Everest : un plan de 5 ans pour nettoyer la montagne // Everest : a 5-year strategy to clean the mountain

Il y a quelques semaines, j’écrivais que nous vivons dans une société de records et d’extrêmes. C’est dans cet état d’esprit que de plus en plus de personnes tentent l’ascension de l’Everest et ses 8849 mètres. Conséquence de cette forte présence humaine sur le plus haut sommet du monde : la montagne est devenue un véritable dépotoir. J’ai déjà évoqué ce problème dans des notes publiées le 14 avril 2020 et le 3 juin 2023.

Source: Wikipedia

Le Népal s’apprête à dévoiler une stratégie quinquennale de nettoyage de l’Everest afin d’éliminer ces déchets. La quantité alarmante de détritus accumulés chaque saison montre l’urgence d’adopter des pratiques d’alpinisme vertueuses et durables. La fonte de la neige et de la glace, due au réchauffement climatique, expose de plus en plus de déchets enfouis et même des restes humains, ce qui aggrave la contamination des bassins versants et pose des risques sanitaires aux populations en aval.

Camp de base de l’Everest

Un brouillon du Clean Mountain Strategy (2025-2029) propose de créer un fonds de 308 millions de roupies népalaises pour nettoyer l’Everest. Cependant, le coût réel devrait dépasser le milliard de roupies népalaises. Le plan de nettoyage prévoit la formation d’une équipe de « Mountain Rangers », composée d’alpinistes, chargée de surveiller et de gérer les déchets au camp de base et dans les camps d’altitude. Le brouillon du projet Clean Mountain Strategy préconise également d’étudier l’utilisation de drones pour la collecte des déchets au-dessus du camp de base.

Depuis des décennies, les déchets souillent l’Everest. Des centaines d’alpinistes, de sherpas, de guides et de porteurs laissent derrière eux des tonnes de bouteilles d’oxygène et bouteilles en plastique, sans oublier les cordes, les restes de cuisine et les excréments. Ces ordures polluent les pentes de la montagne et les villages situés en aval. Le plastique demeure la principale menace. Il faut jusqu’à 500 ans pour qu’un sac plastique se biodégrade. Brûlé, il empoisonne l’air ; enfoui, il pollue le sol. Avec l’augmentation du nombre d’alpinistes, le plastique a progressivement envahi les sommets, faisant de l’Everest un symbole de négligence environnementale.

Le projet Clean Mountain Strategy souligne que la réduction des saisons d’ascension, due à la dégradation des conditions météorologiques, exige une réglementation plus stricte. Il propose de limiter le nombre de permis d’ascension en fonction de la capacité d’accueil de la montagne et des services disponibles.

Les chiffres relatifs à la collecte des déchets révèlent également l’ampleur du problème. Le Sagarmatha Pollution Control Committee a indiqué avoir ramassé 85 tonnes de déchets au cours du seul printemps 2024, dont près de 28 tonnes d’excréments humains. L’armée népalaise en a ramassé 11 tonnes supplémentaires.

Afin de réduire la pression sur les sites d’ascension, le Népal a fortement augmenté les droits d’accès. Selon la nouvelle réglementation, le droit d’accès par personne pour les étrangers empruntant la voie sud au printemps est passé de 11 000 $ à 15 000 $. Selon la stratégie proposée, les alpinistes devront également verser une caution remboursable pour les déchets, restituée uniquement si ces derniers sont rapportés, ainsi qu’une taxe environnementale non remboursable. Une partie des recettes sera consacrée à des campagnes de nettoyage, avec la participation des communautés locales. La nouvelle réglementation prévoit également que les organisateurs d’expéditions soient soumis à des frais de gestion des déchets selon le principe du « pollueur-payeur ». Un Fonds pour le nettoyage des montagnes (Mountain Clean-up Campaign Fund) sera créé et les alpinistes devront être munis de contenants pour les excréments humains.

Il faut faire la queue pour atteindre le sommet!

Le projet Clean Mountain Strategy introduit des règles plus strictes concernant l’équipement et les matériaux. Les banderoles et les drapeaux de prière au-dessus du camp de base devront être biodégradables et standardisés. Les matériaux non biodégradables devront être rapportés pour être contrôlés. Chaque alpiniste devra rapporter au moins 3 kg de déchets qui seront contrôlés au camp II par les rangers et les associations de gestion des déchets. L’utilisation de sacs à déjections sera obligatoire au-dessus du camp de base, et les autorités vérifieront que les alpinistes les rapportent bien.

