Eruption aux Tonga : l’Italie se pose des questions // Tonga eruption : Italy asks questions

Est-ce que ça peut nous arriver? C’est la question traditionnelle que les gens se posent quand une catastrophe se produit ailleurs dans le monde. L’Italie, terre de volcans actifs, se la pose suite à l’éruption du volcan sous-marin Hunga Tonga-Hunga Ha’apai dans les îles Tonga. Ce n’est pas sans raison, car on sait que des volcans sous-marins se cachent au large de la botte italienne. Dans un article paru dans le journal La Sicilia, Boris Behncke (INGV Catane) rappelle l’existence de volcans qui ont pour noms Panarea, Marsili dans la mer Tyrrhénienne, ou Empedocle dans le Canal de Sicile – entre la Sicile et la Tunisie -, un volcan sous-marin d’une trentaine de kilomètres de diamètre à sa base et dont le Ferdinandea n’est que l’un des cônes éruptifs.

En 2019, l’Institut national d’océanographie et de géophysique expérimentale (OGS) a découvert six volcans sous-marins à quelques kilomètres de la côte sud-ouest de la Sicile, entre Mazara del Vallo et Sciacca. L’un d’eux, en particulier, n’est qu’à sept kilomètres de Capo Granitola. Il s’agit du volcan Actea qui présente une morphologie complexe et montre une grande coulée de lave qui s’étire sur plus de 4 kilomètres. Ces volcans sont situés à environ 14 kilomètres au nord de ceux déjà connus de Banco Graham. Il y a, entre autres, la célèbre île Ferdinandea, apparue en 1831 lors d’une éruption sous-marine et qui, après s’être élevée jusqu’à 65 mètres au-dessus de la surface de l’eau, s’enfonça dans la mer (voir ma note du 17 avril 2007).

Il ne faudrait pas négliger, non plus, le Vulcano Dimenticato, le Volcan Oublié d’Agrigente, qui a vomi des scories que l’on trouve souvent sur les plages du littoral, mais que les scientifiques italiens n’ont jamais vraiment réussi à localiser.
Selon Boris Behncke « on ne peut guère s’attendre à une éruption aussi violente [que celle des Tonga] sur un volcan sous-marin dans nos mers ». S’agissant du Marsili, le plus grand volcan sous-marin d’Europe et de Méditerranée, dans la mer Tyrrhénienne entre Palerme et Naples, Boris explique qu’il se situe à « une très grande profondeur » par rapport au volcan des Tonga et que « la pression de la colonne d’eau qui le surmonte réduit considérablement son énergie explosive ». On pouvait s’attendre a une éruption du volcan des Tonga car, déjà « dans le passé, il y a environ mille ans, il a enregistré une éruption similaire, très violente. Le phénomène semble donc cyclique. »
En revanche, Boris explique que si une éruption de la puissance de celle des Tonga « s’était produite sur terre, sur le Vésuve ou les Champs Phlégréens, les conséquences auraient été apocalyptiques. » Par bonheur, l’éruption du 15 janvier 2022 s’est produite dans une zone extrêmement reculée et peu habitée. « Si elle avait eu lieu sur terre dans une zone peuplée, elle n’aurait pas causé de tsunami, mais elle aurait fait des ravages même à plusieurs kilomètres de distance. »

Dans les Tonga « l’éruption, qui a eu des conséquences très graves sur les îles voisines, a probablement été particulièrement violente car elle s’est produite à l’interface entre la mer et l’atmosphère. L’ île qui s’était édifiée 6-7 ans plus tôt et qui avait grandi juste avant l’activité explosive, a été détruite dans sa totalité. » Selon Boris Behncke, l’aspect positif de l’éruption, « très intéressante d’un point de vue scientifique », est « le nombre étonnamment faible de victimes en termes de vies humaines ». Outre le fait qu’il s’agit d’îles peu peuplées, le bilan réduit est également dû au comportement des habitants qui sont habitués aux séismes, cyclones et autres tsunamis. C’est pourquoi ils se sont immédiatement enfuis pour se réfugier dans des zones plus élevées.
Suite à l’éruption, le problème le plus urgent concerne la présence de cendres du nuage éruptif qui contiennent des substances potentiellement toxiques. Contrairement à la cendre de l’Etna, celle de l’éruption du 15 janvier contient du soufre, du chlore et d’autres substances nocives.
En conclusion, Boris insiste sur le fait que ce qui s’est passé dans le royaume des Tonga montre qu’il est nécessaire de surveiller étroitement les volcans sous-marins italiens, en particulier Empédocle dont le système éruptif a été décrit par les scientifiques, dans un rapport pour le compte de l’ONU, comme « un grand relief sous-marin qui s’élève sur les fonds marins à une profondeur de 250 à 500 m, et sur lequel sont implantés des dizaines d’édifices volcaniques bien structurés de dimensions très variables, souvent alignés selon l’orientation NNO du Canal de Sicile. » S’il n’y a pas de danger imminent, il est également vrai qu’il y a toujours la possibilité d’une forte éruption sous-marine avec un risque significatif de tsunami. Ne pas oublier qu’il s’agit d’un volcan caché au fond de la mer, à seulement 20 kilomètres de Sciacca. Vingt kilomètres, c’est la distance qui sépare l’Etna de Catane, mais le Mongibello est surveillé 24 heures sur 24, 365 jours par an.

