Le réchauffement climatique et les incendies en Australie // Climate change and wildfires in Australia

Les pluies abondantes ont bien aidé les pompiers à éteindre les incendies qui ont ravagé l’Australie en 2019-2020, mais le bilan environnemental est très lourd.

La revue Nature Climate Change a révélé des chiffres impressionnants. Entre septembre 2019 et début janvier 2020, le feu a brûlé environ 5,8 millions d’hectares de forêts de feuillus en Nouvelle-Galles du Sud (New South Wales) et dans l’Etat de Victoria, dans l’est de l’Australie. De nombreux incendies ont dépassé les 100 000 hectares. Ils ont entraîné l’émission de 350 millions de tonnes de CO2 dans l’atmosphère en novembre et en décembre. (NDLR : Heureusement que le coronavirus a entraîné une baisse de l’activité industrielle en Chine et ainsi réduit les émissions de CO2. Ça compense un peu, mais on a tendance à confondre émissions de CO2 et concentrations de ce même gaz dans l’atmosphère ; les concentrations, elles, ne baissent pas !)

Les incendies sont fréquents en Australie mais les températures record, une sécheresse prolongée et les vents ont créé des conditions inédites favorisant des incendies destructeurs. Les feus de forêt de 2019-2020 ont brûlé un pourcentage sans équivalent : 21% de la forêt de feuillus australienne a disparu en une seule saison. Il faut savoir que ce pourcentage est une sous-estimation, car les incendies de forêt en Tasmanie n’ont pas été inclus dans l’analyse.

Certains diront qu’il y a eu des précédents. Les feux de végétation entre 1974 et 1975 en Australie ont affecté une surface encore plus importante qu’en 2019-2020 mais ils étaient alors provoqués par un surplus de végétation dû à des précipitations exceptionnelles les deux années précédentes. La végétation concernée était constituée d’herbes ou de buissons alors que les feux de 2019-2020 ont ravagé de véritables forêts.

Pourquoi les incendies ont-ils été si dévastateurs cette année ? Il ne fait aucun doute que la sécheresse extrême a fourni les conditions préalables à une propagation incontrôlée des incendies sur des millions d’hectares de forêt. A cela s’ajoute une configuration météorologique particulière entre le printemps et l’été.

En plus du réchauffement climatique lié à l’effet de serre, le principal moteur climatique derrière la chaleur en Australie a été un dipôle de l’Océan Indien (IOD) positif. Des eaux chaudes ont provoqué des pluies plus élevées que la moyenne dans la région ouest de l’Océan Indien, et à l’inverse des conditions plus sèches en Australie. Une grande partie de l’Australie est en situation de grave sécheresse depuis  2017-2018.

Ce même réchauffement climatique lié aux émissions anthropiques de gaz à effet de serre est également responsable de la chaleur exceptionnelle observée en Australie fin 2019, couplée à une sécheresse extrême. Pour le mois de décembre 2019, l’anomalie de température moyenne a été de + 3,21°C au-dessus de la période 1960-1990, nettement au-dessus du précédent pic enregistré en décembre 2018 avec + 2,13°C. L’anomalie moyenne des températures maximales a atteint + 4,15°C sur décembre 2019, largement devant le record de 2018 (+ 2,41°C). L’année 2019 a été la plus chaude observée en Australie depuis le début des mesures en 1910 avec une anomalie moyenne de + 1,52°C, devant le précédent record de 2013 (+ 1,33°C).

Compte tenu des liens entre les températures record, la sécheresse extrême prolongée généralisée dans l’est de l’Australie et le changement climatique, ces incendies sans précédent pourraient indiquer que les conditions favorables à leur développement qui risquent de se produire à l’avenir sont arrivées plus tôt que prévu.

Source : The Watchers.

