État d’urgence national décrété en Italie après le passage du cyclone Harry

Comme promis dès la constatation des dégâts subis par la Calabre, la Sardaigne et surtout la Sicile lors du passage du cyclone Harry, le gouvernement de Georgia Meloni a déclaré ce lundi 26 janvier 2026 l’état d’urgence national. Cette annonce a été faite à l’issue de la réunion du Conseil des ministres. L’état d’urgence sera en vigueur pendant 12 mois, renouvelable une fois pour une période supplémentaire de 12 mois, conformément au Code de la protection civile.
Un montant total de 100 millions d’euros a été alloué par le Fonds national d’urgence pour les premières interventions d’urgence. Certaines routes littorales sont carrément tombées dans la mer et leur reconstruction est particulièrement urgente. Les efforts de reconstruction seront coordonnés par les présidents des régions concernées. Cette somme de 100 millions d’euros ne couvrira qu’une petite partie des dégâts estimés à un million et demi d’euros.

Crédit photo: AFP

Le ministre de la Protection civile a remercié la Première ministre pour sa sensibilité, son attention et sa réactivité.

Dans les prochains jours, le gouvernement adoptera une nouvelle mesure interministérielle afin de permettre la restauration et la reconstruction des infrastructures endommagées, dès que l’évaluation détaillée des dégâts par les Régions sera achevée.

Source : presse italienne.

Antarctique : La triste marche de l’Empereur // Antarctica : The Emperor’s sad march

Une nouvelle étude publiée dans la revue Nature Communications: Earth & Environment révèle que la plus grande espèce de manchots au monde a vu sa population diminuer de 22 % au cours des 15 années de suivi de 16 colonies en Antarctique. Les populations de manchots empereurs en Antarctique ont diminué de près d’un quart car le réchauffement climatique a transformé leur habitat. L’étude alerte sur le fait que ces pertes sont bien plus importantes qu’on ne le pensait.

Crédit photo : Wikipedia

Les scientifiques ont utilisé des satellites pour étudier 16 colonies situées dans la Péninsule Antarctique, la mer de Weddell et la mer de Bellingshausen. Ces 16 colonies représentent près d’un tiers de la population mondiale de manchots empereurs. Les conclusions des scientifiques sont affolantes et beaucoup plus inquiétantes que les estimations les plus pessimistes des populations actuelles qui avaient été établies par modélisation informatique. Les chercheurs savaient que le réchauffement climatique était à l’origine de ces pertes, mais la rapidité du déclin est particulièrement préoccupante.
L’étude explique que le nombre de manchots a diminué de 22 % entre 2020 et 2024 dans les colonies observées. Ce chiffre est à comparer avec une estimation précédente faisant état d’une réduction de 9,5 % sur l’ensemble de l’Antarctique entre 2009 et 2018.
La hausse des températures amincit et déstabilise la glace sous les pattes des manchots dans leurs zones de reproduction. Ces dernières années, certaines colonies ont perdu tous leurs poussins car la glace avait cédé sous leur poids, précipitant les nouveau-nés dans la mer avant qu’ils soient assez âgés pour survivre à l’eau glacée de l’océan.
La nouvelle étude montre que le nombre de manchots est en déclin depuis le début des observations en 2009. Et ce, avant même que le réchauffement climatique ait un impact majeur sur la banquise, qui se forme le long des côtes de la région. Le réchauffement climatique reste toutefois le principal responsable de la réduction de la population de manchots, sans oublier d’autres défis tels que l’augmentation des précipitations ou la prolifération des prédateurs.
L’un des auteurs de l’étude a déclaré que les manchots empereurs constituent probablement l’exemple le plus flagrant des effets concrets du réchauffement climatique. En effet, il n’y a ni pêche ni destruction de leur habitat. Ce n’est pas, non plus, la pollution qui est à l’origine du déclin de leurs populations. C’est uniquement la température de la banquise sur laquelle ils se reproduisent et vivent qui est en cause, et c’est un signe évident du réchauffement climatique.
Selon une étude de 2020, la population de manchots empereurs compte environ 250 000 couples reproducteurs, tous situés en Antarctique. À sa naissance, le poussin manchot empereur sort d’un œuf maintenu au chaud pendant l’hiver par le mâle, tandis que la femelle part pour une expédition de pêche de deux mois. À son retour à la colonie, elle nourrit le petit par régurgitation, puis les deux parents se relaient pour se nourrir. Pour être capables de survivre seuls, les poussins doivent développer un plumage imperméable, processus qui commence généralement à la mi-décembre. La nouvelle étude a utilisé des images satellites à haute résolution prises durant les mois d’octobre et de novembre, avant que la région soit plongée dans l’obscurité hivernale.
Les prochaines études pourraient utiliser d’autres types de surveillance satellitaire, comme l’imagerie radar ou thermique, pour étudier les populations durant les mois les plus sombres, et étendre les observations aux autres colonies. Il est en effet nécessaire d’étudier le reste de la population pour vérifier si ce résultat inquiétant se généralise sur le continent. Il faut néanmoins noter que les colonies étudiées sont considérées comme représentatives de l’espèce. Les scientifiques pensent que les manchots sont susceptibles de migrer plus au sud, vers des régions plus froides dans les prochaines années, mais on ignore combien de temps ils pourront y survivre.
Selon certains modèles informatiques, l’espèce sera au bord de l’extinction d’ici la fin du siècle si rien n’est fait pour réduire les émissions de gaz à effet de serre.
Source: Le Monde via l’AFP.

