Un nouveau plan de protection des ours polaires // A new conservation plan for the polar bears

drapeau-francaisA quelques jours de la cérémonie d’investiture de Donald Trump qui prétend que le changement climatique est un canular, l’administration Obama vient de diffuser une nouvelle mouture du Conservation and Recovery Plan (CRP) dont le but principal est de protéger l’ours polaire, icône du réchauffement de l’Arctique. Ce plan de gestion et de conservation des espèces décrit les mesures qui aideront l’ours polaire à se maintenir à l’état sauvage à court terme, tout en prenant en compte les menaces qui pèsent sur le plantigrade et qui demanderont des mesures sur le long terme. Le plan identifie le réchauffement climatique comme la seule et unique menace pour les ours polaires. Il indique que la réduction rapide et efficace des émissions mondiales de gaz à effet de serre est «la mesure la plus importante pour la conservation et la protection des ours polaires».
Etant donné que le président élu Donald Trump méprise la climatologie et pousse à une utilisation accrue des combustibles fossiles émettant du carbone, on peut se demander si ce plan survivra, mais ses défenseurs restent optimistes. En effet, le plan a force de loi. La Loi sur les espèces en voie de disparition, qui protège les ours polaires depuis qu’ils ont été classés comme espèce menacée en 2008, prévoit un plan de protection des plantigrades, au même titre que la Loi sur la protection des mammifères marins. Au final, le plan répond à ces deux obligations juridiques dans un document unique. Il reflète également un consensus parmi un large éventail de personnes concernées, en particulier les autochtones de l’Alaska qui chassent les ours polaires, mais aussi les représentants de l’industrie pétrolière dont les entreprises opèrent dans l’habitat des ours polaires.
Pour lutter directement contre les émissions de carbone, le plan demande au Fish and Wildlife Service des Etats-Unis et aux autre structures du même type de cautionner les efforts du gouvernement fédéral pour maintenir le réchauffement climatique au-dessous de 2 degrés Celsius, objectif fixé par la COP 21 de Paris à la fin de l’année 2015. Même si Donald Trump continue à vouloir retirer les États-Unis de l’accord climatique de Paris, les réductions de carbone par d’autres pays auront un effet positif sur l’Arctique et les ours polaires de l’Alaska.
En attendant, plusieurs tâches à court terme peuvent être accomplies pour venir en aide aux ours polaires de l’Alaska, comme la réduction des interactions entre l’homme et l’animal, la protection des endroits où les ourses creusent des tanières pour donner naissance à leurs petits et la réduction des risques pollution par les hydrocarbures. Au total, ces mesures coûteraient environ 13 millions de dollars par an.
Entre le milieu des années 1980 et le milieu des années 1990, environ deux tiers des tanières d’ours polaires se trouvaient sur la banquise. Toutefois, au cours de la dernière décennie, environ 60 pour cent des tanières ont migré vers la terre ferme. Pour protéger les ours polaires, il faudra identifier les lieux où se trouvent les mères et leurs petits et éviter toute perturbation.
Comme les ours polaires d’Alaska franchissent les frontières entre les pays, le plan prévoit également une coopération accrue avec la Russie et le Canada.
La gestion continue de la chasse de subsistance est un autre élément du plan de conservation de l’ours polaire. Aux États-Unis, seuls les autochtones de l’Alaska sont autorisés à chasser les ours polaires, en vertu du Marine Mammal Protection Act. La loi, signée par le président Nixon en 1972, interdit la chasse des ours polaires pour les trophées aux États-Unis, activité qui constituait la plus grande menace pour les populations américaines d’ours polaires dans le passé. La chasse de subsistance en Alaska est très limitée et ne saurait avoir un impact négatif sur la population de plantigrades.
D’autres éléments du plan de conservation concernent la recherche, en particulier les efforts de tous  les pays pour prévenir la pollution de la mer par les hydrocarbures.
Source: U.S. Fish and Wildlife Service.

