Volcans du monde // Volcanoes of the world

Voici quelques nouvelles de l’activité volcanique dans le monde:

Une nouvelle éruption a été observée sur le Batu Tara (mer de Flores / Indonésie) le 26 avril 2022.
Selon l’observatoire volcanologique de Batu Tara, la première éruption a été enregistrée à 01h45 (UTC, 09h45 heure locale) le 26 avril, ce qui a conduit à une première hausse au Jaune de la couleur de l’alerte aérienne.
Une intensification du dégazage a ensuite été observée à 20h41 (UTC) avec un nuage de cendres estimé jusqu’à 2,8 km au-dessus du niveau de la mer, mais la visibilité n’était pas bonne. À 22 h 38 (UTC), le VAAC de Darwin a déclaré que la cendre n’était pas discernable sur les images satellite dans des conditions atmosphériques claires. Le Centre a élevé la couleur de l’alerte aérienne à l’Orange.
La dernière période éruptive du Batu Tara a duré de janvier 2007 au 26 novembre 2015, avec un VEI 2.
Source : Darwin VAAC, The Watchers.

 

Image satellite de l’éruption du Batu Tara le 15 mars 2010 avec les Petites îles de la Sonde au bas de l’image (Source: NASA).

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Selon l’Anak Krakatau Volcano Observatory, , l’activité du volcan (Indonésie) a augmenté au cours des dernières semaines, obligeant les autorités à relever le niveau d’alerte de 2 à 3 le 24 avril 2022.
La sismicité a fortement augmenté le 5 avril, suivie d’une déformation significative du volcan à partir du 18 avril, et encore plus prononcée depuis le 22 avril. L’activité éruptive oscille entre des explosions avec émissions de panaches de cendres et des événements de type strombolien, avec projections de lave incandescente le 17 avril. Une coulée de lave a été observée jusque dans la mer le 23 avril. Le VAAC de Darwin a estimé à 6 km la hauteur du panache de cendres. Le 23 avril, la couleur de l’alerte aérienne est passée de l’Orange au Rouge.
Une augmentation significative des émissions de SO2 a également été observée, ce qui indique un nouvel apport de magma susceptible de remonter à la surface sous forme de matériaux incandescents et de coulées de lave.
Sur la base de données visuelles et instrumentales, les volcanologues locaux affirment que le risque lié à l’activité actuelle réside dans la projection de matériaux incandescents dans un rayon de 2 km de la source de l’éruption, mais les matériaux éjectés peuvent atteindre des distances encore plus longues. En conséquence, le public n’est pas autorisé à s’approcher de l’Anak Krakatau dans un rayon de 5 km.
Source : Anak Krakatau Volcano Observatory via The Watchers.

Image satellite acquise le 27 avril 2022; on voit parfaitement l’écoulement de lave sur le flanc du volcan (Source: Copenicus)

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Selon le Laboratoire de Géophysique Expérimentale, l’activité du Stromboli (Sicile) est actuellement moyenne à faible dans les cratères NE et Centre. On enregistre en moyenne 9-11 événements par heure. Les émissions de SO2 sont stables sur des valeurs faibles, tandis que les flux de CO2 affichent des valeurs moyennes.

S’agissant de l’accès au volcan, le sommet reste interdit car l’activité explosive peut devenir violente sans prévenir. On peut accéder librement à la cote 300 m et avec les guides au niveau 400m, là où on pouvait grimper sans problème il y a quelques années, mais il faut bien que les guides travaillent…

Des restrictions sont également en place sur l’île de Vulcano (Iles Eoliennes) où l’accès au cratère de La Fossa et aux bains de boue reste interdit.

On observe actuellement sur l’Etna (Sicile) une faible activité strombolienne, localisée essentiellement dans le secteur Bocca Nuova / Voragine, et dans une moindre mesure dans le secteur cratère SE / NSE. Cette activité s’accompagne d’un dégazage continu de tous les cratères sommitaux.

Source: Laboratorio Geofisico Sperimentale.

