Une nouvelle technique d’extraction du lithium ? // A new lithium mining technology ?

Les voitures électriques sont devenues la nouvelle mode, mais les constructeurs ne font jamais allusion aux problèmes qui peuvent survenir pendant les périodes de grand froid. Les défenseurs de la voiture électrique rétorqueront qu’avec le changement climatique, les hivers rigoureux sont de plus en plus rares… mais ils se produisent encore. Il suffit de voir ce qui s’est passé au Texas il y a quelques semaines! Le principal argument des constructeurs automobiles est que la voiture électrique permettra de respecter les échéances climatiques avec pour finalité une économie mondiale zéro carbone.

Comme les smartphones, les voitures et les vélos électriques dépendent du lithium pour la fabrication de leurs batteries. Le lithium est un métal d’aspect argenté, si léger qu’il flotte sur l’eau. Après des décennies d’importations, les pays s’efforcent maintenant de sécuriser leurs propres approvisionnements en lithium. La sécurité de l’approvisionnement en lithium est devenue une priorité aux États-Unis et en Asie. Aux Etats-Unis, le Département de l’Intérieur a classé le lithium comme minéral essentiel en 2018.

Aujourd’hui, l’Amérique du Sud fournit la majeure partie du lithium à l’échelle mondiale (93% des importations américaines proviennent d’Argentine et du Chili). J’ai insisté à plusieurs reprises sur les dégâts causés aux salars sud-américains par l’extraction du lithium. Voici cet article publié le 12 novembre 2018:

https://claudegrandpeyvolcansetglaciers.com/2018/11/12/le-lithium-une-grave-menace-pour-lenvironnement-en-amerique-du-sud-lithium-a-serious-threat-to-the-environment- en Amérique du Sud/

L’USGS indique que les États-Unis n’ont qu’une seule mine de lithium opérationnelle dans le Nevada, et une seule usine de recyclage des batteries lithium-ion pour véhicules dans l’Ohio. Pourtant, les États-Unis détiennent 10% des 73 millions de tonnes de réserves connues de lithium dans le monde.

La ruée vers le lithium s’intensifie à travers les États-Unis, en particulier dans l’ouest où se trouvent les gisements les plus riches et les plus accessibles. Rien qu’en Californie, quelque 2 000 demandes de concessions ont été déposées sur 120 000 kilomètres carrés de terres fédérales. En janvier, le Bureau of Land Management des États-Unis a approuvé l’exploitation d’une mine à ciel ouvert à Thacker Pass dans le Nevada. Voir ma note du 29 janvier 2021:

https://claudegrandpeyvolcansetglaciers.com/2021/01/29/vers-une-course-au-lithium-aux-etats-unis-a-race-to-lithium-in-the-united-states/

Lorsqu’elle sera en ordre de marche dans quelques années, la mine de Thacker Pass sera la plus grande source d’approvisionnement en lithium aux Etats-Unis. Elle produira  60 000 tonnes de carbonate de lithium de qualité batterie par an. La mine, gérée par la société canadienne Lithium Americas, devrait être opérationnelle pendant au moins 40 ans.

Comme je l’ai expliqué en insistant sur les dégâts causés aux salars sud-américains, l’extraction du lithium consomme d’énormes quantités d’eau. La plus grande exploitation minière de lithium au monde, dans le désert d’Atacama (Chili), pompe des millions de mètres cubes d’eau dans des nappes phréatiques en voie d’épuisement. La saumure s’évapore ensuite dans d’immenses bassins s’étendant sur des kilomètres. Les minéraux récupérés une fois l’évaporation terminée sont ensuite raffinés. Chaque tonne de lithium extraite de cette manière utilise environ 70 mètres cubes d’eau douce.

Il est prévu que la mine de Thacker Pass utilise moins d’eau, mais elle devra tout de même pomper l’eau dans les réservoirs souterrains. Le processus générera chaque jour 5800 tonnes d’acide sulfurique. Il faudra ensuite expédier les produits chimiques caustiques par train et par camion. Jusqu’à 200 chargements par jour devraient traverses les villes de la région, avec les nuisances que cela suppose. Les riverains et les groupes d’écologistes ont poursuivi en justice le gouvernement fédéral dans l’espoir de faire arrêter cette exploitation.