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drapeau-anglaisJust days before the inauguration of a Donald Trump who has dismissed climate change as a hoax, the Obama administration has just released a broad Conservation and Recovery Plan (CRP) aimed at helping an icon of Arctic warming – the polar bear. This final Conservation Management Plan (CMP) outlines actions that will help this revered symbol of the Arctic persist in the wild in the near-term, while also acknowledging the primary threat to the bear will entail longer-term actions.

The plan identifies climate warming as the single and overwhelming threat to polar bears. Prompt and aggressive reduction of the global greenhouse gas emissions is « the single most important action for conservation and recovery of polar bears, » the plan says.

But with President-elect Donald Trump disparaging climate science and pushing for expanded use of carbon-emitting fossil fuels, one can wonder whether this plan will survive. Its defenders think it will. The plan is a legal requirement.  The Endangered Species Act, which has protected polar bears since they were listed as threatened in 2008, mandates a recovery plan, and the Marine Mammal Protection Act, which also safeguards polar bears, mandates a conservation plan. The final plan meets both legal mandates in a single document. The plan also reflects a consensus among a wide range of affected people, including Alaska Natives who hunt polar bears and oil industry representatives whose companies operate in polar-bear habitat.

To directly tackle carbon emissions, the plan calls for the U.S. Fish and Wildlife Service and other agencies to support ongoing federal efforts to keep global warming below 2 degrees Celsius, the target set by the COP 21 in Paris at the end of 2015. Even if Trump follows through on his pledge to pull the United States out of the Paris climate agreement, other nations’ carbon reductions will benefit the Arctic and the polar bears of Alaska.

In the interim, there are several shorter-term tasks that should be undertaken to help Alaska’s polar bears, like reducing human-bear interactions, protecting the places where mother bears dig dens to give birth to cubs and reducing risks of oil spills. In all, the recommended actions would cost about $13 million a year, according to the document.

In previous times, from the mid-1980s to mid-1990s, about two-thirds of polar bear dens were established on the sea ice. But in about the past decade, about 60 percent of the dens are on land. Protecting polar bears will require identifying the places holding mother bears and their newborn cubs, and avoiding any disturbances to them.

Since Alaska’s polar bears roam across international borders, the plan also calls for stepped-up cooperation with Russia and Canada.

Continued management of subsistence hunting is another element of the conservation and recovery strategy. In the United States, only Alaska Natives are allowed to hunt polar bears, under the Marine Mammal Protection Act. The act, signed by President Nixon in 1972, outlawed trophy hunting of polar bears in the United States, an activity that was the biggest threat to U.S. populations in the past. The Alaska subsistence hunt is far too small to have any negative population impact.

Other elements of the recovery and conservation plan released on Monday are increased research, including international efforts, and continued work to prevent and respond to oil spills.

Source: U.S. Fish and Wildlife Service.

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Photo: C. Grandpey

Bogoslof (Aléoutiennes / Alaska) : Nouvel épisode éruptif // New eruption

drapeau-francaisLe Bogoslof vient de connaître un nouvel épisode éruptif.
Dans un premier courriel en date du dimanche 8 janvier à 22h32 (heure locale), l’AVO indiquait que la sismicité détectée sur les îles voisines était en hausse, ce qui laissait supposer qu’une éruption explosive était imminente ou avait commencé. Aucun éclair n’était détecté et aucun nuage de cendre n’était visible sur les images satellitaires.

Un deuxième courrier électronique envoyé dimanche à 22h54 (heure locale) a confirmé qu’une éruption explosive avait débuté vers 22h23 (heure locale). Elle apparaissait sur les données sismiques, avec le signal maximum vers 22h31. Le signal sismique a ensuite diminué vers 22h38 mais était toujours au-dessus de la normale. Au vu de la sismicité, il s’agissait d’un événement au moins aussi important que les précédents. La couleur de l’alerte aérienne est passée au Rouge et le niveau d’alerte volcanique à  Vigilance.

