Autriche : Saccage d’un glacier // Austria: Destruction of a glacier

 A l’heure où les glaciers fondent à vue d’œil, il y en a qui s’amusent à les détruire ! C’est ce que l’on apprend en consultant le site Internet de la revue Montagnes Magazine. Le scandale – le mot n’est pas trop fort – se déroule en Autriche pour permettre la connexion des domaines skiables de Pitztal et Ötztal. Cela nécessite d’attaquer la glace à la pelleteuse sur plusieurs dizaines d’hectares, un comble à l’heure où on nous rappelle le rôle de régulateur thermique et climatique des glaciers et où les scientifiques alertent sur le réchauffement climatique.
C’est le World Wildlife Fund (WWF) qui a découvert le pot aux roses et a donné l’alerte en août 2019 avec plusieurs clichés de l’aménagement en cours du glacier, à plus de 3000 mètres d’altitude. Les pelleteuses ont pour mission de creuser et travailler la glace, pour façonner des pentes dans l’optique de la nouvelle saison de ski.

Comme je viens de l’indiquer, ces travaux font partie d’un projet global de fusion des glaciers Pitztal-Ötztal et des domaines qui y sont rattachés. Le 24 juin dernier, le club alpin autrichien et les associations environnementalistes demandaient l’arrêt de cet immense projet qui prévoit qu’une surface d’environ 64 hectares du glacier de Pitztal soit nivelée pour former des pistes de ski. Pour la construction des nouveaux bâtiments, il est aussi envisagé que 1,6 hectare de glace soient retirés. Les protestations sont restées vaines. Les pelleteuses sont arrivées et les aménagements ont commencé. Je suis assez d’accord avec les propos d’un glaciologue français qui a déclaré: « C’est à l’image de la destruction de la forêt amazonienne. Nous allons droit dans le mur, et allons le payer. L’homme ne tire pas les leçons du passé. Les stations se créent des contraintes économiques qui passent bien avant l’écologie. Le système n’est pas prêt à changer et à intégrer la question environnementale ».

Les Autrichiens semblent oublier les conséquences de ce saccage. La ressource en eau des vallées se raréfie avec la diminution de la masse d’un glacier. Avec l’accélération actuelle du réchauffement climatique, les stocks d’eau disponibles se réduisent et en cas de période de fortes chaleurs, il n’y aura plus de ressources suffisantes. De plus, un glacier joue aussi un rôle de régulateur thermique et climatique. En l’amputant d’une de ses langues, il réfléchit moins la lumière du soleil ; la température sur et autour du glacier augmente, et entraîne à son tour la fonte de la glace. À terme, c’est l’effet albédo qui est remis en cause par la destruction d’un glacier. L’absence de la glace entraîne  des bouleversements dans les microclimats locaux, et des chutes de roches dues à la fonte du permafrost.

La destruction de ce glacier à des fins touristiques et purement commerciales est révélatrice de l’échec de la politique climatique et environnementale de l’Autriche et, plus généralement, de l’Europe. Dans quelques années, les Autrichiens risquent fort de regretter la destruction du glacier Pitztal. Si les prévisions scientifiques se confirment, tous les glaciers des Alpes pourraient avoir disparu d’ici 2100. Parallèlement, il n’y aura probablement plus de neige pour skier. Ces mêmes personnes qui détruisent les glaciers sont capables de venir pleurer dans quelques années pour demander de l’argent à l’Etat car leurs infrastructures hivernales ne sont plus rentables !

Il y a quelques jours, un ami qui passait ses vacances en Autriche m’a fait aimablement parvenir des photos du Grossglockner  que j’avais visité dans les années 1970, époque où le glacier attirait des foules de touristes. Je n’ai pas reconnu le site sur les photos de mon ami qui m’a également fourni le cliché d’un panneau local montrant la fonte du glacier à travers les dernières décennies. Les images se passent de commentaire et confirment la stupidité des Autrichiens à vouloir détruire un glacier à des fins commerciales. Le fric nous tuera !

 Source : Montagnes Magazine.

