Volcans du monde // Volcanoes of the world

Voici quelques nouvelles de l’activité volcanique dans le monde :

Selon une scientifique du Met Office islandais, une nouvelle éruption pourrait se produire dès la semaine prochaine sur la péninsule de Reykjanes. Le soulèvement du sol dans le secteur de ,Svartsengi est plus rapide qu’avant l’éruption de janvier 2024. [N.B  : ma prévision personnelle était une éruption à la mi-février,….mais je peux avoir tout faux ! En fait, personne ne sait.]
Les derniers modèles (1er février 2024) basés sur les données GPS indiquent qu’environ 6,5 millions de mètres cubes de magma se sont accumulés sous la région de Svartsengi. Cela signifie que le magma atteindra bientôt le même volume qu’avant l’éruption de janvier 2024.
Le soulèvement du sol près de la centrale de Svartsengi et du Lagon Bleu atteignait 8 millimètres par jour ces derniers temps, ce qui est un peu plus rapide qu’avant l’éruption du 14 janvier à l’extérieur de Grindavík. Cela indique que la chambre magmatique sous Svartsengi est probablement en expansion et pourrait finir par provoquer une éruption ou donner naissance à une intrusion magmatique comme celle qui s’est produite sous la ville de Grindavík fin 2023.
La scientifique ajoute qu’une éruption pourrait se produire sans préavis. Il faut garder à l’esprit que l’activité sismique n’a augmenté qu’une heure avant l’éruption de décembre 2023 à Sundhnúkagígar.
Source: Met Office, Iceland Review.

La dernière éruption a permis d’admirer de belles fontaines de lave (image webcam)

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La lente émission de lave se poursuit dans le cratère sommital du Great Sitkin (Aléoutiennes / Alaska). La couleur de l’alerte aérienne reste à Orange et le niveau d’alerte volcanique est maintenu à Watch (Vigilance). La coulée de lave reste concentrée au centre du dôme.sommital Cette activité a été confirmée par des images radar. Les webcams et les données sismiques ont été perturbées en raison d’une panne de courant liée à un orage.
Source : AVO.

Crédit photo : AVO

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Le 31 janvier 2024, le HVO m’a envoyé un message indiquant que le Kilauea (Hawaï) n’était pas en éruption, mais qu’une activité sismique intense et un soulèvement significatif du sol étaient observées au sommet du volcan. Ces événements étaient les signes d’un mouvement du magma dans le sous-sol. Le niveau d’alerte volcanique et la couleur de l’alerte aérienne ont été respectivement relevés à WATCH (Vigilance) et à la couleur ORANGE en raison de cette activité.
Au moment du message, le HVO ne pouvait pas dire avec certitude si cette activité déboucherait sur une éruption ; elle pouvait rester sous terre. Cependant, une éruption sommitale à l’intérieur du Parc national, et loin des infrastructures, était une possibilité. En effet, la hausse de la sismicité et la déformation se limitent à la région sommitale et aucune activité particulière n’a été observée sur la zone de Rift Est ou la zone de Rift Sud-Ouest.
Source : HVO.

Le cratère de l’Halema’uma’u (image webcam du 1er février 2024) est actuellement inactif, mais peut-être pas pour très longtemps… (Image webcam)

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L’activité éruptive de l’Ibu (île Halmahera / Indonésie) se poursuit avec de fortes explosions au niveau du cône de scories au sein de la caldeira sommitale. Le PVMBG a enregistré deux éruptions significatives le 31 janvier 2024, avec des colonnes atteignant 4,5 km de hauteur. .
Tout au long du mois de janvier, l’Ibu a maintenu une activité éruptive, avec des émissions quotidiennes de cendres allant du blanc et gris au gris et au brun, avec des panaches s’élevant de 200 à 1 300 m au-dessus du sommet. Des explosions font parfois vibrer les vitres des localités proches du volcan.
Le niveau d’alerte reste à 2 (sur une échelle de quatre niveaux). Le public est prié de rester au-delà d’un rayon de 2 km et de 3,5 km dans le secteur nord du cratère actif.
Source : PVMBG.