Le Stromboli vu depuis la Cima…quand l’accès au sommet était autorisé (Photo: C. Grandpey)

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La situation reste stable sur le Sabancaya (Pérou) et, selon l’IGP, ne devrait guère évoluer au cours des prochains jours. On observe une quarantaine d’explosions chaque jour, avec des panaches de cendre qui montent jusqu’à 2-3 km au-dessus du sommet du volcan.

Episode explosif sur le Sabancaya (Source: IGP)

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Le Ruapehu (Nouvelle-Zélande) continue de s’agiter avec des épisodes significatifs de tremor volcanique. La température du lac de cratère reste stable à 37 °C. Le niveau d’alerte volcanique reste à 2.
L’épisode d’activité dure depuis cinq semaines maintenant. S’agissant du tremor volcanique, c’est l’épisode le plus long et le plus intense jamais observé au cours des 20 dernières années.
Les analyses chimiques d’un échantillon de l’eau du lac prélevé le 15 avril n’ont montré aucun changement depuis le 31 mars.
Comme je l’ai écrit précédemment, la nature de l’activité volcanique, le tremor volcanique qui reste élevé, les émissions de gaz et la température du lac révèlent un processus généré par l’interaction du magma avec le système hydrothermal à faible profondeur à l’intérieur du volcan.
Selon des scientifiques néo-zélandais, l’activité volcanique actuelle ne devrait pas se solder par une éruption car aucun événement de ce type n’a fait suite à de tels signes d’activité au cours des 15 dernières années. Le risque d’un épisode éruptif prolongé ou d’une éruption plus importante reste très faible.
Source : GNS Science.

Photo: C. Grandpey

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L’essaim sismique qui avait débuté près du Mont Edgecumbe (Alaska) le 11 avril 2022 (voirma note précédente) a ensuite décliné et la sismicité a retrouvé un niveau normal le 22 avril. Les données satellitaires montrent une vaste zone de soulèvement, d’environ 17 km de diamètre, à environ 2,5 km à l’E d’Edgecumbe. Le soulèvement a commencé en août 2018 et la déformation a atteint 8,7 cm par an au centre de la zone, avec au final 27 cm de soulèvement. L’analyse des données sismiques montre que la sismicité a commencé en 2020, même si le dernier essaim sismique était inhabituel. La déformation et les données sismiques laissent supposer un mouvement de magma sous le volcan, avec une intrusion à environ 5 km sous le niveau de la mer. Le volcan ne dispose pas d’un niveau d’alerte volcanique, ni d’une couleur d’alerte aérienne en raison de l’absence d’instruments sur le site.
Source : AVO.

Source: AVO

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Une anomalie thermique a été observée sur les images satellites du Karymsky (Kamtchatka) entre le 15 et le 22 avril 2022. Les explosions ont généré des panaches de cendres qui ont atteint 7,5 à 11 km d’altitude. La couleur de l’alerte aérienne est passée au Rouge le 20 avril en raison d’une explosion plus forte, avant de revenir à Orange quelques heures plus tard.
Source : KVERT.

Crédit photo: KVERT

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Ces informations ne sont pas exhaustives. Vous en trouverez d’autres (en anglais) en lisant le bulletin hebdomadaire de la Smithsonian Institution :
https://volcano.si.edu/reports_weekly.cfm

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Here is some news of volcanic activity around the world :

A new eruption was observed at Batu Tara volcano (Flores Sea / Indonesia) on April 26th, 2022.

According to the Batu Tara Volcano Observatory, the first eruption was recorded at 01:45 (UTC, 09:45 local time) on April 26th, which led to a first incresase of the Aviation Color Code to Yellow.

An increase in degassing was later observed at 20:41 (UTC) with an ash cloud estimated up to 2.8 km above sea level, but visibility was not good. At 22:38 (UTC), the Darwin VAAC said volcanic ash was not discernable on satellite imagery in clear atmospheric conditions. The Center raised the Aviation Color Code to Orange.

The last eruptive period of this volcano lasted from January 2007 to November 26, 2015, with a VEI 2.

Source: Darwin VAAC, The Watchers.

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According to the Anak Krakatau Volcano Observatory, activity at Anak Krakatau (Indonesia) increased over the past weeks, forcing authorities to raise the alert level from Level 2 to 3 on April 24th, 2022.

