Piton de la Fournaise (Ile de la Réunion): Début d’une nouvelle éruption // A new eruption has just started

drapeau francais14:30 (Heure métropole) / 16h30 (Ile de la Réunion): Après une intensification de l’activité sismique (200 événements volcano-tectoniques sommitaux entre 11h00 et 12h30 – heure locale), une crise sismique plus intense a débuté à 12h50 (5à 7 séismes par minute). Quelques minutes plus tard, l’observatoire a commencé à enregistrer d’importantes déformations sur le pourtour du cratère. Une éruption a débuté vers 13h45.

 L’Observatoire indique dans son dernier bulletin que l’éruption reste difficile à observer suite au mauvais temps qui règne actuellement sur le Piton de la Fournaise. Elle se situe à l’intérieur de l’Enclos, dans sa partie haute, à l’extérieur et au sud-est du cratère Dolomieu, dans la région du cratère Château Fort.

Entre les nuages, on arrive à distinguer la coulée de lave sur les images de la webcam du Piton de Bert.

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19 heures (heure métropole) / 21 heures (Ile de la Réunion) : Selon le Journal de l’Ile, toujours à la pointe de l’information, l’éruption du Piton de la Fournaise commencée dimanche en milieu de journée est déjà visible dans le sud de l’île. Les deux coulées qui avancent sur le flanc est-sud-est du cône central, près de Château Fort, peuvent être vues du Tremblet à Saint-Philippe. Le ciel a pris des teintes orangées autour de l’Enclos. Le spectacle est visible dans une bonne partie du sud de l’île.

Quand l’Observatoire a annoncé une éruption imminente (environ 2 heures avant son début), la gendarmerie s’est rendue au Pas de Bellecombe pour procéder à l’évacuation des randonneurs présents dans l’Enclos. Un puis deux hélicoptères de la Section aérienne de la gendarmerie ont survolé l’Enclos pour demander par haut-parleur aux randonneurs de regagner le Pas de Bellecombe tandis que certains étaient embarqués à bord des appareils car il y avait le risque qu’en cas d’éruption des fissures puissent couper le sentier du sommet entre la Chapelle de Rosemont et le cratère Dolomieu.

Les gendarmes ont empêché dans un premier temps les randonneurs de s’engager sur les sentiers qui permettraient de voir l’éruption de loin, par exemple depuis le Piton de Bert. Une dizaine de personnes se trouvaient au niveau du parking. Les forces de l’ordre ont finalement laissé passer les courageux qui voulaient faire l’heure de marche pour atteindre le point de vue, dans l’espoir d’apercevoir cette nouvelle éruption malgré le mauvais temps.

Vous verrez les premières images de l’éruption filmées lors d’un survol en hélicoptère en cliquant sur ce lien. Deux fractures sont visibles. Le débit de la lave est important, une coulée de près de 5 km prend la direction des pentes du Grand-Brûlé vers la mer.

http://reunion.la1ere.fr/2015/05/17/premier-survol-en-helicoptere-de-l-eruption-volcanique-en-cours-au-piton-de-la-fournaise-256461.html

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drapeau anglais14:30 (metropolitan time): After an intensification of seismic activity (200 VT events at the summit between 11:00 and 12:30, local time), a more intense seismic crisis started at 12:50 (5-7 events per minute). A few minutes later, the observatory started to record significant deformations around the crater. An eruption started at 13:45.

The Observatory indicates that poor visibility makes it difficult to observe the eruption. It is located inside the Enclos, in the upper part, outside and to the SE of Dolomieu Crater in the Château Fort area.

The lava flow can sometimes be seen between the clouds on the Piton de Bert webcam.

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19:00(metropolitan time) / 21:00 (Reunion Island): According to the Journal de l’Ile, always at the forefront of information, the eruption of the Piton de la Fournaise which started Sunday at 13:45 can already be seen from the south of the island. Two lava flows advancing on the ESE flank of the central cone near Château Fort, can be seen from Tremblet to Saint-Philippe. The sky took orange hues around the Enclos. The show is visible in much of the south of the island.
When the Observatory announced an imminent eruption (about 2 hours before its start), the police went to the Pas de Bellecombe to evacuate hikers present in the Enclos. One then two helicopters of the Air Section of the Gendarmerie flew over the Enclos with loudspeakers to ask hikers to regain the Pas de Bellecombe while some of them were loaded onto the choppers because there was the risk that fissures might cut the top of the trail between La Chapelle de Rosemont and the Dolomieu crater.
At first, the gendarmes prevented hikers from engaging on paths that would allow to see the eruption from a distance, for example from the Piton de Bert. A dozen people were in the parking lot. The police eventually let go the brave ones who wanted to walk an hour to reach the view, in the hope of seeing this new eruption despite the bad weather.

