La caldeira de Kikai (Japon) // The Kikai caldera (Japan)

Il y a environ 7300 ans, l’éruption du volcan Akahoya a dévasté ce qui correspond aujourd’hui aux îles du sud du Japon, et enfoui la majeure partie de l’archipel sous une épaisse couche de cendre. Considéré comme une super éruption avec un VEI de niveau 7, l’événement a provoqué l’effondrement de la chambre magmatique du volcan et l’apparition de la caldeira de Kikai, d’un diamètre d’une vingtaine de kilomètres, dissimulée en grande partie sous l’eau de la mer.
Dans une nouvelle étude publiée dans la revue Science Advances, les scientifiques ont découvert qu’un dôme de lave se cache sous la caldeira. En étudiant les conduits magmatiques, les volcanologues pourraient avoir un aperçu de l’ensemble du système d’alimentation de la caldeira, ce qui pourrait les aider à mieux prévoir une éventuelle prochaine éruption.
Des recherches antérieures avaient indiqué que les chances de voir une super éruption dans l’archipel japonais au cours du siècle prochain ne sont que d’environ un pour cent. Cependant, les chercheurs indiquaient que si un volcan dans cette région entrait en éruption, il pourrait éjecter près de 42 kilomètres cubes de matériaux et recouvrir presque tout le pays et ses 120 millions d’habitants de près de 20 centimètres de cendre.
La nouvelle étude explique que les scientifiques du Centre d’Exploration des Fonds océaniques de Kobe ont effectué trois levés dans la caldeira. Ils ont associé les observations de robots sous-marins et les résultats d’analyses de roches avec des sismographes et des électromagnétomètres.
Ils ont découvert le dôme de lave en effectuant un sondage acoustique. On estime qu’il a un volume d’environ 33 kilomètres cubes, un diamètre d’une dizaine de kilomètres et une hauteur de près de 600 mètres.
Le site de la caldeira a connu au moins trois super éruptions: il y a 140 000 ans, il y a 95 000 ans, puis l’éruption du Akahoya il y a 7 300 ans. Les scientifiques ne savent pas exactement quand le dôme actuel a commencé à se former. Il se peut que ce soit immédiatement après l’éruption ou progressivement au cours des milliers d’années qui ont suivi. Comme le dôme de lave présente une composition chimique différente des matériaux émis pendant la super éruption, il se peut qu’un nouveau système d’alimentation magmatique se soit développé il y a 7300 ans. Les chercheurs ont découvert que le dôme de lave est formé d’un magma similaire à celui observé dans les volcans de l’île voisine de Satsuma Iwo-jima. Une nouvelle mission sur le terrain prévue pour le mois de mars permettra de recueillir des images haute résolution du système magmatique souterrain en utilisant des méthodes sismiques et électromagnétiques. Les chercheurs espèrent ainsi avoir une meilleure idée de l’époque à laquelle la caldeira et son dôme de lave pourraient à nouveau entrer en éruption, et sous quelle forme. .
Source: The New York Times et d’autres médias d’information scientifique.

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Some 7,300 years ago, the Akahoya eruption devastated the southern islands of what is now Japan, burying most of the archipelago in thick ash. Considered as a super eruption with a VEI of 7, it caused the volcano’s magma chamber to collapse, leaving the 20-kilometre-wide Kikai Caldera which is mostly underwater.

In a new study published in the journal Science Advances, scientists have discovered that a dome of lava lurks beneath the caldera. By studying its magma plumbing, volcanologists could gain insight into the entire caldera system, which could help them better predict when another eruption might occur.

Previous research had suggested that the chances of a super eruption happening in the Japanese archipelago in the next century are only about one percent. However, it indicated that if a volcano in this area erupted, it could eject nearly 42 cubic kilometres of magma, covering almost all of the country and its 120 million people in nearly 20 centimetres of ash.

The new study explains that Japanese scientists at the Kobe Ocean Bottom Exploration Center conducted three surveys of the caldera, during which they combined the observations of underwater robots and the results of rock sample analysis with data collected by seismographs and electromagnetometers.

They found the lava dome using an acoustic survey. It is estimated to have a volume of about 33 cubic kilometres, a diameter of about 10 kilometres and a height of almost 600 metres.

This site has experienced at least three super eruptions: One 140,000 years ago, another 95,000 years ago, and then the Akahoya eruption 7,300 years ago. The scientists are not sure when exactly the current dome began to form, whether it was immediately after the eruption or gradually in the thousands of years that followed. As the lava dome is chemically different from the super eruption, a new magma supply system might have developed after 7,300 years ago. The researchers found that the lava dome was made of similar magma to what is seen in volcanoes on the nearby island of Satsuma Iwo-jima. Another survey in March will gather high-resolution images of the underground magma system by using seismic and electromagnetic methods. The future surveys will give them a better idea of how and when the caldera and its lava dome might erupt in the future.