Un troisième courrier électronique envoyé le lundi 9 janvier à 12h16 (heure locale) l’AVO a indiqué que l’éruption explosive, commencée vers 22h30, avait été détectée grâce aux données sismiques en provenance des îles voisines et elle avait été accompagnée d’éclairs. Les données sismiques révèlent deux fortes séquences éruptives vers  22h33 et 22h56 le 8 janvier et 07h56 le 9 janvier, ce qui correspond aux deux nuages volcaniques bien distincts observés sur les images satellitaires. Le deuxième nuage était plus grandvolumineux et atteignait une altitude de10 500 mètres. Le vent emportait le nuage vers le nord-ouest.

L’AVO a également déclaré que d’autres événements explosifs sont susceptibles d se produire sur le Bogoslof sans prévenir. En raison de l’imprévisibilité de la situation, la couleur de l’alerte aérienne reste Rouge et le niveau d’alerte volcanique est maintenu à Vigilance.

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drapeau-anglaisBogoslof has gone through another eruptive episode.

In a first e-mail ssued on Sunday, January 8th at 10:32 PM (local time), AVO indicated that  seismicity detected on nearby islands was elevated and increasing in intensity, suggesting that an explosive eruption was likely imminent or had commenced. No lightning had been detected nor any cloud visible in satellite.

A second e-mail issued on Sunday at 10:54 PM (local time) confirmed that an explosive eruption had occurred around 22:23 (local time) as detected in seismic and infrasound data, with the strongest signal at about 22:31. The seismic signal declined around 22:38 but was still above background. Seismicity suggested an event at least as large as others. The aviation Colour Code was raised to RED and the Volcano Alert Level to WARNING.

A third e-mail issued on Monday, January 9th at 12:16 AM (local time) indicated that the explosive eruption, which started at about 22:30 was detected in seismic and infrasound data from neighbouring islands and produced lightning. Seismic data suggested two strong eruptive pulses within that period, at 22:33-22:34 and 22:56 on January 8th and 07:56 on January 9th, consistent with two distinct volcanic clouds observed in satellite images. The second cloud was larger and reached as high as 10,500 metres. Winds were blowing the volcanic clouds to the northwest.

AVO also declared that additional explosive events at Bogoslof may occur without warning. Due to the unpredictability of the situation, the Aviation Colour Code remains RED and the Volcano Alert Level WARNING.

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L’éruption du 3 janvier 2017 vue depuis l’espace (Source: NASA)

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Nuage éruptif du Bogoslof le 5 janvier 2017 (Crédit photo: AVO)

Suite de l’éruption du Bogoslof (Iles Aléoutiennes / Alaska) // The eruption of Bogoslof Volcano continues in the Aleutians

drapeau-francaisL’AVO m’a envoyé un premier e-mail indiquant que dans la soirée du 5 janvier, l’Observatoire avait détecté une hausse de la sismicité sur le Bogoslof. Elle s’est accompagnée d’éclairs indiquant qu’un épisode  explosif était en train d’avoir lieu. Sur la base de ces signaux, l’AVO a élevé la couleur de l’alerte aérienne à Rouge.
Dans un deuxième message, l’AVO m’a dit que l’éruption avait été de courte durée avec une durée estimée à environ 5 minutes. Le nuage volcanique était visible sur les images satellitaires ; il se déplaçait vers le nord du volcan à une altitude estimée de 10 500 mètres.
De nouvelles éruptions explosives peuvent se produire sur le Bogoslof sans prévenir. C’est pourquoi la couleur de l’alerte aérienne est maintenue au Rouge et l’alerte volcanique à Vigilance.

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drapeau-anglaisAVO sent me a first e-mail indicating that late in the evening of January 5th, the Observatory detected an escalation in seismicty. It was accompanied by lightning strikes indicating that a significant explosion had occurred. Based on the intensity of these signals AVO raised the Aviation Colour Code to RED.

In a second message, AVO told me the explosion was short-lived with an estimated duration of about 5 minutes. The volcanic cloud was visible in satellite data moving north from the volcano at an estimated height of 10,500 metres a.s.l.