Une technologie récente d’extraction du lithium n’utilise presque pas d’eau. Lilac Solutions, une compagnie soutenue par la société Breakthrough Energy Ventures de Bill Gates, extrait le lithium directement à partir des saumures sous la surface. Avec ce nouveau processus, l’eau est ensuite réinjectée directement dans le réservoir d’origine. Le technologie est actuellement mise en oeuvre dans les mines de lithium du monde entier et pourrait être expérimentée aux États-Unis dans la région de Salton Sea en Californie, où se trouve un site géothermique. La société Controlled Geothermal Resources prévoit de commencer l’exploitation de son projet Hell’s Kitchen Lithium and Power en 2023. Ce sera l’une des premières nouvelles centrales géothermiques américaines depuis près d’une décennie. En cas de succès, la société exploitera le lithium en générant de l’énergie sans carbone et pratiquement sans déchets. On peut voir le processus d’exploitation dans cette animation:

https://youtu.be/SAMZhk34Rvk

Source: Discover, Yahoo News.

——————————————–

Electric cars have become the new fashion these days, with the manufacturers never mentioning the problems that may happen during periods of very cold weather. The defenders of the electric car will retort that with climate change harsh winters are becoming more and more rare….but they still happen. Just see what happened in Texas a few weeks ago! The car manufacturers’ main argument is that electric cars will contribute to meeting climate deadlines to decarbonize the global economy.

Like smartphone, electric cars and bikes depens on lithium to manufacture their batteries.

Lithium is a silvery metal that is so lightweight it floats on water. After decades relying on imports, countries are now scrambling to secure their own domestic supplies of the precious metal. Lithium supply security has become a top priority for technology companies in the United States and Asia. The US Interior Department listed lithium as a critical mineral in 2018.

Today, South America supplies most of the world’s lithium (93% of US imports come from Argentina and Chile). I have several times insisted on the damage caused to South American salars by lithium mining. Here is one post written on November 12th, 2018:

https://claudegrandpeyvolcansetglaciers.com/2018/11/12/le-lithium-une-grave-menace-pour-lenvironnement-en-amerique-du-sud-lithium-a-serious-threat-to-the-environment-in-south-america/

USGS indicates that the US has just one operational lithium mine located in Nevada, and a single facility to recycle lithium-ion vehicle batteries in Ohio. But the US has 10% of the world’s estimated 73 million tons of proven reserves, and the lithium rush is spreading across the US, especially the American west where the richest and most accessible deposits are located. Around 2,000 lithium claims have been made on 120,000 square kilometres of federal public land in California alone.

In January, the US Bureau of Land Management approved an open-pit mine known at Thacker Pass in Nevada. See my post of 29 January 2021:

https://claudegrandpeyvolcansetglaciers.com/2021/01/29/vers-une-course-au-lithium-aux-etats-unis-a-race-to-lithium-in-the-united-states/

When it opens for business in a few years, the Thacker Pass mine will be the nation’s largest source of lithium supply generating 60,000 tons of battery-grade lithium carbonate annually. The mine, run by the Canadian company Lithium Americas, is expected to operate for at least 40 years.

As I as explained when insisting on the damage caused to South American salars, lithium mining consumes enormous quantities of water. The world’s largest lithium mining operations in Chile’s Atacama desert pumps millions of gallons of water from dwindling underground reservoirs, then evaporates it in massive ponds stretching over kilometres. The minerals left behind are then collected and refined. Each ton of lithium mined this way uses about 70 cubic metres of freshwater.

Thacker Pass in Nevada claims it will use less water, but will still need to pull from underground reservoirs and generate 5,800 tons of sulphuric acid each day on-site. That means shipping caustic chemicals by rail and trucking as many as 200 loads through local towns a day. Local residents and environmental groups have sued the federal government to halt construction.