La liste du matériel de chaque expédition sera également enregistrée afin de garantir la traçabilité. Certaines mesures sont déjà en vigueur. Depuis 2024, l’utilisation de sacs à déjections est obligatoire pour les alpinistes au-dessus du camp de base, à l’initiative du Sagarmatha Pollution Control Committee.

La réputation mondiale de l’Everest étant en jeu, les responsables espèrent que cette nouvelle stratégie portera ses fruits. Toutefois, les experts préviennent que si les fonds ne sont pas à la hauteur du défi, l’image du plus haut sommet du monde comme décharge à ciel ouvert risque de perdurer.

Source : The Kathmandu Post.

C’est bien connu : ceux qui se lancent à l’ascension de l’Everest sont des gens friqués qui n’hésitent pas à dépenser des milliers, voire des dizaines de milliers de dollars dans cette entreprise. Pas sûr que les mesures préconisées par les autorités népalaises soient efficaces. Beaucoup de candidats à l’ascension du plus haut sommet du monde continueront à préférer payer des amendes plutôt que de redescendre leurs déchets. Toujours en vertu de ce principe, je ne pense pas que la hausse des tarifs imposée pour essayer de grimper vers le sommet fera chuter le nombre de candidats.

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As I put it before, we are living in a society of records ans extremes. This is one of the reasons why ùore and more people are trying to climb Mount Everest. The consequence of so many people on the world’s highest mountain is that it has besome a garbage dump. I have already addressed this issue in posts published on April 14, 2020 and June 3, 2023.

Nepal is preparing to unveil a five-year Everest cleaning strategy to remove this trash from the mountain.

Experts say the alarming amount of waste collected each season underscores the urgent need for sustainable mountaineering practices. Melting snow and ice caused by global warming further exposes previously buried garbage and even human remains, worsening contamination of the watershed and posing health risks to downstream communities.

A draft of the Clean Mountain Strategy (2025–2029) proposes a Rs308 million fund for Everest clean-up efforts. However, the real cost is likely to exceed Rs1 billion.

The plan envisions forming a team of “Mountain Rangers,” composed of climbers, to monitor and manage waste at Everest Base Camp and higher camps. The draft also calls for exploring the use of drones to collect waste above the base camp.

For decades, the burden of litter has scarred the Everest region. Hundreds of climbers, Sherpas, guides, and porters leave behind tonnes of waste ranging from oxygen canisters, plastic bottles, ropes, kitchen scraps, and human waste. This garbage is polluting both the slopes and settlements downstream.

Plastic remains a particular menace. It can take up to 500 years for a single plastic bag to biodegrade. If burned, it poisons the air; if buried, it pollutes the soil. As climbing traffic has increased, plastic has steadily crept higher up the mountain, turning Everest into a glaring symbol of environmental neglect.

The draft of the Clean Mountain Strategy notes that shorter climbing seasons caused by worsening weather demand stricter regulation. It proposes limiting climbing permits by assessing the mountain’s carrying capacity and available services.

Waste collection figures also reveal the magnitude of the problem. The Sagarmatha Pollution Control Committee reported clearing 85 tonnes of garbage during the 2024 spring season alone, including nearly 28 tonnes of human waste. The Nepali Army cleared another 11 tonnes.

To reduce pressure, Nepal has sharply raised climbing fees. Under revised regulations, the per person royalty for foreigners climbing via the south route in spring has jumped from $11,000 to $15,000.

According to the proposed strategy, climbers will also be required to pay a refundable garbage deposit, returned only if waste is brought back, as well as a non-refundable environmental fee.

A portion of climbing revenues will be earmarked for clean-up campaigns, with provisions for local community involvement. The strategy says expedition operators should also be charged waste management fees under the “polluter pays” principle. A Mountain Clean-up Campaign Fund will be created, and climbers will be required to carry human waste bottles.