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The heavy rains helped firefighters extinguish the fires that ravaged Australia in 2019-2020, but the environmental toll is very heavy.
The Nature Climate Change review has revealed impressive figures. Between September 2019 and early January 2020, the fire burned approximately 5.8 million hectares of hardwood forests in New South Wales and Victoria, in eastern Australia. Many fires have exceeded 100,000 hectares. They emitted 350 million tonnes of CO2 into the atmosphere in November and December. (Editor’s note: Fortunately, the coronavirus has led to a drop in industrial activity in China and thus reduced CO2 emissions. That compensates a little, but we tend to confuse CO2 emissions and concentrations of this same gas in the atmosphere ; the concentrations have not decreased!)
Fires are frequent in Australia but record temperatures, prolonged drought and winds have created unprecedented conditions favouring destructive fires. The 2019-2020 forest fires burned an unprecedented percentage: 21% of the Australian deciduous forest disappeared in a single season. Note that this percentage is an underestimate, as the Tasmanian forest fires were not included in the analysis.
Some would argue that there have been precedents. Vegetation fires between 1974 and 1975 in Australia affected an even larger area than in 2019-2020, but they were then caused by excess vegetation due to exceptional precipitation in the two previous years. The vegetation concerned consisted of grasses or bushes while the fires of 2019-2020 ravaged real forests.

Why have the fires been so devastating this year? There is no doubt that extreme drought has provided the preconditions for the uncontrolled spread of fires over millions of hectares of forest. To this is added a particular meteorological configuration between spring and summer.
In addition to global warming linked to the greenhouse effect, the main climate driver behind the heat in Australia has been a positive Indian Ocean Dipole (IOD). Warm waters have caused higher than average rains in the western Indian Ocean region, and conversely drier conditions in Australia. Much of Australia has been in severe drought since 2017-2018.
This same global warming linked to anthropogenic greenhouse gas emissions is also responsible for the exceptional heat observed in Australia at the end of 2019, coupled with extreme drought. For the month of December 2019, the average temperature anomaly was + 3.21°C above the period 1960-1990, clearly above the previous peak recorded in December 2018 with + 2.13°C . The average anomaly in maximum temperatures reached + 4.15°C on December 2019, well ahead of the 2018 record (+ 2.41°C). 2019 has been the warmest year in Australia since the start of measurements in 1910 with an average anomaly of + 1.52°C, ahead of the previous record of 2013 (+ 1.33°C).
Given the links between record temperatures, widespread extreme drought in eastern Australia and climate change, these unprecedented fires may indicate that the conditions favorable to their development which are likely to occur in the future havearrived earlier than expected.
Source: The Watchers.

Les incendies en Australie vus depuis l’espace le 1er janvier 2020 (Source: NOAA / NASA)

Baisse à long terme des émissions des CO2 ? Surement pas ! // Long-term decrease in CO2 emissions ? Surely not!

Il y a quelques semaines, les médias ont annoncé que les émissions de CO2 en Chine avaient diminué de manière significative en raison d’une baisse de l’activité industrielle provoquée par la propagation du coronavirus dans le pays. La consommation de charbon dans les centrales électriques chinoises avait diminué de 36% et l’utilisation du pétrole dans les raffineries de presque autant.
J’ai immédiatement réagi et expliqué que, même si les émissions de CO2 diminuaient en Chine, les concentrations de ce gaz dans l’atmosphère restaient les mêmes et se maintenaient à des niveaux très élevés.
Les économistes confirment mes craintes et affirment que l’espoir de voir le climat bénéficier du ralentissement industriel en Chine et ailleurs dans le monde risque d’être rapidement déçu. Alors que les gouvernements se préparent déjà à sortir de la crise du coronavirus, souvent avec de grands projets d’infrastructures, le réchauffement climatique ne sera qu’une réflexion annexe, éclipsée par la volonté de relancer l’économie mondiale.
Les préparatifs du sommet de Glasgow sur le climat en novembre sont déjà mis de côté. La Grande-Bretagne qui est en charge de l’organisation de cet événement se concentre avant tout sur les modalités du Brexit et la capacité de son système de santé à faire face à l’extension de l’épidémie de coronavirus.
Il ne fait aucun doute que les réductions d’émissions de gaz à effet de serre que nous observons actuellement en raison de l’épidémie sont temporaires. Il y a déjà des signes que Pékin – impatient de redémarrer l’économie chinoise – fera pleuvoir des liquidités sur des projets d’infrastructures où le carbone aura une place prépondérante, comme cela s’est produit après la récession mondiale de 2008, et à nouveau en 2015.
Les retombées du coronavirus montrent à quel point il sera difficile d’atteindre les objectifs de température de l’Accord de Paris qui promettait de limiter le réchauffement climatique à moins de deux degrés Celsius – si possible 1,5°C – par rapport aux niveaux préindustriels. L’ONU a déclaré que les émissions de CO2 devraient baisser de 8% par an au cours de la prochaine décennie pour atteindre l’objectif de 1,5°C de la COP 21, et d’environ 3% par an pour maintenir la ligne à 2°C. Or, la surface de la Terre s’est déjà réchauffée de plus d’un degré.
Les spécialistes estiment que seul un ralentissement de l’économie mondiale ou une véritable volonté de mettre en place au niveau international une économie neutre en carbone pourrait permettre de réduire rapidement les émissions de gaz à effet de serre. Ce sont là des rêves qui ont peu de chance de devenir réalité.