Activité éruptive de l’Ibu en mai 2022

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Dans la matinée du 25 janvier 2024, une petite éruption phréatique dans le cratère du Poás (Costa Rica) a généré un panache de vapeur qui s’est élevé à plus de 500 m de hauteur. C’est le panache le plus haut enregistré depuis le 30 septembre 2019. L’événement a entraîné la réduction du nombre de personnes autorisées à se tenir sur la plate-forme d’observation. Seules 56 visiterus à la fois sont désormais acceptés et ils foivent porter des casques. Dans l’après-midi du 26 janvier, une éruption phréatique encore plus importante a éjecté des matériaux à 300 m au-dessus de la surface du lac et a produit un panache de gaz et de vapeur qui s’est élevé à 700 m de hauteur. Les 26 et 27 janvier, un dégazage quasi constant accompagné de bouillonnements a été observé sur le lac.
Source : OVSICORI.

Crédit photo : Wikipedia

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Dans un bulletins spécial, le PHIVOLCS a signalé une hausse de la sismicité sur le Bulusan (Philippines), avec un total de 126 secousses enregistrées par le réseau sismique au cours la journée du 28 janvier 2024. Les événements avaient des magnitudes comprises entre M 0,3 et M 2,2, avec des hypocentres situés à des profondeurs de 1 à 9 km sous les flancs N et NO. Le niveau d’alerte volcanique reste à 1 et il est rappelé au public de ne pas entrer dans la zone de danger permanent (PDZ) d’un rayon de 4 km.

Source : PHIVOLCS.

Crédit photo : Wikipedia

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Du 13 au 23 janvier 2024, des coulées de lave étaient émises par des bouches dans le pit cratère Sud de l’Erta Ale (Éthiopie). Au vu des images satellitaires, elles ont parcouru environ 500 m vers le sud, 200 m vers le nord-ouest et 250 m vers le sud-sud-ouest. Des visiteurs du volcan ont pris des photographies et réalisé des vidéos de petites fontaines de lave jaillissant d’un cône et de coulées de lave pahoehoe. L’activité s’est sensiblement accrue dans la matinée du 27 janvier. Aucune mention n’est faite d’un lac de lave dans le cratère.
Source : Copernic, Aventure et Volcans.

Activité éruptive dans le cratère sud de l’Erta Ale

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L’activité reste globalement stable sur les autres volcans.
Ces informations ne sont pas exhaustives. Vous pourrez en obtenir d’autres en lisant le rapport hebdomadaire de la Smithsonian Institution :
https://volcano.si.edu/reports_weekly.cfm

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Here is some news of volcanic activity around the world :

According to a scientist at the Icelandic Met Office, another eruption could occur as soon as next week on the Reykjanes Peninsula. Land uplift at Svartsengi is observed at a faster rate than prior to the January 2024 eruption in the area. [N.B : my personal prediction was an eruption by mid February, ….but I may be wrong ! Actually, nobody knows.]

Land by the Svartsengi Power Plant and the Blue Lagoon has risen by up to 8 millimetres per day in recent days, slightly faster than before the January 14th eruption outside the town of Grindavík. This indicates that the magma chamber beneath Svartsengi is likely expanding and could eventually cause an eruption or form a magma intrusion like the one that occurred beneath the town of Grindavík at the end of 2023.

The scientis adds that an eruption could occur with little notice One should keep in mind that seismic activity only increased one hour before the December eruption at Sundhnúkagígar.

Source : Iceland Review.

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The slow eruption of lava continues in the summit crater of Great Sitkin (Aleutians / Alaska).. The Aviation Color Code remains at Orange and Alert Level at Watch. The lava flow is concentrated at the center of the dome. This activity was confirmed through radar images. Local webcams and seismic data communications have been disrupted due to a storm-related power failure.

Source : AVO.

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On January 31st, 2024, HVO sent me a message indicatinfg that Kilauea (Hawaii) was not erupting, but increased earthquake activity and inflationary ground deformation were observed at the summit of the volcano. These events were the signs of movement of magma in the subsurface. The volcano alert level and the aviation color code were respectively raised to WATCH and ORANGE due to this activity.

At the time of the message, HVO could not say with certainty if this activity would lead to an eruption; the activity might remain below ground. However, a summit eruption within Hawaii Volcanoes National Park and away from infrastructure, was one potential outcome. Indeed, ncreased seismicity and deformation remain restricted to the summit region and no unusual activity has been noted in the East Rift Zone or Southwest Rift Zone.

Source : HVO.

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Eruptive activity at Ibu ( Halmahera Island / Indonesia) continues with strong explosions from the cinder cone within the summit caldera. PVMBG recorded two significant eruptions on January 31st, 2024, with as columns up to 4.5 km. .