One of the newest ways to mine minerals wastes almost no water at all. Lilac Solutions, a firm backed by Bill Gates’ Breakthrough Energy Ventures, extracts dissolved lithium directly from salty mineral brines below the surface. With the new process, the remaining water is then re-injected directly back into the original reservoir. The technology is now being deployed at lithium mines around the world, and may debut in the US around California’s Salton Sea, a geothermal energy hotbed. The energy company Controlled Geothermal Resources plans to start operating its Hell’s Kitchen Lithium and Power project in 2023, one of the first new US geothermal power plants in almost a decade. If successful, it will mine lithium by generating carbon-free energy and almost no waste. One can see the process in this animation:

https://youtu.be/SAMZhk34Rvk

Source: Discover, Yahoo News.

Sites d’extraction du lithium aux Etats Unis (Source : Proactive Investors)

Les chutes du Niagara prises par la glace ! // Frozen Niagara Falls !

En raison du réchauffement stratosphérique soudain (SSW) que j’ai mentionné précédemment, un segment du vortex polaire a glissé vers le Canada et les États-Unis, apportant des températures glaciales. L’Europe occidentale a été épargnée par le phénomène et bénéficie de températures printanières très précoces.

Une conséquence spectaculaire de la descente du vortex polaire a été le gel partiel des chutes du Niagara le 22 février 2021. Après que les températures aient chuté à -18°C à Niagara la semaine dernière, les touristes se sont précipités pour assister au spectacle de la glace qui s’était formée dans la partie supérieure des célèbres chutes.

Bien que certaines images donnent l’impression que l’ensemble des chutes est gelé, l’eau n’a jamais cessé de couler malgré les conditions de gel.

La glace se forme sur les chutes du Niagara chaque année, mais un gel à grande échelle ne se produit qu’après une longue période de grand froid.

Des photos montrant de grandes zones de glace ont déjà été prises en 2014 et 2015 pendant de semblables événements de vortex polaire dans la région.

Source: médias d’information américains

——————————————–

Because of the Sudden Stratospheric Warming (SSW) I mentioned previously, a segment of the polar vortex slid towards Canada and the US, bringing freezing temperatures. Western Europe was spared by the phenomenon and is enjoying early spring temperatures.

One dramatic consequence of the polar vortex was the partial freezing of Niagara Falls on February 22nd, 2021. After temperatures fell to -18°C in Niagara last week, tourists gathered to witness the ice which had formed at the top of the famous waterfall.

Although some images made it appear that the falls themselves were frozen solid, the water never stopped flowing despite the freezing conditions.

Ice forms on Niagara Falls every year, but widespread freezing only occurs after a sustained period of cold temperatures. Similar photos of large areas of ice on the waterfall were captured in 2014 and 2015 as polar vortex events hit the area.

Source : US news media

Source : agences de presse américaines

Les chutes du Niagara pendant l’été (Photo : C. Grandpey)

Fonte du Groenland (suite) // Greenland melting (continued)

Une étude par une équipe de chercheurs américains, publiée dans la revue Geophysical Research Letters en décembre 2020 apporte des nouvelles inquiétantes quand au dégel de la banquise arctique. Les scientifiques ont découvert que les bactéries présentes dans la banquise du Groenland favorisent l’agrégation de sédiments, ce qui accélère la fonte des glaces.

Les bédières tracées dans la glace de la banquise sont observées depuis plusieurs années par les glaciologues. L’eau de fonte s’infiltre et forme des petites rivières avec parfois des moulins très spectaculaires. Le problème, c’est que des sédiments (du sable et de la poussière notamment) s’accumulent dans ces courants et réduisent l’albedo, la faculté de la glace à réfléchir la lumière du soleil. La glace absorbe davantage de lumière, ce qui accélère sa fonte.

Dans le cadre de leur étude, les auteurs ont analysé les grains de poussière charriés par les sédiments, ainsi que le courant de l’eau, in situ au sud-ouest du Groenland là où les courants sont nombreux. Cette région a déjà été étudiée par d’autres équipes de chercheurs et ses caractéristiques sont donc bien connues.

En observant les grains de sable, ils se sont rendus compte qu’ils étaient trop petits pour ne pas être emportés par le courant de l’eau. Leur immobilité serait due à la présence de bactéries dans les sédiments. Ces bactéries maintiennent les grains entre eux pour former des boules beaucoup plus grosses qui ne sont pas emportées par l’eau.