Source: La Sicilia.

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Can this happen to us? This is the usual question people ask when a disaster strikes elsewhere in the world. Italy, land of active volcanoes, asks this question following the eruption of the Hunga Tonga-Hunga Ha’apai submarine volcano in the Tonga archipelago. This is not without reason, as underwater volcanoes are known to lurk off the Italian boot. In an article published in the newspaper La Sicilia, Boris Behncke (INGV Catania) recalls the existence of volcanoes like Panarea, Marsili in the Tyrrhenian Sea, or Empedocle in the Channel of Sicily – between Sicily and Tunisia -, an underwater volcano about thirty kilometers in diameter at its base and of which the Ferdinandea is only one of the eruptive cones.
In 2019, the National Institute of Oceanography and Experimental Geophysics (OGS) discovered six underwater volcanoes a few kilometers off the southwestern coast of Sicily, between Mazara del Vallo and Sciacca. One of them is only seven kilometers from Capo Granitola. This is the Actea volcano which has a complex morphology and shows a large lava flow that stretches over more than 4 kilometers. These volcanoes are located about 14 kilometers north of those already known from Banco Graham. There is, among others, the famous island Ferdinandea, which appeared in 1831 during an underwater eruption and which, after rising up to 65 meters above the surface of the water, sank into the sea (see my note of April 17, 2007).
We should not neglect, either, the Vulcano Dimenticato, the Forgotten Volcano of Agrigento, which vomited scoria often found on the beaches of the coast, but which the Italian scientists have never really managed to locate. .
According to Boris Behncke « one can hardly expect such a violent eruption [as that of Tonga] on an underwater volcano in our seas ». Regarding Marsili, the largest underwater volcano in Europe and the Mediterranean, in the Tyrrhenian Sea between Palermo and Naples, Boris explains that it is located at « a very great depth » compared to the volcano in Tonga and that « the pressure of the water column above it greatly reduces its explosive energy ». We could expect an eruption of the Tonga volcano because, already « in the past, about a thousand years ago, there was a similar, very violent eruption. The phenomenon therefore seems cyclical. »
By contrast, Boris explains that if an eruption with the power of Tonga « had occurred on land, on Vesuvius or the Phlegraean Fields, the consequences would have been apocalyptic. » Fortunately, the January 15, 2022 eruption occurred in an extremely remote and sparsely populated area. « If it had taken place on land in a populated area, it would not have caused a tsunami, but it would have wreaked havoc even several kilometers away. »
In Tonga « the eruption, which had very serious consequences on the neighboring islands, was probably particularly violent because it occurred at the interface between the sea and the atmosphere. The island which had built 6-7 years earlier and which had grown just before the explosive activity, was completely destroyed. »

According to Boris Behncke, the positive aspect of the eruption, « very interesting from a scientific point of view », is « the surprisingly low number of victims in terms of human lives ». Besides the fact that these are sparsely populated islands, the reduced toll is also due to the behaviour of the inhabitants who are used to earthquakes, cyclones and tsunamis. This is why they immediately fled to take refuge in higher areas.
Following the eruption, the most urgent problem concerns the presence of « ash from the eruptive cloud which contains potentially toxic substances. Unlike the ash from Mt Etna, that from the January 15 eruption contains sulfur, chlorine and other harmful substances.
In conclusion, Boris insists that what happened in the Kingdom of Tonga shows the need for close monitoring of Italian submarine volcanoes, in particular Empedocles whose eruptive system has been described by scientists, in a report on behalf of the UN, as « a large underwater relief which rises from the seabed at a depth of 250 to 500 m, and on which are implanted dozens of well-structured volcanic edifices of very variable dimensions, often aligned along the NNW orientation of the Sicily Channel. » While there is no imminent danger, it is also true that there is always the possibility of a strong undersea eruption with a significant tsunami risk. One should not forget that it is a volcano hidden at the bottom of the sea, just 20 kilometers from Sciacca. Twenty kilometers is the distance that separates Etna from Catania: but Mongibello is monitored 24 hours a day, 365 days a year.
Source: La Sicilia.