By clicking on this link, you will see the first images of the eruption filmed from a helicopter. there are two fractures. A-km lava flow is travelling toward the slopes of the Grand Brûlé:

http://reunion.la1ere.fr/2015/05/17/premier-survol-en-helicoptere-de-l-eruption-volcanique-en-cours-au-piton-de-la-fournaise-256461.html

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Kilauea (Hawaii / Etats Unis): Ça bouge! // Significant changes!

drapeau francaisL’activité au sommet du Kilauea connaît actuellement de profonds changements et le HVO a publié un rapport spécial pour expliquer la situation.
Après avoir débordé sur le plancher du cratère de l’Halema’uma’u, la lave redescend maintenant rapidement dans le pit crater. Son niveau se trouve actuellement à une soixantaine de mètres sous le plancher (voir photo ci-dessous). La lave n’est plus visible depuis la terrasse du Jaggar Museum où le spectacle a perdu une grande partie de son intérêt. Dommage pour les retardataires!
Cette brusque baisse du niveau du lac de lave s’est accompagnée de changements dans la déformation du sommet et la sismicité. Avec la baisse du niveau du lac de lave, la tendance inflationniste observée précédemment dans la zone sommitale s’est transformée en une tendance déflationniste centrée près de l’Halema’uma’u Crater. Le 13 mai, le point central de la déformation a migré vers la partie sud de la caldeira du Kilauea et la Southwest Rift Zone (SWRZ) où une inflation rapide a été enregistrée.

Southwest-rift-zone-blog

Vue de la Southwest Rift Zone  (Photo:  C. Grandpey)

Cette évolution de la déformation s’est accompagnée d’un changement d’orientation de l’activité sismique qui est partie du sommet du Kilauea, de Upper East Rift Zone (ERZ), et de la SWRZ pour arriver dans la partie sud de la caldeira du Kilauea et la partie supérieure de la SWRZ (impacts sismiques en bleu sur la carte).

Kilauea-sismo

Source:  HVO.

Au cours de cette période d’activité élevée au sommet, il n’y a eu aucun changement significatif dans le comportement du Pu’uO’o.

Ces récents changements observés au sommet du Kilauea suggèrent que le magma a migré vers une zone peu profonde sous la partie sud de la caldeira et vers la partie supérieure de la Southwest Rift Zone (SWRZ) où je n’irais pas traîner en ce moment. De toute façon, l’accès à ce secteur est interdit depuis l’apparition du lac de lave en 2008.

Le HVO indique qu’ « il est impossible de prévoir la suite de cette activité », mais identifie trois scénarios possibles qui pourraient se dérouler dans les prochains jours ou les prochaines semaines:

1. Le magma continue à s’accumuler dans la partie sud de la caldeira sommitale du Kilauea et la partie supérieure de la SWRZ à de faibles profondeurs. L’accumulation s’arrête ensuite sans qu’une éruption se produise.

2. Le magma continue d’accumuler dans la partie sud de la caldeira à de faibles profondeurs et il se produit une intrusion rapide dans la SWRZ. Une telle intrusion pourrait rester en l’état dans la zone de rift ou provoquer une éruption dans ce secteur. L’intrusion serait annoncée par un essaim sismique peu profond, un épisode de tremor, et des changements rapides dans la déformation de la surface du sol.

3. Le magma continue de s’accumuler dans la partie sud de la caldeira, monte vers la surface, et provoque une éruption dans la partie supérieure de la SWRZ et / ou dans la caldeira. Dans ce scénario, le HVO s’attend à observer une activité sismique plus forte et / ou un épisode de tremor dans la partie sud de la caldeira, ainsi que des fractures dans le sol.

Cependant, l’évolution globale de l’activité dans la zone sommitale et dans les zones de rift du Kilauea dans les prochaines semaines ou les prochains mois est difficile à prévoir. Le système de stockage du magma à l’intérieur du Kilauea est fortement sous pression en ce moment, et la situation est susceptible d’évoluer rapidement (dans les jours, voire les heures à venir).

Ce rapport du HVO montre les limites de la prévision volcanique à l’heure actuelle. Même si le  Kilauea est équipé d’un grand nombre d’instruments de mesure, nous ne sommes pas capables de prévoir l’évolution de son activité éruptive, même à court terme.

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drapeau anglaisActivity at the summit of Kilauea is currently going through changes and HVO has released a Special report to explain the situation.

After overflowing onto the crater floor of Halema’uma’u, lava is now dropping within the pit crater. Its level is about 60 metres belox the crater floor.