En ce qui concerne le prochain sommet climatique (COP26) de Glasgow, la diplomatie à tout va pratiquée par la France pendant les deux ans qui ont précédé la COP 21 ne porte pas ses fruits. La Chine – le plus grand émetteur de carbone au monde avec 29% des émissions mondiales – aurait, elle aussi, un rôle crucial à jouer, mais risque d’avoir d’autres chats à fouetter. Pour Pékin, le principal objectif risque d’être la résolution de sa crise sanitaire. D’ailleurs, les réunions préliminaires des Nations Unies sur le climat à Bonn et à Kampala ont été annulées ou reportées.
Source: Agence France Presse.

Cette situation à propos des émissions de gaz à effet de serre prend une tournure encore plus inquiétante aujourd’hui car la capacité des forêts tropicales à absorber les gaz à effet de serre est en nette diminution. Actuellement, ces forêts représentent 50% des capacités mondiales de séquestration de carbone, mais elles atteignent rapidement la saturation. Début mars 2020, des chercheurs ont même averti que bientôt (dans 15 ans environ pour la forêt amazonienne), les forêts tropicales produiraient plus de carbone qu’elles n’en captent. Une étude publiée dans la revue Nature, estime que la capacité des forêts africaines à absorber le carbone va décliner de 14% d’ici à 2030, et que celle de l’Amazonie va atteindre zéro avant 2035. Les chercheurs expliquent que cette baisse est en avance de dizaines d’années sur les prédictions les plus pessimistes.

Source : France Info.

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 A few weeks ago, the media announced that CO2 emissions in China were strongly decreasing due to a drop in industrial activity caused by the spreading of the coronavirus in the country. Indeed, coal consumption at power plants in China declined by 36 percent, and the use of oil at refineries by nearly as much.

I immediately reacted and explained that, even though CO2 emissions were declining in China, the concentrations of this gas in the atmosphere remained the same, at very high levels.

Experts confirm my fears and say that hopes for climate benefits from the industrial slowdown in China and elsewhere are likely to be dashed quickly. As governments prepare to spend their way out of the crisis, including with large infrastructure projects, global warming concerns will be little more than an afterthought, dwarfed by a drive to prop up a stuttering world economy.

Preparations for the Glasgow climate summit in November are already off track, with host Britain focused on its Brexit transition, and the challenge to its health system of the gathering epidemic.

There is little doubt that the reduction of greenhouse gas emissions we see now because of the epidemic are temporary. There are already signs that Beijing — impatient to reboot China’s economy — will rain down cash on carbon-intensive infrastructure projects, as happened after the global recession in 2008, and again in 2015.

The coronavirus fallout highlights how hard it will be to reach the Paris Agreement temperature targets of capping global warming at under two degrees Celsius from pre-industrial levels, and 1.5°C if feasible. The UN said that CO2 emissions must drop eight percent annually over the next decade to meet the 1.5°C Paris goal, and by about three percent per year to hold the line at 2°C. The Earth’s surface has already warmed more than one degree.

Experts say only a sustained global economic meltdown, or an internationally coordinated, war-footing transition to a carbon neutral economy, could come close to slashing carbon pollution that quickly. One is as unpalatable as the other is unlikely.

