Nouvelle approche de la fonte des glaciers en Alaska et en Asie // New approach to glacier melting in Alaska and in Asia

En raison du réchauffement climatique, la fonte des glaciers dans le monde est l’une des principales causes de l’élévation du niveau de la mer. La fonte des glaciers constitue également une menace directe pour des centaines de millions de personnes qui dépendent de leur eau de fonte pour les besoins en eau potable et pour l’irrigation des cultures. J’ai insisté sur cet aspect de la fonte des glaciers dans plusieurs articles sur l’Amérique du Sud, en particulier le Pérou.
De nouvelles recherches, basées sur les informations de la mission CryoSat de l’Agence Spatiale Européenne (ESA), montrent quelle masse de glace a été perdue par les glaciers autour du golfe d’Alaska et sur les hautes montagnes de l’Asie.
La surveillance des glaciers à l’échelle mondiale est compliquée en raison de leur nombre, de leur taille, de leur éloignement et du terrain difficile d’accès qu’ils occupent. Divers instruments satellitaires permettent de surveiller les changements. Jusqu’à ces derniers temps, les chercheurs utilisaient l’altimètre radar pour analyser l’évolution des glaciers de montagne. En général, les altimètres radar satellitaires sont utilisés pour surveiller les variations de hauteur de la surface de la mer et les changements de hauteur des calottes glaciaires en Antarctique et au Groenland. Ils mesurent le temps mis par une impulsion transmise par le satellite pour être réfléchie par la surface de la Terre et revenir au satellite. En connaissant la position exacte du satellite dans l’espace, cette mesure du temps permet de calculer la hauteur de la surface au sol.
Cependant, le résultat fourni par ce type d’instrument est généralement trop approximatif; il est mal adapté à la surveillance des glaciers et des variations de l’épaisseur de la glace. Le CryoSat de l’ESA est un énorme progrès. Il repousse les limites de l’altimétrie radar. Un mode particulier de traitement des données – le traitement par bandes – permet de cartographier les glaciers dans les moindres détails. Le document ci-dessous fournit une vue extraordinaire de la fonte des glaciers dans le monde. N’hésitez pas à utiliser le mode plein écran pour avoir une meilleure vue des résultats.

https://youtu.be/r4tx1QS6-b8

Un article publié récemment dans The Cryosphere décrit de quelle façon les scientifiques ont utilisé CryoSat pour étudier la perte de glace dans le golfe d’Alaska et sur les hautes montagnes d’Asie. Ils ont découvert qu’entre 2010 et 2019, les glaciers autour du golfe d’Alaska ont perdu 76 gigatonnes (Gt) de glace par an tandis que les hautes montagnes d’Asie ont perdu 28 Gt de glace par an. Ces pertes reviennent à ajouter respectivement 0,21 mm et 0,05 mm par an à l’élévation du niveau de la mer.
Ce qui est intéressant dans l’ensemble de données fournies par CryoSat, c’est que l’on peut observer l’évolution de la glace avec une résolution exceptionnellement élevée dans l’espace et dans le temps. Cela permet de découvrir des variations comme l’augmentation de la perte de glace à partir de 2013 dans certaines parties du golfe d’Alaska,à cause du réchauffement climatique.
L’étude, qui a été réalisée dans le cadre du programme Science for Society de l’ESA, montre également que presque toutes les régions ont perdu de la glace, à l’exception du Karakoram-Kunlun en Asie, un phénomène connu sous le nom d’« anomalie de Karakoram ».
Cette étude démontre que l’ensemble de données altimétriques radar haute résolution peut fournir des informations essentielles pour mieux quantifier et comprendre les fluctuations des glaciers à l’échelle mondiale. Cela ouvre également la possibilité de surveiller l’ensemble des glaciers avec des satellites tels que la future mission CRISTAL qui fait partie de l’expansion du programme européen Copernicus.
Source : The Cryosphere.

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Because of global warming, ice melting from glaciers around the world is one of main causes of sea-level rise. The loss of glacier ice also poses a direct threat to hundreds of millions of people relying on glacier runoff for drinking water and irrigation. I have insisted on this aspect of glacier melting in several posts about South America and especially Peru.

