Islande: séisme de M 5,6 et restrictions sanitaires // Iceland: M 5.6 earthquake and COVID-19 restrictions

Le séisme de M 5,6 qui a frappé le sud-ouest de l’Islande le 20 octobre 2020 n’a pas seulement laissé des fissures dans les plafonds des maisons. Une crevasse de 50 mètres de long et 60 centimètres de large s’est ouverte dans les falaises de Krýsuvíkurberg, sur la Péninsule de Reykjanes, à 5-10 km au sud-est de l’épicentre, dans une zone fréquemment visitée par les touristes*. A noter qu’un randonneur a été renversé par la secousse dans la région de l’épicentre et a été blessé à la tête.
Une forte odeur d’huile et de soufre se dégage du lac Grænavatn près de Krýsuvík, et l’activité dans la source chaude d’Engjahver a considérablement augmenté. Grænavatn est un cratère d’explosion, juste au sud du lac Kleifarvatn, de couleur verte en raison du soufre qu’il contient. La source chaude d’Engjahver, en revanche, est généralement bleu clair, en raison de sa bonne alimentation en eau. Dans de nombreux endroits de la péninsule, la secousse a fait rouler des blocs sur les pentes des montagnes.
Un géophysicien islandais confirme que le dernier séisme fait partie d’une série d’événements provoqués par des mouvements de failles à la frontière entre les plaques nord-américaine et eurasienne, le long de la Péninsule de Reykjanes.

La table d’orientation auy sommet de la montagne de Keilir a été déstabilisée par le séisme (Source : Iceland Monitor)

* En ce qui concerne la pandémie de COVID-19, la frontière islandaise reste ouverte aux autres États de l’UE et de l’Espace Schengen, mais l’Islande continue de mettre en œuvre des restrictions de voyage.
Les passagers arrivant en Islande peuvent choisir soit de se soumettre à deux tests de dépistage du COVID-19, séparés par cinq jours de quarantaine jusqu’à ce que les résultats du deuxième test soient connus, soit de ne pas subir de contrôle aux frontières mais de passer 14 jours en quarantaine après arrivée.
Les frais de contrôle à la frontière s’élèvent à 9 000 couronnes islandaises s’ils sont payés à l’avance; si les frais de dépistage sont payés au point d’entrée, ils s’élèvent à 11 000 couronnes. Aucun frais n’est facturé pour le deuxième test de dépistage.
Des restrictions sévères sont imposées pendant la période de quarantaine. Vous ne pourrez pas utiliser les transports en commun, aller en voiture, visiter les attractions touristiques et parcourir de longues distances. Vous ne pourrez pas fréquenter les restaurants, les bars, les gymnases, les piscines, les cinémas, les théâtres, assister à des rassemblements publics ou privés de quelque nature ou taille que ce soit, ni visiter les endroits où il y a foule. Vous ne pourrez pas entrer dans les épiceries, pharmacies ou autres magasins. Des services de livraison de nourriture sont disponibles dans certaines villes, mais pas dans toutes.
Une liste des hébergements susceptibles de recevoir (à leurs frais) les personnes en quarantaine est disponible.
Source: Iceland Monitor

Situation actuelle (en date du 22 octobre 2020) de la COVID-19 en Islande

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The M 5.6 earthquake that hit Southwest Iceland on October 20th, 2020 did not just leave cracks in ceilings. In Krýsuvíkurberg cliffs on the Reykjanes peninsula, located 5-10 km southeast of the epicentre, a 50-metre-long and 60-centimetre-wide crevice has opened in an area frequently visited by tourists*. One hiker in the region of the epidentre was knocked out by the quake and suffers from a head injury.

There is a strong smell of oil and sulfur emitting from Grænavatn lake by Krýsuvík, and activity in the hot spring Engjahver, a short distance from there, has increased considerably. Grænavatn is an explosion crater, just south of Kleifarvatn lake, green in color due to the sulfur it contains. Engjahver hot spring, on the other hand, is usually clear blue, due to inflow of water. In many places in Reykjanes, the quake sent rocks rolling down mountain slopes.

An Icelandic geophysicist confirms that the last earthquake was part of a series of events, caused by movements on the North American and Eurasian plate boundaries, which stretch all along the Reykjanes peninsula.

* As far as the COVID-19 pandemic is concerned, Iceland’s borders remain open to other EU and Schengen states, but the country continues to implement travel restrictions.

Passengers arriving in Iceland may choose either to submit to two screening tests for COVID-19, separated by five days’ quarantine until the results of the second test are known, or else not to undergo border screening but instead to spend 14 days in quarantine after arrival.