Source: The New York Times and other scientific news media.

Situation géographique de la caldeira de Kikai

Les leçons de l’éruption du Moto-Shirane (Japon) // The lessons of the Moto-Shirane eruption (Japan)

Les Japonais sont des gens très scrupuleux. Chaque fois qu’un problème survient, ils essaient d’en déterminer les causes et de trouver des solutions. Cet état d’esprit peut être observé dans de nombreux domaines d’activité et les volcans en font partie.
Lorsque le Mont Moto-Shirane est entré soudainement en éruption le 23 janvier 2018, tuant une personne et en blessant 11 autres, l’Agence Météorologique Japonaise (JMA) a été dans l’impossibilité d’émettre un bulletin d’alerte immédiatement après l’événement. Le premier a été publié seulement environ une heure plus tard. La ville de Kusatsu, une station de ski près du volcan, a réussi à diffuser un bulletin d’alerte par radio 50 minutes après l’éruption. L’Agence a réagi avec un tel retard parce qu’il fallait qu’elle vérifie non seulement ce qui s’est passé sur volcan, mais aussi si le système d’observation et d’alerte des volcans de la région avait fonctionné. Cet événement montre que le gouvernement japonais et la communauté scientifique (en l’occurrence les volcanologues) auraient tout intérêt à revoir le système actuel de surveillance et d’alerte, et examiner les moyens de répondre au mieux aux éruptions une fois qu’elles ont eu lieu.
Le Japon compte 111 volcans actifs, ce qui  représente environ 7% des volcans actifs de la planète, et 50 sont surveillés 24 heures sur 24. La zone volcanique où l’éruption s’est produite le 23 janvier en fait partie. L’Institut de Technologie de Tokyo a un observatoire sur le Moto-Shirane ; ce qui s’est passé est donc d’autant moins excusable.
L’éruption a eu lieu au niveau du cratère Kagamiike sur le Mont Moto-Shirane. Les volcanologues et l’Agence ne s’attendaient pas à une éruption sur ce site car il n’y avait pas eu d’activité volcanique depuis environ 3 000 ans. Les efforts de surveillance dans la région se concentrent sur le cratère Yugama, à environ 2 km au nord. Les données indiquent que l’éruption du 23 janvier a été très soudaine. Une activité sismique a été enregistrée vers 9h59 et l’éruption a eu lieu à 10h02. Tout bulletin d’alerte aurait donc été inutile en matière d’évacuations.
La dernière éruption semble montrer que le système d’observation du Moto-Shirane est inadéquat, même si un meilleur équipement n’aurait  pas forcément permis de prévoir une éruption phréatique. Cet événement devrait toutefois inciter la JMA à vérifier si le réseau national de sismomètres et de caméras de surveillance volcanique ne présente pas des lacunes. Bien qu’il y ait des contraintes budgétaires, l’Agence devrait utiliser au mieux ses ressources pour accroître l’efficacité du réseau d’observation. Par exemple, il n’y avait pas de carte à risques couvrant le site de la dernière éruption. La JMA devra donc revoir la façon dont la carte est élaborée en tenant compte du fait que les activités volcaniques peuvent être très irrégulières.
La JMA devra analyser les données de la dernière éruption pour déterminer l’étendue exacte des dégâts. Pour cela, il faudra identifier les zones où le volcan a envoyé des projectiles et de la cendre, le type spécifique et l’ampleur de l’éruption, si de l’eau chaude a été émise et s’il y a eu des coulées pyroclastiques. L’Agence devra également étudier pourquoi il a fallu si longtemps pour émettre une alerte d’éruption. Le premier bulletin a été émis environ une heure après l’éruption, avec élévation du niveau d’alerte de 1 à 2 sur une échelle de 5, niveau qui indique que l’entrée dans la zone du cratère est limitée. Environ une heure et 50 minutes après l’éruption, le niveau d’alerte est passé à 3, en vertu duquel l’entrée dans la zone du cratère est soit interdite, soit restreinte. Le problème est que l’Agence n’a pas partagé ce bulletin d’alerte avec les autorités locales à Kusatsu.
Le système d’alerte éruptive rapide a été mis en place à la suite de l’éruption du Mont Ontake en 2014, qui a tué 58 personnes. Le but est d’inciter les gens à évacuer la zone et ainsi à limiter le nombre de victimes. Afin d’expliquer pourquoi les bulletins d’alerte n’ont pas été émis immédiatement, la JMA a déclaré qu’il a fallu du temps pour confirmer les faits liés à l’éruption en raison du manque de caméras de surveillance près du site. Dans un tel cas et dans un but de sécurité, il faudrait que l’Agence obtienne le plus rapidement possible des informations auprès des randonneurs et des touristes qui se trouvent près du site de l’éruption et qu’elle émette des bulletins d’informations appropriés, même si ces informations ne peuvent pas être vérifiées. Les municipalités proches des volcans devraient également agir selon le même principe, même si elles sont susceptibles d’obtenir des informations contradictoires, comme ce fut le cas pour la mairie de Kusatsu.
Beaucoup de volcans japonais sont des lieux touristiques et les gens ne se rendent pas forcément compte du risque éruptif. La plupart des municipalités situées à proximité des volcans ne possèdent pas de plans d’évacuation pouvant être utilisés en cas de problème..
Bien que l’éruption du Mont Moto-Shirane nous rappelle la difficulté à prévoir de tels événements, elle devrait pousser le gouvernement japonais à intensifier ses efforts pour améliorer le système de surveillance volcanique. Un bon point de départ consisterait à allouer des ressources suffisantes pour former une nouvelle génération de volcanologues, car le pays souffre cruellement d’une pénurie de jeunes scientifiques dans ce domaine.
Source: The Japan Times.