Seismicity at the volcano increased sharply on April 5th, followed by notable deformation starting on April 18th and even more pronounced since April 22nd. Eruptive activity fluctuates from ash-dominant eruptions to strombolian type events, producing incandescent lava on April 17th. A lava flow was observed entering the sea on April 23rd. The Darwin VAAC estimated volcanic the ash cloud rose up to 6 km. On April 23rd, the Aviation Color Code was raised from Orange to Red.

A significant increase in SO2 was also observed, which indicates a new magma supply which mlay come out to the surface in the form of incandescent material and lava flows.

Based on visual and instrumental data, local volcanologists say that the potential hazard from the current activity is the ejection of incandescent material within a radius of 2 km from the center of the eruption, but the material may reach even longer distances. As a consequence, the public is not allowed to approach Anak Krakatau within a 5 km radius.

Source: Anak Krakatau Volcano Observatory via The Watchers.

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According to the Laboratorio Geofisico Sperimentale, volcanic activity at Stromboli (Sicily) is currently medium to low in the NE and Center craters. On average, 9-11 events are recorded per hour. SO2 emissions are stable at low values, while CO2 flows show medium values.
Regarding access to the volcano, the summit remains prohibited because the explosive activity can become violent without warning. You can freely access the 300m level and reach the 400m level with the guides.
Restrictions are also in place on the island of Vulcano (Aeolian Islands) where access to La Fossa and the mud baths remains prohibited.

Weak Strombolian activity is currently observed on Mt Etna (Sicily), mainly in the Bocca Nuova / Voragine area, and to a lesser extent in the SE / NSE crater area. This activity is accompanied by a continuous degassing of all the summit craters.

Source : Laboratorio Geofisico Sperimentale.

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The situation remains stable at Sabancaya (Peru) and, according to IGP, should hardly change over the next days. About 40 explosions are observed each day, with ash plumes rising up to 2-3 km above the summit of the volcano.

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Elevated volcanic unrest continues at Ruapehu (New Zealand) volcano and is dominated by strong volcanic tremor. The Crater Lake temperature remains stable at 37 °C and the Volcanic Alert Level remains at 2.

The curent episode of unrest has lasted for five consecutive weeks. The tremor episode now represents the combined longest-strongest period of tremor recorded over the past 20 years.

The laboratory analyses of a lake sample collected on April 15th have shown no changes in water chemistry since March 31st.

As I put it previously, the sustained nature of the volcanic unrest, coupled with the strong volcanic tremor signals, elevated gas output and hot lake remain indicative of processes being driven by magma interacting with the geothermal system within the volcano at shallow depth.

According to NZ scientists, the most likely outcome of this unrest episode within the next four weeks is still that no eruptive activity occurs, as no eruptions have followed unrest in the past 15 years. The chances of a prolonged eruptive episode or a larger eruption, remain very unlikely.

Source: GNS Science.

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The seismic swarm near Mt Edgecumbe (Alaska) that began on April 11th, 2022 (see my previous post) declined to background levels by April 22nd. Satellite data showed that a broad area of uplift, about 17 km in diameter, was located about 2.5 km E of Edgecumbe. The uplift began in August 2018 and deformed at a rate of up to 8.7 cm per year in the center of the area, totaling 27 cm of uplift; the deformation was ongoing. Retrospective analysis of seismic data revealed that earthquakes started occurring in 2020, though the recent swarm was unusual. The deformation and seismic data together suggested magma movement beneath the volcano, consistent with an intrusion at about 5 km below sea level. Both the Volcano Alert Level and Aviation Color Code remain at Unassigned due to the lack of dedicated, local instrumentation.

Source: AVO.

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A thermal anomaly over Karymsky (Kamchatka) was visible in satellite images between April 15th and 22nd, 2022. Explosions generated ash plumes that rose as high as 7.5 – 11 km a.s.l. KVERT raised the Aviation Color Code to Red on April 20th due to a stronger explosion, then lowered it to Orange again.

Source: KVERT.

