Le volcan de boue de Sidoarjo (Indonésie): une attraction touristique? // The Sidoarjo mud volcano: a tourist attraction?

drapeau francaisSouvenez-vous : En mai 2006 un torrent de boue se déversait près de la ville de Sidoarjo, dans l’est de l’île de Java. Baptisé Lusi, il a recouvert une douzaine de villages, des usines, une autoroute et une voie ferrée. Il a aussi entraîné l’évacuation de plus de 40 000 personnes, avec un bilan humain de douze morts. De nombreux scientifiques estiment que la catastrophe a été provoquée par un forage exploratoire de gaz effectué par la société Lapindo Brantas, qui appartient à l’un des hommes les plus riches du pays, Aburizal Bakrie. De son côté, la compagnie affirme qu’elle est liée à un tremblement de terre survenu deux jours plus tôt dans le centre de Java. Lapindo Brantas a cependant accepté de verser 380 millions de dollars de compensation à quelque 10 000 familles.
Aujourd’hui, la boue qui continue à s’écouler sur la région pourrait devenir une attraction touristique, comme le souhaitait déjà en 2010 Susilo Bambang Yudhoyono, le président indonésien. Comme c’est souvent le cas après les catastrophes, une curiosité morbide pousse les touristes à venir visiter le lieu du drame qu’ils immortalisent sur des photos et des vidéos. A l’instar d’autres sites indonésiens victimes d’inondations ou d’éruptions volcaniques (le Sinabung connaît un grand succès !) Sidoarjo n’échappe pas à cette curiosité et de plus en plus de badauds viennent regarder la boue qui s’étend à perte de vue, ainsi que les sculptures de personnes à moitié enterrées dans la fange qui sont là pour commémorer la catastrophe de 2006. Parmi elles, on peut voir une effigie géante d’Aburizal Bakrie, le patriarche de la famille Bakrie, à proximité d’une tombe où a été gravée l’inscription « Que cette nation n’oublie pas ». Aujourd’hui, des villageois servent de guides aux touristes. Pour deux dollars, ils les conduisent à bord de leurs motos vers un endroit d’où l’on peut encore voir la boue jaillir du sol, avant de leur proposer des vidéos de la catastrophe.
Source : Agence Reuters et presse indonésienne.

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drapeau-anglaisRemember: In May 2006 a mudflow flooded the area near the town of Sidoarjo in eastern Java. Called Lusi, it burried a dozen villages, factories, a highway and a railway. It also forced the evacuation of over 40,000 people, with a death toll of twelve. Many scientists believe that the disaster was caused by an exploratory drilling carried out by the gas company Lapindo which belongs to one of the richest men in the country, Aburizal Bakrie. For its part, the company says it is linked to an earthquake that had occurred two days before in central Java. Lapindo has however agreed to pay $ 380 million compensation to some 10,000 families.
Today, the mud continues to flow in the region that could become a tourist attraction, as already suggested in 2010 by Susilo Bambang Yudhoyono, the Indonesian president. As is often the case after disasters, a morbid curiosity drives tourists to visit the scene of the tragedy they immortalized in photographs and videos. Like other Indonesian locations flood victims or volcanic eruptions (the Sinabung very successful) Sidoarjo is no exception to this curiosity and more and more onlookers come to watch the mud that extends eye as well as sculptures of people half-buried in the mud that are there to commemorate the disaster of 2006. Among them, one can see a giant effigy of Aburizal Bakrie, the patriarch of the Bakrie family, in the vicinity of a tomb which was engraved the inscription « That this nation does not forget. » Today, villagers act as guides to tourists. For two dollars, they lead them aboard their bikes to a place where you can still see the mud gush from the ground, before offering videos of the disaster.
Source: Reuters and Indonesian press.

Sidoarjo

Sidoarjo avant et après la catastrophe du 28 mai 2006 (Source: NASA)

Eruption du Barujari dans la caldeira du Rinjani (Indonésie)

drapeau francaisLes autorités de Nusa Tenggara Ouest ont fermé au public le parc national du Rinjani suite à une éruption du Mont Barujari à 10h45 (heure locale) ce dimanche matin, avec des projections de matériaux jusqu’à environ 200 mètres de hauteur. Des centaines de randonneurs et de fidèles hindous venus participer à une cérémonie religieuse au bord du lac ont dû être évacués.
Le Barujari fait partie du même système volcanique que le Rinjani dont la caldeira contient un lac de 230 mètres de profondeur. Sa forme de croissant est le résultat de la croissance du Barujari dans la partie orientale de la caldeira. En 1994, une éruption a fait grandir encore davantage le volcan qui culmine maintenant à une altitude de 2300 mètres au dessus du niveau de la mer.

Source: The Jakarta Globe.