The draft strategy introduces stricter rules on equipment and materials. Banners and prayer flags above base camp must be biodegradable and standardised. Non-biodegradable materials must be returned for verification. Every climber must bring back at least 3 kg of waste, which will be monitored at Camp II by both Mountain Rangers and waste management associations. Poop bags will be compulsory above base camp, and authorities will check that climbers bring them back. Equipment lists for each expedition will also be logged to ensure accountability.

Some measures have already started. Since 2024, climbers above base camp are required to use poop bags under the initiative of the Sagarmatha Pollution Control Committee.

With Everest’s global reputation at stake, officials hope the new strategy will work. But experts caution that unless funds match the scale of the challenge, the world’s highest peak’s image as the most visible garbage dump could endure.

Source : The Kathmandu Post.

On vous avait prévenus !

Cela fait des années que je fais partie de ceux qui alertent sur le réchauffement climatique et mettent en garde sur ses conséquences. À titre personnel, c’est en survolant et visitant les zones glaciaires en Alaska que j’ai pris conscience de l’ampleur du phénomène. Comme je l’ai déjà écrit, l’Arctique se réchauffe 3 ou 4 fois plus vite que le reste de la planète.

Glacier Columbia en Alaska (Photo: C. Grandpey)

J’ai eu confirmation de la fonte des glaciers dans les Alpes où je me rends régulièrement depuis ma tendre enfance. Les photos du glacier des Bossons et de la Mer de Glace devraient alerter l’ensemble de la population et clouer le bec aux climatosceptiques.

La Mer de glace, une mer morte (Photo: C. Grandpey)

Les effets du réchauffement climatique se font véritablement sentir depuis les années 1970. Le nombre de catastrophes ne fait que s’amplifier et va de pair avec l’accroissement phénoménal des émissions et concentrations de CO2 dans l’atmosphère. La Courbe de Keeling à laquelle je fais souvent référence devrait, elle aussi, alerter ceux qui nous gouvernent.

Les concentrations de CO2 dépassent actuellement les 429 ppm, ce qui est énorme (Source: Scripps Institution of Oceanophaphy)

Mais non ; les politiques (ceux à la tête des États) se plaisent à pratiquer la politique de l’autruche et se passent la patate chaude du réchauffement climatique sans vraiment prendre les mesures qui s’imposent. D’ailleurs, on ne parle plus aujourd’hui de mesures préventives, mais de mesures d’adaptation aux conséquences du réchauffement climatique. Pourtant, nous en prenons régulièrement plein la figure. Les inondations catastrophiques qui ravagent plusieurs régions de France nous montrent l’ampleur de la crise climatique. L’expression à la mode est « Du jamais vu ! ». mais que, malheureusement, on reverra.

Certains disent que ces inondations sont une bonne chose pour lutter contre la sécheresse. Sauf que les sols inondés n’absorbent plus l’eau de pluie qui va directement dans l’océan. Comme l’a indiqué sur France Info, Esther Crauser-Delbourg, économiste de l’eau et fondatrice de Water Wiser, cette pluie abondante « ne nous assure pas d’avoir un été tranquille », sans sécheresse. « Si jamais en mars ou en avril il y avait une forme de sécheresse et si l’été devient caniculaire, on pourrait à nouveau parler d’enjeux de sécheresse. »

Source : presse régionale

Le mois de février a été doux et humide en France, ce qui a favorisé d’abondantes chutes de neige en montagne, avec des avalanches à la clé, mais il ne faut pas se tromper. Cela ne met pas à l’abri les stations de basse et moyenne montagne de difficultés dans les prochaines années. La limite pluie-neige s’élevant régulièrement, l’or blanc ne durera pas éternellement. Même chose pour les glaciers dont la zone d’alimentation ne parvient plus à générer la glace nécessaire à leur survie.

Dernier point à ne pas oublier, les catastrophes climatiques auxquelles nous sommes confrontés vont nous coûter un argent fou. S’agissant des inondations, une fois l’eau retirée, il va falloir panser les plaies et les compagnies d’assurance vont devoir débourser des sommes colossales. Comme l’a indiqué Esther Crauser-Delbourg, la facture de ces intempéries sera extrêmement chère et s’élèvera à plusieurs milliards d’euros. « Le problème, c’est que les fonds de subvention de l’État ne se comptent qu’en millions donc on n’a pas assez d’argent pour couvrir ». L’économiste recommande d’« investir encore plus d’argent sur l’adaptation pour ne pas que cela se reproduise ». Pas évident au vu de l’état des finances françaises en ce moment. Les primes d’assurances vont sérieusement augmenter ; cela ne fait guère de doute !