Gravure montrant la naissance de Ferdinandea en 1831 (Source: Wikipedia)

Volcans du monde // Volcanoes of the world

Voici quelques nouvelles de l’activité volcanique dans le monde:

L’éruption du Piton de la Fournaise (Ile de la Réunion) s’est terminée le 17 janvier 2022 à 02h10 (heure locale). L’événement a été signalé par l’arrêt du tremor volcanique.
L’Observatoire précise qu’aucune hypothèse n’est écartée quant à l’évolution de la situation à venir (arrêt définitif, reprise de l’activité).

Source: OVPF.

L’accès à l’Enclos est à nouveau possible à partir de 8 heures (heure locale) le vendredi 21 janvier 2022, mais limité à trois sentiers :

  • le sentier Pas de Bellecombe – Formica Léo – Sentier Rivals – Cratère Caubet,
  • le sentier Pas de Bellecombe – Formica Léo – sentier d’accès au site d’observation du cratère Dolomieu (accès par le nord du cratère),
  • le sentier Kapor jusqu’à Piton Kapor.

 

Photo: C. Holveck

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Le Kilauea (Hawaii) n’est vraiment pas en forme en ce moment. L’éruption dans la partie occidentale du cratère de l’Halema’uma’u alterne pauses et faible activité effusive sur le plancher du cratère. La surface du lac de lave s’est abaissée d’une dizaine de mètres au moment de l’arrêt d’activité du 15 janvier. La lave est réapparue le 17. Aucune activité particulière n’a été observée sur l’East Rift Zone.
Source : HVO.

 

Image thermique du cratère de l’Halema’uma’u pendant la dernière pause de l’éruption (Source: HVO)

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En cliquant sur le lien ci-dessous,vous verrez des images impressionnantes de l’éruption du volcan Hunga-Tonga-Hunga-Ha’apai (Tonga) le 15 janvier 2022. On notera la présence de puissantes gerbes cypressoïdes dans le panache, signe d’une activité phréato-magmatique. L’archipel des Tonga a subi de gros dégâts avec la coupure des lignes téléphoniques et Internet dans toute l’île, ce qui rend difficile l’obtention d’informations. Les pertes agricoles sont sévères. L’Australie et la Nouvelle-Zélande ont envoyé des vols de reconnaissance le 17 janvier pour évaluer les dégâts. L’éruption n’aurait tué que deux personnes, mais ce bilan humain reste provisoire.

https://youtu.be/-VvBCfUsgao

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L’activité du Sabancaya (Pérou) reste stable à un niveau modéré. On observe une quarantaine d’explosions quotidiennement, ainsi que des colonnes de gaz et de cendre qui montent jusqu’à environ 2 km au-dessus du sommet. L’IGP indique que la situation ne devrait guère évoluer dans les prochains jours.

Source: IGP.

Source: IGP

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L’éruption du Semeru (Indonésie) se poursuit. Des panaches blancs et gris s’élèvent jusqu’à 1 km au-dessus du sommet et l’incandescence du cratère est visible la nuit. Des avalanches incandescentes parcourent jusqu’à 500 m le long de la ravine Kobokan sur le flanc SE. Le 16 janvier 2022, un effondrement du front de la coulée de lave active dans cette même ravine a généré une nouvelle coulée pyroclastique. Le niveau d’alerte reste à 3 (sur une échelle de 1 à 4). Il est demandé au public de rester à l’écart des ravines en provenance du Semeru, en particulier de la ravine Kobokan.
Source : CVGHM.

Photo: C. Grandpey

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L’éruption du Fuego (Guatemala) se poursuit avec une moyenne de 6 à 13 explosions par heure, avec des panaches qui s’élèvent à environ 1 km au-dessus du sommet. Des retombées de cendres sont observées dans les zones sous le vent. Les ondes de choc font encore vibrer les vitres des maisons dans les localités autour du volcan. Des avalanches de blocs descendent les flancs du volcan, atteignant souvent des zones de végétation. Les explosions projettent des matériaux incandescents jusqu’à 150-350 m au-dessus du sommet.