Throughout January, Ibu maintained a state of eruption, with daily ash emissions ranging in color from white-and-gray to gray-to-brown, rising 200 – 1 300 m above the summit. Explosions sometimes vibrate the windows in municipalities close to the volcano.

The Alert Level remains at 2 (on a four-tier scale). The public is asked to stay beyond a 2 km radius and 3.5 km from the northern sector of the active crater.

Source : PVMBG.

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In the morning of 25 January, 2024, a small phreatic eruption at Poás (Costa Rica) produced a steam plume that rose more than 500 m high. The event produced the tallest plume recorded since 30 September 2019. The event resulted in the restriction of the number of people allowed to stand on the viewing platform to 56 at a time and visitors were required to wear hardhats. In the afternoon of 26 January a more significant phreatic eruption ejected material 300 m above the lake’s surface and produced a gas-and-steam plume that rose 700 m high. During 26-27 January, near constant degassing accompanied by bubbling was observed in the lake.
Source : OVSICORI.

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In a special advisory, PHIVOLCS reported increased seismicity at Bulusan (Philippines), characterized by a total of 126 volcanic-tectonic earthquakes recorded by the seismic network during 28 January, 2024. The events had magnitudes Between M 0.3 and M 2.2 and were located at depths of 1-9 km beneath the N and NW flanks.The Alert Level remains at 1 and the public is reminded not to enter the 4-km-radius Permanent Danger Zone (PDZ).

Source : PHIVOLCS.

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During 13-23 January, 2024, lava flows were emited by vents in Erta Ale’s S pit crater (Ethiopia) and traveled about 500 m S, 200 m NW, and 250 m SSW based on satellite images. Visitors to the volcano took photographs and video of low lava fountaining at a cone and advancing pahoehoe flows. Activity increased notably during the morning of January 27th. No mention was made of a lava lake within the crater.

Source : Copernicus, Aventure et Volcans.

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Activity remains globally stable on other volcanoes.

This information is not exhaustive. You can find more by reading the Smithsonian Institution’s weekly report:

https://volcano.si.edu/reports_weekly.cfm

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1783 : une année sans été en Alaska // 1783 : a year without a summer in Alaska

L’une des éruptions les plus dévastatrices de l’histoire a été celle du Laki, dans le sud-est de l’Islande. Pendant huit mois en 1783, cette éruption fissurale a émis des coulées de lave et vomi des gaz nocifs dans l’atmosphère. Un quart de la population islandaise a péri. Les gaz riches en soufre qui se sont répandus à la surface de la Terre ont réfléchi les rayons du soleil, provoquant une baisse des températures dans de nombreux endroits.

Vue de Lakagigar, la fissure éruptive du Laki (Photo: C. Grandpey)

Des chercheurs ont analysé les cernes de troncs d’épinettes blanches en Alaska et ont conclu que l’éruption du Laki avait aussi été une catastrophe pour les habitants du nord-ouest de cet Etat. Ces gens ne savaient pas pourquoi juillet avait pris des allures de novembre cette année-là.
Une scientifique du laboratoire d’analyse des cernes des arbres de l’Observatoire Lamont-Doherty à New York a raconté l’histoire de l’année sans été en Alaska. Elle a montré une photo des cernes sur le tronc d’une épinette blanche prélevée en Alaska. Au milieu d’une série de lignes sombres, on en distingue une plus claire qui correspond à l’année 1783.

Forêt d’épinettes (spruce trees), arbres emblématiques de l’Arctique (Photo: C. Grandpey)