Selon les auteurs de la dernière étude, le réchauffement climatique serait responsable de l’accélération de la croissance des bactéries qui existaient avant l’ère industrielle. Avec les températures qui deviennent plus douces, elles prolifèrent et se regroupent dans des trous dans la glace, des cryoconites, où elles deviennent encore plus difficiles à déloger.

Le phénomène est observé ailleurs, notamment en Alaska et dans l’Himalaya. Au Groenland, le phénomène est encore plus problématique puisque la banquise y est plus épaisse, autorisant des dépôts de bactéries plus importants et donc davantage de sédiments. Au final, le processus débouche sur une accélération de la fonte de la glace. C’est un véritable effet boule de neige dans lequel le réchauffement climatique favorise la concentration de bactéries, laquelle entraîne un réchauffement climatique encore plus important.

Plus récemment, des chercheurs ont étudié l’effet des sédiments venus du Sahara, poussés par le sirocco début février 2021, sur la neige des Alpes. Les premières analyses ont montré des grains ensevelis sous la neige fraîche, ce qui pourrait accélérer sa fonte.

Cette étude ne fait qu’accroître l’inquiétude autour du réchauffement climatique dans l’Arctique. En effet, si la hausse des températures se poursuit, les bactéries risquent de devenir plus nombreuses et plus problématiques. Il s’agit désormais de prévoir l’ampleur de cette évolution pour savoir quel sera son impact sur le réchauffement à venir et sur l’élévation du niveau des mers.

Source : Numerama.

—————————————–

 A study by a team of American researchers, published in the journal Geophysical Research Letters in December 2020 brings disturbing news about the melting of the Arctic uce sheet. Scientists have found that bacteria in the Greenland ice sheet promote aggregation of sediment, which accelerates the melting of the ice.

The glacial rills traced in the ice sheet have been observed for several years by glaciologists. The meltwater seeps in and forms small rivers with sometimes very spectacular mills. The problem is that sediment (especially sand and dust) accumulates in these currents and reduces albedo, the ice’s ability to reflect sunlight. Ice absorbs more light, which makes it melt faster. As part of their study, the authors analyzed dust grains carried by sediments, as well as the water current, in situ in southwest Greenland where the glacial rills are numerous. This region has already been studied by other teams of researchers and its characteristics are therefore well known.

As they observed the grains of sand, they realized that they were too small not to be washed away by the water current. Their immobility would be due to the presence of bacteria in the sediments. These bacteria hold the grains together to form much larger balls that are not washed away.

According to the authors of the latest study, global warming is responsible for accelerating the growth of bacteria that already existed before the industrial age. With the temperatures getting warmer, they proliferate and cluster in holes in the ice, cryoconites, where they become even more difficult to dislodge.

The phenomenon is observed elsewhere, notably in Alaska and the Himalayas. In Greenland, the phenomenon is even more acute since the ice sheet is thicker there, allowing more significant deposits of bacteria and therefore more sediment. In the end, the process leads to an acceleration of the melting of the ice. This is a real snowball effect in which global warming promotes the concentration of bacteria, which leads to even greater global warming.

More recently, researchers have studied the effect of sediments from the Sahara, pushed by sirocco in early February 2021, on snow in the Alps. The first analyses showed grains buried under fresh snow, which could accelerate its melting.

This study only heightens concerns about global warming in the Arctic. Indeed, if the rise in temperatures continues, bacteria may become more numerous and more problematic. It is now necessary to predict the magnitude of this proliferation to know what its impact will be on future warming and on sea level rise.

Source: Numerama.

Rivières dans la glace du Groenland (Source: NASA)

La fonte des glaciers et du permafrost libère des virus ! // The melting of glaciers and permafrost releases viruses !

Au cours de ma conférence « Glaciers en péril, les effets du réchauffement climatique », je mets particulièrement l’accent sur la fonte du permafrost arctique qui libère une très grande quantité de gaz à effet de serre. Ce n’est pas tout. On s’est rendu comte que les virus et autres microbes jusqu’alors congelés pourraient refaire surface. Dans le documentaire « Sur le front des glaciers », on apprend que le virus de la Grippe Espagnole est resté présent dans les cadavres enterrés au Svalbard en 1918 (voir ma note du 15 avril 2020). Or, le Svalbard est en train de fondre à une vitesse incroyable….

