Pavlof (Aléoutiennes / Alaska) : difficulté de la prévision éruptive // Pavlof (Aleutians / Alaska) : Predicting eruptions is not easy

L’Alaska héberge 54 volcans actifs, soit 80% du volcanisme actif aux États-Unis. Avant de nombreuses éruptions récentes, la hausse de la sismicité, l’augmentation du tremor volcanique et/ou des déformations rapides du sol ont été observées par les scientifiques de l’Alaska Volcano Observatory (AVO). Ces précurseurs peuvent aider à prévoir les éruptions volcaniques. Ils sont particulièrement importants en Alaska où les conditions météorologiques peuvent empêcher la détection d’autres précurseurs tels que les émissions de vapeur et de gaz, ou les anomalies thermiques par les satellites et les caméras. Cette détection est importante car elle permet d’informer les pilotes des conditions de vol. Il ne faut pas oublier que le trafic aérien est intense entre l’Amérique et l’Asie dans cette partie du monde.
Différents types de précurseurs peuvent apparaître à l’échelle de mois, de semaines, de jours ou même d’heures avant une éruption. Cependant, de telles indications d’une éruption imminente ne sont pas toujours observables sur tous les volcans d’Alaska. Il suffit de prendre l’exemple du Pavlof pour s’en rendre compte. Le Pavlof (2440 m) est un stratovolcan situé dans l’arc volcanique des Aléoutiennes. Il reste muet et est réticent à donner des indices sur une éruption imminente.
Les éruptions récentes du Pavlof en 2013, 2014 et 2016 n’ont pas montré d’activité sismique préalable, et l’éruption de 2007 n’a montré une activité sismique que quelques heures avant l’événement. Les observations satellitaires du volcan confirment que des éruptions du passé se sont produites sans provoquer de déformation préalable du sol.
L’étude de la lave émise par le Pavlof montre que le magma alimentant les éruptions est stocké à une profondeur de plus de 20 km sous sa surface. Lorsque Pavlof n’est pas en éruption, le magma reste probablement en profondeur tandis que les gaz s’accumulent dans le système de stockage de magma profond. On pense que sous la pression des gaz le magma monte rapidement vers la surface juste avant une éruption du Pavlof. Cette situation rend difficile sur le long terme l’observation des précurseurs tels que l’activité sismique superficielle et la déformation du sol.
Le magma du Pavlof est riche en gaz, ce qui entraîne généralement des éruptions explosives, avec des panaches de cendres qui atteignent les hautes altitudes. Par exemple, des panaches de cendres entre 10 et 17 km de hauteur ont été générés lors d’éruptions du Pavlof en 1986, 2014 et 2016. Ces hauteurs de panaches de cendres correspondent aux altitudes de croisière habituelles des vols commerciaux. Étant donné que l’activité volcanique du Pavlof est fréquente et peut produire des panaches de cendres d’une hauteur importante, le volcan représente un danger majeur pour les 60 000 personnes qui survolent les Aléoutiennes chaque jour. C’est pourquoi les scientifiques de l’AVO surveillent attentivement l’arc en raison des dangers posés à l’aviation par le Pavlof et d’autres volcans actifs de cette région
Actuellement, l’AVO achève un projet de mise à niveau des équipements au sol existants utilisés pour surveiller les volcans des Aléoutiennes afin d’améliorer la capacité des scientifiques de l’Observatoire à prévoir les éruptions. À la suite de récentes améliorations, les scientifiques de l’AVO ont remarqué en juillet 2021 l’apparition d’un tremor volcanique sur le réseau sismique du Pavlof, ce qui indiquait le mouvement du gaz, du magma et d’autres fluides dans le sous-sol. Un mois plus tard, le Pavlof est entré dans une période éruptive qui continue actuellement. La couleur de l’alerte aérienne a été élevée à l’ORANGE, un niveau qui indique une éruption avec émissions de cendres mineures.
Le succès de la prévision de l’éruption actuelle du Pavlof laisse supposer que les améliorations apportées à l’équipement de surveillance au sol à proximité du volcan ont peut-être permis aux scientifiques de l’AVO d’identifier une sismicité qui n’avait peut-être pas pu être détectée lors des éruptions précédentes. Cela montre que les améliorations apportées aux instruments de surveillance au sol sur le Pavlof et sur d’autres volcans des Aléoutiennes donnent aux scientifiques de l’AVO un ensemble d’outils plus efficace pour potentiellement prévoir les éruptions.
Source : HVO/USGS.