En juin 1940, un archéologue et ingénieur des mines prit l’avion entre Fairbanks et Allakaket. Une fois arrivé dans ce petit village, il se dirigea vers le cours supérieur de la rivière Kobuk où il a confectionna un radeau en rondins. Il descendit la rivière, tout en prélevant des échantillons d’arbres en cours de route et en s’arrêtant sur des sites archéologiques.
À l’embouchure de la Kobuk, il tourna à droite et remonta la rivière Noatak. Il atteignit ensuite la péninsule de Seward et termina son expédition scientifique dans la ville de Haycock, non loin du village actuel de Koyuk. À l’automne 1940, l’archéologue rédigea sa thèse qui mettait en évidence ses remarquables travaux sur le terrain à partir des centaines d’échantillonsd’arbres qu’il avait collectés.
Un demi-siècle plus tard, les scientifiques de Lamont-Doherty ont utilisé certains de ses échantillons. Avec d’autres enregistrements de cernes d’arbres recueillis en Alaska et les données fournies par des stations météorologiques archivées à l’Université d’Alaska et ailleurs, les chercheurs ont reconstitué les températures estivales de l’Alaska de la fin des années 1600 à nos jours. Ils ont estimé que la moyenne des températures en Alaska de mai à août était normalement d’environ 11,6°C pendant la majeure partie de cette période. En 1783, la température moyenne de mai à août était d’environ 6,6°C.
Pour montrer l’aspect exceptionnel de l’année 1783, les scientifiques de Lamont-Doherty ont également cité un livre dans lequel sont répertoriées des traditions orales de peuples autochtones du nord-ouest de l’Alaska. L’ouvrage raconte quatre vieilles légendes, chacune liée à la quasi-extinction de tous les êtres vivants dans le nord-ouest de l’Alaska. Les deux premiers événements décrits dans le livre étaient trop anciens pour que les chercheurs puissent en tenir compte. Le quatrième événement était l’épidémie de grippe espagnole qui, en 1918, frappa durement l’Alaska et le reste du monde. La troisième calamité dans le nord-ouest de l’Alaska était liée à l’éruption islandaise. Cette année-là (probablement 1783), au printemps, les oiseaux migrateurs étaient revenus en Alaska et tout semblait normal… jusqu’à la fin du mois de juin. On peut lire que  » tout d’un coup, le temps est devenu froid… et les gens ne pouvaient plus aller chasser ni pêcher. » En quelques jours, les lacs et rivières, récemment dégelés, ont gelé de nouveau. Le temps chaud n’est revenu qu’au printemps (début avril) de l’année suivante.
Source : Anchorage Daily News.

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One of the most devastating eruption in history was that of Laki Volcano in south-east Iceland. For eight months in 1783, a fissure eruption spewed lava and belched noxious fumes into the atmosphere. One-quarter of the Icelandic population died. The sulfur-rich gases that spread worldwide reflected the sun’s rays, causing temperatures to drop and making many places on Earth cooler.

Using evidence held in white spruce trees, researchers think the Laki eruption was a catastrophe for northwest Alaska residents who had no idea why July turned into November that year.

A scientist from the tree-ring lab at Lamont-Doherty Earth Observatory in New York told the story of Alaska’s year without a summer. She displayed a photo of tree rings from a white spruce tree from Alaska. Amid a series of dark lines is a faint one that lines up with the year 1783.

In June of 1940, an archaeologist and mining engineer, flew from Fairbanks to Allakaket. Once in that small village, he travelled to the headwaters of the Kobuk River where he lashed together a log raft. He floated it down the river, taking tree cores along the way and stopping at known and possible archaeological sites.

At the mouth of the Kobuk, he turned right and traveled up the Noatak River. Then, he went on to the Seward Peninsula and finished his scientific journey in the town of Haycock, not far from today’s village of Koyuk. In the autumn of 1940, the archaeologist wrote his master’s thesis, detailing his remarkable season of fieldwork and the hundreds of tree cores he acquired.

Half a century later, scientists at Lamont-Doherty used some of his samples. With other tree-ring records gathered in Alaska and the real weather-station data gathered at the University of Alaska and other places, the researchers reconstructed Alaska summer temperatures from the late 1600s to the present. They figured average Alaska temperatures from May to August were about 11.6°C for most of that time. In 1783, the May to August average temperature was about 6.6°C.

To further show the weirdness of 1783, the Lamont-Doherty scientists also cited a book of oral traditions from Natives of northwest Alaska. It describes four ancient legends, each linked to the near-extinction of everyone living in northwest Alaska. The first two events were too far back for the researchers to imagine what they might have been. The fourth and most recent disaster was the influenza epidemic of 1918 that hit Alaska and the rest of the world so hard. In between, the third calamity in northwest Alaska was linked to the Iceland eruption. That year (perhaps 1783), in the springtime migratory birds had returned to Alaska and all seemed normal, until after June passed. Then, on can read in the book : “suddenly it turned into cold weather … and people could not go out hunting and fishing. In a few days, the lakes and rivers, recently thawed, froze over. Warm weather did not return until spring (early April) of the next year.”

Source : Anchorage Daily News.