Source: INSIVUMEH.

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L’Institut de géophysique indique que le 13 janvier 2022, l’éruption du volcan Wolf (Galapagos / Equateur) se poursuivait, mais l’activité était en baisse. La lave issue d’au moins trois fissures avait parcouru environ 16,5 km vers le SE et couvert environ 7,4 kilomètres carrés. Elle n’avait toutefois pas atteint la côte.

Source : NASA

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Pour le reste, la sismicité reste très faible sur la péninsule de Reykjanes en Islande ou le gouvernement vient de renforcer les mesures anti-Covid. Rien de nouveau du côté de Vulcano (Sicile) où les sujets de conversation tournent essentiellement autour de l’aménagement des zones portuaires pour un meilleur accueil des aliscaphes. Comme je l’ai indiqué par ailleurs, le Stromboli (Sicile) a récemment connu un sursaut d’activité. Situation calme sur l’Etna (Sicile).

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Ces informations ne sont pas exhaustives. Vous en trouverez d’autres (en anglais) en lisant le bulletin hebdomadaire de la Smithsonian Institution :
https://volcano.si.edu/reports_weekly.cfm

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Here is some news of volcanic activity around the world :

The eruption of Piton de la Fournaise (Reunion Island)came to an end on January 17th, 2022 at 02:10 (local time).The event was signaled by the cessation of the volcanic tremor.
The Observatory specifies that no hypothesis is ruled out as to the evolution of the situation (definitive ending, resumption of activity)
Source: OVPF.

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Kilauea volcano (Hawaii) is not in geat shpe these days as the eruption is alternating pauses and reduced effusive activity on the crater floor. Lava ceased erupting from the western vent within Halemaʻumaʻu crater on January 15th and was seen again two days later. The lava lake surface level dropped about 10 meters during the pause began on January 15th, 2022. No unusual activity has been noted in the East Rift Zone.
Source: HVO.

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By clicking on the link below, you will see impressive images of the eruption of the Hunga-Tonga-Hunga-Ha’apai volcano (Tonga) on January 15th, 2022. One can see powerful cypressoidal sheaves in the plume, a sign of phreato-magmatic activity. The Tonga archipelago has suffered major damage with tno more telephone and internet lines throughout the island, which makes it difficult to obtain information. Australia and New Zealand sent reconnaissance flights on January 17th to assess the damage.Agricultural losses are severe. Two persons have been killed by the eruption, but the death toll needs to be confirmed.

https://youtu.be/-VvBCfUsgao

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The activity of Sabancaya (Peru) remains stable at a moderate level. About forty explosions are observed daily, as well as gas and ash columns that rise up to about 2 km above the summit. IGP indicates that the situation is unlikely to change in the coming days.
Source: IGP.

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The eruption at Semeru (Indonesia) continues. White and grey plumes rise as high as 1 km above the summit and crater incandescence can be seen at night. Incandescent avalanches travel as far as 500 m down the Kobokan drainage on the SE flank. On January 16th, 2022, a collapse from the end of the active lava flow in the Kobokan drainage produced another pyroclastic flow. The Alert Level remains at 3 (on a scale of 1-4). The public is warned to stay away from drainages originating on Semeru, especially the Kobokan drainage.

Source: CVGHM.

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The eruption of Fuego (Guatemala) continues with an average of 6-13 explosions per hour. As plumes rise about 1 km above the summit. Ashfall is observed in downwind areas. Shock waves still rattle structures in communities around the volcano. Block avalanches descend the flanks of the volcano, often reaching vegetated areas. Explosions eject incandescent material up to 150-350 m above the summit.

Source: INSIVUMEH.

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The Geophysics Institude indicates that on January 13th, 2022, the eruption of Wolf volcano (Galapagos / Ecuador) was continuing, but at decreasing levels. Lava from at least three fissures had traveled about 16.5 km SE, and covered an estimated 7.4 square kilometers, but had not reached the coast.

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For the rest, seismicity remains very low on the Reykjanes Peninsula in Iceland where the government has just reinforced anti-Covid measures. Nothing new at Vulcano (Sicily) where there is a lot of talking about the development of port areas for a better reception of the aliscafi. As I have put it previously, Stromboli (Sicily) has recently experienced a short outburst of activity. The situation is quiet on Mt Etna (Sicily).