The fee for border screening remains unchanged at ISK 9,000 if this is paid in advance ; if the screening fee is paid at the point of entry, it is ISK 11,000. No charge is taken for the second screening test.

Severe restrictions are imposed during the quarantine period. You must not use public transport, you must not go for a drive, you must not visit tourist attractions and drive long distances. You must not visit restaurants, bars, gyms, swimming pools, cinemas, theatres, attend public or private gatherings of any kind or size, or visit any place where crowds are likely. You must not enter grocery stores, pharmacies or other stores . Delivery services are available in some, but not all, towns.

A list of accommodations that receive guests in quarantine is available.

Source: Iceland Monitor.

Le dernier séisme en Islande probablement d’origine tectonique // Last earthquake in Iceland likely tectonic

Un séisme de M 5,6 a été enregistré à 13h43 le 20 octobre 2020 à Núpshlíðarháls, à environ 5 km à l’ouest de la zone géothermale de Seltún sur la Péninsule de Reykjanes. La secousse a été largement ressenti dans une grande partie du pays, en particulier dans le sud de la Péninsule de Reykjanes et dans la région de Reykjavik, à environ 25 km de l’épicentre. Plus de 250 répliques ont été détectées, les plus importantes entre 15h27 et 15h32.
Selon le Met Office islandais (IMO) certaines personnes ont remarqué une plus forte odeur de gaz près du lac Grænavatn. A noter que ce phénomène est parfois signalé dans les zones où se produisent de puissants séismes. Si c’est le cas l’IMO pense qu’il pourrait s’agir de mouvements de magma dans la croûte, mais cet information doit être vérifiée avant d’être confirmée. Pour l’instant, il n’y a aucun signe d’activité volcanique dans la région. Il n’y a eu aucun changement dans le comportement du tremor harmonique sur les stations de mesure à proximité.
Le dernier séisme est le plus significatif dans la Péninsule de Reykjanes depuis 2003.
Une grande partie de l’activité sismique est observée dans la Péninsule en 2020. Des secousses de M 5,0 ont été enregistrés en juillet de cette année à proximité de Fagradalsfjall, juste à l’ouest de l’épicentre du dernier événement.
L’origine de l’activité actuelle est difficile à déterminer car l’activité sismique et l’activité volcanique a déjà animé cette partie du pays.
Source: OMI.

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An M 5.6 earthquake was recorded at 13:43 on October 20th, 2020in Núpshlíðarháls, about 5 km west of the geothermal area in Seltún on the Reykjanes peninsula. The earthquake was felt widely around the country, especially the southern part of the Reykjanes Peninsula and in the capital area, which is some 25 km from the epicentre. More than 250 aftershocks have been detected, the largest ones between 15:27 and 15:32.

It was reported by the Icelandic Met Office (IMO) that people had been noticing more gas smell close to Grænavatn. This phenomenon is sometimes reported in areas where large earthquakes are reported. IMO says this would suggest that magma might be on the move in the crust, but the news needs to be checked before being confirmed. For the time being, there are no signs of volcanic unrest in the area. There has not been any change in harmonic tremor on nearby measuring stations.

The last earthquake is the largest event measured in the Reykjanes Peninsula since 2003.

A great deal of earthquake activity has been ongoing in the peninsula in 2020. M 5.0 earthquakes were recorded in July this year, by Fagradalsfjall, just west of where the epicentre of the last event.

The origin of this activity is difficult to determine as both seismic and volcanic activity has already caused unrest in that part of the country.

 Source : IMO.

L’activité sismique sur la Péninsule de Reykjanes, avec l’événement du 20 octobre 2020 et ses nombreuses répliques (Source : IMO)

Failles et sismicité sur le Kilauea (Hawaii) // Faults and seismicity on Kilauea Volcano (Hawaii)

Outre l’activité volcanique, la sismicité est présente sur la Grande Ile d’Hawaï. En particulier, le flanc sud du Kilauea est l’une des régions les plus sismiquement actives des États-Unis. Chaque année, le HVO enregistre des milliers de secousses dans cette partie de l’île.