Les larmes des caribous // The tears of the caribou

Lorsque l’on voyage en voiture dans le nord de la Scandinavie, du Canada et de l’Alaska, on a de fortes chances de voir des caribous sur le bord de la route, et parfois même sur la chaussée. Ces animaux sont appelés ‘rennes’ par les Scandinaves et ‘caribous’ sur le continent américain.

Le problème, c’est que leur nombre a chuté drastiquement au cours des dernières décennies, probablement en grande partie à cause du réchauffement climatique.

En Alaska dans les années 1990, la harde de caribous de l’Arctique de l’Ouest comprenait quelque 500 000 têtes qui parcouraient un territoire grand comme les 4/5e de la France, offrant aux populations autochtones une source de nourriture régulière.

Entre 1990 et 2021, le nombre de caribous en Alaska a chuté de moitié et la réduction est beaucoup plus globale et affecte tout l’Arctique. Entre la fin des années 1990 et 2018, le nombre de caribous en Alaska, mais aussi au Canada, en Norvège et en Russie a chuté de 56%, passant de d’environ 5 millions à 2 millions d’individus. La baisse n’a cessé de se poursuivre après 2018.

Les causes de cette disparition massive des rennes et des caribous sont encore mal définies, même si on pense que la hausse des températures a joué un rôle déterminant. Par exemple, la neige que l’on observait autrefois pendant l’hiver arctique est souvent remplacée par des pluies verglaçantes qui piègent la nourriture des animaux sous une couche de glace impénétrable, entraînant famine et mort des caribous. De plus, avec la hausse des températures, les été s’allongent avec la multiplication des parasites et des incendies de végétation, de plus en plus nombreux dans la toundra.

On a accusé le loup de tuer trop de caribous, mais les chasseurs sont eux aussi responsables. En fait, c’est surtout l’exploitation minière qui, a côté du réchauffement climatique, pourrait expliquer la chute du nombre de caribous. Plusieurs études ont montré que le développement industriel perturbe le comportement de ces animaux. Ils perçoivent les routes et les oléoducs comme des obstacles qui entravent leurs voies migratoires et leurs modes d’alimentation. L’exploitation minière dans les Territoires du Nord Ouest des Etats Unis n’est pas près de s’arrêter car elle fournit des emplois à la population et des millions de dollars de revenus. Avec le réchauffement climatique, la fonte des glaces et le dégel du permafrost arctiques, de nouveaux gisements vont devenir exploitables comme vient de le démontrer l’accord signé par Joe Biden dans le nord de l’Alaska.

La situation actuelle risque fort de se solder par une perte d’identité du caribou dont le mode de vie se trouve bouleversé. Ce bouleversement d’un mode de vie affecte également les populations autochtones habituées à puiser dans la nature les ressources nécessaires à leur alimentation. Les denrées acheminées depuis l’extérieur par avion coûtent beaucoup plus cher.

Source : National Geographic.

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When you travel by car in northern Scandinavia, Canada and Alaska, you are likely to see caribou on the side of the road, and sometimes even on the roadway. These animals are called ‘reindeer’ by the Scandinavians and ‘caribou’ on the American continent.
The problem is that their numbers have dropped drastically in recent decades, probably largely due to global warming.

In Alaska in the 1990s, the Western Arctic caribou herd comprised some 500,000 heads that roamed an area four fifths of France, providing indigenous populations with a regular food source.
Between 1990 and 2021, the number of caribou in Alaska fell by half and the reduction is much more global, affecting the entire Arctic. Between the end of the 1990s and 2018, the number of caribou in Alaska, but also in Canada, Norway and Russia, fell by 56%, from around 5 million to 2 million individuals. The decline continued after 2018.
The causes of this massive disappearance of reindeer and caribou are still poorly understood, although it is believed that rising temperatures played a determining role. For example, the snow once seen during the Arctic winter is often replaced by freezing rain that traps animal food under an impenetrable layer of ice, leading to caribou starvation and death. In addition, with rising temperatures, summers are getting longer with the multiplication of parasites and wildfires which are more and more numerous in the tundra.
The wolf has been accused of killing too many caribou, but hunters are also responsible. In fact, it is mainly the mining industry which, alongside global warming, could explain the fall in caribou numbers; Several studies have shown that industrial development disrupts the behavior of these animals. They perceive roads and oil pipelines as obstacles that hinder their migratory routes and their feeding methods. Mining in the Northwest Territories of the United States is not about to stop as it provides jobs to the population and millions of dollars in revenue. With global warming, melting ice and thawing of Arctic permafrost, new deposits will become exploitable as has just been demonstrated by the agreement signed by Joe Biden in northern Alaska.
The current situation is likely to result in a loss of identity for the caribou whose way of life is disrupted. This disruption of a way of life also affects indigenous populations accustomed to drawing from nature the resources necessary for their food. The food transported from outside by air costs much more.
Source: National Geographic.