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This information is not exhaustive. You can find more by reading the Smithsonian Institution’s weekly report:

https://volcano.si.edu/reports_weekly.cfm

Cendre et lave du Cumbre Vieja (La Palma) : et maintenant? // Ash and lava from Cumbre Vieja (La Palma) : what now?

L’éruption du Cumbre Vieja à La Palma a été très populaire et a attiré de nombreux visiteurs sur l’île, ainsi que de nombreux volcanophiles sur Internet, impatients d’admirer les excellentes images spectaculaires proposées par les webcams. L’éruption a officiellement pris fin le jour de Noël 2021 et aujourd’hui, plus personne n’en parle et plus personne ne se sent concerné. Pourtant, les habitants de La Palma sont confrontés à de nombreux problèmes. La principale question est de savoir ce que l’on peut faire avec les millions de mètres cubes de cendre et de lave vomis par le volcan pendant les trois mois d’éruption. .
La cendre et la lave ont enseveli plus de 1 000 maisons, coupé des routes et recouvert les bananeraies qui sont la clé de voûte de l’économie de l’île.
Ces derniers jours, environ 2 000 des 7 000 habitants qui avaient été évacués ont été autorisés à rentrer chez eux. Beaucoup ont découvert que leur maison était recouverte d’une épaisse couche de cendre. Un habitant a expliqué que c’était pour lui une lutte permanente. Une fois que la cendre est dégagée un jour, le vent souffle et en apporte quelques centimètres de plus le lendemain. C’est un nouveau tonneau des Danaïdes
Alors que les efforts déployés 24 heures sur 24 pour éliminer cette cendre ont permis d’en stocker une partie dans des endroits spécifiques comme une ancienne carrière, l’élimination des coulées de lave qui ont pénétré dans des villages et des terres agricoles s’avère beaucoup plus difficile. La lave est souvent encore chaude, avec des températures supérieures à 100°C. Une fois que la lave sera refroidie – un processus qui peut prendre des mois – il sera peut être plus facile dans certains cas de construire sur les coulées plutôt que de la concasser et l’évacuer.

Les chercheurs et les autorités essaient d’imaginer des solutions pour utiliser les matériaux émis par le volcan, et certains se sont tournés vers l’Histoire. Dans l’île voisine de Lanzarote, une éruption de six ans en 1730 a recouvert des parties de l’île de matériaux volcaniques. Comme ils étaient poreux et capables de retenir l’eau dans le sol, les riverains en ont profité pour planter des vignes. Les géologues étudient actuellement les propriétés de la cendre de La Palma pour voir si elle pourrait être utilisée de la même manière. Dans le même temps, une autre équipe de chercheurs étudie si le sol riche en minéraux pourrait être utilisé comme engrais.
Les autorités locales, quant à elles, étudient la possibilité d’utiliser la cendre et la lave pour construire des maisons, des routes et des ponts dans l’île. C’est une technique utilisée par les Romains qui ont utilisé les matériaux émis par le Vésuve pour construire leurs basiliques et d’autres bâtiments.
Il s’agit maintenant de déterminer si les matériaux volcaniques répandus sur l’île sont semblables à ceux utilisés par les Romains. Si tel est le cas, les ouvriers de La Palma pourraient disposer d’ un matériau de construction durable utilisable pour la reconstruction de l’île où la destruction de bâtiments et d’infrastructures a été estimée à plus de 900 millions d’euros.
Il faudra des mois avant de savoir ce qui pourrait être fait avec l’énorme quantité de cendre et de lave vomie par le Cumbre Vieja.
Source : Adapté d’un article paru dans The Guardian.

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The Cumbre Vieja eruption in La Palma was very popular and drew many visitors to the island, as well as many viewers on the Internet, eager to see the dramatic images provided by the webcams. The eruption was officially declared over on Christmas Day 2021 and now nobody feels concerned any more. However, residents on La palma are confronted with a lot of problems. The main question is to know what to do with the millions of cubic metres of ash and lava spewed by the volcano during the three-month eruption. .

The ash and the lava swallowed more than 1,000 homes, cut off highways and suffocated the banana plantations that are a keyto the island’s economy.

