Survol du Pacaya (Guatemala) avec un drone // Overflight of Pacaya Volcano (Guatemala) with a drone

En cliquant sur le lien ci-dessous, vous verrez une vidéo intéressante qui montre un survol du sommet du Pacaya à l’aide d’un drone. La date du survol n’est pas mentionnée, mais l’activité volcanique correspond à celle décrite dans les derniers bulletins de l’INSIVUMEH : Episodes stromboliens à partir de plusieurs bouches actives dans le cratère Mackenney que l’on voit sur la vidéo.  Les projections atteignent une cinquantaine de mètres de hauteur. Il n’est pas impossible d’observer de temps à autre de petites coulées de lave d’une cinquantaine de mètres de longueur.

https://www.youtube.com/watch?v=OGlC6jRAOOc&app=desktop

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By clicking on the link below, you will see an interesting video that shows an overflight of Pacaya volcano with a drone. The date of the overflight is not mentioned but volcanic activity  corresponds with the one described in the latest INSIVUMEH reports: strombolian episodes from several active vents within the Mackenney Crater which can be seen on the video. Ejections rise about 50 metres above the crater and small lava flows can occasionally be observed.

https://www.youtube.com/watch?v=OGlC6jRAOOc&app=desktop

Photo: C. Grandpey

Fin de mission pour le satellite Earth Observing-1 // Earth Observing-1’s mission comes to an end

Lorsqu’une éruption se produit quelque part dans le monde, les images satellitaires sont très précieuses pour observer et analyser la situation. L’un des satellites les plus célèbres pour effectuer de telles missions est Earth Observing-1 (EO-1) de la NASA. À l’origine, la mission du satellite devait durer un an seulement. Il a non seulement répondu à cette attente, mais est resté opérationnel pendant 16 autres années. Malheureusement, EO-1 est arrivé à la limite de ses forces, faute de carburant et, à la fin du mois de mars, on n’entendra plus parler de lui. Le satellite sortira doucement de son orbite et ira finir ses jours en boule de feu dans l’atmosphère terrestre.
EO-1 a débuté en 2000 dans le cadre du programme New Millennium de la NASA. Son objectif principal était de tester l’Advanced Land Imager, l’ancêtre des instruments d’imagerie des missions Landsat. Toutefois, il avait également à son bord le successeur probable de cette technologie: Hyperion, un imageur hyperspectral qui dispose de plus de 220 bandes spectrales. Quand il y a eu une fuite de méthane à Aliso Canyon, Hyperion a pu l’observer dans l’atmosphère.
La caractéristique la plus révolutionnaire d’EO-1 était l’expérience scientifique autonome qui a permis à l’ordinateur embarqué à bord d’EO-1 de décider quelles images prendre et à quel moment, ce qui représentait un bond en avant en termes d’autonomie spatiale. De plus, EO-1 faisait partie d’un Sensor Web, autrement dit un réseau de satellites interconnectés capables de déléguer des cibles et de s’alerter les uns les autres lorsque leurs systèmes détectent quelque chose d’intéressant, comme les éruptions volcaniques.
Ainsi, lorsque l’Erta Ale (Éthiopie) est entré en éruption en janvier 2017, les volcanologues espéraient qu’un satellite de la NASA pourrait observer l’événement et prendre des photos. Il s’est avéré qu’un satellite avait pris de l’avance et avait déjà commencé à observer le volcan, grâce à un programme d’intelligence artificielle à son bord. Le satellite en question était EO-1 qui avait effectué ce travail parfaitement! Grâce au satellite, les scientifiques ont pu observer l’éruption au bon moment, pendant sa première phase. Cela n’aurait pas été possible sans le Sensor Web. À la fin du mois de janvier, l’un des satellites du réseau avait détecté des changements dans le comportement du lac de lave de l’Erta Ale et avait alerté le satellite EO-1 pour qu’il prenne des photos du volcan. Grâce à la très bonne réactivité du EO-1, les chercheurs de la NASA ont déclaré qu’ils pouvaient maintenant observer une à une les images de l’Erta Ale pour étudier les modifications intervenues dans l’émission de lave avec le temps.
L’Erta Ale n’est pas le seul volcan épié par le satellite EO-1 pendant les dix années. Des chercheurs de la NASA ont utilisé l’intelligence artificielle à son bord pour étudier l’éruption du Puyehue-Cordon Caulle au Chili en 2011 et l’éruption islandaise de l’Eyjafjallajökull en 2010. Le logiciel ne se limite pas à l’observation de l’activité volcanique ; il a également donné des informations sur les inondations en Thaïlande en 2011.
Bien que l’EO-1 et son programme d’intelligence artificielle se dirigent vers une retraite bien méritée, les prochaines recherches mettront l’accent sur la poursuite de l’autonomie satellitaire.
Sources: Wired & Live Science.

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When an eruption occurs around the world, satellite images are very precious to observe and analyse the situation. One of the most famous satellites to perform such missions is NASA’s Earth Observing-1. Originally, thesatellite’s mission was supposed to last just a year. It did that, and then survived 16 more. But EO-1 is finally out of fuel, and at the end of the month the craft’s operating team will close up shop. Already out of fuel, EO-1 itself will continue to slowly shuffle off its orbital coil until it burns up in Earth’s atmosphere.

EO-1 got its start in 2000 as part of NASA’s New Millennium program. Its primary objective was to test the Advanced Land Imager, the forebear of instruments now on Earth-observing Landsat missions. But it also carries that technology’s likely replacement: Hyperion, a hyperspectral imager that sees over 220 spectral bands. When there was a methane leak in Aliso Canyon, Hyperion could see it in the atmosphere.