As for the upcoming COP26 climate summit in Glasgow, the kind of non-stop shuttle diplomacy carried out by France for nearly two years ahead of the successful 2015 Paris talks is not happening. China – the world’s largest carbon polluter with 29 percent of global emissions – also has a crucial role to play, but is likely to be distracted. There is a risk that the main objective for Beijing will be the resolution of its health crisis.The preliminary UN climate meetings in Bonn and Kampala were cancelled or postponed.

Source: Agence France Presse.

This situation with regard to greenhouse gas emissions is taking an even more worrying turn today because the capacity of tropical forests to absorb greenhouse gases is considerably reduced. Currently, these forests represent 50% of the world’s carbon sequestration capacities, but they quickly reach saturation. At the beginning of March 2020, researchers even warned that soon (in around 15 years for the Amazon forest), tropical forests will produce more carbon than they capture. A study published in the journal Nature estimates that the capacity of African forests to absorb carbon will decline by 14% by 2030, and that of the Amazon will reach zero before 2035. The researchers explain that this decline is decades ahead of the most pessimistic predictions.
Source: France Info.

Photo: C. Grandpey

Tweet imbécile sur les volcans et le changement climatique // Stupid tweet about volcanoes and climate change

Dans le monde d’aujourd’hui, les fausses informations (les fameuses «fake news») sont légion sur les réseaux sociaux. Le changement climatique est souvent au cœur du problème, encore plus aux États-Unis où le président Donald Trump donne l’exemple.
Cette semaine, une fausse information sur les volcans publiée sur Twitter a fait le tour des réseaux sociaux. Le tweet affirmait que l’éruption du Merapi (Indonésie) le 3 mars 2020 (voir ma dernière note « Volcans du monde ») « a émis plus de CO2 que toutes les voitures depuis qu’elles existent. Le changement climatique est naturel. » Le tweet a été écrit par un homme qui envisage de se présenter au poste de gouverneur de Californie en 2022. Il a déclenché une foule de réactions, avec plus de 100 000 ‘like’ et la vidéo qui accompagnait le tweet a été visionnée des millions de fois. Les scientifiques ont réagi rapidement et affirmé que le tweet était archi faux. Cette réaction est parfaitement justifiée.
Un professeur de Sciences de la Terre à l’Université de Stanford a expliqué qu ‘ »il y a un milliard de voitures sur la planète aujourd’hui, et les émissions de ce volcan sont infimes par rapport à la pollution qu’elles génèrent ».
En effet, l’éruption du 3 mars 2020 était relativement mineure par rapport à d’autres sur le Merapi et sur d’autres volcans de la planète. Le nuage de cendre et de gaz généré par l’éruption a atteint une hauteur de 6 000 mètres, ce qui n’est pas exceptionnel et relativement habituel pour ce volcan. À titre de comparaison, l’éruption du Pinatubo en 1991 a émis un panache de cendre et de gaz qui a atteint 35 km de hauteur.
Selon l’USGS, au cours d’une année, l’activité volcanique mondiale dans son ensemble génère entre 0,13 et 0,44 gigatonnes de CO2. Dans les seuls États-Unis en 2017, les émissions en provenance du transport routier (tous véhicules confondus) ont atteint 1,56 gigatonnes d’équivalent CO2. Ainsi, aux États-Unis en une seule année, les émissions des véhicules sont cinq fois plus importantes que tous les volcans de la planète.
L’ensemble des émissions de gaz à effet de serre par les véhicules routiers dans le monde est supérieur à 3,0 gigatonnes par an, ce qui représente plus de 10 fois la production annuelle du volcan. Par rapport aux 42 gigatonnes d’émissions générées par les activités humaines (production d’énergie, agriculture, industrie, etc.) en un an, la contribution des volcans semble relativement minime, environ 150 fois moins.
Le tweet californien ne faisait pas référence à un an seulement, mais à « plus de CO2 que toutes les voitures depuis qu’elles existent. ». Donc, l’affirmation est définitivement fausse.
De telles allégations erronées concernant les volcans, les émissions de dioxyde de carbone et le climat ne sont pas nouvelles; elles existent depuis des décennies. Ce sont des affirmations toutes faites, qui ne s’appuient sur aucune donnée fiable, mais qui engendrent de regrettables confusions.
Source: CBS News.