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The Japanese are very scrupulous people. Each time a problem occurs, they try to find its causes and possible solutions. This behaviour can be observed in many fields of activity and volcanoes are concerned too.

When Mount Moto-Shirane erupted without warning on January 23rd 2018, killing one person and injuring 11 others, the Japan Meteorological Agency (JMA) was unable to issue an alert immediately after the eruption; the first one was issued only about an hour later. The town of Kusatsu, the site of a ski resort near the volcano, only managed to broadcast a disaster warning through a wireless system 50 minutes after the eruption. Along with verifying what happened at the volcano, the Agency needs to look into whether the volcano observation and alert system in the area worked. The government and the volcanologist community should re-examine the current monitoring and alert system, and review ways to best respond to eruptions once they have taken place.

Japan has 111 active volcanoes accounting for about 7% of active volcanoes around the world, and 50 of them are observed round the clock. The volcanic area where the eruption occurred last week is one of these 50 areas. The Tokyo Institute of Technology has an observatory there, making what happened all the more shocking.

The eruption took place at the Kagamiike crater on Mount Moto-Shirane. Volcanologists and the Agency had not anticipated an eruption at that site since there had been no volcanic activity there in some 3,000 years. The monitoring efforts in the area are concentrated at the Yugama crater of Mount Shirane, some 2 km to the north. Data indicate the January 23rd eruption was very sudden. Volcanic tremors were observed in the area around 9:59 a.m. and the eruption took place at 10:02 a.m.

It is clear that the system to observe Mount Moto-Shirane is inadequate, although even a better one may not have enabled the prediction of a phreatic eruption. This event should prompt the Agency to look into whether the nation’s network of seismometers and video cameras to monitor volcanic activities has too many holes. While there are budgetary constraints, the Agency should make the best use of its resources to increase efficiency of the observation network. The hazard map for volcanic activities and eruptions did not cover the site where last week’s eruption took place. Thus, the Agency should review the way the map is created based on the understanding that volcanic activities can be very irregular.

The Agency needs to analyze data from the latest eruption to determine the exact extent of the damage, including identifying the areas where the volcano spewed stones and ash, the specific type and scale of the eruption, whether hot water was discharged and whether there were debris flows. It should also scrutinize how and why it took so long to issue an eruption alert. The first warning came about an hour after the eruption, raising the volcanic status level from 1 to 2 on a scale of 5, a level at which entry into the crater area is restricted. About one hour and 50 minutes after the eruption, it raised the status level to 3, under which entering the mountain area is either banned or restricted. However, the Agency did not share this warning with the Kusatsu Municipal Government.

The system of issuing a prompt eruption alert was established in the wake of the 2014 eruption of Mount Ontake which killed 58 people, in an effort to encourage people to evacuate and limit casualties as much as possible. Explaining why the warnings were not issued immediately, JMA said it took time to confirm the facts related to the eruption due to the lack of monitoring cameras near the site. In such a case, the Agency should get information from climbers and tourists who were near the scene as quickly as possible and issue relevant warnings – even if the information provided cannot be verified – under the principle that safety comes first. Municipalities near volcanoes also should act under the same principle, although they may get conflicting information, as the Kusatsu town office did.