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Alaska is home to 54 active volcanoes and accounts for 80% of active volcanism in the United States. Before many recent eruptions in Alaska, increases in the number of earthquakes, the appearance of volcanic tremor, and/or rapid ground displacements were observed. These precursors can help forecast volcanic eruptions. They are particularly important in Alaska, where weather can prevent other visible precursors, such as steam and volcanic gas emissions, and thermal anomalies, from being detected by satellites and cameras. This detection is important to inform pilots of the flying conditions. One should keep in mind that air traffic is intense in that part of the world between America and Asia.

Different types of precursory behaviour can occur on scales of months, weeks, days, or even hours before an eruption. However, such indications of impending eruption are not always observable at all Alaskan volcanoes. Pavlof (2440 m) is a stratovolcano located within the Aleutian volcanic arc. It has remained elusive in yielding clues to impending eruption.

Recent Pavlof eruptions in 2013, 2014 and 2016 haven’t shown precursory earthquake activity, and the 2007 eruption showed only hours of precursory earthquake activity. Further, satellite observations of the volcano show that past eruptions have occurred here without causing precursory ground deformation.

Studies of lavas from past eruptions at Pavlof show that the magma feeding these eruptions is stored deep (greater than 20 km) beneath its surface. When Pavlof isn’t erupting, magma likely remains at depth as gases accumulate within this deep magma storage system. The gas-entrained magma is thought to ascend rapidly to the surface just prior to eruption at Pavlof. This phenomenon complicates the Alaska Volcano Observatory (AVO)’s ability to observe longer-term eruption precursors such as shallow earthquake activity and ground deformation.

The gas-rich nature of magma at Pavlof commonly results in explosive eruptions, creating ash plumes that reach high altitudes. For example, ash plumes between 10 and 17 km high were generated during eruptions at Pavlof in 1986, 2014, and 2016. These ash plume heights fall in line with the typical cruising altitudes of commercial aviation flights. Since volcanic activity at Pavlof occurs frequently and can produce ash plumes of significant height, the volcano poses a major hazard to the 60,000 people that fly over the Aleutian arc each day. This is why AVO scientists carefully monitor the Aleutian arc due to the hazards posed to aviation by Pavlof and other active volcanoes there.

Currently, AVO is completing a project to upgrade existing ground-based equipment used to monitor these volcanoes to improve their ability to forecast volcanic eruptions. Following recent upgrades, in July 2021, AVO scientists noticed the onset of volcanic tremor on Pavlof’s network of seismic instruments indicating the movement of gas, magma, and other fluids in the subsurface. A month later, Pavlof entered a period of eruption that is ongoing and the color code was raised to ORANGE, indicating an eruption with minor ash emissions.

The success in forecasting Pavlof’s current eruption suggests that improvements in the ground-based monitoring equipment near the volcano may have allowed AVO scientists to identify tremor that possibly went undetected in previous eruptions. This shows that improvements made to ground-based monitoring instruments at this and other volcanoes give AVO scientists a stronger set of tools to potentially forecast eruptions.

Source: HVO / USGS.

 

Localisation du Pavlov sur l’arc des Aléoutiennes et séquence éruptive sur le volcan (Source: AVO)

Volcans du monde // Volcanoes of the world

Voici quelques nouvelles de l’activité volcanique dans le monde:

L’actualité reste dominée par l’éruption du Cumbre Vieja qui continue sur l’île de La Palma. Le volcan reste très actif et continue à déverser sa lave. Les dégâts sont de grande ampleur, tant aux habitations qu’aux bananeraies qui sont la principale ressource économique de l’île.

Vous trouverez une description de l’éruption dans les différentes notes publiées quotidiennement sur ce blog.

Pour se résumer, on notera que des séismes pouvant atteindre la magnitude M 5,0 continuent d’être enregistrés. Les émissions de cendre ont entraîné la fermeture de plusieurs établissements scolaires et perturbé le trafic aérien. Les dernières données cadastrales révèlent que 1 443 bâtiments ont été détruits, dont 1 166 à usage résidentiel, 147 à usage agricole, 69 à usage industriel, 33 à usage de loisirs et d’accueil, 13 à usage public et 15 pour d’autres usages. On estime que la superficie cultivée affectée par l’éruption atteint actuellement 283,25 hectares, soit 16,64 de plus que lors de la dernière mise à jour. Parmi ceux-ci, 158,79 hectares correspondent à des bananeraies, 59,48 à des vignobles et 24,02 à des avocatiers.

