Les Galapagos dans un fauteuil ! / The Galapagos from your armchair !

drapeau francais   En lisant le Guardian britannique, on apprend que, très bientôt, il ne sera plus utile d’aller aux Galapagos pour admirer volcans, tunnels et autres coulées de lave. Google aura tout fait pour vous ! Grâce au système Street View du moteur de recherche, vous plongerez avec les phoques, vous vous promènerez avec les tortues et les iguanes et vous pénétrerez dans les entrailles de la Terre. Des randonneurs ont été mandatés par Google pour passer dix jours aux Galapagos et récolter un maximum d’images 360° en utilisant des systèmes de caméras panoramiques portables, sur terre et sous l’eau (voir le lien ci-dessous). Certaines zones interdites au public ont également été visitées. Les images devraient être disponibles dès cet été.

http://www.guardian.co.uk/environment/gallery/2013/may/30/google-street-view-maps-galapagos-islands-in-pictures?picture=409724094

 

 

drapeau anglais   While reading The Guardian, we learn that very soon you won’t need to go to the Galapagos to admire volcanoes, lava tubes and lava flows. Google will have done it for you! Thanks to the Street View of the browser, you will dive with the seals, walk with tortoises and iguanas and go into the bowels of the Earth. Hikers have been sent by Google to spend 10 days in the archipelago in order to collect as many 360° photos as possible using portable orb cameras, whether on land or under the water (see link below). Some areas that are not accessible to tourists have been visited too.

http://www.guardian.co.uk/environment/gallery/2013/may/30/google-street-view-maps-galapagos-islands-in-pictures?picture=409724094

Histoire de bière et saucisses allemandes…

Voici une petite anecdote sympa mais qui montre aux touristes qui s’apprêtent à visiter l’Islande que l’on ne peut pas faire n’importe quoi !

En début de semaine, les douaniers islandais ont contrôlé des cars de touristes allemands qui arrivaient dans le port de Seyðisfjörður et ils ont constaté que les Teutons ne venaient pas les mains vides. Les conducteurs avaient apporté une provision de hotdogs (avec saucisses allemandes, bien sûr), bières et autre schnapps (il peut faire froid en Islande) qu’ils avaient l’intention de vendre à leurs passagers pendant le voyage. Ils avaient même prévu des réchauds! C’est ce qu’ils ont déclaré en toute honnêteté aux douaniers qui leur ont fait remarquer que la vente de nourriture importée est interdite sur le sol islandais sans autorisation. Saucisses et bière devront donc rester à Seyðisfjörður pendant que les Allemands visiteront l’île et ils récupéreront leurs biens au retour! Schade !

Escapade à Tenerife (Iles Canaries) [suite & fin]

L’extrémité nord-ouest de Tenerife est occupée par le Teno qui, comme l’Anaga, est  un vieux massif basaltique très érodé où l’on observe de nombreux dykes. Le versant sud de ce massif est le point de départ de nombreuses ravines – barrancos en espagnol – comme celle de Masca où la route virevolte de manière très spectaculaire à flanc de montagne.

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Le barranco de Masca

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Dykes dans le barranco de Masca

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Les prismes basaltiques abondent dans les barrancos de Tenerife

Ce qui frappe avant tout dans le sud de l’île de Tenerife, c’est le massacre de la côte par un certain nombre de bourgades résidentielles comme Playa de las Americas où les complexes hôteliers ont transformé les paysages du bord de mer en un véritable parc d’attractions. Là encore, je me plais à rêver et j’imagine le réveil de quelques uns des cônes stromboliens qui parsèment le paysage et dont les projections auraient tôt fait de chasser les intrus de cette partie de l’île!

