La Villa des Papyrus (Herculanum) : un excellent documentaire sur France 5

Depuis 2015, j’ai écrit sur ce blog plusieurs notes dédiées aux rouleaux de papyrus découverts à Herculanum dans la Villa des Papyrus ayant probablement appartenu à Pison, beau-père de Jules César. Elle a été ensevelie par l’éruption du Vésuve en 79.

Herculanum et la Villa des Papyrus (Photos: C. Grandpey)

La villa contenait une bibliothèque de 1 838 rouleaux de papyrus qui, quoique carbonisés par les boues brûlantes, ont été préservés à l’abri de l’air. On sait aujourd’hui que de nombreux papyrus appartiennent au domaine de la philosophie grecque avec des textes épicuriens.

Les rouleaux de papyrus sont conservés à la Bibliothèque nationale de Naples. Particulièrement fragiles, certains ont pu être déroulés avec plus ou moins de réussite.

Source: Bibliothèque Nationale de Naples

En 2014, une équipe internationale de chercheurs a réussi à déchiffrer quelques mots de certains papyrus sans les dérouler ou les fragiliser davantage. Ils ont pour cela utilisé la tomographie X à contraste de phase, une technique d’imagerie utilisant des rayons X.

En 2023 un étudiant de l’université de Nebraska-Lincoln, Luke Farritor, est parvenu à déchiffrer pour la première fois un mot entier issu d’un des papyrus. Grâce aux travaux du chercheur Brent Seales, à la tomographie X déjà employée précédemment et au développement d’une intelligence artificielle, est apparu le mot πορφύραc (porphyras) qui signifie pourpre, une couleur liée à la richesse vestimentaire à l’époque romaine.

Le mot grec πορφύραc, qui signifie « pourpre », fait partie des caractères et des nombreuses lignes de texte déchiffrés par les lauréats du Vesuvius Challenge.

Début 2024, trois jeunes chercheurs internationaux lauréats du Vesuvius Challenge ont réussi à déchiffrer environ 5 % de l’un des rouleaux extraits de la Villa des Papyrus. Le texte semble aborder des « plaisirs de la vie » et correspond donc à la philosophie épicurienne. Le « Vesuvius Challenge » avait été lancé l’année précédente par Brent Seales et Nat Friedman, fondateur de la plateforme GitHub. Le prix de 700 000 dollars était destiné aux chercheurs capables de déchiffrer au moins 85 % de quatre passages de 140 caractères dans l’image déroulée numériquement proposée par les organisateurs.

C’est ce travail de fourmi, ainsi que l’histoire de la Villa des Papyrus que raconte un excellent documentaire proposé par France 5 dans le cadre de l’émission Science Grand Format. Intitulé « Herculanum, les papyrus décodés », le documentaire explique le défi que s’est fixé le professeur Brent Seales, spécialiste en informatique.

https://www.france.tv/documentaires/documentaires-science/7458158-herculanum-les-papyrus-decodes.html

Au cas où le mont Fuji entrerait en éruption… // In case Mount Fuji erupts…

Au Japon, il n’y a actuellement aucun signe d’une éruption imminente du mont Fuji. L’événement redouté après le séisme de Tohoku en 2011 n’a jamais eu lieu. Cependant, les Japonais craignent toujours que leur montagne sacrée ne se réveille soudainement.
Dans le cadre d’une campagne de prévention, les autorités japonaises ont diffusé une vidéo de l’éruption du mont Fuji générée par l’Intelligence Artificielle (AI) afin d’encourager les Tokyoïtes à se préparer. Officiellement, « le gouvernement japonais souhaite avertir les 20 millions d’habitants de Tokyo de ce qui les attend si le mont Fuji, ce volcan d’une beauté à couper le souffle qui domine leur ville, entre en éruption.» Cette campagne de prévention s’inscrit dans le cadre des mesures prises dans ce pays pour anticiper les catastrophes naturelles. Ainsi, à Kagoshima, des exercices d’évacuation sont régulièrement organisés pour anticiper une éruption majeure du volcan Sakurajima.
Bien qu’aucune éruption ne soit imminente, le mont Fuji est un volcan actif. Sa dernière éruption remonte à 1707, lors de l’éruption dite de Hoei. La vidéo, réalisée par IA, montre une femme dans une rue animée. Elle reçoit soudainement un message d’alerte sur son téléphone l’informant de l’éruption du volcan. « Un tel événement peut arriver sans prévenir », indique la narration, avant que la vidéo ne laisse place à des images saisissantes montrant d’importants nuages ​​de fumée s’échappant du mont Fuji.