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L’éruption du Kilauea (Hawaii) continue et reste confinée à l’intérieur du cratère de l’Halema’uma’u. La lave est émise par une bouche unique dans la paroi ouest du cratère. La surface du lac de lave s’élève en moyenne de un à deux mètres par jour et se trouve actuellement à 794 m d’altitude. . Le total de lave émise est estimé à environ 20 millions de mètres cubes. La sismicité et les émissions de SO2 restent élevées. Elles atteignaient 2600 tonnes par jour le 25 octobre 2021. Les tiltmètres enregistrent actuellement une légère tendance à la déflation de l’édifice volcanique. Aucune activité particulière n’a été observée sur l’East Rift Zone.

La couleur de l’alerte aérienne reste à Orange et le niveau d’alerte volcanique à Vigilance (Watch).

 

Vue de la bouche active qui alimente le lac de lave le 3 novembre 2021 (Crédit photo : HVO)

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Entre 3 et 14 explosions sont enregistrées chaque heure sur le Fuego (Guatemala). Elles éjectent des matériaux incandescents à 100-400 m au-dessus du sommet. Elles génèrent également des panaches de cendres pouvant atteindre 1,1 km au-dessus du cratère. Des ondes de choc ressenties dans les localités autour du volcan. Des retombées de cendres sont observées dans plusieurs zones sous le vent. Les avalanches en blocs dévalent les ravines Ceniza (SSP), Seca (O), Trinidad (S), Taniluyá (SO) et Las Lajas (SE), atteignant souvent les zones de végétation.
Source : INSIVUMEH.

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L’AVO indique que les émissions de lave se poursuivent sur le Great Sitkin (Îles Andreanov / Alaska). La lave avance sur les flancs S et W sur une distance d’environ 600 m. Des anomalies thermiques restent visibles sur les images satellites. La couleur de l’alerte aérienne et le niveau d’alerte volcanique restent respectivement à Orange et Vigilance (Watch).

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L’éruption du Pavlof (Aléoutiennes / Alaska) se poursuit. Elle se concentre sur une bouche dans le flanc supérieur SE, près de l’emplacement de la bouche éruptive de 2007. La sismicité reste élevée. Les explosions produisent probablement de petits panaches de cendres ne dépassant pas 3 km de hauteur, mais les nuages empêchent souvent la confirmation par les images satellites.
La couleur de l’alerte aérienne et le niveau d’alerte volcanique restent respectivement à Orange et Vigilance (Watch).
Source : AVO.

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Les garde-côtes japonais confirment que des bancs de pierre ponce en provenance de l’éruption du Fukutoku à la mi-août sont arrivés sur des côtes distantes de plus de 1 000 kilomètres début octobre. La pierre ponce a d’abord atteint l’île de Kitadaito (1 035 km à l’ouest) le 8 octobre 2021. Fin octobre, la pierre ponce a encerclé les îles d’Okinawa et de Maejima (1 422 km à l’ouest) et plusieurs ports de la préfecture de Kagoshima (1 322 nord-ouest). Les bancs de ponce ont endommagé des centaines de bateaux, obstrué les ports et causé des problèmes industries de la pêche et du tourisme dans plusieurs régions. Plusieurs gouvernements locaux ont commencé le processus d’évacuation de la pierre ponce.
Source : Garde côtière japonaise.

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Au Kamchatka, la couleur de l’alerte aérienne est Orange pour l’Ebeko, le Sheveluch et le Karymsky, et Jaune pour le Bezymianny. Le Karymsky a été secoué par un violent événement explosif le 3 novembre 2021 avec un panache de cendre qui est monté à 9,5 km, puis 10,5 km d’altitude.

Source: KVERT.

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Ces informations ne sont pas exhaustives. Vous en trouverez d’autres (en anglais) en lisant le bulletin hebdomadaire de la Smithsonian Institution :
https://volcano.si.edu/reports_weekly.cfm

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Here is some news of volcanic activity around the world :

The eruption of Cumbre Vieja continues on the island of La Palma. The volcano remains very active and continues to pour out its lava. The damage is extensive, both to homes and banana plantations which are the main economic resource of the island.