Many of Japan’s volcanoes constitute tourism resources, and people may not have a sufficient sense of caution regarding the possibility of eruptions. Most municipalities near volcanoes are said to lack advance evacuation plans in the event of an incident.

Although what happened last week at Mount Moto-Shirane reminds us of the difficulty of forecasting volcanic eruptions, that should not lead the government to slacken its efforts to improve the system to monitor volcanic activities. A good starting point would be to allocate sufficient resources to train a new generation of volcanologists since the nation is suffering from an acute shortage of young experts in the field.

Source : The Japan Times.

Zone sommitale du Moto-Shirane (Crédit photo: F. Gueffier)

Hausse du niveau d’alerte du Mont Zao (Japon) // The alert level has been raised on Mount Zao (Japan)

L’Agence Météorologique Japonaise (JMA) a fait passer le niveau d’alerte de 1 à 2 sur le Mont Zao le 30 janvier 2018, exactement une semaine après qu’une éruption du volcan Moto-Shirane ait tué un homme, blessé près d’une douzaine d’autres personnes et bloqué des skieurs pendant plusieurs heures.
Le Mont Zao fait partie d’un complexe volcanique à la limite des préfectures de Yamagata et de Miyagi. Le point culminant est de 1 841 mètres.
Le niveau d’alerte actuel signifie que les gens doivent éviter de s’approcher du cratère. La JMA précise qu’il y a possibilité d’une éruption mineure car un certain nombre de petits mouvements du sol ont été détectés, ainsi qu’un léger gonflement du sol dans une zone.
Selon l’Agence, une activité sismique provoquée par des mouvements de fluides hydrothermaux et de gaz sous le volcan a été observée pendant 31 minutes à partir de 14h18. le 30 janvier. Cette activité était plus intense que celle enregistrée dimanche et mardi matin en début de matinée. Les autorités locales de Yamagata ont émis un avis d’évacuation pour les zones autour du cratère et ont également conseillé à une station de ski située à proximité de rester en alerte.
L’annonce a été faite une semaine après la mort d’un membre des Forces d’autodéfense japonaises lors d’une éruption soudaine du Mont Moto-Shirane. Entre l’éruption et le 26 janvier, un peu plus de 20 000 personnes ont annulé des réservations de chambres à Kusatsu.
Comme sur le Moto-Shirane, une station de sports d’hiver très populaire se trouve sur les pentes du Mont Zao ; elle est connue pour ses «monstres de neige» qui sont façonnés par la vapeur d’eau qui gèle sur les arbres en hiver. Ses pentes regorgent de skieurs en hiver et de randonneurs pendant les autres saisons.
En septembre 2014, 63 personnes ont été tuées sur le Mont Ontake lors de la pire catastrophe volcanique au Japon en près de 90 ans.
Source: The Japan Times.

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The Japan Meteorological Agency (JMA) raised the alert level from 1 to 2 on Mount Zao on Tuesday, January 30th 2018 exactly a week after a dramatic eruption at Mount Moto-Shirane  killed one man, injured nearly a dozen others and stranded scores of skiers for several hours.

Mount Zao is one of a cluster of volcanoes on the border of Yamagata and Miyagi prefectures whose highest point is 1,841 metres.

The current alert level means people should avoid going near the crater. JMA says there is a possibility of a small-scale eruption as a number of small earth movements were detected, along with a slight bulging of the ground in one area.

According to the Agency, volcanic tremors, caused by movements of hot subterranean water and volcanic gas, were observed over a period of 31 minutes from 2:18 p.m. on Tuesday and were larger than those recorded on Sunday and early Tuesday morning. The Yamagata Municipal Government has issued an evacuation advisory for the areas around the crater and also advised a nearby ski resort to stay on alert.

The announcement came a week after a member of Japan’s Self-Defense Forces was killed during a sudden eruption of Mount Moto-Shirane at a mountain resort in Gunma Prefecture. Between the eruption and January 26th, a little more than 20,000 people cancelled room reservations in Kusatsu.

Zao, like Moto-Shirane, is a popular resort area famed for its so called “snow monsters” that are created by water vapour freezing on trees in winter. Its slopes are packed with skiers in winter and hikers in other seasons.

In September 2014, 63 people were killed on Mount Ontake in the country’s worst volcanic disaster in nearly 90 years.

Source: The Japan Times.