Les Hawaïens et la hausse de niveau de l’océan // Hawaiians and ocean level rise

Dans la mesure où ils vivent dans un archipel entouré par l’océan Pacifique, les Hawaïens sont de plus en plus préoccupés par la montée des eaux. Ils se sentent impuissants lors des tempêtes, lorsqu’ils voient les vagues s’écraser sur leurs côtes et envahir leur territoire. La hausse de niveau de l’océan à Hawaï est estimée à 10 pouces (environ 25 centimètres) depuis 1950.
Une nouvelle étude menée par l’Organisation de recherche économique de l’Université d’Hawaï (University of Hawaiʻi Economic Research Organization) révèle que les Hawaïens sont inquiets de la montée des eaux et de ses impacts actuels et futurs sur le 50ème État américain. Il s’agit de la première étude représentative mesurant les opinions, la perception des risques et les préférences politiques du public concernant la montée des eaux dans les quatre comtés de l’archipel.

Le rapport, intitulé « Opinions du public sur la montée des eaux à Hawaï », compile les réponses de 1 314 adultes interrogés durant l’été 2025 et offre l’aperçu le plus complet à ce jour de la façon dont les habitants perçoivent la montée des eaux et les choix politiques qu’elle soulève.
Les résultats de l’enquête montrent que la grande majorité des Hawaïens sont conscients de la réalité de la montée des eaux. Un large consensus se dégage quant à la nécessité d’agir. La question la plus complexe n’est pas de savoir s’il faut agir, mais comment structurer l’adaptation de manière crédible, équitable et durable. Voici les principaux résultats de l’étude :

– 89 % des habitants estiment que la montée du niveau de la mer est une réalité, notamment une large majorité de démocrates (97 %), d’indépendants (90 %) et de républicains (80 %).

– Près de la moitié affirment que la montée du niveau de la mer affecte déjà la population d’Hawaï, et plus de 80 % s’attendent à des impacts dans les 25 prochaines années.

– 83 % pensent que la montée du niveau de la mer aura des conséquences catastrophiques pour l’État d’ici 50 ans.

– Environ 90 % sont favorables à la limitation de l’aménagement dans les zones inondables, et plus de 80 % privilégient le développement à l’intérieur des terres plutôt que la poursuite de expansion côtière.

– 81 % seraient prêts à quitter les zones à haut risque si une juste compensation leur était offerte.

– Seuls 45 % se disent prêts à payer des impôts ou des taxes plus élevés pour financer des projets de protection au niveau de leur zone d’habitation.

La population est clairement consciente des risques et soutient une nouvelle politique côtière, avec notamment des limitations de l’aménagement, et une aide publique au relogement. Dans le même temps, de nombreux habitants se disent mal informés sur la montée du niveau de la mer et doutent que les agences gouvernementales soient pleinement préparées.

L’enquête révèle également un fort soutien à l’aide gouvernementale aux propriétaires fonciers dans les zones vulnérables, notamment un accès élargi à l’assurance inondation, des incitations à surélever ou à protéger les bâtiments contre les inondations, et un financement public pour soutenir le relogement volontaire.

Les avis sont plus partagés concernant la protection du littoral : une courte majorité se prononce en faveur des digues privées, tandis qu’un soutien beaucoup plus important est apporté aux digues protégeant les infrastructures publiques telles que les routes et les réseaux d’eau et d’électricité.
Le rapport complet est disponible sur le site web de l’UHERO : https://uhero.hawaii.edu/

Source : Big Island Now.

 

Les vagues de l’océan Pacifique viennent frapper le côtes hawaïennes (Photo : C. Grandpey)

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Because they are living in an archipelago surrounded by the Pacific Ocean, Hawaiians feel more and more concerned by ocean level rise. They feel powerless during the storms when the see the waves crash on the shores and invade their territory. The rise in ocean level in Hawaii is estimated at 10 inches (about 25 centimeters) since 1950.