New research, based on information from ESA’s CryoSat mission, shows how much ice has been lost from mountain glaciers in the Gulf of Alaska and in High Mountain Asia since 2010.

Monitoring glaciers globally is a challenge because of their sheer number, size, remoteness, and the rugged terrain they occupy. Various satellite instruments offer key data to monitor change, but one type of spaceborne sensor – the radar altimeter – has seen limited use over mountain glaciers. Traditionally, satellite radar altimeters are used to monitor changes in the height of the sea surface and changes in the height of the huge ice sheets that cover Antarctica and Greenland. They work by measuring the time it takes for a radar pulse transmitted from the satellite to reflect from Earth’s surface and return to the satellite. Knowing the exact position of the satellite in space, this measure of time is used to calculate the height of the surface below.

However, the footprint of this type of instrument is generally too coarse to monitor mountain glaciers. ESA’s CryoSat pushes the boundaries of radar altimetry and a particular way of processing its data – swath processing – makes it possible to map glaciers in fine detail. The document below provides an incredible picture of glacier melting in the world. Don’t hesitate to use the full screen option to get a better view of the results.

A paper published recently in The Cryosphere describes how scientists used CryoSat to investigate ice loss in the Gulf of Alaska and High Mountain Asia. They found that between 2010 and 2019, the Gulf of Alaska lost 76 Gt of ice per year while High Mountain Asia lost 28 Gt of ice per year. These losses are equivalent to adding 0.21 mm and 0.05 mm to sea level rise per year, respectively.

One of the unique properties of this dataset is that one can look at ice trends at exceptionally high resolution in space and time. This enables to discover changes in trends, such as the increased ice loss from 2013 onwards in parts of the Gulf of Alaska, which is linked to global warming.

The study, which was carried out through ESA’s Science for Society program, also shows that almost all regions have lost ice, with the exception of the Karakoram-Kunlun area in High Mountain Asia, a phenomenon known was the “Karakoram anomaly.

This research demonstrates that this unique high-resolution radar altimetry dataset can provide crucial information to better quantify and understand glacier changes on a global scale. This also opens up possibilities to monitor glaciers globally with satellites such as the planned CRISTAL mission, part of the expansion of Europe’s Copernicus program.

Source: The Cryosphere.

Les glaciers de Glacier Bay en Alaska sont parmi ceux qui fondent le plus vite dans le monde (Photos: C. Grandpey)

Volcans du monde // Volcanoes of the world

Voici quelques nouvelles de l’activité volcanique dans le monde:

L’éruption du Cumbre Vieja continue à La Palma (Iles Canaries). Quelque 160 hectares de terres et plus de 300 structures dont des maisons d’habitation et une école ont été recouvertes par la lave. Il s’agit d’une éruption strombolienne avec plusieurs bouches éruptives alignées sur une fracture nord-sud. Si on se réfère à l’éruption précédente de 1971, l’activité actuelle pourrait se poursuivre pendant plusieurs semaines. L’éruption aura un fort impact sur l’économie de la région qui a reçu le soutien de l’Union Européenne et du parlement espagnol.

Source: médias d’information espagnols.

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L’éruption continue sur la péninsule de Reykjanes (Islande), mais le processus éruptif est très irrégulier. Aucune activité n’est visible actuellement. Ces derniers jours, la lave a coulé depuis la zone du cratère vers Gelingadalir et Natthagi. À en juger par le tremor, il semble qu’elle se soit accumulée en certains endroits avant de déborder et de donner naissance à des coulées qui se sont dirigées vers les vallées. Personne ne sait comment l’éruption va évoluer. Au train où vont les choses, il est peu probable qu’elle atteigne la route côtière de Suðurstrandarvegur et ensuite la mer. Les mauvaises conditions météo d ces derniers jours n’ont pas permis de bonnes observations.

L’Institut des sciences de la Terre indique que, sur la base de photographies aériennes acquises le 17 septembre, la superficie du champ de lave était passée à 4,8 kilomètres carrés et le volume total de lave émise durant l’éruption est de 151 millions de mètres cubes.