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In today’s world, misinformation (the famous ‘fake news’) runs rampant on social media. Climate change is often at the core of the problem, even more in the U.S. where President Donald Trump sets the example.

This week, a false claim about volcanoes posted on Twitter went viral. The tweet claimed that the eruption of Mt. Merapi (Indonesia) on March 3rd, 2020 (see my note in the last “Volcanoes of the World”) « spewed more CO2 than every car driven in history. Climate change is natural. » The tweet was written by a man who says he is running for governor of California in 2022. It generated tremendous interest and engagement, with over 100,000 likes and millions of video views. But scientists say the claim is blatantly false, and they are right to do so.

A professor of Earth System Science at Stanford University explained that « there are a billion cars on the planet today, and this volcano’s emissions are tiny compared to their pollution. »

Indeed, the eruption referred to is fairly small compared to others at that volcano and around the world. The ash and gas cloud generated by Mt Merapi’s eruption rose to 6,000 metres high, which is fairly small, and usual for this volcano. As a comparison, the Mt. Pinatubo eruption of 1991 emitted an ash and gas cloud that rose 35 km high.

According to USGS, in an average year all global volcanic activity releases a total of 0.13 to 0.44 gigatons of CO2 emissions. In the U.S. alone, in 2017, emissions from transportation from all on-road vehicles reached 1.56 gigatons of CO2 equivalent. So, just in the U.S. in a single year, emissions from vehicles are five times greater than all global volcanoes.
The total greenhouse gas emissions from on-road vehicles worldwide are greater than 3.0 gigatons per year, which is more than 10 times the yearly volcano output. When compared to the 42 gigatons of emissions produced by all human contributions per year (from energy production, agriculture, industry, etc.), the contribution from volcanoes appears relatively tiny, about 150 times less.

The tweet’s claim was not referring to just one year, but « more CO2 than every car driven in history. » So the claim is not just wrong, it’s wrong my multiple orders of magnitude.

Erroneous claims regarding volcanoes and carbon dioxide emissions are nothing new; they have existed for decades. They are ready-made statements, not based on data, and they breed misunderstanding.

Source : CBS News.

Eruption du Merapi le 3 mars 2020 (source : CVGHM)

Un hiver chaud! // A hot winter!

Selon les données Copernicus publiées le 4 mars, l’hiver météorologique (décembre, janvier et février) 2019-2020 a été le plus chaud jamais enregistré en Europe, avec une température supérieure de 3,4°C à la moyenne. Le précédent record (2015-2016) est donc battu de près de 1,5°C. Le mois de février 2020 a été le deuxième plus doux en Europe depuis le début des relevés météorologiques, derrière février 1990. Le mois dernier, la température a été de 3,9°C supérieure à la moyenne.

Le mois de février 2020 a également été le 2ème mois de février le plus doux en France, avec une anomalie de +3,6°C, derrière les +4,4°C de février 1990.

Source : France Info.

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Le centre de prévisions météorologiques de Russie confirme ce que j’ai écrit il y a quelques semaines: le dernier hiver (2019-2020) a également été le plus chaud observé à Moscou depuis le début des relevés de températures il y a 140 ans. Ce fut aussi le premier hiver avec une moyenne égale ou supérieure à 0°C. La température moyenne en Russie de décembre à février a été supérieure de 2,5°C au précédent record de -2,8°C au cours de l’hiver 1960-1961. C’est 6,3°C de plus que la moyenne 1981-2010!
La Russie dans son ensemble devrait également connaître l’hiver le plus chaud de son histoire. 2019 avait déjà été l’année la plus chaude jamais enregistrée dans le pays. Cela a entraîné un tel déficit de chutes de neige que les autorités ont dû importer de la neige artificielle pour les festivités du Nouvel An.
Bien que le gouvernement russe ait approuvé un plan national d’adaptation au changement climatique au début de l’année 2020, le président Vladimir Poutine a déclaré que personne ne connaît les origines du changement climatique dans le monde! Il a déclaré: « Nous savons que dans l’histoire de notre Terre, il y a eu des périodes de réchauffement et de refroidissement et cela pourrait dépendre de processus dans l’univers. Un petit changement d’angle de l’axe de rotation de la Terre ou de son orbite autour du Soleil peut entraîner de profonds changements climatiques. » Bien sûr, il a oublié de mentionner le rôle joué par les gaz à effet de serre et de dire que son pays est l’un des principaux pollueurs !
Pendant ce temps, d’autres parties de l’Europe ont également connu des conditions hivernales exceptionnelles. Par exemple, Helsinki, la capitale de la Finlande, n’a enregistré pratiquement aucune chute de neige en janvier ou février, avec seulement 20 centimètres pendant tout l’hiver. La France et l’Allemagne ont également connu leur hiver le plus doux, avec les problèmes que l’on sait pour les stations de ski de basse et moyenne altitude.
Source: The Watchers.