In recent days about 2,000 of the 7,000 evacuated residents have been allowed to return home. Many arrived to find layers of ash coating their homes. One resident explained he was confronted with a continuous battle. Once tha ash is cleared away one day, the wind blows over a few more centimetres the next day. It is like a new Danaides‘ barrel

While round-the-clock efforts to clear the ash have succeeded in stockpiling some of it in specific areas such as a former quarry on the island, removal of the lava flows that sprawled into neighbourhoods and farmland proves far more difficult. Moreover, the lava is often still hot, with temperatures of more than 100°C. Once the lava cools – a process that could take months – it might be easier in some cases to build on top of it rather than breaking it up and removing it.

As researchers and officials try to imagine what could be done with the materials spewed out by the volcano, they have looked to history. In the nearby island of Lanzarote, a six-year eruption in 1730 left parts of the island covered in volcanic material. The particles were porous and able to retain water in the soil, so local residents took advantage of it to plant vineyards. Geologists are now studying the properties of the ash in La Palma to see whether it could be used in a similar way while another team of researchers are probing whether the mineral-rich soil could be used as fertiliser.

Regional officials, meanwhile, are exploring the possibility of using the ash to build homes, roads and bridges across the island. It was a technique used by the Romans who worked with the ashes that came out of Mount Vesuvius to build their basilicas and buildings.

The point is now to determine whether the ash scattered across the island is similar to the volcanic ash used by the Romans to bind rock fragments. If so, it could give rise to a durable construction material and play a role in rebuilding the island where the loss of buildings and infrastructure has been estimated at more than 900million euros.

It will be months before any definitive answers may be suggested on what could be done with the amount os ash ejected by the volcano.

Source: Adapted from an article in The Guardian.

Souvenirs de l’éruption du Cumbre Vieja. Beaucoup de cendre et de lave (Captures d’écrans webcams)

Tonga : impact de l’éruption au Pérou // Eruption impact in Peru

La justice péruvienne a ouvert une enquête après qu’un déversement de pétrole ait été observé dans une raffinerie locale. L’incident a, de toute évidence, été causé par des vagues de tsunami d’une hauteur inhabituelle générées par l’éruption volcanique aux Tonga, à 10 000 kilomètres du Pérou.
Le ministre péruvien de l’environnement a donné deux jours à la raffinerie pour identifier les sources de la marée noire et collecter dans les 10 jours le pétrole qui a pollué des kilomètres de côtes. La masse noire du pétrole brut a pu être observée sur environ 3 km le long du littoral, avec une importante pollution sur les plages de trois districts côtiers. La marée noire a aussi provoqué une contamination de l’écosystème marin, tuant des oiseaux et des micro-organismes.
La marée noire s’est produite lorsqu’un navire a été secoué par de puissantes vagues alors qu’il déchargeait du pétrole brut à la raffinerie de La Pampilla, propriété de Repsol.
Par ailleurs, quelques jours après l’éruption aux Tonga, deux personnes se sont noyées sur les plages péruviennes après avoir été surprises par de fortes vagues.
Immédiatement après le début de la marée noire, la raffinerie a mis en place des barrières de confinement autour des zones affectées et le brut a été collecté selon le protocole. Des travaux sont également menés pour redonner à la zone côtière son état d’origine. Plus de 200 personnes réparties en équipes dotées d’équipements spécialisés ont effectué des travaux de nettoyage sur les plages de Cavero, Bahía Blanca et Santa Rosa.
Source : médias d’information internationaux.

Vidéo de la pollution : https://youtu.be/wytA4LctcXQ

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Peruvian prosecutors opened an investigation after an oil spill was observed at a local refinery. It was obviously cause by unusually large waves from the volcano eruption and tsunami in Tonga 10,000 kilometers away.

The Peruvian environmental minister gave the refinery two days to identify the critical points of the spill and to collect within 10 days the oil that affected kilometers of coastline. A black mass of crude oil could be seen in the water extending some 3 km along the shoreline and affecting the beaches of three coastal districts, causing maritime contamination, killing birds and ocean microorganisms.

The oil spill had occurred after a ship had been rocked by unusually large waves as it had been unloading crude oil to the La Pampilla Refinery, owned by Spain’s Repsol.

A fewanfter the Tongan eruption, two people drowned in Peruvian beaches because of unexpected waves

Just after the oil spill started, the refinery deployed containment barriers covering the affected areas and the crude was collected according to protocol. Work is also done to return the coastal area to its original state. More than 200 people divided into crews with specialized equipment carried out remediation work on Cavero, Bahía Blanca and Santa Rosa beaches.

Source: International news media.

Video of the pollution : https://youtu.be/wytA4LctcXQ

Equipe de nettoyage sur une plage (image extraite de la vidéo)