Photo: C. Grandpey

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L’AVO m’a adressé un premier message le 19 septembre 2021 indiquant que les émissions de cendres générées par l’éruption du Semisopochnoi (Aléoutiennes / Alaska) avaient augmenté en fréquence et en intensité. Les images satellites ont montré un nuage de cendres atteignant une altitude estimée à 4 500 m. et s’étirant sur environ 100 km vers le sud-est. Des explosions ont été observées, avec une augmentation des émissions de SO2 visible sur les données satellitaires. En conséquence, la couleur de l’alerte aérienne et le niveau d’alerte volcanique ont été élevés respectivement à la couleur Rouge et à Warning (Danger).

Un nouveau message le 21 septembre indiquait que l’activité volcanique était en baisse. En conséquence, la couleur de l’alerte aérienne a été abaissée à l’Orange et le niveau d’alerte volcanique à Watch (Vigilance).

Un autre message ce même jour nous apprenait que l’alerte aérienne était repassée au Rouge suite à un regain d’activité du volcan.
Source : AVO

Source: AVO

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L’Etna (Sicile) a connu une nouvelle crise éruptive le 21 septembre 2021 vers 9 heures (heure locale). Comme précédemment, l’INGV indique que tout a commencé par une intensification de l’activité strombolienne dans le Cratère SE, avec un panache qui est monté jusqu’à 4500 m d’altitude. Une fontaine de lave est ensuite apparue, accompagnée d’un petit débordement de lave en direction du SO. Le panache éruptif a alors atteint 9 km d’altitude. Le paroxysme a pris fin vers 11h30. Des retombées de cendres et lapilli ont été observées à Fornazzo, Giarre, Riposto et Mascali.

Source: INGV.

 

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Au Pérou, la situation est stable sur le Sabancaya, avec une trentaine d’explosions par jour. Elles génèrent des panaches de cendre qui montent en général jusqu’à 3 km d’altitude.

Source: IGP.

Source: IGP

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Ces informations ne sont pas exhaustives. Vous en trouverez d’autres (en anglais) en lisant le bulletin hebdomadaire de la Smithsonian Institution :
https://volcano.si.edu/reports_weekly.cfm

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Here is some news of volcanic activity around the world :

The eruption of Cumbre Vieja continues in La Palma (Canary Islands). Some 160 hectares of land and more than 300 structures including residential houses and a school were covered by lava. It is a Strombolian eruption with several eruptive vents aligned along a north-south fissure. If we refer to the previous eruption of 1971, the current activity could continue for several weeks. The eruption will have a strong impact on the economy of the region which has received support from the European Union and the Spanish parliament.

Source: Spanish news media.

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The eruption is going on in the Reykjanes Peninsula (Iceland).but the eruptive process is very irregular. No activity can be seen at the moment. During the past days; lava has been flowing from the crater area down inti Gelingadalir and Natthagi. Judging from the tremor, it seems lava formed pools which overflowed to create streams down into the surrounding valleys. Nobody knows how the eruption will progress. At the current rate, it is unlikely to travel as far as Suðurstrandarvegur coastal road and then reach the sea.The poor weather conditions of the past days did not allow to make good observations.

The Institute of Earth Sciences reported that based on aerial photography acquired on 17 September the area of the flow field had grown to 4.8 square kilometers, and the total volume erupted was 151 million cubic meters.

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AVO sent me a message on September 19th, 2021 indicating that ash emissions from the ongoing eruption at Semisopochnoi (Aleutians / Alaska) increased in frequency and intensity. Satellite images showed an ash cloud at an estimated altitude of 4,500 m. above sea level extending approximately 100 km to the southeast. Explosions were observed with increased SO2 emissions detected in satellite data. As a consequence, the Aviation Color Code and Volcano Alert level were increased to RED/WARNING, respectively.

A new massage on September 21st indicated that volcanic activity was declining. As a consequences, the Aviation Color Code was lowered to Orange and the Volcanic Alert Level to Watch.