De la même façon,  une équipe de chercheurs américains et chinois a publié le 7 janvier 2020 une étude mettant en garde sur les conséquences du réchauffement climatique. Partis il y a 5 ans pour forer des glaciers de l’Himalaya, ces scientifiques ont extrait deux carottes de glace qui leur ont permis de mettre au jour pas moins de 33 virus dont 5 seulement étaient connus du monde scientifique.

D’après les relevés des scientifiques, «les microbes différaient considérablement à travers les deux carottes de glaces, représentant vraisemblablement des conditions climatiques très différentes au moment du dépôt». Car même si elles proviennent toutes les deux du plus vieux glacier de la terre, le Guliya au Tibet, les carottes ont été prélevées à deux époques différentes, en 1992 et 2005. Il a donc fallu gratter près 1,5 cm afin d’atteindre la couche de glace non contaminée par les bactéries d’aujourd’hui.

Les chercheurs expliquent que «dans le meilleur des cas, la fonte des glaces nous fera perdre des données microbiennes et virales précieuses qui pourraient nous renseigner sur les régimes climatiques passés de notre planète. […] Dans le pire des cas, le réchauffement climatique pourrait être à l’origine d’une libération de nouveaux agents pathogènes dans notre environnement».

Une telle remarque doit être prise très au sérieux. Comme je l’indique dans ma conférence, en 2016 en Sibérie, un enfant de 12 ans est mort après avoir contracté l’anthrax*, également connu sous le nom de maladie du charbon. Cette maladie n’avait plus été signalée depuis 1941. Le jeune garçon aurait été contaminé après avoir mangé de la viande de renne, infectée par l’absorption de végétaux contaminés suite à la fonte du permafrost.

Source : CNews.

* L’anthrax est une infection potentiellement mortelle qui peut affecter la peau, les poumons ou, plus rarement, le tube digestif. La maladie cutanée peut se propager d’une personne à une autre par contact direct avec une personne infectée. Cependant, l’anthrax dû à la consommation de viande contaminée ne se propage pas d’une personne à l’autre.

 ————————————————

During my conference « Glaciers at Risk, the Effects of Global Warming », I do insist on the melting of the Arctic permafrost which releases a very large amount of greenhouse gases. That’s not all. One could realise that viruses and other previously frozen microbes could resurface. In the French documentary “Sur le front des glaciers”, we learn that the Spanish Flu virus remained present in the corpses buried in Svalbard in 1918 (see my post of April 15th, 2020). And Svalbard is melting at an incredible speed….
Similarly, a team of American and Chinese researchers published on January 7th, 2020 a study warning about the consequences of global warming. While drilling the Himalayan glaciers over the past 5 years, these scientists extracted two ice cores which allowed them to uncover no less than 33 viruses of which only 5 were known to the scientific world.
According to the scientists’ reports, « the microbes differed considerably across the two ice cores, presumably representing very different climatic conditions at the time of deposition. » Indeed, even though the ice cores both come from the oldest glacier on earth, Guliya in Tibet, they were collected at two different times, in 1992 and 2005. It was therefore necessary to scrape nearly 1.5 cm in order to reach the layer of ice not contaminated by today’s bacteria.
The researchers explain that “in the best of cases, the melting of the ice will make us lose precious microbial and viral data that could tell us about the past climates of our planet. […] In the worst case, global warming could release of new pathogens into our environment. ”
Such a remark must be taken very seriously. As I mention in my conference, in 2016 in Siberia, a 12 year old boy died after contracting anthrax.* This disease had not been reported since 1941. The young boy was infected after eating reindeer meat, infected by the absorption of contaminated plants following the melting of permafrost.
Source: CNews.

* Anthrax is a potentially fatal infection that can affect the skin, lungs or, more rarely, the digestive tract. Skin disease can spread from person to person through direct contact with an infected person. However, anthrax from eating contaminated meat does not spread from person to person.

 

Glaciers himalayens vus depuis l’espace (Source: NASA)