Additional explosive events at Bogoslof may occur without warning. Due to the unpredictability of the situation, the Aviation Colour Code remains RED and the Volcano Alert Level WARNING.

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Image satellitaire montrant le nuage éruptif du Bogoslof quelques minutes après l’éruption du 5 janvier.

2016, l’année la plus chaude de tous les temps sur la planète // 2016, the warmest year ever on the planet

drapeau-francaisL’Organisation Météorologique Mondiale (OMM) a présenté, fin décembre, le bilan climatique provisoire de l’année écoulée et indiqué que l’année 2016 a été la plus chaude jamais observée depuis le début des mesures, voilà cent trente-sept ans. Elle battra, et de très loin, le record de l’année 2015 qui avait elle-même battu celui de l’année précédente. En 2016, la température moyenne terrestre aura été de 1,2°C au-dessus de la moyenne préindustrielle, soit environ 0,2 °C de plus que le record de 2015. Pour des êtres humains, 0,2°C est infime en ressenti, mais c’est énorme d’un point de vue climatique, en particulier au niveau de la banquise et des glaciers. Sur le long terme, la tendance du réchauffement anthropique correspond à une hausse de la température de 0,17°C par décennie !

L’une des causes de cette hausse spectaculaire est l’arrivée, en début d’année 2016, d’un puissant phénomène El Niño. Ce réchauffement du Pacifique équatorial – qui survient cycliquement tous les trois à sept ans – contribue à une élévation de la température moyenne mondiale et vient s’ajouter au réchauffement dû aux émissions humaines de gaz à effet de serre. El Niño est actuellement en perte de vitesse et en passe d’être remplacé par La Niña, plus froide. Il semblerait toutefois que l’effet de cette masse d’air plus froid ait du mal à se faire sentir. Comme je l’indiquais dans ma note précédente, la température de la fin décembre 2016 dans le nord de l’Alaska a atteint un niveau jamais vu auparavant.

Il semblerait que les émissions de gaz à effet de serre aient tendance à se stabiliser depuis 2014, mais l’accumulation de dioxyde de carbone (CO2) dans l’atmosphère ne faiblit pas, comme le prouve la courbe de Keeling qui indique que les niveaux de CO2 atmosphérique ont dépassé le seuil symbolique de 400 parties par millions [ppm]. On remarque en particulier que l’accumulation de CO2 dans l’atmosphère en décembre 2016 est supérieure à ce qu’elle était en décembre 2015. Le niveau de CO2 préindustriel était d’environ 270 ppm, et il n’avait jamais dépassé 300 ppm au cours du dernier million d’années.

Dans les océans, les records de température ont contribué au blanchissement des récifs coralliens tandis que, sur terre, des inondations, des sécheresses et des cyclones tropicaux ont bouleversé la vie de millions de gens et ont entravé le progrès socio-économique. Il est à noter que la France connaît en ce moment un déficit pluviométrique extrêmement important, visible en montagne avec le manque de neige. Comme je l’ai fait remarquer à plusieurs reprises, l’un des phénomènes les plus notables de l’année 2016 a été la persistance de températures très élevées dans l’Arctique, accompagnée d’une surface particulièrement faible de glace de mer. Selon l’OMM, les régions ayant connu les températures extrêmes sont l’Alaska, l’Ouest canadien, le nord et l’est des Etats-Unis, plusieurs régions éparses d’Afrique, ainsi que la plus grande part de l’Amérique centrale. En France et en Europe en général, 2016 ne marquera pas de record particulier. A l’échelle mondiale, sur les dix-sept années les plus chaudes jamais mesurées, seize appartiennent au siècle en cours.

Source : OMM.

NB : Je conseille aux climato-sceptiques (certains consultent mon blog !) de regarder sur la chaîne de télévision ARTE le documentaire de James Balog « Chasing Ice » (il est traduit !) qui montre des preuves irréfutables, autant que spectaculaires, de l’impact du réchauffement climatique sur la fonte des glaciers.

