Bilan éruptif de l’année 2020 – (4) août, septembre et octobre

Voici les événements éruptifs les plus marquants des mois d’août, septembre et octobre 2020

Août 2020

Les 2 et 3 août, le Langila (Papouasie-Nouvelle-Guinée) connaît un nouvel épisode d’activité. Il émet des panaches de cendres qui s’élèvent jusqu’à environ 2400 m au-dessus du niveau de la mer. L’éruption précédente a duré du 2 avril 2016 au 30 octobre 2018, avec un VEI 2.

Le volcan sur l’île Nishinoshima (Japon) reste très actif en août. Le panache de cendres s’élève jusqu’à 5000-6000 m au-dessus du niveau de la mer. Selon les garde-côtes japonais, les explosions sont fréquentes et de la lave coule toujours sur le flanc du volcan.

L’activité explosive se poursuit sur le Suwanosejima (Japon) au cours du mois d’août, avec des panaches de cendres s’élevant à plus de 2 km au-dessus du niveau de la mer. Des émissions importantes de SO2 sont enregistrées vers le sud du volcan au-dessus de l’Océan Pacifique.

Le Sinabung entre de nouveau en éruption à 18h58 (UTC) le 7 août, pour la première fois depuis juin 2019.  Le volcan vomit un panache de cendres jusqu’à 4,5 km au-dessus du niveau de la mer. Une autre éruption a lieu à 10h18 (UTC) avec un panache s’élevant jusqu’à 3,3 km d’altitude. Les habitants et les touristes sont invités à rester à l’extérieur d’un rayon de 3 km du cratère. Des retombées de cendres sont signalées dans plusieurs zones, occasionnant des dégâts aux plantations et aux récoltes. Les autorités déclarent qu’aucun habitant n’a été déplacé par l’éruption et qu’il n’y a pas eu de victimes. 1 500 masques sont distribués à la population et les autorités locales aident les habitants à évacuer la cendre. Le niveau d’alerte volcanique reste à 3 (Siaga).

Un nouvel épisode éruptif significatif est observé à 03h16 (UTC) le 10 août, avec un panache de cendres qui monte jusqu’à 10 km au-dessus du niveau de la mer, obligeant les autorités à évacuer les localités proches du volcan.

Le volcan entre de nouveau en éruption à plusieurs reprises le 13 août, avec une colonne de cendres de 2000 mètres au-dessus du sommet.

De nouveaux événements éruptifs les 14, 17 et 18 août produisent des panaches de cendres qui atteignent 2-4 km de hauteur. Le niveau d’alerte reste à 3 (sur une échelle de 1 à 4), avec une zone d’exclusion générale de 3 km et des extensions à 5 km sur le secteur SE et 4 km dans le secteur NE.

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Septembre 2020

 Au Chili au mois de septembre,  la lave continue de descendre sur le flanc NNE du Nevados de Chillán. On observe toujours des émissions de gaz et des explosions se font entendre de temps en temps. Le niveau d’alerte reste au Jaune, le deuxième sur une échelle de quatre couleurs, et il est rappelé à la population de ne pas s’approcher du cratère à moins de 3 km

Au Chili, l’activité du Villarrica au mois de septembre se caractérise par la présence d’un lac de lave actif, de petites explosions et des émissions de gaz. Les images de la webcam montrent des émissions de gaz ne dépassant pas 500 m la lèvre du cratère, avec parfois une incandescence nocturne du cratère et la projection de matériaux. Les images satellites montrent des dépôts de tephra autour du cratère jusqu’à 36 m sur les flancs E et SE. Le 25 septembre, le réseau sismique enregistre un séisme longue période associé à une explosion d’intensité moyenne. Le niveau d’alerte reste au Jaune.

L’Icelandic Met Office fait passer au Jaune la couleur de l’alerte aérienne du Grímsvötn le 30 septembre suite à une hausse de l’activité. La sismicité a augmenté au cours du mois précédent, les chaudrons présents à la surface du glacier se sont approfondis en plusieurs endroits de la caldeira, signe d’une hausse de l’activité géothermale. De plus, la déformation de surface dépasse le niveau d’avant l’éruption de 2011. Des gaz magmatiques étaient présents dans les émissions au cours de l’été. Pour terminer, le niveau de l’eau dans le lac sous-glaciaire est comparable aux niveaux qui ont précédé les inondations de 2004 et 2010.