A new study by the by the University of Hawaiʻi Economic Research Organization shows that Hawaii residents are concerned over sea level rise and its current and future impacts on the 50th State of the Union. It is the first representative study to measure public beliefs, risk perceptions and policy preferences related to sea level rise across all four counties.

The report – Public Views on Sea Level Rise in Hawaii – includes the responses from 1,314 adults surveyed in summer 2025, and provides the most comprehensive snapshot to date of how residents view sea level rise and the policy choices it raises.

The results of the survey show that Hawaii residents overwhelmingly accept that sea level rise is happening. There is broad agreement that action is needed. The harder question is not whether to act, but how to structure adaptation in a way that is credible, fair and sustainable over time.

Here are the study’s key findings :

– 89% of residents believe sea level rise is happening, including large majorities of Democrats (97%), Independents (90%) and Republicans (80%).

– Nearly half say sea level rise is already affecting people in Hawaiʻi, and more than 80% expect impacts within the next 25 years.

– 83% believe sea level rise will have catastrophic consequences for the state within 50 years.

– About 90% support restricting development in flood-prone areas, and more than 80% favor prioritizing inland development over continued coastal expansion.

– 81% would be willing to relocate from high-risk areas if offered fair compensation.

– Only 45% say they would be willing to pay higher taxes or fees to fund neighborhood-level protection projects.

People clearly recognize the risks and support major shifts in coastal policy, including limits on development and public assistance for relocation. At the same time, many residents report feeling poorly informed about sea level rise and doubt that government agencies are fully prepared.

The survey also finds strong support for government assistance to property owners in vulnerable areas, including expanded access to flood insurance, incentives to elevate or flood-proof buildings, and public funding to support voluntary relocation. Residents are more divided on shoreline armoring, with narrow majority support for private seawalls but much stronger backing for seawalls protecting public infrastructure such as roads and utilities.

The full report is available on the UHERO website : https://uhero.hawaii.edu/

Source : Big Island Now.

Coup de chaud sur le Groenland et coup de balai de l’Administration Trump // Heatwave in Greenland and a clean sweep by the Trump Administration

Le Groenland a entamé l’année 2026 avec son mois de janvier le plus chaud jamais enregistré. L’île a non seulement établi un record le mois dernier, mais elle a également pulvérisé son précédent record pour le premier mois de l’année. Le Groenland se réchauffe quatre fois plus vite que le reste de la planète.

Photo: C. Grandpey

Selon un rapport préliminaire de l’Institut météorologique danois, la température moyenne en janvier a connu une hausse de 0,2 degré Celsius à Nuuk, la capitale du Groenland. La température moyenne historique en janvier, de 1991 à 2020, est de -7,7 degrés Celsius.
Comme je l’ai écrit précédemment, 2025 a été la troisième année la plus chaude jamais enregistrée sur Terre. La température annuelle moyenne à la surface a été de 1,17 degré Celsius supérieure à la moyenne du 20ème siècle. L’année dernière a marqué la fin d’une période de trois années de chaleur sans précédent. Seules l’année record 2024 et la deuxième année la plus chaude jamais enregistrée, 2023, ont été plus chaudes que 2026. Les dix années les plus chaudes jamais enregistrées sur Terre se sont toutes produites depuis 2015.
L’amplification arctique (AA) désigne le phénomène par lequel les hautes latitudes, notamment les régions polaires et arctiques, se réchauffent plus rapidement que les basses latitudes. Tous les climatologues s’accordent à dire que l’AA est devenue l’une des signatures les plus claires du réchauffement climatique ces dernières années, en raison de l’ampleur et de l’accélération du réchauffement observé depuis 1990. Globalement, l’Arctique se réchauffe près de quatre fois plus vite que le reste de la planète.
L’étendue minimale de la banquise arctique en 2025 se classe au 10ème rang des plus faibles jamais enregistrées, et son étendue maximale a établi un nouveau record de faiblesse. De nouvelles études montrent que la calotte glaciaire du Groenland pourrait disparaître en grande partie d’ici l’an 3000 sous l’effet de la pollution et de la hausse des températures.