A few hours later, the Aviation Color Code went back to Red following an increase in volcanic activity.

Source: AVO

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Mt Etna (Sicily) went through a new eruptive crisis on September 21st, 2021 around 9 a.m. (local time). As before, INGV indicates that the event started with an intensification of Strombolian activity in the SE Crater, with a plume that rose to 4500 m a.s.l. A lava fountain then appeared, accompanied by a small lava overflow towards the SW. The eruptive plume theb reached an altitude of 9 km. The paroxysm ended around 11:30 am. Ash and lapilli fell in Fornazzo, Giarre, Riposto and Mascali.
Source: INGV.

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In Peru, the situation is stable on Sabancaya, with 30 or so daily explosions. They generate ash plumes that rise up to about 3 km a.s.l.

Source: IGP.

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This information is not exhaustive. You can find more by reading the Smithsonian Institution’s weekly report:

https://volcano.si.edu/reports_weekly.cfm

Réchauffement climatique: l’altimétrie radar pour observer les glaciers // Global warming: radar altimetry to observe glaciers

Grâce aux nouvelles technologies, les scientifiques sont mieux à même de mesurer l’impact du réchauffement climatique sur les glaciers. Par exemple, les progrès de la technologie satellitaire révèlent aujourd’hui que les glaciers en Alaska et en Asie ont perdu 4 % de leur volume entre 2011 et 2019.
Les chercheurs ont utilisé la technologie d’altimétrie radar à bord d’un satellite de l’Agence Spatiale Européenne (ESA). Selon eux, c’est la première étape vers l’observation en continu, en haute résolution et.pendant toute l’année, de tous les glaciers de la Terre depuis l’espace.
La fonte de l’ensemble des glaciers a représenté près d’un tiers de l’élévation du niveau de la mer au cours de ce siècle, même s’ils représentent moins de 1 % de la glace terrestre. Le recul des glaciers déstabilise les pentes des montagnes, entraînant des glissements de terrain et des inondations, tandis que la diminution de la glace a déjà causé et continuera d’avoir un impact sur l’agriculture, l’hydroélectricité et la qualité de l’eau dans certaines régions.
Mesurer exactement combien et à quelle vitesse les glaciers fondent n’est pas chose aisée. La méthode traditionnelle consiste à les observer sur place, ce qui est valable pour les glaciers accessibles à plus basse altitude comme la Mer de Glace en France, l’une des masses de glace les plus étudiées au monde.
Le problème est que les techniques traditionnelles sont difficiles à mettre en place dans les zones reculées de l’Himalaya ou des montagnes de l’Alaska. Les progrès de la technologie satellitaire au cours de la dernière décennie ont permis aux scientifiques de commencer à effectuer une certaine surveillance depuis l’espace.
L’altimétrie radar avait été utilisée dans le passé pour mesurer les calottes glaciaires et les terrains très plats. C’est une méthode simple : le satellite émet une onde radar vers un point particulier de la Terre. Lorsque ce signal rebondit sur la surface et revient vers le satellite, il est possible de calculer la hauteur de la surface qu’il a percutée.
Ces dernières années, les améliorations technologiques ont permis d’obtenir des mesures avec une résolution beaucoup plus élevée, ce qui a permis d’utiliser l’altimétrie radar sur les glaciers de Patagonie et d’Islande. Les résultats étant positifs dans ces régions, les chercheurs ont appliqué la nouvelle technologie aux glaciers de l’Alaska et de l’Asie qui constituaient le centre de leur étude. Le travail de recherche consistait à effectuer des relevés mensuels d’un peu plus de la moitié des glaciers du Golfe d’Alaska et d’environ un tiers des glaciers asiatiques. Les scientifiques sont arrivés à la conclusion que la diminution de la masse de glace a entraîné jusqu’à 0,016 millimètre par an d’élévation du niveau de la mer, soit 0,16 millimètre par décennie en moyenne.
Les chercheurs ont découvert que les glaciers à basse altitude et à proximité des océans sont très sensibles aux événements climatiques saisonniers et pluriannuels. L’oscillation décennale du Pacifique, un modèle récurrent de hausse et de baisse des températures de surface des océans, a contribué à une augmentation substantielle des températures en Alaska à partir de 2014 et à une accélération de la fonte des glaciers. Les glaciers continentaux du plateau tibétain n’ont montré pratiquement aucun changement saisonnier, et les variations d’une année à l’autre étaient plus progressives.
Le type de données recueillies par le satellite de l’ESA est essentiel pour alimenter les modèles complexes qui permettent aux scientifiques d’estimer ce qui se passera dans le climat du futur. Il y a dix ans, on avait une idée plus ou moins précise de l’évolution d’une zone entière. Aujourd’hui, avec les données satellitaires, les glaciologues peuvent dire avec précision comment chaque glacier a évolué au cours des années passées; ils peuvent ensuite calibrer leur modèle pour savoir ce qui se passera dans le futur.
Les scientifiques s’accordent à dire que dans presque toutes les régions du monde, les glaciers continueront de reculer au cours des prochaines décennies au fur et à mesure que la planète se réchauffera. Beaucoup disparaîtront, même si l’humanité réussit à freiner les émissions de gaz à effet de serre. Même si nous parvenons à maintenir le réchauffement climatique en dessous de 2° Celsius par rapport à l’époque préindustrielle – l’objectif de l’Accord de Paris en 2015 – il ne restera qu’entre 724 et 1 484 des quelque 4 000 glaciers qui existent dans les Alpes aujourd’hui.
Source : Bloomberg Green.