https://youtu.be/o_ditkWMElM

La vidéo prévient que les cendres volcaniques pourraient atteindre Tokyo en moins de deux heures, entraînant des problèmes sanitaires ainsi que des perturbations dans l’approvisionnement en électricité, la circulation et la distribution alimentaire.
Le gouvernement a publié une autre vidéo de simulation le 26 août, Journée de prévention des catastrophes volcaniques au Japon. Elle demande avec insistance à la population de « visualiser des scénarios spécifiques » afin de mieux se préparer.
Les autorités japonaises ont intensifié la diffusion des messages d’alerte en 2024 dans l’espoir d’accroître la vigilance des citoyens. Les craintes d’un puissant séisme se sont accrues depuis que le gouvernement japonais a averti en janvier qu’il y avait 80 % de risque qu’un violent tremblement de terre soit déclenché par la Fosse de Nankai, au sud du pays, d’ici 30 ans.

Certains sismologues ont critiqué ces alertes, s’interrogeant sur leur exactitude. Certains habitants jugent l’approche des autorités japonaises trop alarmiste et les messages pourraient dissuader les touristes de se rendre au Japon.
Ce n’est pas la première fois que les autorités rappellent aux habitants des villes autour du mont Fuji de se préparer. En mars, le gouvernement a publié des directives recommandant aux habitants de conserver un stock de produits de première nécessité pour deux semaines en cas d’éruption majeure.
Selon le gouvernement, une éruption de grande ampleur produirait environ 1,7 milliard de mètres cubes de cendres, dont environ 490 millions de mètres cubes pourraient s’accumuler sur les routes, les bâtiments et d’autres surfaces. L’accumulation de cendres pourrait provoquer l’effondrement de maisons en bois plus fragiles. Les zones urbaines seraient plongées dans l’obscurité, même en plein jour. Les pertes économiques liées à une éruption du mont Fuji sont estimées à 2 500 milliards de yens (16,6 milliards de dollars). Même une petite quantité de cendres volcaniques pourrait empêcher la circulation des trains, et en cas de pluie, une accumulation de cendres de plus de 3 centimètres pourrait rendre les routes impraticables. La logistique serait perturbée, rendant difficile l’approvisionnement en biens essentiels, et les lignes électriques pourraient se rompre sous le poids des cendres, entraînant des pannes de courant.
Source : CNN via Yahoo News.

L’une des Trente-Six Vues du Mont Fuji de Katsushika Hokusai.

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In Japan, there are currently no signs of an impenfing eruption of Mount Fuji. The eruption that was feared following the 2011 Tohoku earthquake never happened. However, the Japanese still fear their sacred mountain may wake up suddenly.

In a preventive campaign, Japanese authorities have relrased an AI-generated Mount Fuji eruption video to encourage Tokyo residents to be prepared. Officially, « Japan’s government wants to warn Tokyo’s 20 million residents what to expect if Mount Fuji, the breathtakingly beautiful volcano that looms over their city, ever erupts. » This prevention campaign is part of the ountry’s measures to anticipate natural disasters. For instance, in Kagoshima, evacuation drills are regularly organised to anticipate a major eruption of Sakurajima volcano.