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This information is not exhaustive. You can find more by reading the Smithsonian Institution’s weekly report:

https://volcano.si.edu/reports_weekly.cfm

La culture de la fourrure dans l’Arctique // Arctic fur culture

Pour les gens de ma génération, le seul mot « trappeur » évoque Davy Crockett, « l’homme qui n’a jamais peur », avec son bonnet de fourrure à queue de raton laveur. Les trappeurs existent dans les hautes latitudes depuis des siècles. Aujourd’hui encore, des milliers de Canadiens et d’Alaskiens, y compris les First Nation, s’adonnent toujours à cette activité très réglementée qui fait partie de leur culture ancestrale et représente parfois leur seule source de revenus.

Un article récemment publié dans la presse canadienne et relayé par Yahoo Actualités explique la situation des trappeurs dans le pays.

Peu de gens au Canada réussissent encore à vivre uniquement du piégeage des animaux, une tradition qui remonte à 400 ans, au moment où s’effectuait les premiers échanges entre les autochtones et les explorateurs européens.
L’habitat urbain empiète de plus en plus sur les espaces naturels, ce qui réduit l’espace de vie des animaux. De plus, avec les hivers plus courts à cause du réchauffement climatique et la chute des prix des fourrures, le piégeage devient de plus en plus compliqué.
Le marché de la fourrure doit aussi faire face au boycott des marques de luxe, à l’absence d’acheteurs chinois depuis le début de la pandémie de Covid-19, et maintenant à la perte de deux marchés clés en Russie et en Ukraine depuis l’invasion de ce pays par les Russes. Bien qu’à un niveau encore trop bas, il semble toutefois que la situation se soit stabilisée.
Le Canada est le plus grand producteur de fourrures dans le monde. Quelque 415 000 peaux ont été vendues au cours de la saison 2019-2020 pour un total de 13,8 millions de dollars canadiens.
Au moment de la plus grande vente aux enchères de fourrures en Amérique du Nord, à North Bay au Canada, à environ 350 kilomètres au nord de Toronto, les courtiers vérifient les produits avant le grand événement, qui se tient en ligne en raison de la pandémie de Covid-19. Dans un vaste entrepôt, des dizaines de milliers de peaux d’animaux, parmi lesquels des lynx, des renards, des loups et des ours noirs, sont attachées en paquets suspendus à des étagères. Elles sont triées en fonction de la taille, la couleur et la qualité.
La pression croissante des militants pour les droits des animaux en Europe et en Amérique du Nord a conduit plusieurs grandes marques de luxe, telles que Dolce & Gabbana, Burberry et Chanel, à cesser d’utiliser de la fourrure animale. Le retrait de Canada Goose du commerce des fourrures a été une très mauvaise nouvelle. Cependant, la demande reste très forte et d’autres fabricants devraient combler le vide laissé par l’entreprise canadienne, qui a annoncé l’an dernier qu’elle cesserait bientôt d’utiliser des garnitures en fourrure de coyote sur ses capuches de parkas, un accessoire qui, pendant cinq décennies, a permis de garder au chaud le visage des explorateurs de l’Arctique.
L’industrie de la fourrure animale devra également faire face au manque d’accès aux marchés ukrainien et russe. Ce dernier est le deuxième au monde pour la fourrure, mais victime des sanctions économiques canadiennes et alliées. Un membre de la Fur Harvesters Auction de North Bay a déclaré : « La guerre entre l’Ukraine et la Russie est un énorme handicap parce que nos autres gros acheteurs en Grèce, Italie et Turquie vendent leurs produits manufacturés en Russie et en Ukraine, et sont aujourd’hui soumis à des sanctions. »

Je comprends qu’il est difficile pour les militants pour les droits des animaux en Europe, et particulièrement en France, de comprendre la culture du piégeage dans l’Arctique. En France, par exemple, le nombre d’animaux sauvages est extrêmement faible par rapport aux régions arctiques et leur protection est essentielle à la survie des espèces. Au Canada et en Alaska, la situation est très différente. Les animaux sauvages pullulent et le piégeage – qui est strictement réglementé – permet de contrôler leur nombre et d’éviter la surpopulation.