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La banane est l’une des principales ressources économiques de Tenerife

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Exemples de cônes de scories dans la partie sud de Tenerife

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Vous l’aurez compris, pour le volcanophile que je suis, il y a du bon et du moins bon à Tenerife. L’ensemble volcanique du Teide est tout à fait remarquable. De même, des secteurs comme l’Anaga ou le barranco de Masca offrent des paysages à l’intérêt géologique certain et des vues à couper le souffle. En revanche, j’oublierai très vite le littoral bétonné. Il faut espérer que les lobbies immobiliers ne prendront pas le dessus sur la politique de préservation du littoral que les autorités espagnoles s’efforcent de mettre en place depuis quelques années.

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A côté des zones bétonnées, certains villages ont réussi à préserver leur charme, comme Taganana sur la côte nord

(Photos:  C.  Grandpey)

Escapade à Tenerife (Iles Canaries) [suite]

Le centre de Tenerife est occupé par le massif du Teide que j’ai atteint au départ de Santa Cruz de Tenerife en empruntant la route TF 24 qui longe la dorsale volcanique de l’île en faisant traverser des zones boisées très agréables. Au bout de quelques dizaines de kilomètres, on sort de la forêt et de l’humidité ambiante qui la baigne souvent en début de journée et on se retrouve au-dessus des nuages avec un ciel d’un bleu vif sur lequel se détache le Pico del Teide. Alors que la route s’élève, le paysage devient de plus en plus désertique. A noter, comme le fait remarquer Maurice Krafft, un extraordinaire affleurement de ponce phonolitique en provenance du secteur de Las Canadas au kilomètre 32. La région du Teide fait ensuite alterner les dépôts de ponce et de lapilli, les coulées de lave basaltique ou celles, plus visqueuses, d’obsidienne phonolitique, même si cette dernière n’a pas la pureté de son homologue de Lipari dans les Iles Eoliennes.

Le clou du spectacle se trouve, bien sûr, au sommet du Teide auquel on accède d’abord par le téléférique, puis à pied par un chemin bien tracé. L’ascension est rendue plus difficile par le manque d’oxygène (le sommet proprement dit culmine à 3718 mètres) que par la pente. Il faut une autorisation pour l’assaut final et de bonnes chaussures sont fortement recommandées. J’aimerais connaître le nombre d’entorses de chevilles recensé par les services de secours. Je n’arrive pas à comprendre que des femmes s’aventurent sur ce terrain en escarpins ou en nu-pieds! Que dire des couples qui se risquent à plus de 3000 mètres d’altitude avec un nouveau-né sur les épaules? Le cratère sommital du Teide n’est pas immense avec 70 mètres de diamètre mais l’odeur de soufre qui s’en échappe, l’altération des roches et les taches jaunes à la surface du sol rappellent que nous sommes sur un volcan actif. Il est également intéressant d’emprunter le sentier qui conduit au mirador du Pico Viejo, théâtre de l’éruption de 1798. Cette dernière, éruption latérale, est partie d’une fracture sur le versant occidental et l’aspect des coulées n’a guère varié depuis leur mise en place.

En empruntant la route vers Chio, on passe à proximité de nombreux cônes adventifs. Une halte près de ceux de Samara et Chinyero permet d’accéder aux coulées nées de la dernière éruption de novembre 1909.

D’autres sites méritent une visite, comme Los Azulejos où la couleur de la roche passe du vert au mauve, ce qui n’est pas sans rappeler la Palette de l’Artiste dans la Vallée de la Mort en Californie. Ceux qui tiennent absolument a faire une photo ressemblant à la carte postale traditionnelle du Teide feront une halte aux Roques de Garcia.

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Première vue du massif du Teide au sortir de la forêt en venant de Santa Cruz avec, au premier plan des tajinastes, plantes endémiques à Tenerife

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Superbe dépôt de ponce au kilomètre 32

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Le versant sud du Pico del Teide

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Le cratère sommital du Teide

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Vue sur le Pico Viejo, siège de l’éruption de 1798

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La coulée de 1798, sur le versant ouest du Pico Viejo

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Fracture éruptive de 1798

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Cratère de Samara, source de l’éruption de novembre 1909

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Vue sur la dernière coulée de 1909

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Couleurs de Los Azulejos

(Photos:  C.  Grandpey)