelt in 1934, the first U.S. president to visit Hawaii.

In 1940, a fire destroyed the Victorian-style Volcano House. No lives were lost, but the entire hotel was a complete loss.  “Uncle George” negotiated the construction of a new hotel with the Park some 200 metres from its former site.

In late 1941, the new Volcano House was unveiled with great fanfare on the crater rim – and it is unveiled again in 2013 in the historic character of the 1940s.

If “Uncle George” were alive today, perhaps he’d marvel over the coincidental return of Pele to her home at Halema’uma’u Crater, which began to erupt again in 2008, and to the return of guests to historic Volcano House.

Source: Hawaii 24/7.

Pele-Volcano-House

Pele veille sur la Volcano House   (Photo:  C. Grandpey)

Kilauea: Mort sur le champ de lave (suite) // Death on the lava field (continued)

drapeau francais   Suite à ma note du 9 mai sur le décès d’un randonneur à Hawaii, voici quelques détails supplémentaires qui vont dans le sens des conseils que je donnais à l’issue de l’article.

La victime est un Canadien âgé de 57 ans qui était parti de Kalapana avec un ami afin de se rendre sur le champ de lave pour y voir les coulées de plus près. Sur le chemin du retour, ils se sont perdus. L’un des randonneurs a commencé à paniquer et, sous le coup de la chaleur et de la fatigue, s’est effondré. Son ami est allé cherché de l’aide et de l’eau mais au retour, il a été incapable de retrouver son ami. Quand les secours sont arrivés sur place, il était trop tard ; l’homme avait cessé de vivre.

Cet accident révèle deux erreurs commises par les randonneurs.

D’une part, il semble évident que la quantité d’eau emportée était insuffisante. Il faut savoir que la marche sur le champ de lave hawaiien est longue et pénible et il fait de plus en plus chaud au fur et à mesure que l’on approche du site actif et des coulées. Personnellement, en plus des bouteilles d’eau, je glisse une canette de Coca-Cola dans mon sac à dos. Elle est souvent bienvenue au terme de la randonnée.

D’autre part, on a souvent tendance à minimiser la taille du champ de lave sur la plaine côtière. Au départ de Kalapana, on aperçoit les gaz et (au crépuscule) le rougeoiement émis par les coulées et on a l’impression que la distance à parcourir n’est pas énorme. En fait, c’est souvent une illusion optique et il faut marcher pendant plusieurs kilomètres avant d’arriver à destination. Le retour à Kalapana est plus compliqué car les coulées se trouvent souvent vers le pied du pali et de ce secteur, on ne voit plus le point de départ à Kalapana. D’où la nécessité d’avoir une boussole ou (encore mieux) un GPS.

Un ranger m’a indiqué un jour que les accidents ou les pertes d’orientation sont relativement fréquents à Hawaii. Il n’est, bien sûr, fait état que des accidents les plus graves. La presse laisse de côté les chutes et les brûlures qui sont monnaie courante sur le champ de lave.

drapeau anglais   Further to my note of May 9th on the death of a hiker in Hawaii, here are some additional details that confirm the advice I gave at the end of the article.
The victim is a 57-year-old Canadian who had left Kalapana with a friend to go to the lava field to see the lava flows closer. On the way back, they got lost. One of the hikers began to panic, and because of the heat and fatigue, he collapsed. His friend went to get help and water, but on his way back, he was unable to find his friend. When paramedics arrived on site, it was too late, the man was dead.
This incident reveals two mistakes committed by the hikers.
On the one hand, it seems clear that the amount of water they had brought along was insufficient. Everybody should know that walking on the Hawaiian lava field is long and strenuous and it’s getting hotter and hotter as you as you approach the active site and the lava flows. Personally, in addition to water bottles, I slip a can of Coca-Cola in my backpack. It is often welcome at the end of the hike.
On the other hand, there is a tendency to minimize the size of the lava field on the coastal plain. From Kalapana, gases and (at dusk) the glow emitted by lava can be seen and it seems that the distance is not so great. Actually, it is often an optical illusion and you have to walk several kilometers before reaching your destination. Walking back to Kalapana is more complicated because the flows are often located near the base of the pali and from that point, you do not see the point of departure in Kalapana. Hence the need for a compass or (even better) a GPS.
A ranger told me one day that accidents or loss of orientation are relatively common in Hawaii. Of course, only the most serious accidents are reported. The press ignores the falls and burns that are common on the lava field.