Caribous en Alaska (Photo: C. Grandpey)

Les endroits les plus froids sur Terre // The coldest places on Earth

Un article récemment publié sur Internet nous montre les endroits les plus froids de la planète. Ce sont les endroits où la température de l’air, à 2 mètres au-dessus de la surface, est la plus basse jamais mesurée. Lorsqu’on se trouve au-dessus ou au-dessous de cette hauteur de référence, la température est susceptible de se modifier.
Voici quelques-unes des températures les plus extrêmes mesurées dans le monde, de la plus élevée à la plus basse :

Denali, Alaska : – 47,8 °C
La température la plus froide jamais enregistrée dans le parc national du Denali, autrefois connu sous le nom de Mont McKinley, était de moins 47,8 degrés Celsius.

Photo: C. Grandpey

Parc Prospect Creek, Alaska : – 62,2 °C
La température la plus basse enregistrée en Alaska a été observée en 1971 lorsque le camp de Prospect Creek, au nord du cercle polaire arctique, a atteint moins 62,2 degrés Celsius.

Iakoutsk, Sibérie, Russie : – 62,7°C
A Iakoutsk l’une des villes les plus froides du monde, la température est tombée à moins 62,7 degrés Celsius en 2023. Janvier est généralement le mois le plus froid dans cette ville.

Summit Camp, Groenland : – 66,7°C
Situé à une altitude de 3 210 mètres, Summit Camp a une température hivernale moyenne d’environ moins 66,7 degrés Celsius.

Oymyakon, Sibérie, Russie : – 71,2°C
Oymyakon, qui signifie « eau non gelée », atteint une température moyenne de moins 50 degrés Celsius en hiver. La température la plus basse jamais enregistrée a été de moins 71,2 degrés Celsius.

Dôme Argus, Antarctique : – 82,5°C
La température la plus froide jamais enregistrée à Dome Argus était de moins 82,5 degrés Celsius en juillet 2005. Dome Argus abrite une station météorologique automatique établie conjointement par l’Australie et la Chine.

Station Amundsen-Scott, Antarctique : – 82,8°C
Dans cette station de recherche américaine, du nom des explorateurs Roald Amundsen et Robert F. Scott, la température varie de moins 82,8 degrés Celsius à moins 13,6 degrés Celsius, selon la saison. La station se trouve sur une calotte glaciaire à une altitude de 2 835 mètres. Elle peut accueillir 50 personnes en hiver et 150 en été.

Station Vostok, Antarctique : – 89,2°C
Gérée par le gouvernement russe, la station Vostok se trouve sur la calotte glaciaire de l’Antarctique oriental. Le 21 juillet 1983, les chercheurs travaillant à la station ont mesuré l’une des températures de l’air les plus basses jamais enregistrées : moins 89,2 degrés Celsius.

A High Ridge, sur le plateau de l’Est Antarctique, Antarctique : – 93,2 ° C
L’endroit le plus froid sur Terre est une haute crête – high ridge – située sur le plateau de l’Antarctique oriental, à 4 093 mètres au-dessus du niveau de la mer, où les températures peuvent descendre jusqu’à moins 93,2 degrés Celsius, ce qui s’est produit le 10 août 2010.
Selon la NASA, cette région a battu le précédent record détenu par la station de Vostok en 1983.