You will find a description of the eruption in the weekly updates posted on this blog.

To sum it up, it can be noted that earthquakes up to M 5.0 continue to be recorded. The ash emissions have caused the closure of several schools and disrupted air traffic. The latest cadastral data show that 1,443 buildings were destroyed, including 1,166 for residential use, 147 for agricultural use, 69 for industrial use, 33 for leisure and hospitality, 13 for public use and 15 for other uses. It is estimated that the cultivated area affected by the eruption currently stands at 283.25 hectares, which is 16.64 more than in the last update. Of these, 158.79 hectares correspond to banana plantations, 59.48 to vineyards and 24.02 to avocado trees.

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The eruption of Kilauea (Hawaii) continues and remains confined inside Halema’uma’u Crater. Lava is emitted from a single vent in the western wall of the crater. The surface of the lava lake rises by about one to two meters per day on average and currently lies 792 m above sea level. The total lava emitted is estimated at about 20 million cubic meters. Seismicity and SO2 emissions remain high. They reached 3,200 tons per day on October 22nd, 2021. The tiltmeters are currently recording a slight deflationary trend No particular activity was observed in the East Rift Zone.

The aviation color code and the volcano alert level remain at Orange and Watch, respectively.

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3-14 explosions per hour are recorded at Fuego (Guatemala). They eject incandescent material 100-400 m above the summit. They also generate ash plumes as high as 1.1 km above the crater rim. Shock waves felt in communities around the volcano. Ashfall is observed in several areas downwind. Block avalanches descend the Ceniza (SSW), Seca (W), Trinidad (S), Taniluyá (SW), and Las Lajas (SE) drainages, often reaching vegetated areas.

Source: INSIVUMEH.

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AVO indicates that lava effusion continues at Great Sitkin (Andreanov Islands / Alaska). Lava advances down the S and W flanks over about 600 m. Elevated surface temperatures are still visible in satellite images The aviation colour code and the volcano alert level remain at Orange and Watch, respectively.

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The eruption at Pavlof (Aleutians / Alaska) continues. It is focused at a vent on the upper SE flank, near the location of the 2007 vent. Seismicity remains elevated. The explosions likely produce low-level ash plumes rising no higher than 3 km, though weather clouds often prevent confirmation by satellite and webcam images.

The aviation color code and the volcano alert level remain at Orange and Watch, respectively.

Source: AVO.

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The Japan Coast Guard confirms that floating pumice rafts from the mid-August Fukutoku eruption had arrived at coastlines more than 1,000 kilometers away in early October. The pumice first arrived at Kitadaito Island (1,035 km W) on October 8th, 2021. In late October pumice circled Okinawa and Maejima islands (1,422 km W) and several ports in the Kagoshima prefecture (1,322 NW). The pumice damaged hundreds of boats and ships, clogged harbors, and impacted the fishing and tourism industries in several areas. Several local governments began the process of removing the pumice from the water.

Source: Japan Coast Guard.

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In Kamchatka, the aviation color code is Orange for Ebeko, Sheveluch and Karymsky, and Yellow for Bezymianny. A powerful explosive event shook Karymsky on November 3rd, 2021, with an ash plume rising up ti 9.5 km, and then up to 10.5 km above sea level.

Source: KVRT.

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This information is not exhaustive. You can find more by reading the Smithsonian Institution’s weekly report:

https://volcano.si.edu/reports_weekly.cfm

Observation de la faune aux Etats Unis : ne pas trop s’approcher! // Observing wildlife in the U.S.: not too close!