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Une catastrophe majeure s’est produite en 2025 lorsqu’un immense iceberg a bloqué l’accès à la plus grande colonie de manchots empereurs connue au monde.
L’île Coulman, dans la mer de Ross en Antarctique, abrite l’une des plus importantes colonies de manchots empereurs au monde. Un iceberg de plus de 13 km de long s’est détaché de la plateforme glaciaire de Nansen au début du printemps 2025 et a dérivé lentement vers le nord. Fin juillet, il s’est immobilisé sur le passage emprunté par les manchots adultes pour rejoindre leurs zones de reproduction depuis le large.
C’était le pire moment pour les manchots. En juin, les femelles avaient pondu leurs œufs et étaient parties chasser en mer, laissant les mâles s’occuper des nids durant le rude hiver antarctique. Lorsque les mères ont tenté de revenir quelques semaines plus tard, l’iceberg avait bloqué leur passage. Résultat : environ 70 % des poussins n’ont pas survécu.

Source: Presse australienne.

La Marche de l’Empereur : le très beau documentaire de Luc Jacquet pourrait bien devenir le témoignage d’une époque révolue…

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New research published in the journal Nature Communications: Earth & Environment shows that the world’s largest penguin species declined 22% in the 15 years that scientists monitored 16 colonies in Antarctica.

Emperor penguin populations in Antarctica have shrunk by almost a quarter as global warming transforms their icy habitat. The study warns that the losses are far worse than previously imagined.

Scientists used satellites to assess 16 colonies in the Antarctic Peninsula, Weddell Sea and Bellingshausen Sea, representing nearly a third of the global emperor penguin population. What they found was probably about 50% worse than even the most pessimistic estimate of current populations using computer modeling. Researchers know that global warming is driving the losses but the speed of the decline is a particular cause for alarm.

The study explains that numbers declined 22% in the 15 years to 2024 for the colonies monitored. This compares with an earlier estimate of a 9.5% reduction across Antarctica as a whole between 2009 and 2018.

Rising temperatures are thinning and destabilizing the ice under the penguins’ feet in their breeding grounds. In recent years, some colonies have lost all their chicks because the ice has given way beneath them, plunging hatchlings into the sea before they were old enough to cope with the freezing ocean.

The new research suggests penguin numbers have been declining since the monitoring began in 2009. That is even before global warming was having a major impact on the sea ice, which forms over open water adjacent to land in the region. However, the culprit is still likely to be global warming, with other challenges for the penguins, such as higher rainfall or increasing encroachment from predators.