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At a time when glaciers are rapidly melting, there are some people who enjoy destroying them! This is what we can read on the Montagnes Magazine website. The scandal – the word is not too strong – takes place in Austria to allow the connection of the Pitztal and Ötztal ski areas. This means attacking the ice with excavators over several tens of hectares, which is unbelievable when we know the importance of glaciers for thermal and climatic regulation, at a time when scientists send constant warnings about global warming.
The World Wildlife Fund (WWF) discovered what was ahappening and sent the information in August 2019 with several photos of the current work on the glacier which is located more than 3000 metres above sea level. The excavators have a mission to dig and work the ice, to shape slopes which need to be ready for the new ski season.
As I have just mentioned, this work is part of a global project to merge the Pitztal-Ötztal glaciers and related areas. On  June 24th, the Austrian Alpine Club and the environmental associations called for a halt to this huge project which includes the levelling of an area of ​​about 64 hectares of the Pitztal Glacier to shape ski slopes. For the construction of new buildings, 1.6 hectares of ice are also expected to be removed. The protests remained futile. The excavators arrived and the destructive work began. I quite agree with what a French glaciologist said: « It’s like the destruction of the Amazon rainforest, we’re going straight into the wall, and we’re going to pay for it. The ski resorts are creating economic constraints that go well before ecology.The system is not ready to change and integrate the environmental issue.
The Austrians seem to forget the consequences of this destruction. The water resource of the valleys becomes scarce as the mass of a glacier decreases. With the current acceleration of global warming, available water reserves are shrinking and in times of hot weather, there will be no more water. In addition, a glacier also plays a role of thermal and climatic regulator. By amputating one of his branches, the glacier reflects less of the light of the sun; the temperature on and around the glacier increases, and in turn causes the melting of the ice. Ultimately, the albedo effect is altered by the destruction of a glacier. The absence of ice causes deep changes in local microclimates, as well as rockfalls due to melting permafrost.
The destruction of this glacier for tourism and purely commercial purposes is indicative of the failure of the climate and environmental policy of Austria and, more generally, of Europe. In a few years, Austrians are likely to regret the destruction of the Pitztal glacier. If scientific predictions prove true, all the glaciers in the Alps could have disappeared by 2100. At the same time, there will probably be no more snow to ski. These same people who destroy the glaciers will come crying in a few years to ask for money from the State because their winter infrastructure is no longer profitable!
A few days ago, a friend who was spending his holidays in Austria kindly sent me photos of the Grossglockner I visited in the 1970s, when the glacier attracted crowds of tourists. I did not recognize the site in the photos of my friend who also provided me with the snapshot of a local poster showing the melting of the glacier through the last decades. The pictures are self-explanatory and confirm the stupidity of the Austrians who destroy a glacier for commercial purposes. Money will kill us!
Source: Montagnes Magazine.

Pelleteuses à l’œuvre sur le glacier Pitztal, le 27 août 2019 (Crédit photo : WWF)

La fonte du Grossglockner (Photos: J.G. Feignon)

Le réchauffement climatique et ses conséquences sur le massif alpin

Je rentre d’un séjour de quelques jours dans les Alpes, histoire de me rendre compte de l’évolution de la situation glaciaire. Malheureusement, les nouvelles restent mauvaises. Il est vrai que les conditions estivales avec deux épisodes de canicule n’ont guère été favorables.

Le 12 septembre 2019 en haut de l’Aiguille du Midi, à 3842 mètres d’altitude, la température était très positive et le port d’un pull-over était tout à fait superflu. A noter que le thermomètre affichait jusqu’à 16°C à 3842 mètres d’altitude pendant la dernière canicule, avec l’isotherme 0°C à 5500 mètres, donc bien au-dessus du Mont Blanc.

Le temps était magnifique le 12 septembre et les paysages époustouflants. La montée au sommet de l’Aiguille depuis Chamonix est un peu onéreuse, mais ça vaut le coup de casser la tirelire une fois dans sa vie. Je dirai que j’ai payé l’excursion avec les paquets de cigarettes que je ne fume pas!