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drapeau-anglaisAuthorities in West Nusa Tenggara have closed off the Rinjani National Park to the public after Mount Barujari erupted at 10:45 a.m. local time on Sunday morning, spewing material some 200 metres into the air.
Officials evacuated hundreds of climbers and Hindu worshipers planning to perform a religious ceremony at the lake.
Barujari is part of the same volcanic system as Rinjani whose caldera contains a 230-metre-deep lake whose crescentic form results from growth of Barujari at the east end of the caldera An eruption in 1994 further developed the volcano which now rises to an elevation of 2,300 metres above sea level.

Source: The Jakarta Globe.

Rinjani blog

Lac Segara Anak et Mont Barujari  (Crédit photo: Wikipedia)

Les volcans à Agen (Lot-et-Garonne) le 12 octobre !

Je présenterai le lundi 12 octobre 2015 une conférence intitulée « Volcans et risques volcaniques » dans le cadre de l’Université du Temps Libre d’Agen (Lot-et-Garonne). Elle aura lieu à 15 heures à la salle Luigi Comencini, rue Ledru Relin.
Le but de cette conférence est de faire le point sur la situation en volcanologie. Les statistiques montrent que les volcans ont souvent été meurtriers dans le passé. Les techniques modernes permettent-elles d’en savoir plus sur les humeurs des monstres de feu ? Sommes-nous capables aujourd’hui d’éviter que les volcans tuent ? Ce sont quelques unes des questions auxquelles j’essaierai de répondre.

Mon exposé se poursuivra avec deux diaporamas (une vingtaine de minutes chacun) en fondu-enchaîné sonorisé destinés à illustrer deux grands types de volcans. « La Java des Volcans » conduira le public auprès des volcans gris d’Indonésie tandis que « Hawaii le Feu de la Terre » fera côtoyer les coulées de lave rouge du Kilauea.

A l’issue de la séance, les spectateurs pourront se procurer les ouvrages Terres de Feu et Mémoires Volcaniques. Pour rappel, Volcanecdotes et Killer Volcanoes sont épuisés.

Les conférences de l’UTLA sont ouvertes à tous, adhérents et non-adhérents. Pour ces derniers, l’entrée est à 8 €.

Porteur-de-soufre-web

Coulée-Hawaii-web

Photos: C. Grandpey

Nouvelles du Tungurahua (Equateur) et du Sinabung (Indonésie)

drapeau-francaisLe Tungurahua reste très actif. Dans un rapport spécial publié le 21 septembre, l’Institut Géophysique fait état d’une activité accrue au cours des deux semaines écoulées, avec une augmentation de la sismicité et de l’intensité des émissions de gaz et de cendre. Le 19 septembre, une explosion a généré un panache de cendres qui est monté jusqu’à 2 km de hauteur. Une activité modérée a été signalée jusqu’à la fin du mois de septembre, mais de mauvaises conditions météorologiques ont souvent perturbé les observations visuelles. La sismicité a augmenté de manière significative le 26 septembre, tandis que l’on observait des émissions de cendres et la projection de blocs incandescents qui roulaient sur 500 mètres sur le flanc NO. Des retombées de cendre ont été signalées dans plusieurs localités.
Source: Institut de géophysique.

L’éruption du Sinabung se poursuit avec la croissance du dôme de lave dans le cratère. Des coulées de lave incandescentes descendent sur 2 km (voir capture d’écran de la webcam ci-dessous). On a observé jusqu’à huit coulées pyroclastiques par jour, parfois sur une distance de 4 km sur le flanc ESE. Les panaches de cendre peuvent monter jusqu’à 4,5 km de hauteur. La sismicité inclut des signaux d’avalanche, des signaux basse fréquence et des événements hybrides, ainsi que des épisodes de tremor et des événements d’origine volcanique et tectonique. La sismicité fluctue mais reste à des niveaux élevés, même si elle a diminué par rapport à la semaine précédente. Le niveau d’alerte reste à 4 (sur une échelle de 1 à 4).
Source: VSI.

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drapeau-anglaisTungurahua remains quite active. In a special report released on September 21st, the Geophysics Institute noted increased activity during the previous two weeks, with an increase in seismicity and the intensity of gas-and-ash emissions. An explosion on September 19th generated an ash plume that rose up to 2 km. Moderate levels of activity were reported until the end of Septembe, but poor weather conditions often prevented visual observations. Seismicity significantly increased on September 26th, accompanied by ash emissions and the ejection of incandescent blocks that rolled 500 metres down the NW flank. Ashfall was reported in several communities.
Source: Instituto Geofísico.

The eruption of Sinabung volcano continues with the growth of the dome in the summit crater. Lava flows are incandescent as far as 2 km (see webcam screenshot below). As many as eight pyroclastic flows per day are detected, travelling as far as 4 km on the ESE flank. Ash plumes may rise as high as 4.5 km. Seismicity consists of avalanche signals, low-frequency and hybrid events, tremor, tectonic events, and volcanic earthquakes. Seismicity fluctuates at high levels, although it has declined compared to the previous week. The Alert Level remains at 4 (on a scale of 1-4).
Source: VSI.

Sinabung

Les coulées de lave du Sinabung vues par la webcam.