Eruption du Shinmoedake (Japon)

Les webcams (http://kirishima-live.jpn.org/) montrent en ce moment qu’un important épisode éruptif est en cours sur le Shinmoedake, sur l’île de Kyushu. Le volcan est en éruption, mais de manière moins violente, depuis le 1er mars 2018, date où son accès a été restreint. (voir mes notes du mois d’octobre 2017)
Les webcams montrent des projections de lave et des nuages de cendre qui montent à plus de 3 500 mètres au-dessus du volcan que l’on peut voir dans le film de 1967 « On ne vit que deux fois » avec James Bond.

C’est l’éruption la plus violente du Shinmoedake en sept ans. Quelque 65 vols ont été annulés.

Dans la ville de Kirishima au pied du volcan, certains piétons utilisent des masques chirurgicaux ou des serviettes pour se protéger contre la cendre tandis que d’autres ont recours à des parapluies. Les voitures sont recouvertes d’une couche de cendre. On ne déplore no dégâts ni blessés. La JMA indique que l’éruption va probablement continuer; l’agence conseille à la population d’être vigilante et de se méfier des projections volcaniques et des coulées pyroclastiques.
Source: Channel News Asia.

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Webcams (http://kirishima-live.jpn.org/) are currently showing that a significant eruptive episode is underway at Shinmoedake, on Japan’s island of Kyushu. The volcano has been erupting on a smaller scale since March 1st, 2018, when access was restricted. (see my posts of Octover 2017)

The webcams show lava, and ash clouds billowing more than 3,500 metres into the sky above the volcano which featured in the 1967 James Bond movie « You Only Live Twice ».

It is the strongest eruption of Shinmoedake in seven years. Some 65 flights have currently been cancelled.

In Kirishima city at the foot of the volcano, pedestrians wore surgical masks or covered their noses with hand towels, while others used umbrellas to protect from falling ash. Cars had layers of ash on their roofs. There were no reports of injuries or damage from the eruption. The Japan Meteorological Agency indicates that the volcanic activity is expected to continue and cautions residents against the possibility of flying rocks and pyroclastic flows.

Source: Channel News Asia.

Vue du Shinmoedake (Crédit photo: Wikipedia)

L’éruption reste intense (capture d’image de la webcam)

 

Shinmoe & Aso (Japon / Japan)

Le Mont Shinmoe sur l’île de Kyushu est de nouveau entré en éruption le 1er mars 2018, moins de cinq mois après le précédent événement. La Japan Meteorological Agenczy (JMA) a confirmé qu’une petite éruption s’était produite vers 11 heures, avec des retombées de cendre sur la ville de Takaharu, située à l’est du volcan. On ne signale ni victimes ni dégâts. Le niveau d’alerte volcanique est maintenu à 3, sur une échelle de 5.
Le Mont Shinmoe est entré en éruption en janvier 2011 et en octobre 2017, avec des panaches de cendre jusqu’à environ 2 300 mètres au-dessus du cratère lors de l’éruption d’octobre.
Source: Kyodo News, JMA.

Suite à la diminution de l’activité volcanique (le niveau d’alerte a été abaissé à 1) et à l’installation de mesures de sécurité, les autorités ont de nouveau autorisé l’accès au cratère du Mont Aso le 28 février 2018. Le cratère avait été fermé aux visiteurs en août 2014 suite à une petite éruption. Cependant, l’exploitation du service de télécabine reste suspendue car les réparations n’ont encore été effectuées après l’éruption majeure d’octobre 2016. Une navette est mise à la disposition des touristes qui peuvent aussi emprunter une route à péage.
Source: The Japan Times.

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Mt. Shinmoe on the island of Kyushu erupted again on March 1st, 2018, less than five months after its last eruption. The JMA confirmed a small eruption at about 11 a.m. and ashfall was observed in the town of Takaharu, located east of the mountain. There were no reports of injuries or property damage. The volcanic alert level is kept at 3, on a scale of 5.

Mt Shinmoe erupted in January 2011 and October 2017, spewing ash up to around 2,300 metres above the crater in the October eruption.

Source : Kyodo News, JMA.

Local authorities reopened a crater area of Mount Aso to tourists on February 28th, 2018 for the first time in over three years following diminished volcanic activity and the installation of safety measures. The alert level was lowered to 1, which allows entry to the crater zone. The crater had been closed to visitors in August 2014 after a small-scale eruption. However, operation of the gondola lift remains suspended after its equipment was severely damaged in a large-scale eruption in October 2016. Instead a shuttle-bus service is available, while cars can also reach the entrance through a toll road.