Le réseau de failles de Koa’e relie les zones de Rift Est et de Rift Sud-ouest du Kilauea au sud de la caldeira. Cette zone de faille recoupe le Rift Est près du cratère Pauahi et s’étire sur près de 12 km dans une direction est-nord-est vers l’ouest, jusque près du Mauna Iki et la zone de Rift Sud-Ouest (voir carte ci-dessous).
Les failles apparaissent sous forme de petites falaises ou d’escarpements le long de Hilina Pali Road dans le Parc des volcans d’Hawaï. Ces falaises le long des failles glissent lors de séismes majeurs, comme celui du 4 mai 2018, avant le début de l’éruption du Kilauea.
Les mouvements des failles de Koa’e ont fait se déplacer de 1,50 mètre d’anciennes coulées de lave sur une période de plusieurs siècles. Cette zone fournit de bonnes indications sur les mouvements de failles sur le long terme car les coulées de lave ne l’ont pas recouverte, ce qui permet une bonne lisibilité du mouvement du flanc sud du Kilauea. Plus récemment, des failles ont décalé des routes ainsi que sentiers utilisés par les premiers Hawaïens. Il était donc intéressant de savoir si les failles avaient bougé pendant et après l’éruption de 2018.
La géodésie est encore utilisée pour étudier la morphologie des volcans hawaïens, même si les géologues ont souvent recours à des technologies plus modernes, telles que l’interférométrie par satellite et le GPS.
Une approche plus ancienne, le «nivellement», reste une méthode géodésique précieuse quelque 170 ans après son invention. Les scientifiques du HVO l’utilisent depuis des décennies pour étudier les volcans, avec des résultats intéressants.
Depuis l’éruption de 2018, le département de géologie de l’Université d’Hawaï à Hilo a collaboré avec des scientifiques du HVO pour effectuer des opérations de nivellement là où cette technique est la plus adaptée. Le nivellement utilise des théodolites pour mesurer avec précision les différences d’élévation entre des stations marquées par des repères ancrés dans le substrat rocheux. Si les altitudes et les distances entre les stations de mesure ont changé pendant le temps écoulé depuis les mesures précédentes, une répétition du nivellement détecte le changement jusqu’à l’échelle millimétrique. Le nivellement nécessite des équipes de personnes travaillant le long d’une grille établie sur le terrain, ce qui demande beaucoup de temps. Les stations de mesure sont généralement espacées d’environ 90 mètres.
Les scientifiques de l’USGS ont commencé le nivellement le long des failles de Koa’e dans les années 1960, ce qui a permis d’obtenir des mesures sur le long terme. Dans les années 1960, la bande de terre d’environ trois kilomètres au coeur du système de failles de Koa’e s’est élargie d’environ 1,5 cm chaque année. Les failles individuelles ne jouent en général que de quelques millimètres chacune. En revanche, lors des séismes de 2018, on a enregistré le plus important mouvement vertical le long d’une seule faille, avec un déplacement de plus de 40 cm.
Lorsque les failles de Koa’e bougent, elles glissent verticalement ou s’ouvrent en créant de profondes fissures. Un exemple spectaculaire de ce phénomène a été observé au niveau d’Hilina Pali Road en 2018 quand la faille a coupé la route en deux. Peu de temps après la fin de l’éruption de 2018, le nivellement a révélé que les mouvements le long des failles de Koa’e avaient retrouvé leur rythme normal, beaucoup plus lent.
La campagne de nivellement actuelle sur le réseau de failles de Koa’e a révélé que la majeure partie du relief le long de ces falaises est modelée par des événements majeurs. Très peu de nouvelles fissures se sont formées à la suite des grands événements géologiques de 2018. Au lieu de cela, le mouvement a tendance à se poursuivre de manière répétitive le long des fissures existantes ; elles s’ouvrent plus largement et augmentent leurs escarpements avec le temps. Le comportement du réseau de failles de Koa’e est également étroitement lié à ce qui se passe ailleurs sur le volcan, comme les séismes de 2018 sous le flanc sud du Kilauea et l’effondrement à répétition de la caldeira sommitale.
Source: USGS / HVO.

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Beside volcanic activity, seismicity is present on Hawaii Big Island. In particular, Kilauea’s south flank is one of the most seismically active regions in the United States. Each year, HVO records thousands of earthquakes occurring beneath the flank.

The Koa‘e fault system connects Kilauea’s East and Southwest Rift Zones south of the caldera. The fault zone intersects the East Rift near the Pauahi Crater and extends nearly 12 km in an east-northeast direction towards the westernmost boundary near Mauna Iki and the Southwest Rift Zone (see map below).

Faults here appear as low cliffs, or “scarps” along Hilina Pali Road in Hawai‘i Volcanoes National Park. These fault-cliffs slip during major earthquakes, such as those of May 4th, 2018, before the beginning of Kilauea’s 2018 eruption.