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La Haute-Vienne où j’habite n’a pas échappé à l’hiver extrêmement doux. Selon Météo France, c’est le plus chaud du département depuis 1950. Les températures de l’hiver sont de 2,9°C au-dessus de la normale, qui s’élève à 4,6°C. Jusqu’à présent, 2016 était l’hiver record. En février 2020, on a enregistré 3,4°C de plus que la normale qui est de 4,9°C. Le 16 février on a enregistré des pointes de 15°C et 19°C. Preuve supplémentaire de cette douceur, la quasi-absence de gelées. Le mois de février 2020 n’a toutefois pas été le plus doux de l’histoire, se classant en quatrième position des mois de février les plus doux depuis 1950 dans le département, juste devant celui de 2019.

J’entends tous les jours les gens se plaindre de la pluie. Ils ont tort : Février 2020 est déficitaire de 14 %. La pluie est tombée de manière disparate sur le département de la Haute-Vienne. Grâce à ces pluies, l’hiver 2019-2020 dans sa globalité (entre décembre et février) se conclut en Haute-Vienne avec un excédent de 7 % de précipitations. Comme le fait remarquer un météorologue, « c’est plutôt rassurant, mais il ne faudrait pas un printemps sec car les réserves d’eau ne sont pas encore au top.»

Source : La Populaire du Centre.

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According to Copernicus data released on March 4th, the 2019-2020 meteorological winter (December, January and February) was the warmest on record in Europe, with temperatures 3.4°C above average. The previous record (2015-2016) was beaten by almost 1.5°C. February 2020 was the second warmest in Europe since the start of the weather reports, after February 1990. Last month, the temperature was + 3.9°C compared to the average.

February 2020 was also the 2nd mildest February in France, with an anomaly of + 3.6°C, behind + 4.4°C in February 1990.

Source: France Info.

Russia’s weather forecasting centre confirms what I wrote a few weeks ago : The past winter season (2019-2020) was Moscow’s warmest winter season since record-keeping started 140 years ago. This was also the first winter averaging at or above 0°C. Russia’s average temperature from December to February has been 2.5 °C warmer than the previous record of -2.8 °C during the winter of 1960/61. This is 6.3 °C warmer than the 1981-2010 average!

Russia as a whole is also likely to set a record for the warmest winter. In addition to the extremes, 2019 was also the hottest year ever recorded in the country. This resulted in a severe lack of seasonal snowfall to the point where officials had to import artificial snow for New Year’s festivities.

Although the Russian government approved their national plan for the adaptation to climate change earlier this year, President Vladimir Putin said nobody knows the origins of global climate change! He declared: « We know that in the history of our Earth there have been periods of warming and cooling and it could depend on processes in the universe. A small angle in the axis in the rotation of the Earth or its orbit around the Sun could push the planet into serious climate changes. » Of course, he forgot to mention the part played by greenhouse gases and say that his country is one of the major polluters.

Meanwhile, other parts of Europe also faced extremely weak winter conditions. For instance, Finland‘s Helsinki had almost no snowfall in January or February, with only 20 centimetres during the entire winter season. France and Germany had their warmest winter as well.

Source: The Watchers.