Du haut de l’Aiguille du Midi, la vue est parfaite, entre autres, sur les glaciers des Bossons et du Taconnaz. On a la confirmation que la célèbre « Jonction » entre les deux glaciers n’existe plus. Le Glacier des Bossons continue à perdre du volume et le Taconnaz n’existera plus dans quelques années.

A mes yeux, la fonte des glaciers alpins est indissociable de celle du permafrost de roche qui assure la stabilité des montagnes. Il occupe le double de la surface des glaciers alpins – soit 700 km2 – et 10% de la surface située à plus de 2000 mètres d’altitude. Contrairement aux glaciers il n’est pas directement observable et attire donc moins les regards. Sa fonte passe souvent inaperçue, et c’est bien là le danger. Avec le réchauffement climatique, ce ciment de glace fond avec les conséquences que l’on sait: Effondrements de parois et déclenchement de laves torrentielles. Depuis le sommet de l’Aiguille du Midi, on voit parfaitement l’endroit où une partie de l’Arête des Cosmiques est partie dans le vide. On notera que le Refuge des Cosmiques a déjà été conforté par bétonnage après un écroulement de 600 mètres cubes sous ses bases en 1998. Il devra sans doute être prochainement consolidé à nouveau. Le refuge du Goûter (3835 m) fait, lui aussi, partie des infrastructures à risques.

Le 12 septembre 2019, le quotidien régional Le Dauphiné a consacré une page entière aux dangers qui menacent désormais les installations d’altitude suite à la fonte du permafrost de roche. Construits entre 2600 mètres et 4300 mètres, les remontées mécaniques et refuges sont désormais sous haute surveillance. S’agissant de l’Aiguille du Midi, les géotechniciens sont à l’oeuvre en permanence et font consolider les bases des structures, si nécessaire. Il ne faudrait pas que la poule aux oeufs d’or de Chamonix tremble sur ses bases et prenne son envol!

Au cours de mon séjour alpin, j’ai également fait un saut en Suisse et je me suis rendu à Chamoson, un village du Valais à proximité de Martigny, qui a récemment reçu une lave torrentielle,  pas forcément liée à la fonte du permafrost car les montagnes à l’origine de la coulée de boue ne culminent pas à de hautes altitudes. Toutefois, cet événement est la réplique de ce qui est déjà arrivé en Italie et affectera probablement dans les prochaines années les villages alpins situés à des altitudes élevées. Les dépôts de matériaux issus de la fonte du permafrost de roche risquent fort d’être emportés en aval lors des fortes pluies ou des orages. C’est qui s’est passé à Bondo, un village suisse des Grisons. J’ai écrit plusieurs articles sur ce phénomène, en particulier en août et septembre 2018. A Chamoson, les dépôts de matériaux ont été évacués par les pelleteuses et bulldozers, mais on relève encore les traces de la dernière coulée de boue dévastatrice. Les berges du torrent qui traverse la ville trahissent la violence de l’événement.

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Je profite de cette note pour remercier Olivier Chapperon – chef de rédaction au journal Le Populaire du Centre – pour l’article qu’il m’a consacré le 15 septembre dernier. Les volcans sont mon terrain de jeu préféré. J’y ai effectué des mesures pour essayer de comprendre leur comportement, et rédigé des rapports d’observation. S’agissant des glaciers, plus qu’un glaciologue (je laisse cette appellation aux scientifiques de formation), je suis un lanceur d’alertes au vu des situations catastrophiques que j’observe depuis plusieurs années en Alaska et dans nos Alpes. Comme je ne cesse de le répéter au cours de mes interventions en public, la situation est urgente et si nos gouvernants ne se décident pas à prendre des mesures drastiques pour réduire les émissions de gaz à effet de serre, nous allons droit dans le mur!

Vous trouverez l’article du Populaire du Centre en cliquant sur ce lien:

https://www.lepopulaire.fr/limoges-87000/actualites/les-glaciers-fondent-comme-jamais-constate-claude-grandpey-glaciologue-de-limoges_13640994/

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Ma prochaine conférence « Glaciers en péril, les effets du réchauffement climatique » aura lieu le jeudi 17 octobre 2019 à 20 heures à Aixe sur Vienne au Pôle Nature Limousin, ZA du Moulin Cheyroux.