Koa‘e fault movements have offset ancient lava flows by as much as 1.50 metres over a period of centuries. This area provides an important long-term record of motion due to the lack of recent lava flows covering the faults, which makes it an ideal location to study the motion of Kilauea’s south flank. More recently, faults have offset roads and footpaths used by early Hawaiians. So, it is interesting to know how much fresh offset took place during and after the 2018 eruption.

Geodesy is still used to measure the shape of Hawaiian volcanoes. New technologies, such as satellite interferometry and the Global Positioning System (GPS), depend on satellites to make geodetic measurements.

One older approach, “levelling,” remains a valuable geodetic method some 170 years after it was invented. HVO scientists have used it for decades to study volcanoes, with significant results.

Since the 2018 eruption, the Geology Department at the University of Hawaii at Hilo has collaborated with HVO scientists to perform levelling where it is the best approach available. Levelling uses theodolites to precisely measure elevation differences between stations marked by stainless steel bolts cemented into bedrock. If elevations and distances have changed during the time since the previous measurements, repeat levelling will detect it even down to the millimetre scale. Levelling requires teams of people working along an established grid in the field, and this work demands quite a lot of time. Field stations are commonly set around 90 metres apart.

USGS scientists first began levelling along the Koa‘e faults in the 1960s, providing a long-standing record of data and field stations already in place. In the 1960s, the roughly three-kilometre land strip encompassed by the Koa‘e fault system widened by about 1.5 cm each year. Individual faults move only a few millimetres each.. In contrast, the largest vertical movement recorded during the 2018 earthquakes along a single fault was over 40 cm.

When the Koa‘e faults move, they either slide vertically or open to create a deep crack. A dramatic example of opening occurred at the Hilina Pali Road 2018 faulting which split the road. Shortly after the end of the 2018 eruption, levelling revealed that the rates of change along the Koa‘e faults quickly returned to the much slower normal pace.

The current Koa‘e levelling campaign has revealed that most of the relief along these cliffs is created by large events. Very few new cracks formed as a result of the large geologic events of 2018. Instead, motion tends to continue repeatedly along existing cracks, opening them wider and making their scarps taller over time. The motions along the Koa‘e faults are also sensitively tied to what happens elsewhere on the volcano, such as the 2018 earthquakes underneath Kilauea’s south flank and the repeated collapse of the summit caldera.

Source : USGS / HVO.

Carte géologique de la zone sommitale du Kilauea, avec le système de failles de Koa’e (Source : USGS)

Avec la prévision sismique nulle, la prévention réduit les risques // With zero seismic prediction, prevention reduces risks

Dans un article récemment publié sur le site du Hawaiian Volcano Observatory (HVO), l’USGS confirme que nous sommes toujours incapables de prévoir les séismes majeurs. Les sismologues savent qu’il se produira probablement cette semaine quelque part dans le monde un séisme de magnitude 6.0, mais ils ne savent pas où. En s’appuyant sur les statistiques, ils savent juste que, probablement, au moins un événement de M 6.0 se produira sur Terre au cours d’une semaine donnée. De la même manière, il y aura, à un moment ou un autre, un séisme de M 7 en Alaska, mais on ne sait pas quand. Ce peut être demain, le mois prochain ou dans quelques millions d’années. Aucun endroit sur Terre n’est à l’abri d’un séisme destructeur.
Les scientifiques du HVO expliquent sur leur site web qu’il y aura un séisme à Hawaii demain, mais ils ne savent pas quelle sera son intensité. Néanmoins, les sismologues locaux peuvent anticiper certaines magnitudes avec une fiabilité correcte. Il est presque certain qu’un tremblement de terre de M 1.0 sera enregistré demain à Hawaii, car un tel événement est fréquent et fait partie de l’activité volcanique habituelle. Il sera détecté par les équipements de surveillance, mais avec une magnitude aussi faible, il ne sera pas ressenti par la population qui ne s’inquiètera donc pas.
Le problème est que les séismes les plus puissants, donc les plus destructeurs sont beaucoup plus difficiles à prévoir. L’examen des événements enregistrés au cours des 200 dernières années à Hawaii permet de connaître les endroits où des secousses importantes et destructrices se sont produites dans le passé, mais il n’y a aucun moyen de prévoir de manière fiable quand elles se produiront de nouveau.