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Octobre 2020

En Sicile au mois d’octobre, l’activité de l’Etna se caractérise par des séquences stromboliennes dans le cratère nord-est (NEC), au niveau du cône dans le nouveau Cratère Sud-Est (NSEC) et des émissions de gaz au niveau de  la Voragine (VOR) et de la Bocca Nuova (BN). La fréquence et l’intensité des explosions stromboliennes sont variables.

Dans le même temps, l’activité du Stromboli se caractérise par des explosions dans la zone cratèrique Nord (N) et la zone cratèrique centre-sud (CS). Les explosions de deux bouches dans le cratère N1 éjectent des lapilli et des bombes à 80 à 150 m de hauteur, avec aussi des émissions de cendres

En raison d’effondrements du dôme de lave sommital, le Sinabung (Indonésie) déclenche deux coulées pyroclastiques le 25 octobre 2020. Les avalanches de cendre à haute température atteignent des distances de 1,5 et 2,5 km,

La préfecture de Mayotte vient indique que, selon les données de la dernière campagne océanographique menée du 1er au 26 octobre, le volcan sous-marin découvert en mai 2019 au large de Mayotte est toujours actif. Cette dernière campagne a permis d’identifier au nord-ouest du volcan de nouvelles coulées de lave pouvant atteindre 60 m mètres d’épaisseur sur le fond marin. Elles confirment la persistance d’une activité éruptive, toujours en cours au moment de la campagne. Les relevés du fond marin ont permis de constater que la morphologie du volcan n’a pas évolué depuis août 2019. Selon les études déjà menées sur le volcan, ce dernier présente une hauteur de 800 mètres et il a provoqué des séismes qui ont fait s’affaisser Mayotte de 15 centimètres.

Coulée pyroclastique sur le Sinabung (Crédit photo : J.P. Vauzelle)

Bilan éruptif de l’année 2020 – (2) février, mars et avril

Février 2020 a débuté avec un débordement de lave sur la partie nord de la terrasse cratèrique du Stromboli (Sicile) Cependant, le débordement s’est limité à la zone sommitale.

Le 10 février, la première éruption de l’année 2020 débute en fin de matinée (heure locale) sur le Piton de la Fournaise (Ile de la Réunion), avec des coulées sur le flanc Est du volcan, un peu en dessous du cratère Jean..

L’éruption s’essouffle rapidement. Le 15 fevrier le tremor chute rapidement à partir de 14 heures. Seul subsiste un tremor résiduel qui annonce la fin des hostilités. L’éruption est officiellement déclarée terminée le 16 février 2020 à 14h12

Le 14 février, le PHIVOLCS indique qu’il a abaissé le niveau d’alerte du Taal (Philippines) de 3 à 2 suite au déclin de l’activité éruptive.

Le 21 février, ce n’est pas l’activité éruptive du Tungurahua qui inquiète les autorités équatoriennes, mais le risque d’effondrement d’un flanc du volcan. En fait, aucun événement majeur de ce type ne sera observé par la suite.

Le VSI indique fin février que le volume du dôme de lave au sommet du Merapi (Indonésie) a diminué à la suite d’un épisode explosif survenu le 13 février. L’événement a produit un panache de cendre de 2 km de hauteur. Le volume du dôme la veille de l’événement était estimé à 407 000 mètres cubes, puis (le 19 février) à 291 000 mètres cubes. Le niveau d’alerte reste à 2.

Une brève augmentation de la sismicité est observée sur le Ruapehu (Nouvelle-Zélande). les 22 et 23 février.

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Mars 2020

Le Merapi (Indonésie) connaît un nouvel épisode éruptif le 3 mars avec une colonne de cendre qui monte à 6 000 – 10 000 mètres de hauteur L’éruption déclenche également des coulées pyroclastiques qui parcourent jusqu’à 2 kilomètres sur les pentes du volcan. Des retombées de cendre sont observées dans plusieurs localités.

La 11 mars  le PHIVOLCS fait passer le niveau d’alerte du Kanlaon (Philippines) de 0 à 1.

S’agissant de l’Etna (Sicile), l’INGV signale en mars une activité éruptive continue dans la Voragine (VOR), le nouveau cratère Sud-Est (NSEC) et le cratère Nord-Est (NEC)

En mars, l’activité éruptive se poursuit au niveau du cratère central sur l’île de Nishinoshima (Japon), avec un panache de cendres qui s’élève jusqu’à 1 km de hauteur. Les matériaux éjectés par le cratère retombent jusqu’à la base du cône. La lave entre également dans la mer. La zone d’exclusion marine présente un rayon d’environ 2,6 km autour de l’île.