Vue du cratère du Mont Zao (Source: JMA)

Quelques détails supplémentaires sur l’éruption au Japon // Some more details about the eruption in Japan

Comme je l’ai écrit hier, un membre des Forces japonaises d’Autodéfense (GSDF) est mort et 11 autres personnes ont été blessées au cours de l’éruption du volcan Moto-Shirane près d’une station de ski mardi matin. L’événement a  probablement causé une avalanche.
L’éruption surprise du Mont Moto-Shirane – qui fait partie du complexe volcanique Kusatsu-Shirane – dans la préfecture de Gunma, a arrêté le fonctionnement des remontées mécaniques, si bien qu’environ 80 personnes, dont des touristes de Taiwan et de Grande-Bretagne, se  sont retrouvés temporairement bloqués dans un restaurant près du sommet de la montagne.
Un responsable de la Japan Meteorological Agency ( JMA) a déclaré que les paramètres d’observation n’avaient pas indiqué une augmentation de l’activité volcanique. Cela confirme la difficulté d’émettre des alertes de catastrophe dans un pays sujet aux éruptions volcaniques et aux tremblements de terre.
Une trentaine de soldats de la 12ème brigade de la Force d’Autodéfense au Sol, bien connue pour avoir été envoyée dans des zones touchées par des catastrophes naturelles, effectuaient un stage d’entraînement de ski dans la région au moment de l’éruption. Selon le GSDF et le ministère de la Défense, un homme de 49 ans est décédé suite à l’avalanche et sept autres soldats ont été blessés, dont deux grièvement.
Selon les secouristes, des pierres provenant de l’éruption du Mont Moto-Shirane ont frappé une télécabine et les bris de verre ont blessé au moins quatre personnes à l’intérieur. Les blocs ont également percuté le toit d’une maison de repos où environ 100 personnes avaient trouvé refuge.

L’éruption de du Mont Moto-Shirane (2171 mètres) est la première depuis 1983. [NDLR: Elle avait probablement une origine phréatique]
Des images vidéo enregistrées par la caméra de la gare d’arrivée de la télécabine montrent que les skieurs glissaient sur les pentes et que des blocs noirs tombaient du ciel ; des gerbes de neige jaillissaient lorsqu’ils frappaient le sol, très près des skieurs. Un nuage de fumée noire est ensuite apparu.
Le gouvernement n’a pas signalé de nouvelles victimes ni de personnes disparues.
Une panne d’électricité s’est produite près de la station de ski après l’éruption.
Suite à l’éruption, le JMA a relevé le niveau d’alerte volcanique de 1 à 3, sur une échelle de 5. Ce niveau limite l’accès à la montagne, tout en mettant en garde sur les grandes quantités de cendre retombées dans le secteur au moment de l’éruption.

Le mont Moto-Shirane est situé près de la limite entre les préfectures de Gunma et Nagano et fait partie des 50 volcans surveillés en permanence par l’Agence Météorologique Japonaise.
Source: The Japan Times.

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As I put it yesterday, a Self-Defense Forces member died and 11 other people were injured after a volcano erupted near a ski resort on Tuesday morning, spewing cinders and possibly causing an avalanche.

The unexpected eruption of Mount Moto-Shirane, which is part of Mount Kusatsu-Shirane, in Gunma Prefecture halted ski lift operations, leaving around 80 people, including tourists from Taiwan and Britain, temporarily stranded in a restaurant near the top of the mountain.

A JMA official said observational data had not indicated heightened volcanic activity, highlighting the difficulty of issuing disaster alerts in a nation prone to volcanic eruptions and earthquakes.

Around 30 Ground Self-Defense Force troops of the 12th Brigade, well known for being sent to areas affected by natural disasters, were engaging in ski training in the area at the time. According to the GSDF and the Defense Ministry, a 49-year-old male GSDF member died and seven other troops were injured, with two in serious condition.

Separately, stones from the eruption of Mount Moto-Shirane hit a gondola lift and injured at least four people on board with shattered glass, according to local rescuers. The stones also crashed through the roof of a rest house where about 100 people had evacuated.

The eruption of the 2,171-metre mountain was the first since 1983. [Personal remark: It propably had a phreatic origin.]

Video footage from the top of the resort’s gondola showed skiers gliding down the slopes as black rocks plummeted from the skies and snow billowed up as they struck the ground, sometimes just missing skiers. A cloud of black smoke later drifted in.

The government has no reports of additional casualties or missing people.

A power outage occurred near the ski resort after the eruption.

Following the eruption, the weather agency raised the volcanic alert status from 1 to 3, on a scale of 5, a level that restricts entry to the mountain, while warning of large amounts of ash in the area.

Mount Moto-Shirane  is located near the border of Gunma and Nagano prefectures and is one of 50 volcanoes continuously monitored by the Japan Meteorological Agency.

Source: The Japan Times.

Vue de la zone sommitale du volcan (Photo: F. Gueffier)