On trouve à Anchorage des magasins de fourrure qui proposent de superbes vêtements en peau de loup ou de renard arctique, par exemple. Au risque de choquer certains, je dois admettre que si j’habitais en Alaska, je porterais un de ces manteaux qui assurent une protection parfaite contre le froid.

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For people of my generation, the very word « trapper » evokes Davy Crockett, « the man who was never afraid » with his raccoon-tailed fur cap. Trappers have existed in high latitudes for centuries. Whether in Canada or Alaska, many natives engage in this highly regulated activity which is part of their ancestral culture and sometimes represents their only source of income.

An article recently published in the Canadian press explains the situation of trappers in the country.

Few people in the country still manage to make a living solely in the business, which dates back 400 years to the first Indigenous trades of pelts to European explorers. However, thousands of Canadians, including Indigenous people, are still active in the now heavily-regulated industry.

With human encroachment reducing animal habitats, shorter winters caused by climate change, and plunging fur prices, trapping is getting more and more difficult.

The market has been struggling under pressure from luxury brands’ boycotts, the absence of Chinese buyers since the start of the pandemic, and now the loss of two key markets in Russia and Ukraine since Moscow’s invasion. Although at a low level, it looks as if the situation has stabilized.

Canada is the largest producer of wild furs in the world, with some 415,000 pelts sold in the 2019-2020 season for a total of 13.8 million Canadian dollars.

Inside North America’s last major fur auction in North Bay, about 350 kilometers north of Toronto, brokers are busy checking out the offerings ahead of the big event, which is being held online for a third year in a row due to the pandemic. In a vast warehouse, tens of thousands of animal pelts — including lynxes, foxes, wolves and black bears — are tied in bundles hanging from racks, sorted by size, color and quality.

Growing pressure from animal rights activists in Europe and North America led several major luxury brands, such as Dolce & Gabbana, Burberry and Chanel, to stop using fur. Canada Goose’s exiting the fur trade was very bad news for the industry. However, other manufacturers are expected to fill the « void » left by the Canadian company, which announced last year it would soon stop using coyote fur trim on its parka hoods, a feature that for five decades had helped keep Arctic explorers’ faces warm.

The industry will also have to cope with the lack of access to markets in Ukraine and Russia . The latter is the world’s second-largest for fur, but targeted by Canadian and allied economic sanctions. A member of the Fur Harvesters Auction in North Bay said : « The war between Ukraine and Russia is a huge handicap because our other big buyers from Greece, Italy and Turkey., used to sell their manufactured products into Russia and Ukraine, and are subject to the sanctions. »

I understand that it is hard for environmentalists in Europe, and especially in France, to understand the culture of trapping in the Arctic. In France, for instance, the number os wild animals is extremely low compared with Arctic regions. Trapping in Canada and Alaska – which is strictly regulated – helps to control the number of wild animals and avoid overpopulation.

Le renard est un animal très convoité par les trappeurs (Photo : C. Grandpey)

Comment les Etats Unis ont acquis l’Alaska (3ème partie)

Les Russes étaient prêts à vendre, mais il fallait que les Américains veuillent acheter! Dans les années 1840, les États-Unis avaient étendu leurs intérêts à l’Oregon, annexé le Texas, mené une guerre avec le Mexique et acquis la Californie. Le secrétaire d’État Seward écrivait en mars 1848 :
« La destinée de notre population est de faire avancer des vagues irrésistibles jusqu’aux barrières de glace du nord et de rencontrer la civilisation orientale sur les rives du Pacifique. » Près de 20 ans après avoir fait cette déclaration sur l’expansion dans l’Arctique, il atteignait son objectif.
En Alaska, les Américains prévoyaient de tirer profit de l’or, de la fourrure et de la pêche, avec davantage de commerce avec la Chine et le Japon. Les Américains craignaient que l’Angleterre ne tente d’établir une présence en Alaska et, selon eux, l’acquisition de ce territoire permettrait aux États-Unis de devenir une puissance dans le Pacifique.
Un accord aux conséquences géopolitiques incalculables a donc été conclu, et les Américains pensaient faire une bonne affaire pour 2 millions de dollars. Ne serait-ce qu’en termes de richesse, les États-Unis ont récupéré environ 1,5 million de km2 de nature sauvage, pour la plupart vierges, – près d’un tiers de la taille de l’Union Européenne – dont 890 000 km2 qui ont été transformés en parcs fédéraux et des refuges fauniques. Des centaines de milliards de dollars d’huile de baleine, de fourrure, de cuivre, d’or, de bois, de poisson, de platine, de zinc, de plomb et de pétrole ont été exploités en Alaska au fil des ans. Cela a permis à cet État de se passer d’impôt sur les ventes ou sur le revenu et de donner à chaque habitant une allocation annuelle. Sans oublier que l’Alaska a encore probablement des milliards de barils de pétrole en réserve dans son sous-sol.
L’Alaska est également un élément clé du système de défense des États-Unis, avec des bases militaires à Anchorage et Fairbanks. C’est aussi le seul lien du pays avec l’Arctique, ce qui lui assure une place de choix au moment où la fonte des glaciers et de la glace de mer va permettre l’exploration des importantes ressources de la région.
Source : The Cnversation, Yahoo Actualités.