The abrupt lowering of the lava lake level was accompanied by changes in summit deformation and seismicity. As the lava lake dropped, the inflationary trend previously observed in the summit area changed to a deflationary trend centered near Halema‘uma‘u Crater. On May 13th, the focus of deformation changed to the southern part of Kilauea’s summit caldera and the Southwest Rift Zone, where rapid and localized inflationary tilt was recorded.
This change in deformation was accompanied by a shift in the focus of earthquake activity from Kilauea’s summit, upper East Rift Zone (ERZ), and upper Southwest Rift Zone (SWRZ) to the southern part of Kilauea’s caldera and Upper SWRZ

During this period of elevated summit activity, there has been no obvious change in the behaviour of Pu’uO’o.

These recent changes at the summit of Kīlauea suggest that magma has moved into a shallow area beneath the southern part of the caldera and upper Southwest Rift Zone. HVO says “it is not possible to predict the exact outcome of this activity, but the Observatory identifies three possible scenarios that could play out in the coming days to weeks:

1. Magma continues to accumulate in the southern part of Kīlauea’s summit caldera and upper SWRZ at shallow depths, but then stops with no eruption.

2. Magma continues to accumulate in the southern part of the caldera at shallow depths and leads to a rapid intrusion into the Southwest Rift Zone. Such an intrusion could remain within the rift zone or erupt along the rift zone. A rift zone intrusion would be indicated by a swarm of shallow earthquakes, seismic tremor, and large, rapid changes in the deformation of the ground surface.

3. Magma continues to accumulate in the southern part of the caldera, rises toward the surface, and erupts in the upper SWRZ and/or in the caldera. With this scenario, HVO would expect to see even stronger earthquake activity and/or seismic tremor in the southern part of the caldera, as well as ground cracks.

However, the overall evolution of unrest in Kīlauea’s summit area and upper rift zones in the coming weeks to months is uncertain. The magma storage system within Kilauea is highly pressurized at this time, and future changes in the location of unrest—and the potential for eruption—could unfold quickly (in days to hours).

This report shows the limits of current volcanic prediction. Even though Kilauea volcano is equipped with a lot of instruments, we are not able to predict the evolution of its activity, even in the short term.Kilauea 15 mai

Chute du niveau de la lave dans le pit crater le 15 mai 2015  (Source:  HVO)

Etna (Sicile / Italie): C’est déjà fini? // Has eruptive activity come to an end?

drapeau francaisSi l’on en juge par l’évolution du tremor et de la sismicité au cours des dernières heures, il semble bien que l’activité éruptive au Nouveau Cratère SE touche à sa fin. Les images de la caméra thermique et celles de la webcam Radio Studio 7 montrent que la coulée est en cours de refroidissement. L’épisode éruptif n’aura pas été vraiment spectaculaire, à moins que l’Etna n’ait servi qu’un hors d’œuvre…

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drapeau anglaisJudging from the tremor and seismicity during the past hours, it seems eruptive activity at the NSEC is coming to an end. The images of the thermal camera and those of the Radio Studio 7 webcam confirm that the lava flow is cooling. The eruptive episode was not really dramatic but Etna may just have served a side dish…

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Source:  INGV.

Les gaz toxiques du Mont Hood (Oregon) // Mount Hood’s toxic gases (Oregon)

drapeau francaisLa disparition des glaciers et un manteau neigeux moins épais font apparaître de nombreux problèmes sur le Mont Hood. Mais il en est un qui menace particulièrement les montagnards et les sauveteurs qui ont besoin de les atteindre en toute sécurité : l’augmentation du nombre de fumerolles visibles et accessibles. En raison des dangers associés aux fumerolles et aux gaz qui s’en échappent, les sauveteurs ont modifié leur mode d’approche et ce changement pourrait conduire à une augmentation des délais d’intervention.
Les fumerolles évacuent des gaz parfois mortels (SO2, CO2, H2S et CO) qui s’infiltrent dans le sol au cours de leur remontée depuis la chambre magmatique dans les profondeurs du Mount Hood. Tous ces gaz peuvent rendre les gens malades et certains d’entre eux peuvent être mortels. Même les gaz les moins toxiques peuvent entraîner un manque d’oxygène et entraîner une perte de connaissance, voire la mort.
Les bouches les plus actives du Mount Hood sont connues depuis longtemps. Les randonneurs savent les éviter dans les secteurs de Devil’s Kitchen et Hot Rocks.