EO-1’s most revolutionary feature was the autonomous science experiment, which let EO-1’s onboard computer decide what images to take and when, a big leap forward in terms of spacecraft autonomy. Plus, EO-1 was part of a Sensor Web of interlinked satellites that can delegate targets or alert one another when their systems detected something of interest, like volcanic eruptions.

When Erta Ale in Ethiopia erupted in January, volcanologists hoped a NASA satellite would be able to train its eyes on the explosive event and capture photos. It turned out that a satellite was already a few steps ahead and had already begun observing the volcano, thanks to an artificial intelligence program on board. EO-1 had done the job perfectly! Thanks to the satellite, scientists caught this event at the perfect time, during an early, developing phase of the eruption. This would not have happened without the Volcano Sensor Web. In late January, one of the satellites in the network detected changes in Erta Ale’s lava lake, and pinged the EO-1 satellite to capture images of the volcano. Thanks to the EO-1 satellite’s quick response to the activity, NASA researchers said they now can review images of Erta Ale to study how the discharge of lava changes over time.

Erta Ale was not the only volcano on EO-1’s radar during the satellite’s more-than-a-decade-long run. NASA researchers used the ASE on board EO-1 to study the eruption of Chile’s Puyehue-Cordon Caulle volcano in 2011, and the Icelandic eruption of Eyjafjallajökull in 2010. The software was not limited to covering volcanic activity, however, and also helped monitor severe flooding in Thailand in 2011.

Though EO-1 and its AI program are headed for retirement, future research will continue the pursuit of satellite autonomy.

Sources: Wired & Live Science.

 L’intelligence artificielle à bord du satellite EO-1 a permis une bonne observation de la dernière éruption de l’Erta Ale. (Crédit photo: NASA)

Kilauea (Hawaii): Nouvelle vidéo // New video

Un nouveau survol du Kilauea effectué le 23 mars 2017 par la compagnie Paradise Helicopters a permis une bonne observation du lac de lave dans le cratère du Pu’uO’o. La plus grande partie de la lave sort du lac et alimente la coulée 61g qui se dirige vers l’océan et alimente l’entrée dans le Pacifique sur le site de Kamokuna une dizaine de kilomètres en aval. La vidéo montre des coulées de surface jusqu’à 2,5 km du Pu’uO’o et certaines de ces coulées sont relativement importantes. D’autres sorties de lave ont également été observées sur la plaine côtière.
L’entrée de la lave dans l’océan est toujours présente, avec les explosions habituelles. Le « firehose » s’est transformée en une cascade plus classique, avec la lave qui s’accumule au pied de la falaise commence à former un nouveau delta. La falaise reste fracturée et dangereusement instable. L’activité littorale n’est plus guère visible depuis le point d’observation aménagé à l’est.
Voici le lien vers la vidéo: https://youtu.be/r7Cu6pbZ9oQ

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A new Paradise Helicopters flight performed on March 23rd 2017 allowed to get very good views of the lava lake within the Pu’uO’o vent. Most of her lava exits the lake and feeds the 61g flow lava tubes that feed the ocean entry 10 km below.”

The video shows a few new surface flows as far down as 2.5 km from the vent and several outbreaks were quite sizable. A few outbreaks were also seen on the coastal flats.

The ocean entry continues to pour lava into the water creating littoral explosions. The “firehose” lava has turned into a more traditional column of lava stacking next to the cliff and now finally forming a new lava bench. The cliff remains cracked and dangerously unstable. Much of the activity is hidden from view of the overlook to the east.

Here is the link to the video : https://youtu.be/r7Cu6pbZ9oQ

Source: Paradise Helicopters

Eruption du Kambalny (Kamchatka / Russie)

Une importante éruption a commencé sur le volcan Kambalny (2116 m), le plus méridional de la Péninsule du Kamchatka, à 21:20 (TU) le 24 mars 2017, incitant des autorités à élever la couleur de l’alerte aérienne à Orange. L’éruption a pris tout le monde au dépourvu car la dernière grande éruption de ce volcan a eu lieu en 1350. Les données satellitaires ont montré un panache de cendre qui s’étirait sur 35 km au sud-ouest du volcan, avec une hauteur de 5 à 6 km. Le 25 mars, le panache s’étirait sur une centaine de kilomètres au SSO du Kambalny. L’activité en cours pourrait affecter les vols internationaux ainsi que les aéronefs volant à basse altitude. Le village le plus proche se trouve à 77 km du volcan.

Source : KVERT / GVN.

Désolé pour ce retard dans la transmission de l’information, mais une conférence vendredi soir en Charente et une réunion à Paris samedi m’avaient éloigné de mes bases.

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A major eruption started at Kambalny volcano (2116 m), the southernmost major stratovolcano of Kamchatka at 21:20 (UTC) on March 24th, 2017, prompting authorities to raise the Aviation Color Code to Orange. The eruption came as a complete surprise as the last major eruption of this volcano took place in 1350. Satellite data showed an ash plume about 35 km southwest from the volcano, reaching a height of 5 – 6 km. On March 25th, the plume was already about 100 km SSW from the volcano. Ongoing activity could affect international and low-flying aircraft. The nearest settlement is located some 77 km (47.8 miles) away from the volcano.

Source: KVERT / GVN.

L’éruption vue depuis l’espace (Source: NASA)