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Le Glacier des Bossons continue à perdre du volume…

La « Jonction » avec le Glacier de Taconnaz n’existe plus…

Le Taconnaz aura bientôt disparu….

L’Aiguille du Midi résistera-t-elle encore longtemps à la fonte du permafrost de roche?

L’Arête des Cosmiques présente des zones de fragilité

Dans la vallée, la lave torrentielle qui a surpris Chamoson (Suisse) est un exemple de la menace qui plane sur les villages de haute altitude

Au Grand Bornand (Haute-Savoie), on conserve la neige de l’hiver précédent sous une couche de sciure, au cas où, mais les canicules n’arrangent pas les choses….

Photos: C. Grandpey

Température : L’été des records ! // Temperatures: The summer of records!

Selon les relevés de la NASA qui remontent à 1880, le mois d’août 2019 a été le 2ème plus chaud de l’histoire. Fait assez remarquable, depuis 1880, les 6 mois d’août les plus chauds ont été observés ces 6 dernières années.

Au final, la période juin-juillet-août 2019 a été la plus chaude de l’histoire instrumentale, devant 2016. En outre, l’anomalie thermique n’a jamais été aussi élevée sur ces trois mois, avec une moyenne de +0,92°C, devant le précédent record de 2016 (+0,89°C).

S’agissant du mois d’août, sur les 100 dernières années, le rythme de réchauffement est de +0,10°C par décennie. Sur les 20 dernières années (depuis 1999), on note une accélération à +0,24°C par décennie.

Globalement, 2019 reste pour le moment à la deuxième place. Pour l’année en cours (entre janvier et août), 2019 se situe à +0,97°C, juste derrière le record de 2016 (+1,02°C) et devant 2017 (+0,93°C).

Source : NASA, global-climat.

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According to the NASA records dating back to 1880, August 2019 was the second warmest of history. Remarkably, since 1880, the warmest 6 months of August have been observed in the last 6 years.
The period June-July-August 2019 was the hottest in instrumental history, ahead of 2016. In addition, the thermal anomaly has never been higher over these three months, with an average of +0.92°C, ahead of the previous record of 2016 (+ 0.89°C).
For the month of August, over the last 100 years, the rate of warming is + 0.10°C per decade. Over the last 20 years (since 1999), there has been an acceleration of + 0.24°C per decade.
Globally, 2019 is still in second place. For the current year (between January and August), 2019 is + 0.97°C, just behind the record of 2016 (+ 1.02°C) and ahead of 2017 (+ 0.93°C).
Source: NASA, global-climat.

Sale temps pour les glaciers, comme celui d’Argentière (Photo: C. Grandpey)

La fonte des glaciers de la Chaîne des Cascades (Etats-Unis) // The melting of the Cascade Range glaciers (United States)

Plusieurs volcans de la Chaîne des Cascades – le long de la côte ouest des Etats-Unis – comme le Mt Baker, le Mt Rainier, le Mt Hood ou le Mt Shasta ont des glaciers à leurs sommets et sur leurs pentes. Avec le changement climatique, ces glaciers sont en train de fondre mais ils pourraient toujours constituer une menace pour les localités situées à des altitudes plus basses.

Les glaciers des North Cascades sont surveillés depuis 1983. En 2019, pour la 16ème fois consécutive, des glaciologues américains ont visité ces rivières de glace dans le cadre du North Cascade Glacier Climate Project. Le but de la mission était d’étudier l’impact du réchauffement climatique. La principale conclusion a concerné « la perte choquante de volume des glaciers ». Un glaciologue a déclaré: «J’ai été choqué par la perte d’épaisseur de chaque glacier au cours des deux dernières décennies et demie. »

Au cours des 16 journées passées sur le terrain, les chercheurs ont étudié scrupuleusement 10 glaciers. Les mesures qui ont été effectuées viennent s’ajouter à la base de données actuelle qui couvre 36 années et indique une perte en volume de 30% de ces glaciers au cours de cette période.