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Thanks to newtechnologies, scientits are better able to measure the impact of global warming on the glaciers. For instance, advances in satellite technology reveal that ice masses in Alaska and Asia have lost 4% of their volume between 2011 and 2019.

Researchers used radar altimetry technology on board a European Space Agency satellite,. They say it is the first step toward year-round observation of all of the Earth’s glaciers from space in high resolution.

Glacier melting as a whole accounted for almost a third of the sea level rise this century, even as they represent less than 1% of land ice. The shrinking of glaciers is making mountain slopes less stable, resulting in landslides and floods, while the decrease in ice is already and will continue to impact agriculture, hydropower and water quality in some regions.

Measuring exactly how much and how fast glaciers are melting has been a challenge. The traditional methodconsists in observing them on site, which is OK for accessible glaciers at lower altitudes like France’s Mer de Glace, one of the most thoroughly-studied ice masses in human history.

The problem is that traditional techniques are hard to deploy in remote areas high up in the Himalayas or deep in the Alaskan mountains. Advances in satellite technology over the past decade have allowed scientists to conduct some monitoring from space.

Radar altimetry had been used in the past to measure ice sheets and very flat terrain. It’s a simple method: the satellite emits a radar wave to a particular point on Earth. As that signal bounces off the surface and back to the satellite, it is possible to calculate the height of the surface it first struck.

In recent years, improvements in technology have led to readings with much higher resolution,which allowed to use the technology on glaciers in South America’s Patagonia region and in Iceland. As the results were positive, the researchers moved on to the two glacier systems – Alaska and Asia – in their current study. The research involved monthly readings of just over half the glaciers in the Gulf of Alaska, and about a third in Asia. It concluded that the decrease in ice mass contributed as much as 0.016 millimetres per year to sea level rise, or 0.16 millimetres per decade on average.

Researchers found that glaciers at low altitudes and close to the oceans are highly sensitive to seasonal and multi-annual climatic events. The Pacific decadal oscillation, a recurring pattern of rising and falling ocean surface temperatures, has contributed to a substantial increase in temperatures in Alaska since 2014, and to an acceleration of glacial melting. Continental glaciers in the Tibetan Plateau showed almost no seasonal changes, and year-to-year changes were more gradual.

The sort of data being gathered by ESA satellite is essential to feed the complex models that allow scientists to estimate what will happen in the climate of the future. Ten years ago there was more or less an idea of how an entire area evolved, Today with satellite data glaciologists can really say how each glacier evolved in past years, and then they can calibrate their model to know what will happen in the future.