https://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=D2iAk1j9WEM

Comme la montagne reçoit moins de neige à cause du réchauffement climatique, de nombreuses autres bouches se découvrent plus tôt dans la saison et à des endroits nouveaux.
Après deux sauvetages l’année dernière, les secouristes en montagne essayent d’élaborer des protocoles permettant d’aider les personnes en difficulté dans les zones fumerolliennes, tout en restant eux-mêmes en sécurité. À cette fin, ils ont examiné l’histoire passée du volcan. Ainsi, en 1934, un étudiant de l’Université de Washington a atteint le sommet du Mont Hood et a décidé d’atteindre une fumerolle. Il s’est retrouvé au milieu des gaz toxiques, il est tombé au sol et il est mort. Les sauveteurs n’ont pas pu l’atteindre en raison de la toxicité des gaz, même en utilisant des masques à oxygène.
Suite à une autre opération de secours en janvier dernier, les membres du comité de sécurité du Portland Mountain Rescue (PMR) ont réalisé qu’il s’agissait d’un risque pour lequel ils n’étaient pas préparés. Ils ont consulté des géologues, des médecins, des spécialistes en sécurité et ont examiné de nouveau l’histoire du volcan. Ils ont réalisé qu’ils n’étaient probablement pas en sécurité quand ils pénétraient dans une fumerolle même lorsque la victime d’un accident était consciente et appelait à l’aide.
Au cours des dernières semaines, les membres du PMR ont utilisé de petits détecteurs de gaz portables (comme ceux utilisés par les pompiers) pour tester les niveaux de gaz des fumerolles du Mount Hood. Ils ont constaté que les niveaux de H2S varient et que certaines concentrations sont trop élevées pour permettre aux sauveteurs d’intervenir. Après cette expérience, les responsables du PMR ont indiqué aux autorités qu’à l’avenir les sauveteurs ne seraient pas toujours en mesure de pénétrer dans les zones fumerolliennes comme ils l’ont fait au cours des deux derniers sauvetages. Cela signifie que seules des équipes spécialement formées et équipées devront intervenir auprès des personnes en difficulté dans ces secteurs. Cela signifie aussi que si les sauveteurs ne sont pas sur la montagne quand un accident est signalé, il faudra probablement trois ou quatre heures supplémentaires pour effectuer une intervention.
L’intérêt principal du PMR est d’informer ceux qui fréquentent le sommet du Mont Hood afin qu’ils soient sensibilisés à un risque dont ils ne sont pas toujours conscients. Les secouristes veulent éviter d’être considérés comme des héros qui prennent des risques. Ils se considèrent uniquement comme des spécialistes capables de réduire les risques à des niveaux gérables dans des environnements dangereux.
Source: The Oregonian.

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drapeau anglaisDisappearing glaciers and a lighter snowpack create many problems on Mount Hood. But a new one – an increase in visible and accessible fumaroles – is creating a dangerous new challenge for climbers and the rescuers who need to reach them safely.

Because of the dangers associated with fumaroles and their escaping gases, rescuers have changed how they will approach them. And that change could lead to increased response times.

Fumaroles vent sometimes deadly gases that percolate up from deep inside Mount Hood’s magma chamber. They can spew SO2, CO2, H2S and CO. All of these gases can make people sick and some of them can be deadly. Even less toxic gases can displace oxygen and lead to loss of consciousness or death.

Some of the hotter, gassier vents on Mount Hood are long-recognized. Climbers know to avoid them near the Devil’s Kitchen and Hot Rocks areas. As the mountain has lost snow due to warmer conditions and less snowfall, many other vents have become visible earlier in the climbing season at previously unseen locations.

https://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=D2iAk1j9WEM

After two fumarole rescues in the past year, mountain rescuers are working to develop protocols to deal with bringing those climbers to safety. And to keep themselves safe. For this purpose, they examine the past history of the volcano. In 1934 a University of Washington student, reached the summit and decided to climb a fumarole. He was overcome by the toxic gases, fell in and died. Other rescuers were unable to reach him because of the toxicity of the gas, even using oxygen masks.

Following another fumarole rescue last January, members of Portland Mountain Rescue (PMR)’s safety committee realized it was a risk they to which they were not accustomed. So they consulted expert geologists, doctors, safety experts and looked back at the historical record. They realised that it may not be safe to enter a fumarole even when the patient is conscious and calling out.

During the past several weeks PMR members used small portable gas monitors like those used by firefighters to test gas levels in Mount Hood fumaroles. They found that the levels of hydrogen sulphide varied, with some being too high for rescuers to enter.

PMR notified officials that PMR rescuers may not always be able to enter fumaroles as they did during the past two rescues. That may mean that only specially trained and equipped teams will be able to bring fallen climbers to safety. And if those rescuers aren’t on the mountain when an accident is reported, it may take them three to four additional hours to respond.

PMR’s primary interest is to get the word out so that climbers are educated about a risk they may not be conscious of. The rescuers want to avoid being characterized as risk-taking heroes. They think of themselves as experts in reducing risks to manageable levels in otherwise dangerous environments.

Source : The Oregonian.

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Photo:  C.  Grandpey