Au cours du mois de mars, ltempérature du lac du cratère du Ruapehu (Nouvelle-Zélande) passe de 24°C à 40°C suite à une hausse de la sismicité sous le volcan. Le niveau d’alerte volcanique reste à 1 mais les autorités recommandent de ne pas s’approcher à moins de 400 m du lac.

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Avril 2020

Après une brève crise sismique superficielle le matin du 2 avril 2020, entre 8h15 et 8h51 (heure locale), le tremor volcanique annonce, à partir de 12h20, une nouvelle éruption du Piton de la Fournaise. La source du tremor est localisée sur le flanc Est, à l’intérieur de l’Enclos. Un survol confirme l’ouverture d’une fissure sur ce flanc, à environ 1,7 km du centre du cratère Dolomieu aux alentours de 1900 m d’altitude. Cette fissure se situe en léger contrebas de l’éruption du 10-16 février 2020. Lors du survol, les fontaines de lave ne dépassent pas 30 mètres de hauteur. .

Le 6 avril  L’OVPF indique qu’une forte chute de l’intensité du tremor est observée vers 13h30 (heure locale), annonçant la fin de l’éruption du Piton de la Fournaise. De fortes quantités de cheveux de Pelé sont observées dans les secteurs situés au nord du volcan, notamment dans le secteur de La Plaine des Cafres

Le 11 avril, plusieurs témoins indiquent que l’Anak Krakatau a connu un épisode éruptif dans la soirée du 10 avril, avec un volumineux panache de cendres et de matériaux incandescents qui a atteint  500 mètres de hauteur.

Le matin du 15 avril, un glissement de terrain est observé sur la Sciara del Fuoco du Stromboli (Sicile). L’événement et a duré une vingtaine de minutes

Le 19 avril en tout début de matinée sur l’Etna, une fontaine de lave est visible sur la webcam thermique de la Montagnola et un panache de cendre sort du sommet du volcan. Dans le même temps, le tremor montre une hausse soudaine. La couleur de l’alerte aérienne passe au Rouge avant d’être ramenée à l’Orange vers midi. L’événement avait pour siège le secteur du Cratère Sud-Est, et plus précisément la « selle » entre l’ancien et le nouveau cratère SE. Le panache de cendre s’est élevé à environ 5 km au-dessus du niveau de la mer avant de dériver vers l’est. De petites retombées sont signalées à Zafferana Etnea. La situation redevient normale les heures suivantes.

Le 20 avril, le KVERT indique qu’une éruption explosive est en cours sur le Klyuchevskoy (Kamchatka). Le 18 avril 2020, une coulée de lave a été observée sur le flanc sud-est du volcan.

De puissantes éruptions sont observées au niveau du cratère Minamidake du Sakurajima (Japon). L’une d’elles, le 27 avril, génère un panache de cendres qui s’élève à plus de 3000 mètres au-dessus du cratère et projette des blocs jusqu’à 600 – 900 mètres de hauteur.

Fin avril, dDes explosions phréatiques sont toujours observées sur le Rincón de la Vieja (Costa Rica). Elles produisent généralement des panaches de vapeur et de gaz qui s’élèvent à 300-500 m au-dessus du cratère.

Piton de la Fournaise (Crédit photo : Christian Holveck)

Les volcans et forêts de la Montagne Pelée, les pitons du nord de Martinique bientôt au patrimoine mondial de l’Unesco ?

Barbara Pompili, ministre de la Transition écologique, Sébastien Lecornu, ministre des Outre-mer et Bérangère Abba, Secrétaire d’État, chargée de la Biodiversité ont annoncé officiellement le 5 février 2021 la candidature des volcans et forêts de la Montagne Pelée et des pitons du nord de Martinique à l’inscription sur la Liste du patrimoine mondial de l’Unesco. Cette candidature est portée par la Collectivité Territoriale de Martinique et le Parc naturel régional de la Martinique. La décision est attendue lors de la 45ème session du Comité du patrimoine mondial en juillet 2022.

Selon le ministre des Outre-mer, « au-delà du territoire du nord de l’île, cette candidature constitue un formidable levier de valorisation et d’attractivité pour la Martinique, et une opportunité de coopération régionale avec les îles voisines. ».

Le bien naturel des volcans et forêts de la montagne Pelée et des pitons du nord de la Martinique s’étend sur 15 000 hectares et couvre les deux massifs volcaniques et forestiers du nord de l’île.

La Montagne Pelée témoigne d’un évènement majeur dans l’histoire de la volcanologie, à savoir l’éruption du 8 mai 1902, une référence mondiale pour l’étude des sciences de la terre. Les pitons de Carbet forment, quant à eux, une expression remarquable d’un phénomène géologique très rare au niveau mondial.