J’ai eu l’occasion de rencontrer James Balog à l’occasion du Festival de Montier-en-Der 2015 où j’exposais, comme James, des photos de glaciers pour illustrer le réchauffement climatique. Il faut savoir que James Balog faisait partie des climato-sceptiques, mais sa découverte de la banquise et des glaciers l’a rapidement fait changer de côté ! Je peux vous assurer que c’est un sacré bonhomme !

On peut revoir ce documentaire sur le site Internet de la chaîne jusqu’au 11 janvier. Il suffit de vous rendre sur cette page :

http://www.tv-replay.fr/programmes-tv/arte/nc/date/1.html

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drapeau-anglais2016 has been the hottest year since the meteorological records existed. The world temperature should exceed the pre-industrial average by 1.2°C, well above that of 2015. In 2016, the mean Earth temperature was 1.2°C above the pre-industrial average, about 0.2°C more than the record of 2015. For humans, 0. 2°C is very small, but it is enormous from a climatic point of view, especially in terms of sea ice and glaciers. Over the long term, the trend of anthropogenic warming corresponds to a rise in temperature of 0.17°C per decade!
One of the causes of this dramatic increase is the arrival in early 2016 of a powerful El Niño phenomenon. This warming of the equatorial Pacific – which occurs cyclically every three to seven years – contributes to a rise in global average temperatures and adds to the warming caused by human emissions of greenhouse gases. El Niño is currently losing ground and is being replaced by La Niña, which is colder. It would seem, however, that the effect of this colder air mass is difficult to make itself felt. As I indicated in my previous note, the temperature in late December 2016 in northern Alaska reached a level never seen before.
It seems that the emissions of greenhouse gases have stabilized since 2014, but the accumulation of carbon dioxide (CO2) in the atmosphere does not falter, as shown by the Keeling curve, which indicates that CO2 levels have exceeded the symbolic threshold of 400 parts per million [ppm]. In particular, the accumulation of CO2 in the atmosphere in December 2016 was higher than in December 2015. The pre-industrial CO2 level was about 270 ppm and never exceeded 300 ppm over the last million years.
In the oceans, temperature records have contributed to the bleaching of coral reefs, while on land floods, droughts and tropical cyclones have disrupted the lives of millions of people and have hampered socio-economic progress. It should be noted that France is currently experiencing an extremely large rainfall deficit, visible in the mountains with the lack of snow. As I have pointed out several times, one of the most notable phenomena of the year 2016 has been the persistence of very high temperatures in the Arctic, accompanied by a particularly low surface area of sea ice. According to WMO, the regions with the extreme temperatures are Alaska, Western Canada, northern and eastern United States, several scattered regions of Africa, as well as a large part of Central America. In France and in Europe in general, 2016 will not score a particular record. Globally, out of the seventeen warmest years ever measured, sixteen belong to the current century.

Source : WMO.

NB: I would advise climato-skeptics (some of them consult my blog!) to watch on the TV channel ARTE James Balog’s documentary « Chasing Ice » which shows irrefutable and dramatic evidence of the impact of global warming on the melting of glaciers.
I had the opportunity to meet James Balog at the Montier-en-Der 2015 Festival where I exhibited, like James, photos of glaciers to illustrate global warming. Remember that James Balog was along the climato-skeptics, but his discovery of the icefield and the glaciers quickly made him change his mind! I can assure you he’s a damn good guy!
This documentary can be replayed on the channel’s website until January 11th. Just go to this page:
Http://www.tv-replay.fr/programmes-tv/arte/nc/date/1.html

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keeling-copie

 Courbe de Keeling le 1er janvier 2017 (les 400 ppm restent largement dépassés) avec évolution sur une année.

 keeling-2

Evolution globale des émissions de CO2. La courbe existe depuis 1958, grâce aux mesures effectuées sur le Mauna Loa à Hawaii. Les données précédentes s’appuient sur les carottes de glace prélevées dans l’Arctique.