Source : Wikipedia

Comment les Etats Unis ont acquis l’Alaska (2ème partie)

C’est avant tout le désir d’expansion territoriale qui a conduit la Russie en Alaska et finalement en Californie. Tout a commencé au 16ème siècle, lorsque le pays ne faisait qu’une fraction de sa taille actuelle. La situation a commencé à changer en 1581, lorsque la Russie a envahi un territoire sibérien connu sous le nom de Khanat de Sibir, qui était contrôlé par un descendant de Gengis Khan. Cette victoire clé a ouvert la Sibérie et, en 60 ans, les Russes ont atteint le Pacifique. à l’est.
Au début du 18ème siècle, Pierre le Grand voulait savoir jusqu’où s’étendait la masse continentale asiatique à l’est. La ville sibérienne d’Okhotsk est devenue le point de départ de deux explorations qu’il a commandées. En 1741, Vitus Bering traversa avec succès le détroit qui porte son nom et aperçut le mont Saint Elias en Alaska.
La deuxième expédition de Bering au Kamtchatka a été un désastre à cause des conditions météorologiques défavorables lors du voyage de retour. Bering a trouvé la mort, probablement du scorbut, en décembre 1741. Malgré cela, l’expédition fut un succès incroyable pour la Russie. Au retour en Sibérie, le navire, rempli de centaines de peaux de loutres de mer, de renards et d’otaries à fourrure, a impressionné les chasseurs de fourrure russes. Cela a déclenché quelque chose qui a ressemblé à la Ruée vers l’or dans le Klondike 150 ans plus tard.
Cependant, le maintien de ces implantations russes sur le continent américain n’était pas facile. Une fois en Alaska, les Russes – qui n’étaient pas plus de 800 au maximum – ont été confrontés à leur éloignement de Saint-Pétersbourg, alors capitale de l’empire, et les communications extrêmement difficiles sont devenues un problème clé.

De plus, l’Alaska était un territoire trop au nord pour permettre une agriculture importante et peu adapté à l’envoi d’un grand nombre de colons. Les Russes ont donc commencé à explorer des terres plus au sud, et recherché en priorité uniquement des personnes avec qui commercer afin de pouvoir importer la nourriture introuvable dans le climat rigoureux de l’Alaska. Ils ont envoyé des navires dans ce qui est aujourd’hui la Californie où ils ont établi des relations commerciales avec les Espagnols avant de créer leur propre colonie à Fort Ross en 1812.
Trente ans plus tard, cependant, l’entité mise en place par la Russie pour gérer les explorations en Amérique a échoué. Les Russes ont commencé à se demander sérieusement s’ils pouvaient maintenir leur colonie en Alaska. D’une part, elle n’était plus rentable après la décimation de la population de loutres de mer. Ensuite, l’Alaska était difficile à défendre et la Russie manquait d’argent en raison des coûts de la guerre en Crimée.

Source: The Conversation, Yahoo Actualités.

Représentation de l’expédition de Vitus  Bering dans les Aléoutiennes en 1741