Les touristes qui se rendent aux États-Unis et plus particulièrement dans les parcs nationaux doivent savoir qu’il est illégal de s’approcher et de déranger des animaux sauvages. Les contrevenants peuvent recevoir de lourdes amendes et même des peines de prison s’ils sont surpris. Il ne faudrait pas pas oublier que la délation est un sport national aux États-Unis. Même si les rangers ne vous ont pas vu, d’autres personnes peuvent vous dénoncer à la police.
C’est ce qui est arrivé à trois visiteurs du parc national du Katmai en Alaska. Ils risquent de lourdes peines pour avoir approché de trop près en 2018 un groupe de grizzlies qui se nourrissaient dans la Brooks River à l’intérieur du Parc.
Le 9 août 2018, peu avant 19h. heure locale, les trois hommes se trouvaient sur la plate-forme d’observation de la Brooks River sur le site bien connu de Brooks Falls. Le trio a ensuite quitté la plate-forme d’observation autorisée et est descendu dans la rivière alors qu’un groupe d’ours bruns se nourrissait de saumons sur la chute d’eau et dans la rivière. Les autorités expliquent que les trois hommes se sont approchés à moins de 15 mètres des ours et ont « créé une situation dangereuse » pour les animaux sauvages.
Les rangers ont été informés de la situation le lendemain par plusieurs personnes qui avaient observé la scène en direct grâce aux webcams et avaient vu les trois personnes en contact étroit avec les ours.
Le Service des parcs nationaux enquête actuellement sur cette affaire. S’ils sont reconnus coupables, les trois hommes pourraient chacun faire face à un maximum de six mois de prison, une amende de 5 000 dollars et un an de mise à l’épreuve.
La réglementation du Parc National du Katmai stipule qu’« il est interdit de s’approcher de tout grand mammifère à moins de 50 mètres et de rester à moins de 50 mètres d’un ours en train de s’alimenter, pendant la période de frai du saumon, par exemple ».
Source : USA Today.

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Visitors to the U.S. and more particularly National Parks should know that going close to and disturbing wild animals is illegal. The offenders may receive heavy fines and even prison sentences if they are caught. Tourists should not forget that whistleblowing is common in the U.S. Even if the rangers have not seen you, other people may report to the police.

This is what happened to three men in Alaska’s Katmai National park. They are facing federal charges in after the group approached a group of wild brown bears while they were feeding in 2018.

On August 9th, 2018, before 7 p.m. local time, the three visitors were at the viewing platform of Brooks River at Brooks Falls in Katmai National Park.

The trio then left the authorized viewing platform and went down into the river. At the same time, a group of brown bears were feeding at Brooks Falls, as well as in the river. Authorities say the men came within 15 meters of the bears and « created a hazardous condition » for the wild animals.

National park rangers became aware of the situation the next day after multiple people who were watching live bear camera feeds saw the three people in close contact with the bears and called in.

The National Parks Service is investigating the case. If convicted, the three men could each face up to a maximum of six months in prison, a $5,000 fine and a year of probation.

The rules in Katmai National par say that « approaching any large mammal within 50 yards and remaining within 50 yards of a bear using a concentrated food source, like spawning salmon, is prohibited. »

Source: USA Today.

Rencontres avec les ours du Katmai (Photos: C. Grandpey)

Le dégel du permafrost à Dawson City (Yukon canadien) // The thawing of permafrost in Dawson City (Canadian Yukon)

J’ai souvent mis en ligne cette photo pour montrer les effets du dégel du permafrost (ou pergélisol) sur les bâtiments. J’ai réalisé le cliché à Dawson City (Yukon canadien) qui était l’une des villes les plus populaires pendant la Ruée vers l’Or. La structure est connue sous le nom de « Kissing Building » en raison de l’affection montrée part les deux bâtiments en cours d’affaissement.
Lorsque de l’or a été découvert à Dawson City dans les années 1900, la population de la ville a littéralement explosé. Environ 40 000 personnes se sont installées dans la région et ont construit des maisons. La ville a grandi très rapidement, mais pas à des fins d’utilisation permanente.

Crédit photo: Wikipedia

Aujourd’hui, en 2021, plusieurs bâtiments comme « le Kissing Building » s’affaissent ou s’effondrent parce que le permafrost est en train de dégeler.
Le pergélisol se trouve dans des régions où l’air est suffisamment froid toute l’année pour que la terre ne dégèle jamais complètement. Pour les scientifiques, le permafrost désigne tout sol qui reste complètement gelé pendant au moins deux ans. Le problème, c’est qu’à mesure que la température du sol augmente, les lentilles de glace – masses de glace formées par l’accumulation d’humidité dans le sol et la roche – fondent et disparaissent. Au final, le sol perd son volume initial et sa structure ferme, et sa stabilité change.