Après le label national Forêt d’Exception obtenu le 4 juillet 2019, les volcans et forêts de la Montagne Pelée et des pitons du nord de la Martinique visent la reconnaissance internationale avec l’inscription sur la Liste du patrimoine mondial. La candidature répond aux priorités de la Convention du patrimoine mondial qui encourage les inscriptions de biens naturels dans des régions encore peu représentées comme les Caraïbes.

Source : Martinique La 1ère.

Espérons que cette candidature rencontrera le succès qu’elle mérite. La Chaîne des Puys et ses volcans éteints (ou en sommeil ?) a fini par être inscrite sur la Liste du patrimoine mondial à sa troisième tentative, ce que n’ont pas manqué de faire remarquer des amis martiniquais, avec un certain sourire…

Photo : C. Grandpey

Bilan éruptif de l’année 2020 – (1) janvier

En ce début d’année 2021, voici un bilan de l’activité éruptive en 2020. Elle a été relativement riche, avec en particulier le réveil du Kilauea à Hawaii et de La Soufrière de Saint-Vincent-et-les-Grenadines.

Au cours de l’année 2020, certains volcans ont montré une activité relativement stable. Je ne les mentionnerai donc pas, sauf regain d’activité significatif ponctuel.

Au Guatemala, le Pacaya conserve une activité strombolienne assez régulière au niveau du cratère Mackenney tandis que des coulées de lave avancent sur ses flancs. Le Fuego montre une activité explosive avec projections incandescentes, avalanches de blocs – voire pyroclastiques – qui atteignent souvent la végétation. Le Santiaguito montre son activité explosive habituelle au sommet du complexe de dômes où le Caliente est souvent le plus actif.

Au Mexique, le Popocateptl émet des panaches de vapeur auxquels se mêle parfois de la cendre. La pression des gaz détruit périodiquement le dôme en formation dans le cratère. Un tel événement s’est produit le 22 juillet et s’est accompagné de puissantes explosions avec projections de matériaux incandescents sur les flancs du volcan.

Au Pérou, le Sabancaya est régulièrement secoué par des explosions qui génèrent des panaches de cendre. Ces nuages s’élèvent en général jusqu’à 2 – 3 km au-dessus du sommet.

En Equateur, le Reventador émet régulièrement des panaches de gaz, de vapeur et de cendres jusqu’à 1 km au-dessus du sommet. Des blocs incandescents roulent parfois sur plusieurs centaines de mètres sur les flancs du volcan. L’incandescence est souvent visible de nuit au niveau du cratère.

Au Kamchatka, la couleur de l’alerte aérienne est souvent restée Orange pour l’Ebeko, le Karymsky, le Klyuchevskoy et le Sheveluch en raison du risque d’éruptions explosives et de nuages ​​de cendres qui peuvent perturber le trafic aérien dans la région. Le Klyuchevskoy s’est montré souvent très actif, avec en particulier une coulée de lave observée à partir du 20 avril.

En Indonésie, le Semeru est resté bien actif tout au long de l’année avec des panaches de cendres s’élevant généralement de 200 à 400 m au-dessus du sommet.. A noter une intensification de l’activité éruptive début décembre, avec présence de coulées pyroclastiques probablement provoquées par des effondrements du dôme sommital .Le niveau d’alerte reste à 2 (sur une échelle de 1 à 4).

Toujours en Indonésie, le Karangetang est resté souvent actif en 2020, avec des coulées de lave issues du cratère principal qui se sont engagées dans plusieurs ravines sur les flancs du volcan.

Le Sakurajima (Japon) reste bien actif. On observe régulièrement des explosions dans le cratère Minamidake, avec des panaches de cendres qui s’élèvent jusqu’à 5 km au-dessus du cratère. Des retombées de cendres sont également enregistrées.

Des événements sismiques sont régulièrement enregistrés dans le Parc National de Yellowstone. Ils sont souvent causés par l’activité hydrothermale intense. La caldeira reste soumise à une légère déflation. Rien n’indique un risque d’éruption de ce volcan.

Des fluctuations d’activité sont observées à White Island (Nouvelle Zélande), mais sans événement cataclysmal comme celui qui a tué 22 touristes le 9 décembre 2019. L’affaire est maintenant entre les mains de la justice, avec des procès et autres sordides demandes de compensation financière.

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Voici les événements éruptifs les plus marquants du mois de janvier 2020 :

Le mois de janvier 2020 a été particulièrement riche en phénomènes éruptifs.