While there is no suggestion that an eruption is imminent, Fuji is an active volcano. It last erupted 318 years ago, in what is known as the Hoei eruption. The AI-video shows a woman in a bustling street suddenly receiving a warning on her phone informing her the volcano has erupted. “The moment may arrive without any warning,” says the narration, before the video cuts to dramatic visuals of large clouds of smoke emitting from Fuji.

The video warns that volcanic ash could reach Tokyo within two hours, causing health hazards as well as disruptions on to power supplies, traffic and food distribution.

The government’s cabinet office released a separate simulation video on August 26th – Japan’s Volcano Disaster Prevention Day – urging people to “visualize specific scenarios” so that they could be better prepared.

Japanese authorities have stepped up their cautionary tone in the past year in the hope of raising citizens’ alertness levels. Fears of a “big one” have been mounting since the Japanese government warned in January that there was an 80% chance of a severe earthquake hitting the country’s southern Nankai Trough within 30 years. Some seismologists have been critical of these warnings, questioning whether they can ever be accurate. Some residents viewed the Japanese authorities’ approach as alarmist, with well-intended warnings turning into deterrents for some tourists in the past few months.

This is not the first time authorities have reminded residents in cities around Fuji to be prepared. In March, the government issued guidelines recommending residents maintain a two-week supply of essentials in the event of a large eruption.

According to the government, a large-scale eruption would produce an estimated 1.7 billion cubic meters of volcanic ash, of which around 490 million cubic meters is expected to accumulate on roads, buildings, and other land areas. Piled-up ash could cause wooden houses to collapse. Urban areas would be plunged into darkness, even during the day. The economic loss from a Mount Fuji eruption is estimated to be up to 2.5 trillion yen (16.6 billion dollars). Even a small amount of accumulated volcanic ash could stop trains from running, and if it rains, ash that accumulates to a depth of more than 3 centimeters could make roads impassable for vehicles. Logistics would be disrupted, making it difficult to obtain essential goods, and power lines could be cut by the weight of the ash, leading to power outages.

Sourse : CNN via Yahoo News.

Le Vésuve en flammes !

En voyant des flammes sur les flancs du volcan, beaucoup ont cru à un réveil du Vésuve. Pas du tout ! Il s’agissait d’un violent incendie qui fait rage depuis le 8 août au soir dans le Parc national. Les moyens mis en œuvre pour combattre le feu sont impressionnants : 80 hommes et femmes sont actuellement déployés, avec des renforts venus d’Émilie-Romagne, de Toscane et des Marches, ainsi que des centres de commandement de Salerne et de Caserte. Quatre Canadair sont également opérationnels depuis l’aube du 9 août 2025.
Trois fronts d’incendie sont encore actifs dans le Parc. Dans la Valle del Gigante en direction du Monte Somma, des Canadair arrosent les foyers ; des hélicoptères de la protection civile régionale opèrent au sud du cratère du volcan ; et des opérations terrestres sont en cours dans la zone Vicinale, où l’incendie s’est rallumé en raison de vents violents.
Les avions, six Canadairs et quatre hélicoptères, qui avaient lutté sans relâche contre l’incendie les jours précédents, sont opérationnels depuis les premières heures de . Quinze équipes supplémentaires de volontaires de la Protection civile sont arrivées sur place pour maîtriser l’incendie au sol, grâce à la mobilisation extraordinaire décrétée par décret du ministre de la Protection civile, à la demande de la Région Campanie.
Par ailleurs, le parquet de Nola a ouvert une enquête sur l’incendie. Aucun suspect n’a actuellement été identifié. Une équipe d’enquête spécialisée a été créée afin d’identifier les causes des incendies.

Comme dans les Corbières françaises, c’est le vent qui pose problème en envoyant les flammes vers des zones habitées. Le maire de Terzigno explique qu’aucune évacuation n’a été nécessaire grâce à l’excellent travail des bénévoles régionaux et des pompiers qui ont surveillé la zone toute la nuit.