Photo: C. Grandpey

À Dawson City, les températures ont augmenté de plus de 2,4 °C depuis 1901 et le pergélisol est en train de devenir instable. On s’attend à des hausses de température semblables au cours des deux prochaines décennies.
A noter que le long de la route qui conduit à Dawson City, le voyageur traverse des forêts d’épinettes où les troncs des arbres s’inclinent dans tous les sens. En effet, le sol n’est plus gelé et ne maintient plus en place les racines des arbres. On rencontre es « forêts ivres » un peu partout dans l’Arctique aujourd’hui.

Photo: C. Grandpey

Dans les années 1970, l’association Parks Canada est intervenue dans le Yukon et a acheté plus de 75 sites historiques dans la région du Klondike afin de préserver la mémoire de la Ruée vers l’Or. Dans certaines des structures, il a juste été nécessaire d’ajouter quelques poutres intérieures pour assurer la sécurité des personnes, mais pour d’autres bâtiments plus anciens, des travaux plus importants ont été nécessaires pour l’amour de l’Histoire.
La façon la plus simple de protéger les fondations contre le dégel du permafrost est d’excaver le substrat rocheux. Le pergélisol dégelé est retiré et on remblaye avec du gravier. La nouvelle fondation est faite pour durer. Aujourd’hui, la plupart des bâtiments sont construits sur des caissons ou pilotis en bois. L’idée est de construire au-dessus du sol, ce qui permet à ce dernier de rester gelé. Cette technique permet à l’air froid de circuler en dessous du bâtiment, et si le sol vient à bouger, on peut remettre le bâtiment de niveau à l’aide de vérins. Il faut avoir en moyenne recours à ce procédé tous les 5 ou 6 ans. J’ai écrit plusieurs articles sur la Sibérie où cette technique est utilisée pour faire face au dégel du pergélisol.

Source: The Siberian Times

En cliquant sur ce lien, vous verrez une vidéo expliquant l’impact du dégel du pergélisol sur Dawson City:

https://www.theweathernetwork.com/ca/news/article/canadas-historic-gold-rush-buildings-are-caving-in-as-permafrost-thaws

Source : Adapté d’un article publié dans The Weather Network.

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I have often posted this photo to show the effects on buildings of the thawing of permafrost. I took the photo in Dawson City (Canadian Yukon) which was one of the most popular towns during the Gold Rush. The structure is known as the « Kissing Building » because of how the two structures are collapsing.

When gold was discovered in Dawson City back in the 1900’s, the town exploded. Around 40,000 people moved to the region and built homes. The town was built quickly, but not for permanent use.

Today in 2021, several of the buildings like « the Kissing Building » are caving in because the permafrost underground is thawing.

Permafrost is found in places where the air is cold enough year round so that the earth never fully thaws. More specifically, scientists note permafrost is any ground that remains completely frozen for a minimum of two years. But as ground temperatures rise, ice lenses, the bodies of ice formed by moisture accumulation in soil and rock, melt away and disappear. This means that the ground loses volume and structure and consequently the stability of the earth changes.

In Dawson City, there has been an increase in temperatures of over 2.4°C since 1901 and so the permafrost is shifting. Similar increases are expected over the next two decades.

It should be noted that along the road leading to Dawson City, the traveller crosses forests where tree trunks are moving in all directions. This is because the soil is no longer frozen and no longer keeps the tree roots in place. These « drunken forests » are commonplace today in the Arctic.

In the 1970’s, Parks Canada stepped in and purchased over 75 different historic sites in the Klondike region. In some of the structures only interior beams were added to keep people safe, yet for those buildings reminiscent of earlier days greater intervention was needed for history’s sake.

The easiest way to deal with the foundation is to excavate bedrock. The permafrost thaws and then is backfilled with gravel and that becomes the new permanent foundation. Then the buildings are built up on wooden cribbing. The idea is to build up off the ground, which allows the ground to stay frozen. This technique also allows cold air to circulate underneath, and if there is any movement in the ground you can level the building with jack. So, it is necessary to do a bit of leveraging every 5 or 6 years. I have written several posts about Siberia where this technology is used to face the thawing of permafrost.

By clicking on the following link, you will see a video explaining how permafrost is impacting Dawson City.

https://www.theweathernetwork.com/ca/news/article/canadas-historic-gold-rush-buildings-are-caving-in-as-permafrost-thaws

Source: Adapted from an article published inThe Weather Network.

 Dawson City aujourd’hui / Today :

Si l’or vous attire….

Photos: C. Grandpey