Photo: C. Grandpey

Alors que le nord-est des États Unis a dû affronter plusieurs vagues de froid, la douceur de l’hiver a aussi fait la une des journaux américains ces derniers temps. Des records de chaleur ont été battus en février dans plusieurs villes de l’Ouest. De nouveaux records ont été établis en Californie, où plusieurs villes ont enregistré des températures record. Des records de température ont également été enregistrés à Anchorage, en Alaska. Cette douceur inhabituelle dans l’Ouest a contribué à une pénurie de neige qui touche plusieurs États. De nombreuses localités de l’Ouest connaissent actuellement l’un des trois hivers les plus chauds jamais enregistrés, notamment Portland, Reno, Salt Lake City, Los Angeles, Phoenix et Dallas. Selon les Centres nationaux d’information environnementale (NCE), au cours de l’année écoulée, les records de chaleur ont largement dépassé les records de froid à travers le pays. Depuis février 2025, on a enregistré plus de trois fois plus de records de chaleur que de records de froid.
Source : The Cool Down via Yahoo News.

Dans le même temps, la National Science Foundation (NSF) informe le public que le Centre national de recherche atmosphérique (NCAR) de Boulder, dans le Colorado, l’un des plus importants centres de recherche sur la météorologie et le climat au monde, est sur le point de perdre son unité de supercalculateur, un élément essentiel du NCAR.

Crédit photo: NCAR

Il s’agit là d’une nouvelle décision absurde de l’administration Trump visant à démanteler les infrastructures climatiques. Ce centre de calcul exécute des modèles de recherche sur la météorologie et le climat et est utilisé par environ 1 500 chercheurs issus de plus de 500 universités américaines. Les travaux effectués sur ce supercalculateur profitent à la population américaine en permettant des prévisions plus précises des phénomènes météorologiques et climatiques extrêmes, des turbulences aériennes, etc.
Source : CNN.

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Greenland started 2026 with its warmest January on record. The island not only set a record last month, but it also shattered its previous record for the first month of the year. Greenland is warming four times faster than the rest of the world.

The Danish Meteorological Institute released preliminary temperature reports indicating that the average temperature in January was up 0.2 degrees Celsius in Nuuk, Greenland’s capital. The historical average January temperature from 1991 through 2020 is -7.7 degrees Celsius.

As I put it before, 2025 was the third-warmest year on record for Earth. The annual global surface temperature was 1.17 degrees Celsius above the 20th-century average. Last year capped an unprecedented three-year heat streak. Only the record-setting year of 2024 and the second-warmest year on record, 2023, were warmer than 2026. Our world’s warmest 10 years on record have all happened since 2015.

Arctic Amplification (AA) is the name given to the phenomenon of higher latitudes, the polar and Arctic regions, warming faster than lower latitudes. All climatologists agree to say that AA has become one of the clearest signatures of global warming over the last few years due to the magnitude and acceleration of warming that has occurred since 1990. The Arctic is warming nearly four times faster than the rest of the planet.

The Arctic’s 2025 minimum sea ice extent tied as the 10th smallest on record, and its maximum set a new record low. New research shows Greenland’s ice sheet could largely collapse by 3000 under ongoing pollution and rising temperatures.

While the north-east of the country had to face several cold snaps, warm winter weather has been making headlines in the U.S. lately. Record highs were set on in February across several western cities. New records were set in California where several cities set a record high. Temperature records were also registered in Anchorage in Alaska. Unusual warmth in the West has contributed to a snow drought impacting several states. Many locations in the West are experiencing one of the top three warmest winters on record, including Portland, Reno, Salt Lake City, Los Angeles, Phoenix, and Dallas. According to the National Centers for Environmental Information, over the past year, record warmth has far outpaced record cold across the country. Since February 2025, there have been more than three times the number of record highs set compared to record lows.

Source : The Cool Down through Yahoo News.

In the meantime, the National Science Foundation informs the public that the National Center for Atmospheric Research (NCAR) in Boulder, Colorado, one of the world’s top weather and climate research centers is slated to lose its critical supercomputing facility.

This is another stupid decision of the Trump Administration to dismantle climate facilities. The computing center runs weather and climate research models and is used by about 1,500 researchers from over 500 universities around the U.S. The work done on this supercomputer benefits the American people by leading to more accurate forecasts of extreme weather and climate events, aircraft turbulence and more.

Source : CNN.