Source: The Japan Times.

Vue du Shinmoedake (Crédit photo: Wikipedia)

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Vue du sommet de l’Aso (Crédit photo: Franck Gueffier)

Ça bouchonne sur le Mont Fuji (Japon) ! // Too many hikers on Mt Fuji (Japan) !

Selon un projet présenté par les préfectures de Yamanashi et de Shizuoka, le nombre de randonneurs sur le Mont Fuji (3776 m.) sera bientôt réduit de 25%. Les seuils tolérables pour deux des quatre sentiers conduisant au sommet ont été proposés lors d’une réunion le 15 février 2018, en réponse à un appel de l’UNESCO. Cela permettra de réduire le nombre de randonneurs et, par voie de conséquence, leur impact sur l’environnement naturel de la montagne.
Selon le projet, le nombre de randonneurs serait limité à 4 000 par jour sur le sentier Yoshida dans la préfecture de Yamanashi et à 2 000 par jour sur le sentier Fujinomiya dans la préfecture de Shizuoka. Selon le Ministère de l’Environnement, le nombre quotidien de randonneurs a atteint 4 544 sur le sentier Yoshida et 2 656 sur le sentier Fujinomiya au cours de la période juillet-septembre 2017.
Les quotas définitifs seront officiellement fixés lors d’une réunion en mars. Le gouvernement central devra rendre compte de la décision à l’UNESCO d’ici la fin du mois de novembre. Des seuils n’ont pas été proposés pour les sentiers de Subashiri et Gotenba dans la préfecture de Shizuoka parce qu’ils connaissent une fréquentation moindre.
Les statistiques sur le nombre de randonneurs sur le Mont Fuji ont commencé à être établies en 2005. Ce nombre a atteint environ 230 000, après avoir culminé à environ 320 000 en 2010. On a dénombré quelque 280 000 randonneurs en 2017. L’affluence est particulièrement perceptible à l’aube. Il faut environ 6 heures pour atteindre le sommet, et beaucoup de gens passent la nuit dans l’un des refuges afin d’arriver au sommet à l’aube pour le lever du soleil.
Le Mont Fuji a été inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO en 2013 car c’est un lieu de culte pour les Japonais et il a servi d’inspiration pour des œuvres d’art telles que les peintures ukiyo-e et ses estampes gravées sur bois qui ont influencé les cultures outre-mer.
Source: Iournaux japonais.

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According to a plan presented by the Yamanashi and Shizuoka prefectures, the number of hikers on Mount Fuji would soon be reduced by up to 25 percent. The thresholds for two of the four trails to the summit were proposed at a meeting on February 15th, 2018 in response to a call by UNESCO to address the congestion on the 3,776-metre volcano, which may have an impact on the mountain’s natural environment and existence.

Under the plan, hikers would be limited to 4,000 climbers a day on the Yoshida trail in Yamanashi prefecture and 2,000 on the Fujinomiya trail in Shizuoka prefecture. According to the Environment Ministry, the number of climbers per day peaked at 4,544 on the Yoshida trail, and 2,656 on the Fujinomiya trail during the July-September 2017 climbing season.

An appropriate number of Mount Fuji hikers will be officially decided upon at a meeting of the council in March. The central government is expected to report the decision to UNESCO by the end of November. Thresholds were not put forward in the plan for the Subashiri and Gotenba trails in Shizuoka Prefecture because they do not experience severe congestion.

Statistics on Mount Fuji climbers started being kept in 2005. The number once dipped to about 230,000, after peaking at about 320,000 in 2010. There were about 280,000 climbers in 2017. Congestion is particularly notable around sunrise. It takes about 6 hours to hike to the top, and many people stay overnight at one of the huts on the mountain so they can arrive at the summit at dawn.

Mount Fuji was registered as a UNESCO world cultural heritage site in 2013 for reasons including it being an object of worship for Japanese people and an inspiration for art such as ukiyo-e paintings, which went on to influence overseas cultures.

Source : Japanese newspapers.

Reflet du Mont Fuji dans le lac Kawaguchi, l’une des Trente-Six Vues du Mont Fuji de Katsushika Hokusai.