En regardant les premiers résultats de la mission, on peut constater que chaque glacier subira une perte de bilan massique de 1,5 à 2,25 mètres, ce qui se traduira par un recul continu. Les glaciers Columbia et Rainbow servent de référence au World Glacier Monitoring Service. L’Easton Glacier s’ajoutera à la liste dans les prochains mois.

De nombreuses photos ont été prises pendant la mission. Vous découvrirez quelques unes d’entre elles à cette adresse:

Annual Assessment of North Cascades Glaciers Finds ‘Shocking Loss’ of Volume

Les données définitives de bilan de masse et de recul des glaciers seront publiées après le 1er octobre 2019.

Source : The Oregonian.

À l’exception de ceux du Mont Shasta, qui semblent relativement stables grâce aux masses d’air humide en provenance du Pacifique, la plupart des glaciers de la Chaîne des Cascades marquent un net recul. Dans une note publiée le 7 mars 2016, j’ai décrit la situation sur le Mont Rainier où le principal danger redouté par les autorités concerne les lahars, autrement dit des coulées de boue qui pourraient être déclenchées par la fonte des glaciers sur les flancs du volcan. Cependant, avec le réchauffement climatique, les glaciers ont reculé au cours des dernières décennies, de sorte que leur volume est moins impressionnant que par le passé. Si une éruption se produisait, les coulées de boue seraient probablement moins destructives, même si elles causeraient de graves dégâts dans les localités sur leur chemin. Des villes comme Orting sur les berges de la Puyallup River seraient certainement touchées. Des itinéraires d’évacuation ont été mis en place pour permettre à la population de se réfugier dans des lieux sûrs.

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Several volcanoes of the Cascade Range like Mt Baker, Mt Rainier Mt Hood or Mt Shasta have glaciers at their summits and on their slopes. With climate change, these glaciers are melting but might still be a threat to communities at lower altitudes.

The North Cascades glaciers have been monitored since 1983. In 2019, for the 16th consecutive time, US glaciologists visited these rivers of ice as part of the North Cascade Glacier Climate Project. The aim of the mission was to see the impact of global warming. The main conclusion of the mission concerned the shocking loss of glacier volume. Said one glaciologist: “I was shocked by the amount of thinning each glacier has endured through the last two and a half decades.”

Over the span of 16 days in the field, 10 glaciers were examined in detail. The measurements that were completed add to the now 36-year-long database that indicate a 30 percent volume loss of these glaciers during that period.

Looking at the preliminary results, one can observe that each glacier will have a mass balance loss of  1.5 – 2.25 metres, which drives continued retreat. Columbia and Rainbow Glacier are reference glaciers for the World Glacier Monitoring Service, with Easton Glacier joining the ranks later this year.

Many photos have been taken during the mission. A few of them can be seen at this address:

https://glacierhub.org/2019/09/10/annual-assessment-of-north-cascades-glaciers-finds-shocking-loss-of-volume/?fbclid=IwAR0mWp8JeeMH-IbdEZ9ncH_SXoA4LxoHwcLB4vNO_XvULC4xll-vNso6_SA

Specific mass balance and retreat data will be published after October 1st, 2019.

Source: The Oregonian.

Except those on Mt Shasta which seem to be stable thanks to the wet air masses from the Pacific, most glaciers along the Cascade Range are retreating. In a note released on March 7th, 2016, I described the situation on Mt Rainier where the main danger feared by the authorities lies with the lahars, namely mudflows that could be triggered by the melting of the glaciers on the flanks of the volcano. However, with global warming, glaciers have been retreating in the past decades so that their volume is less impressive than in the past. Should an eruption occur, mudflows would likely be less destructive, even though they would cause severe damage to the communities on their way. Cities like Orting on the shores of the Puyallup River would certainly be affected. Evacuation routes have been set up to allow the population to flee to safe places.

Vue aérienne du Mont Baker

Glaciers du Mont Rainier

Voies d’évacuation à Orting, sur les flancs du Mt Rainier

Vue du Mont Shasta

(Photos: C. Grandpey)