Source: BAS

L’article explique les conditions nécessaires pour que l’on enregistre une température record. La première est l’obscurité prolongée. Chaque année, le pôle Sud géographique et les zones voisines entrent dans la nuit polaire. Le plateau de l’Est Antarctique est également très froid en raison de l’altitude élevée. La neige à la surface du sol réfléchit la majeure partie de l’énergie solaire – environ 90 pour cent ou plus – vers l’atmosphère. De plus, les nuits polaires surviennent en hiver, lorsqu’il n’y a pas d’énergie solaire du tout. Enfin, en raison de l’éloignement de la côte, il est rare que des masses d’air plus chaud pénètrent à l’intérieur des terres.
Des températures de surface extrêmes telles que moins 98 degrés Celsius ne se produisent que dans certaines circonstances. L’obscurité prolongée ne suffit pas. D’autres conditions sont nécessaires: un air calme, aucun nuage, une atmosphère extrêmement sèche, et une légère dépression de 2 à 3 mètres de profondeur et environ 3 kilomètres de diamètre dans le relief.
Pour résumer, les dépressions peu profondes situées en haute altitude sur le plateau de l’Est Antarctique peuvent devenir les endroits les plus froids de la Terre pendant l’hiver polaire.
Source : How Stuff Works (Comment ça marche).

Voici un court document de la NASA à propos de l’endroit le plus froid sur Terre :

https://youtu.be/Hp6wMUVb23c

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An article recently published on the Internet shows us the coldest places on Earth. This means places where surface (2 meters above the surface) air temperature is the lowest ever measured. When you go higher or lower than the 2 meters, the measured temperature may change.

Here are some of the most extreme temperatures measued around the world, from the highest to the lowest :

Denali, Alaska : -47.8°C

The coldest temperature ever recorded in Denali National Park, previously known as Mt. McKinley, was minus 47.8 degrees Celsius.

Prospect Creek Park, Alaska : -62.2°C

The lowest temperature recorded in Alaska happened in 1971 when Prospect Creek Camp, north of the Arctic Circle, hit minus 62.2 degrees Celsius).

Yakutsk, Siberia, Russia : – 62.7°C

In one of the world’s coldest cities, the temperature in Yakutsk dropped to minus 62.7 degrees Celsius in 2023. January is usually the coldest month in the city.

Summit Camp, Greenland : – 66.7°C

Sitting at an elevation of 3,210 meters, Summit Camp has an average winter temperature of about minus 66.7 degrees Celsius.

Oymyakon, Siberia, Russia : – 71.2°C

Oymyakon, which means « unfrozen water, » reaches an average temperature minus 50 degrees Celsius in the winter. The lowest temperature ever recorded there was minus 71.2 Celsius.

Dome Argus, Antarctica : – 82.5°C

The coldest temperature ever recorded at Dome Argus was minus 82.5 degrees Celsius in July 2005. Dome Argus is home to an automatic weather station that Australia and China launched in conjunction.

Amundsen-Scott Station, Antarctica : – 82.8°C

At this U.S. research station, named after explorers Roald Amundsen and Robert F. Scott, the temperature varies from minus 82.8 degrees Celsius to minus 13.6 degrees Celsius, according to the season. The station is on an ice sheet at an elevation of 2,835 meters. The station can house 50 people in the winter and 150 during the summer.

Vostok Station, Antarctica : – 89.2°C

Run by the Russian government, Vostok Station is on the East Antarctic Ice Sheet. On July 21st, 1983, researchers working at the station measured one of the lowest near-surface air temperatures that’s ever been recorded: minus 89.2 degrees Celsius.

A High Ridge in East Antarctic Plateau, Antarctica : – 93.2°C

The coldest place on Earth is a high ridge located on the East Antarctic Plateau, 4,093 meters above sea level, where temperatures can fall to minus 93.2 degrees Celsius, which is what happened on August 10th, 2010.

According to NASA, this region broke the previous record held by the Vostok Research Station in 1983.

The article explains the necessary conditions for a record-low temperature. The first one isthe prolonged darkness. Each year, the geographic South Pole and nearby areas undergo a polar night. The East Antarctic Plateau is also so cold because of high altitude and the snow on the surface reflects most of the solar energy back, about 90 percent or more, to the atmosphere. Moreover, the polar nights are during the winter when there is no solar energy at all. At last, because of the great distance from the coast, there are rarely warmer coastal air masses penetrating inland to bring the heat.

Extreme surface temperatures of minus 98 degrees Celsius only occur under just the right circumstances. Prolonged darkness alone is not enough. Other conditions require a still air, zero clouds, incredibly dry atmosphere and a subtle depression of 2 to 3 meters depth and about 3 kilometres across.

To sum it up, shallow depressions in a high-elevation part of the East Antarctic Plateau can become the coldest places on the face of the Earth during the polar winter.

Source : How stuff works.

Here is a short NASA document about the coldest place on Earth :

https://youtu.be/Hp6wMUVb23c