La caldeira de Kikai (Japon) // The Kikai caldera (Japan)

Il y a environ 7300 ans, l’éruption du volcan Akahoya a dévasté ce qui correspond aujourd’hui aux îles du sud du Japon, et enfoui la majeure partie de l’archipel sous une épaisse couche de cendre. Considéré comme une super éruption avec un VEI de niveau 7, l’événement a provoqué l’effondrement de la chambre magmatique du volcan et l’apparition de la caldeira de Kikai, d’un diamètre d’une vingtaine de kilomètres, dissimulée en grande partie sous l’eau de la mer.
Dans une nouvelle étude publiée dans la revue Science Advances, les scientifiques ont découvert qu’un dôme de lave se cache sous la caldeira. En étudiant les conduits magmatiques, les volcanologues pourraient avoir un aperçu de l’ensemble du système d’alimentation de la caldeira, ce qui pourrait les aider à mieux prévoir une éventuelle prochaine éruption.
Des recherches antérieures avaient indiqué que les chances de voir une super éruption dans l’archipel japonais au cours du siècle prochain ne sont que d’environ un pour cent. Cependant, les chercheurs indiquaient que si un volcan dans cette région entrait en éruption, il pourrait éjecter près de 42 kilomètres cubes de matériaux et recouvrir presque tout le pays et ses 120 millions d’habitants de près de 20 centimètres de cendre.
La nouvelle étude explique que les scientifiques du Centre d’Exploration des Fonds océaniques de Kobe ont effectué trois levés dans la caldeira. Ils ont associé les observations de robots sous-marins et les résultats d’analyses de roches avec des sismographes et des électromagnétomètres.
Ils ont découvert le dôme de lave en effectuant un sondage acoustique. On estime qu’il a un volume d’environ 33 kilomètres cubes, un diamètre d’une dizaine de kilomètres et une hauteur de près de 600 mètres.
Le site de la caldeira a connu au moins trois super éruptions: il y a 140 000 ans, il y a 95 000 ans, puis l’éruption du Akahoya il y a 7 300 ans. Les scientifiques ne savent pas exactement quand le dôme actuel a commencé à se former. Il se peut que ce soit immédiatement après l’éruption ou progressivement au cours des milliers d’années qui ont suivi. Comme le dôme de lave présente une composition chimique différente des matériaux émis pendant la super éruption, il se peut qu’un nouveau système d’alimentation magmatique se soit développé il y a 7300 ans. Les chercheurs ont découvert que le dôme de lave est formé d’un magma similaire à celui observé dans les volcans de l’île voisine de Satsuma Iwo-jima. Une nouvelle mission sur le terrain prévue pour le mois de mars permettra de recueillir des images haute résolution du système magmatique souterrain en utilisant des méthodes sismiques et électromagnétiques. Les chercheurs espèrent ainsi avoir une meilleure idée de l’époque à laquelle la caldeira et son dôme de lave pourraient à nouveau entrer en éruption, et sous quelle forme. .
Source: The New York Times et d’autres médias d’information scientifique.

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Some 7,300 years ago, the Akahoya eruption devastated the southern islands of what is now Japan, burying most of the archipelago in thick ash. Considered as a super eruption with a VEI of 7, it caused the volcano’s magma chamber to collapse, leaving the 20-kilometre-wide Kikai Caldera which is mostly underwater.

In a new study published in the journal Science Advances, scientists have discovered that a dome of lava lurks beneath the caldera. By studying its magma plumbing, volcanologists could gain insight into the entire caldera system, which could help them better predict when another eruption might occur.

Previous research had suggested that the chances of a super eruption happening in the Japanese archipelago in the next century are only about one percent. However, it indicated that if a volcano in this area erupted, it could eject nearly 42 cubic kilometres of magma, covering almost all of the country and its 120 million people in nearly 20 centimetres of ash.

The new study explains that Japanese scientists at the Kobe Ocean Bottom Exploration Center conducted three surveys of the caldera, during which they combined the observations of underwater robots and the results of rock sample analysis with data collected by seismographs and electromagnetometers.

They found the lava dome using an acoustic survey. It is estimated to have a volume of about 33 cubic kilometres, a diameter of about 10 kilometres and a height of almost 600 metres.

This site has experienced at least three super eruptions: One 140,000 years ago, another 95,000 years ago, and then the Akahoya eruption 7,300 years ago. The scientists are not sure when exactly the current dome began to form, whether it was immediately after the eruption or gradually in the thousands of years that followed. As the lava dome is chemically different from the super eruption, a new magma supply system might have developed after 7,300 years ago. The researchers found that the lava dome was made of similar magma to what is seen in volcanoes on the nearby island of Satsuma Iwo-jima. Another survey in March will gather high-resolution images of the underground magma system by using seismic and electromagnetic methods. The future surveys will give them a better idea of how and when the caldera and its lava dome might erupt in the future.

Source: The New York Times and other scientific news media.

Situation géographique de la caldeira de Kikai