Scientists agree that in almost all parts of the world, glaciers will continue retreating in coming decades as the planet warms. Many will disappear regardless of how humanity reins in emissions. If we manage to keep global warming below 2º Celsius compared to pre-industrial times—the target of the Paris Agreement in 2015—only between 724 and 1,484 of the roughly 4,000 glaciers in the Alps today will remain.

Source: Bloomberg Green.

Que ce soit en Alaska (Columbia), en Islande (Vatnajökull) ou dans les Alpes (Mer de Glace), les glaciers sont une espèce en voie de disparition.

Photos: C. Grandpey

 

Volcans du monde // Volcanoes of the world

Voici quelques nouvelles de l’activité volcanique dans le monde:

Le Merapi a connu une nouvelle crise éruptive le 16 août 2021 avec la plus grande coulée de lave observée depuis des mois et des coulées pyroclastiques qui ont parcouru 3,5 kilomètres sur les flancs du volcan. Les panaches de cendres se sont élevés à 600 mètres de hauteur. Les cendres ont recouvert les localités voisines, mais aucune victime n’a été signalée. Le grondement de l’éruption a été entendu à plusieurs kilomètres
Comme je l’ai écrit précédemment, le dôme de lave en dessous de la lèvre sud-ouest du Merapi et le dôme de lave dans le cratère sont actifs depuis fin juillet. Le volume du dôme sud-ouest a été estimé à 1,8 million de mètres cubes avant son effondrement partiel le 16 août au matin.
Le niveau d’alerte du Merapi est maintenu à 2 sur une échelle de 4.

Source ; CVGHM, presse indonésienne.

 

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L’éruption de Fagradalsfjall (Islande) continue avec une alternance de phases actives et de pauses parfaitement apparentes sur le tracé du tremor éruptif. Au cours de l’une des phases actives, un hornito s’est édifié sur la lèvre du cratère principal dans l’après-midi du 16 août, là même où un effondrement s’était produit quelques heures plus tôt. Après une pause, la lave a recommencé à couler le 18 août, sans se soucier du hornito précédent….

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Il y a quelques jours (voir ma note du 13 août 2021) j’indiquais qu’une éruption sous-marine s’était produite sur le Fukutoku-Oka-no-ba, un volcan sous-marin situé à 5 km au NE de l’île de Minami-Ioto.

L’Agence météorologique japonaise (JMA) nous informe aujourd’hui qu’une nouvelle île a été découverte trois jours après cette éruption. Elle mesure environ 1 km de diamètre et est en forme de C. De plus, de la pierre ponce émise par l’éruption a été observée le long de la côte et couvrait une zone de 60 km au nord-ouest de l’île.

Ce n’est pas la première fois qu’un tel événement se produit dans la région. L’émergence de nouvelles îles a été confirmée en 1904, 1914 et 1986, mais toutes ont disparu par la suite, L’avenir nous dira si la nouvelle île résistera à l’assaut des vagues.

Source : JMA via The Watchers.

 

On peut voir sur cette photo prise par les gardes-côtes japonais le 15 août 2021 l’île Iwo Jima à gauche et on discerne la nouvelle île à droite.

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L’activité du Sabancaya (Pérou) reste stable et modérée avec une trentaine d’explosions quotidiennes qui génèrent des panaches de cendre d’environ 3 km de hauteur.

Source : IGP.

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L’éruption du Chirinkotan (Îles Kouriles / Russie) se poursuit avec des explosions générant des panaches de cendres qui s’élèvent de 3 à 5 km au-dessus du niveau de la mer. La couleur de l’alerte aérienne reste à l’Orange.
Source : KVERT.

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Le dôme de lave du Great Sitkin (Aléoutiennes / Alaska) continue d’être actif, avec un diamètre actuel de 700 m. Des panaches de vapeur et de gaz sont observés périodiquement. Les températures de surface élevées et les petits séismes détectés quotidiennement vont de pair avec la croissance du dôme. La couleur de l’alerte aérienne reste à l’Orange et le niveau d’alerte volcanique à Watch (Vigilance).
Source : AVO.