La colonne de fumée générée par l’incendie est visible à des dizaines de kilomètres, des fouilles archéologiques de Pompéi jusqu’à Naples. Des pluies de cendres ont impacté de nombreuses habitations. Les sentiers touristiques et l’accès au sommet du Vésuve ont été fermés, et l’armée a été sollicitée pour aider la police locale à gérer la circulation, à ravitailler les camions-citernes et à déplacer la terre afin de contenir l’incendie.
L’explication de la mobilisation massive se trouve dans l’été 2017, lorsque les flammes ont ravagé le Vésuve avec une violence sans précédent. Un incendie d’origine criminelle avait été établi, ce que craignent les maires aujourd’hui. Selon les habitants de Terzigno, de petits incendies dans la pinède locale étaient signalés depuis cinq jours, et ils ont probablement dégénéré, aggravés par le vent et les fortes températures.
L’évaluation des dégâts est encore provisoire, mais ils sont importants, tant pour l’environnement et la biodiversité que pour l’économie locale. Selon les autorités, environ 500 hectares ont brûlé. L’incendie n’a pas fait de victimes, mais un bénévole de la Protection civile a été blessé. .Des vignobles de grande valeur et des zones touristiques importantes sont la proie des flammes. C’est désormais une course contre la montre pour éviter une aggravation des conséquences, sachant que les vagues de chaleur prévues pour les prochains jours en Campanie pourraient compliquer la situation. Selon la Protection Civile, depuis le 15 juin, 1 060 incendies ont été recensés en Campanie, avec 2 568 hectares brûlés.

Source : presse italienne.

Crédit photo: Parco Nazionale del Vesuvio

Voici une vidéo illustrant cet événement :

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11 août 2025 : Aux dernières nouvelles, la situation est en voie d’amélioration, même si des foyers subsistent. Ce matin (11 août 2025), on observait  la présence d’un front actif d’environ un kilomètre de large dans la réserve de Tirone – Alto Vesuvio. En revanche, la situation semble sous contrôle  dans la région de la Valle dell’Inferno et le long du sentier numéro 1. La situation s’améliore également dans les secteurs de Terzigno et d’Ottaviano. Des opérations de nettoyage sont en cours, mais depuis le 10 août au soir, des foyers subsistent sur les pentes supérieures de Torre del Greco et de Trecase, où les efforts d’extinction des flammes se poursuivent.

Nouvelle découverte à Pompéi (Italie) // New discovery at Pompeii (Italy)

J’ai écrit plusieurs notes sur les dernières découvertes à Pompéi, la cité romaine détruite par l’éruption du Vésuve en octobre 79 de notre ère. Les dernières fouilles, menées grâce à un financement européen sous l’égide du Ministère italien de la Culture, révèlent des trésors presque chaque mois.
Des archéologues ont découvert une maison qui témoigne des derniers instants de la civilisation romaine. Dans la Casa di Elle e Frisso, également connue sous le nom de Maison d’Elle et Phrixus, sur la Via del Vesuvio, les scientifiques ont découvert les squelettes de quatre personnes, dont un adolescent. Un lit avait été poussé contre le chambranle d’une porte pour empêcher la lave d’entrer dans la maison lors de l’éruption du volcan.


Structure du lit emprisonné dans la cendre (Source : Parc archéologique)

Les victimes ont été retrouvées en position de panique, signe qu’elles ont vu leur fin approcher. Le corps de l’adolescent était orné d’une bulla de bronze, une amulette qui marquait chez les Romains le passage de l’enfance à l’âge adulte et qui n’était retirée qu’à l’âge adulte.
Comme l’a si bien dit le directeur du parc archéologique de Pompéi : « Fouiller et visiter Pompéi, c’est se confronter à la beauté de l’art, mais aussi à la précarité de nos vies.» Dans la petite maison magnifiquement décorée, les archéologues ont retrouvé les traces des habitants qui ont tenté de se sauver. La maison a été découverte en 2018, mais les chercheurs n’ont terminé leur travail que récemment. Lors de leurs analyses, ils ont constaté que les lapilli étaient entrés par l’ouverture du toit de l’atrium, et risquaient d’envahir l’espace. Il est évident que cette famille a tenté de se barricader dans la chambre, mais sans succès. Finalement, la coulée pyroclastique est arrivée et un puissant flot de cendres brûlantes a envahi toutes les pièces. Les séismes avaient déjà provoqué l’effondrement de nombreux bâtiments.
Les récentes fouilles de la Casa di Elle e Frisso ont révélé des pièces bien préservées, dont un atrium avec impluvium, une chambre et une salle de banquet aux murs richement décorés. La maison doit son nom à une fresque mythologique découverte dans son triclinium, et représentant l’histoire de Phrixos et Hellé.