Coulee-hawaii

(Photo:  C.  Grandpey)

Mayon (Philippines): Des questions après l’éruption d’hier et la mort de 5 randonneurs

drapeau francais   L’éruption soudaine du Mayon qui a tué 5 randonneurs  conduit à se demander pourquoi les touristes locaux et étrangers ont été autorisés à se rendre à proximité du volcan, en sachant qu’il existe une zone de danger permanent de six kilomètres autour de ce dernier.
L’activité de randonnée autour du Mayon est habituelle pendant l’été et certaines agences de voyages s’en servent pour promouvoir le tourisme local. Alors que les agences de voyage sont autorisées à organiser des sorties sur le Mayon, il y a aussi des habitants de la région qui gagnent leur vie en servant de guides pour les touristes locaux et étrangers.
Le Président des Philippines a immédiatement ordonné une enquête pour savoir pourquoi les touristes ont été autorisés à entrer dans la zone de danger permanent autour du volcan. Préoccupé par la sécurité des personnes, il a demandé aux autorités concernées de se renseigner sur les «paramètres» de la zone où existent les restrictions d’accès.

La dernière éruption meurtrière du Mayon avait eu lieu en février 1993. 77 avaient alors perdu la vie. Cette éruption est décrite dans mon livre « Killer Volcanoes  » (voir colonne de gauche de ce blog).

Source : Manila Bulletin.

drapeau anglais   The sudden eruption of Mayon that killed 5 climbers brought to question why local and foreign tourists were allowed to go near the volcano, considering that there is a six-kilometre permanent danger zone around the volcano.

Mayon hiking activity is normal during summer days, with some travel agencies even promoting it as part of the local tourism drive. While travel agencies are allowed to do a Mayon adventure, there are also local residents who earn a living by serving as tourist guides for both local and foreign tourists.
The Philippine President immediately ordered an inquiry into why tourists were allowed to enter the permanent danger zone around the volcano. Concerned about the safety of the people, he asked to find out from concerned authorities about the “parameters” of the volcano’s restricted area.

Mayon’s last deadly eruption had occurred in February 1993. 77 people had then lost their lives. The eruption is described in my book « Killer Volcanoes » (see left-hand column of this weblog).

Source : Manila Bulletin.

Le Mayon (Philippines) tue 5 randonneurs // Mount Mayon (Philippines) kills 5 climbers

drapeau francais   5 randonneurs ont été tués et au moins 7 autres ont été gravement blessés près du cratère du Mayon quand il a projeté d’énormes blocs et de la cendre mardi aux premières heures de la matinée. Le volcan traversait une période calme et les 20 randonneurs du groupe ont été surpris par une explosion aussi soudaine que violente. C’est la première éruption de ce volcan depuis trois ans.
Les randonneurs décédés ont été frappés par d’énormes rochers qui, selon un guide, étaient « gros comme la salle de séjour d’une maison ». Parmi les morts figurent un Allemand, un Autrichien et un Philippin. Les blessés comprennent des étrangers et les guides philippins. Certains sont dans un état critique.

Le niveau d’alerte n’a pas été relevé après la dernière éruption et aucune évacuation n’est prévue.

Ce type d’événement n’a rien d’exceptionnel sur un volcan actif. Il s’agit probablement de la libération soudaine et violente d’une poche de gaz qui s’était accumulé sous le sommet. Certains articles de presse font état d’une éruption phréatique. J’ai eu l’occasion d’assister à ce phénomène sur l’Etna en période calme. J’ai vu le plancher de la Voragine se soulever sous la pression des gaz avant de produire deux grosses explosions qui ont projeté des blocs au-delà de la lèvre du cratère.

drapeau anglais   5 climbers were killed and at least 7 others were seriously injured near the crater of Mayon volcano when it spewed huge rocks and ash after daybreak Tuesday in its first eruption in three years. The volcano was quiet at the moment of the accident. The 20 climbers were surprised by an explosion which was both sudden and violent.

The climbers who died were struck by huge rocks, “as big as a living-room”, according to a guide. They include a German, an Austrian and a Filipino. The injured include foreigners and Filipino guides. Some are in critical condition.

No alert was raised for the volcano following the latest eruption and no evacuation is being planned.

This kind of event is not exceptional on an active volcano. It probably has to do with the sudden and violent release of a pocket of gas that accumulated beneath the summit. Some press articles also mention a phreatic eruption. I happened to witness this phenomenon on Mount Etna during a quiet period. I saw the floor of the Voragine rise under the pressure of the gases and produce two major explosions that sent rocks flying beyond the crater rim.

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Le Mayon fait partie des volcans tueurs décrits dans mon livre « Killer Volcanoes »

(Crédit photo: Wikipedia)