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Des panaches de cendres d’environ 2 km de hauteur provenant de Nishinoshima (Japon) ont pu être observés sur les images satellite le 14 août 2021. Cependant, aucune activité éruptive n’a été observée lors d’un survol le 15 août.
Source : JMA.

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L’éruption du cratère North Cerberus du Semisopochnoi (Aléoutiennes / Alaska) se poursuit avec des explosions quotidiennes, des panaches de cendres et des émissions de SO2 identifiées sur les images satellites. Les panaches de cendres ne dépassent pas 3 km au-dessus du niveau de la mer. La couleur de l’alerte aérienne reste à Orange et le niveau d’alerte volcanique à Watch (Vigilance).
Source : AVO.

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Ces informations ne sont pas exhaustives. Vous en trouverez d’autres (en anglais) en lisant le bulletin hebdomadaire de la Smithsonian Institution :
https://volcano.si.edu/reports_weekly.cfm

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Here is some news of volcanic activity around the world :

Mt Merapi went through an eruptive crisis on August 16th, 2021 with its biggest lava flow in months, and pyroclastic flows travelling 3.5 kilometres down its slopes. Ash plumes rose 600 metres into the sky. The ash blanketed nearby towns, but no casualties were reported. The rumbling sound of the eruption could be heard several kilometres away

As I put it before, the lava dome just below Merapi’s southwest rim and the lava dome in the crater have been active since the end of July. The southwest rim dome volume was estimated at 1.8 million cubic metres before partially collapsing on August 16th in the morning.

Mt Merapi’s alert level is kept at 2 on a scale of 4 levels.

Source : CVGHM, Indonesian newspapers.

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The eruption of Fagradalsfjall (Iceland) continues with an alternation of active phases and pauses that can perfectly be seen on the course of the eruptive tremor. During one of the active phases, a hornito built up on the rim of the main crater on the afternoon of August 16th, where a collapse had occurred a few hours earlier. After au apuse, lava started flowing again on August 18th, without caring for the hornito….

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A few days ago (see my post of August 13th, 2021) I indicated that a submarine eruption had occurred at Fukutoku-Oka-no-ba, a submarine volcano located 5 km NE of the island of Minami-Ioto.

The Japan Meteorological Agency (JMA) informs us today that a new island was discovered three days after this eruption. It is approximately 1 km in diameter and C-shaped. In addition, pumice emitted by the eruption was found along the coast floating across a 60-km area northwest of the island.

This not the first time such an event has been observed in the region. New islands have been confirmed in 1904, 1914, and 1986, with all having been submerged, ​

The future will tell us whether the new island will resist the assault of the waves.

Source : JMA via The Watchers.

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The activity of Sabancaya (Peru) remains stable and moderate with an average of about 20 daily explosions that generate ash plumes 3 km high.

Source : IGP.

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The eruption at Chirinkotan (Kuril Islands / Russia) continues with explosions generating ash plumes that rise 3-5 km above sea level. The Aviation Colour Code remainsat Orange.

Source : KVERT.

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The lava dome at Great Sitkin (Aleutians / Alaska)continues to be active, with a current diameter of 700 m. Steam-and-gas plumes are periodically observed. Elevated surface temperatures and small earthquakes detected daily are consistent with the growing dome. The Aviation Colour Code remains at Orange and the Volcano Alert level at Watch.

Source : AVO.

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Ash plumes from Nishinoshima (Japan) could be seen rising about 2 km on satellite images on August 14th, 2021. However, no eruptive activity could be observed during an overflight on August 15th.

Source : JMA.

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The eruption at Semisopochnoi’s North Cerberus crater (Aleutians / Alaska) continues with daily explosions, ash plumes, and occasional SO2 emissions identified in satellite images. The ash plumes rise no higher than 3 km above sea level. The Aviation Colour Code remains at Orange and the Volcano Alert level at Watch.

Source : AVO.

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This information is not exhaustive. You can find more by reading the Smithsonian Institution’s weekly report:

https://volcano.si.edu/reports_weekly.cfm