Source : Parc archéologique

Les fouilles ont également mis au jour des objets ménagers tels que des amphores utilisées pour conserver le garum, une sauce de poisson fermentée, et un service de table en bronze, comprenant une louche, une cruche à une anse, un vase en forme de panier et une coupe en forme de coquillage. Ces objets du quotidien témoignent d’une vie brutalement interrompue par l’éruption. Certains éléments, tels que les seuils retirés, l’absence de décoration à certains endroits et les traces de découpes de maçonnerie à l’entrée de la maison, laissent supposer que la Casa di Elle e Frisso était en cours de rénovation au moment de l’éruption. Cependant, la maison était toujours occupée par ses habitants qui,surpris par l’éruption, ont préféré rester sur place pour se protéger mais ont trouvé la mort.
Source : Parc archéologique de Pompéi et médias italiens.

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I have written several posts about the latest discoveries at Pompeii, the Roman city that was destroyed by the eruption of Mt Vesuvius in October 79. The latest excavations performed thanks to Europeans funding under the auspices of the Italian Ministry of Culture are revealing treasures nearly every month.

Archaeologists with the Pompeii Archaeological Park have discovered a home which serves as a snapshot of the ancient civilization’s final moments. Within the Casa di Elle e Frisso, also known as the House of Elle and Phrixus, along Via del Vesuvio, the scientists found the skeletal remains of four people, including an adolescent child. A bed was pushed up against a doorframe in an effort to avoid the volcanic lava from the volcano’s explosion (see photo above).

The victims were found in panic positions, indicating they lived through those moments and saw their end approaching.The child’s body was adorned with a bronze bulla, an amulet which commonly marked the passage from childhood to adulthood and was not removed until the child reached adulthood.

As the Director of Pompeii Archaeological Park aptly said, “excavating and visiting Pompeii means coming face to face with the beauty of art but also with the precariousness of our lives.” In the small, wonderfully decorated house, archaeologists found traces of the inhabitants who tried to save themselves. The home was discovered in 2018, but researchers have only recently finished their inspection. During their analysis, they found that the lapilli were entering through the opening of the atrium’s roof, risking invasion of the space. It is clear the family attempted to barricade themselves in the bedroom, but there was no escape. In the end, the pyroclastic flow arrived and the violent flow of very hot ash filled every room. The earthquakes had already caused many buildings to collapse.

The recent excavation of the Casa di Elle e Frisso has revealed well-preserved rooms, including an atrium with an impluvium, a bedroom, and a banquet hall with richly decorated walls. The house is named for a mythological fresco found in its triclinium that depicts the tale of Phrixus and Helle (see photo above).

Excavations also uncovered household items such as amphorae used for storing garum, a fermented fish sauce, and a set of bronze tableware, including a ladle, a one-handled jug, a basket-shaped vase, and a shell-shaped cup. These everyday objects signal a life that was abruptly interrupted by the eruption.

Some elements, such as the removed thresholds, the absence of decoration in some areas, and the traces of cutting portions of masonry at the entrance of the house, suggest that the Casa di Elle e Frisso was undergoing renovation at the time of the eruption. However, the house continued to be occupied by its inhabitants, who, caught by the eruption, preferred not to leave the building and found death there.

Source : Pompeii Archaeological Park and Italian news media.