Si la prévision sismique reste à un niveau très bas, voire nul, la prévention reste possible et la préparation aux tremblements de terre peut se faire à n’importe quel moment. Nous n’avons pas besoin d’attendre la prévision du « Big One » pour nous préparer à un séisme destructeur.
Une façon de s’y préparer est de participer à un exercice de prévention. Ces exercices sont très fréquents au Japon, mais ils ont également lieu dans certains endroits aux États-Unis. Ainsi, en 2019, plus de 42 000 personnes dans l’État d’Hawaii ont participé à un exercice annuel de préparation aux tremblements de terre. Il s’agit du «Great Hawai’i ShakeOut». Le ShakeOut Day, journée internationale de préparation aux séismes, dont fait partie le «Great Hawai’i ShakeOut», a toujours lieu le troisième jeudi d’octobre. À cette occasion, le HVO invite la population hawaiienne à participer à l’opération « Drop, Cover, and Hold on. » Les participants sont invités à s’inscrire sur le site web « ShakeOut.»
«Drop» signifie s’accroupir sur le sol; «Cover» signifie se mettre à l’abri sous une table ou un bureau ; «Hold on» suppose de maintenir cette position tant que le danger est présent. Ce triptyque permet d’éviter d’être renversé ou blessé lors d’un séisme dans la plupart des situations – mais pas toutes – à l’intérieur d’un bâtiment. Le site web « ShakeOut » fournit plus de détails concernant d’autres situations: à l’extérieur, à l’école ou au travail, à la plage ou au volant d’une voiture.
S’il est important de savoir quels gestes adopter pendant un séisme, il est également important de savoir ce qu’il faut faire avant et après un tel événement. Par exemple, on peut réduire considérablement les dégâts causés par un tremblement de terre avec quelques astuces simples, comme utiliser de la gomme adhésive ou des bandes Velcro pour sécuriser les objets avant qu’un séisme se produise.
Après le tremblement de terre, il y a d’autres risques à prendre en compte, tels que des lignes électriques endommagées et la possibilité d’un tsunami.
La réponse à ces questions et à d’autres se trouve sur le site http://shakeout.org/hawaii.

Source: USGS / HVO.

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In a recent article, USGS confirms that major earthquakes cannot be predicted. Seismologists know that there will be a magnitude-6 earthquake this week, buth they just don’t know where. Probabilistically, at least one M 6 earthquake will happen on Earth on any given week. In the same way, there will be an M 7 earthquake in Alaska, but we just don’t know when. It could be tomorrow, next month, or in the next few million years, but no location on Earth is exempt from a damaging earthquake.

HVO scientists explain on their website that there will be an earthquake in Hawaii tomorrow, bu they just don’t know how big. However, local seismologists can get some magnitudes generally right. It is nearly sure that an M 1.0 earthquake will be recorded in Hawai‘i tomorrow because this is part of the usual volcanic activity.  The event will not be detected by anything other than sensitive monitoring equipment, so the prediction is not publicly relevant.

The problem is that the timing of larger, damaging earthquakes is much harder to narrow down. Looking at the record of earthquakes over the past 200 years in Hawai‘i helps to understand where large, damaging earthquakes have occurred in the past, but there is no way to reliably predict when damaging earthquakes will happen.

While the prediction of earthquakes remains at a very low level, prevention remains possible and earthquake preparedness can happen at any time. We do not need the predictions of a “big one” to actually be ready for a damaging earthquake.

One way to train oneself to be ready for a damaging earthquake is to participate in an earthquake drill. Such drills are very frequent in Japan, but also occur in some places in the U.S. In 2019, over 42,000 individuals in the State of Hawai‘i participated in an annual earthquake preparedness drill, called “The Great Hawai‘i ShakeOut.” International ShakeOut day, which “The Great Hawai‘i ShakeOut” is a part of, is always the third Thursday of October. On this occasion, HVO invites everyone in Hawai’i to “Drop, Cover, and Hold on!”

The participants in the drill are invited to register on the ShakeOut website .

During “The Great Hawai‘i ShakeOut,” the public is encouraged to practice “Drop, Cover, and Hold on!” as part of the earthquake drill. ‘Drop’ means crouching onto the ground; ‘Cover’ means putting oneself under a table or a desk; ‘Hold on’ mens staying in this position as long as the danger is present. “Drop, Cover, and Hold on!” will help reduce the risk of being knocked down or injured during an earthquake for most indoor situations, but not all. The ShakeOut website provides more detailed earthquake safety actions for other situations: outdoors, at school or work, at the beach, or while driving a car.

While knowing what to do during an earthquake is important, it is also important to know what should be done before and after an earthquake. For instance, one can greatly reduce earthquake damage with a few simple life hacks, by using putty or Velcro strips to secure items before an earthquake happens.

After an earthquake passes, there are other hazards that should be considered, such as damaged utility lines and the potential for a tsunami being generated.

The answer to these and other questions can be found at http://shakeout.org/hawaii.

Source : USGS / HVO.

La prévention sismique à Vancouver (Canada)