Au Japon, le niveau d’alerte du Kirishima (Shinmoedake) passe de 1 à 2 le 2 janvier suite à une augmentation de la sismicité. Les habitants et les touristes sont priés de ne pas s’approcher du cratère.

La sismicité reste présente en janvier à Mayotte, même si la population ne perçoit pas certains événements.

Une activité éruptive est observée sur le Shishaldin (Aléoutiennes / Alaska). Le 3 janvier, le volcan émet un nuage de cendre qui monte à 6000 – 7000 mètres. L’activité décline par la suite

En janvier, le Piton de la Fournaise montre des signes de réveil avec, en parallèle, une inflation de l’édifice volcanique.

L’Agence météorologique japonaise (JMA) indique qu’une éruption s’est produite le 11 janvier 2020 à 15 h 05 sur le Mont Shindake sur l’île Kuchinoerabu dans la préfecture de Kagoshima.. L’éruption a projeté des matériaux à 300 mètres au-dessus du cratère. Aucune coulée pyroclastique n’a été observée et aucun ordre d’évacuation n’a été émis. C’est la première éruption du volcan depuis le 2 février 2019.

L’événement principal du mois de janvier 2020 reste l’éruption qui débute le 12 janvier 2020 sur le Taal (Philippines) dont le niveau d’alerte passe de 3 (activité magmatique) à 4 (dangereuse éruption imminente). À 17 h 30 (heure locale) le 12 janvier, l’activité éruptive du cratère principal (Main Crater) s’est intensifiée et a généré un panache de vapeur et de cendre de 10 à 15 kilomètres de hauteur, traversé de fréquents éclairs. Le PHIVOLCS conseille fortement l’évacuation totale de Volcano Island (6000 habitants), ainsi que l’évacuation des zones exposées aux coulées pyroclastiques et au risque de tsunami dans un rayon de 14 kilomètres du Main Crater du Taal

Ce même 12 janvier 2020, une éruption débute sur le volcan La Cumbre, sur l’île inhabitée de Fernandina aux Galapagos (Equateur). Comme d’habitude dans cette partie du globe, l’éruption consiste en émissions de lave basaltique fluide. Cette lave est émise par une fissure le long du flanc sud-est du volcan et une coulée descend vers la côte.

Le 14 janvier, 40 752 personnes sont affectées par l’éruption du Taal; 38 203 d’entre elles vivent dans des abris temporaires dans 198 centres d’hébergement.

Le 17 janvier, plusieurs localités à proximité du Taal sont totalement bloquées par la police. Le nombre de personnes évacuées a rapidement augmenté depuis le début de l’éruption. Sur la base des dernières données, 27 312 familles, soit 125 107 personnes, sont logées dans 373 centres d’hébergement provisoires.

Le 18 janvier, 22 472 familles, soit 96 061 personnes, ont été affectées par l’éruption du Taal à Batangas. Sur ce nombre, 16 174 familles – 70 413 personnes – vivent dans 300 centres d’évacuation.

Au cours des deux premières semaines de janvier, de volumineux panaches de gaz et de vapeur sont montés à 50 – 200 mètres au-dessus du fond du cratère de l’Anak Krakatau (Indonésie). Un épisode éruptif le 7 janvier a généré un panache de cendre qui est monté à 200 mètres de hauteur. Le niveau d’alerte reste à 2 (sur une échelle de 1 à 4)

L’AVO a indiqué le 18 janvier que l’activité éruptive avait repris sur le Shishaldin (Aléoutiennes / Alaska) avec des coulées de lave visibles sur le flanc NE du volcan.

À partir de la soirée du 18 janvier, l’activité explosive dans le secteur NE du Stromboli (Sicile) provoque un petit débordement de lave et le roulement de matériaux le long de la Sciara del Fuoco.

Le 26 janvier, la baisse d’activité du Taal entraîne la réduction du niveau d’alerte de 4 à 3.

Autre événement intéressant à la fin du mois de janvier 2020, une hausse de la sismicité et de l’inflation du sol a été observée en Islande sur la Pénisnule de Reykjanes. Aucune activité éruptive n’aura lieu, mais les autorités ont mis en place le principe de précaution

Fin janvier 2020, l’activité éruptive se poursuit sur l’Etna (Sicile) au niveau de la Voragine, du Nouveau Cratère Sud-Est (NCSE) et du Cratère Nord-Est (CNE).

L’activité éruptive est également soutenue en janvier sur l’île Nishinoshima (Japon). Le cône central continue de vomir des coulées de lave qui atteignent l’océan.

Eruption du Taal : Volcano Island sous la cendre (Source : Associated Press)