One of the authors of the study said that emperor penguins are probably the most clear-cut example of where global warming is really showing its effect. There’s no fishing. There’s no habitat destruction. There’s no pollution which is causing their populations to decline. It’s just the temperatures in the ice on which they breed and live, and these are obvious signs of global warming.

Emperor penguins number about a 250,000 breeding pairs, all in Antarctica, according to a 2020 study. A baby emperor penguin emerges from an egg kept warm in winter by a male, while the female in a breeding pair embarks on a two-month fishing expedition. When she returns to the colony, she feeds the hatchling by regurgitating and then both parents take turns to forage.To survive on their own, chicks must develop waterproof feathers, a process that typically starts in mid-December. The new research uses high resolution satellite imagery during the months of October and November, before the region is plunged into winter darkness.

Future research could use other types of satellite monitoring, like radar or thermal imaging, to capture populations in the darker months, as well as expand to the other colonies. It is necessary to look at the rest of the population to see if this worrying result transfers around the continent, although the colonies studied were considered representative. Scientists say there is hope that the penguins may go further south to colder regions in the future, but it is not clear how long they are going to last out there.

Computer models have projected that the species will be near extinction by the end of the century if humans do not reduce greenhouse gas emissions.

Source : Le Monde through AFP.

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A catastrophic breeding failure unfolded in 2025 after a massive iceberg blocked access to the largest known emperor penguin colony of its kind.

Coulman Island, located in Antarctica’s Ross Sea, hosts one of the world’s most significant emperor penguin colonies. An iceberg more than 13 km long broke off from the Nansen Ice Shelf in early spring 2025 and slowly drifted north. By late July, it had wedged itself directly in the path adult penguins rely on to travel from open water to their breeding grounds.

The timing couldn’t have been worse. By June, female emperor penguins had laid their eggs and gone to sea to hunt, leaving the males to tend the nests through the harsh Antarctic winter. When the mothers tried to return weeks later, the iceberg blocked the path and roughly 70% of the chicks didn’t survive.

Source: Australian news media.

La cendre du Kilauea (suite) // Kilauea’s ash (continued)

Suite à l’épisode éruptif n° 41 du Kīlauea et aux importantes retombées de cendres qu’il a provoquées, toutes les routes situées à l’est du sommet du volcan (Crater Rim Drive East et Chain of Craters Road) sont fermées à la circulation des véhicules et des vélos en raison de l’épaisse couche de téphras qui les recouvre. Les sentiers du secteur est restent accessibles aux randonneurs. Les site d’observation du Kīlauea Overlook et d’Uēkahuna ont rouvert.
Le personnel du parc s’efforce de dégager les téphras et de rouvrir le plus de sites possible.
L’éruption a produit d’énormes quantités de téphras et de cendres qui ont recouvert le sommet du Kīlauea. Routes, sentiers, bâtiments et véhicules du parc ont été recouverts de lapilli, de cendres et de débris volcaniques. Les fontaines de lave de l’éruption ont atteint 480 mètres de hauteur et les vents faibles n’ont pu empêcher les matériaux de retomber sur la zone sommitale du volcan, au lieu de les repousser vers le sud-ouest, comme le font habituellement les alizés.

Image webcam de l’éruption

Source : Service des parcs nationaux.

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Following Kilauea’s eruptive episode 41 and the significant ashfall it caused, all roads on the east side of the volcano’s summit (Crater Rim Drive East and Chain of Craters Road) are closed to vehicles and bicycles due to heavy amounts of tephra on their surface. The east side trails are accessible on foot and open to hikers. Kīlauea Overlook and Uēkahuna have reopened.

Park staff are working to clear tephra and reopen as much as possible.

The eruption produced huge amounts of tephra and ash that blanketed the summit of Kīlauea. Park roads, trails, buildings, vehicles were coated in chunks of rock, ash and Pele’s hair. Fountain heights reached 480 meters and light winds caused the material to fall around the summit instead of being pushed to the southwest by the usual trade winds.

Source : National Park Service.

Épisode 41 du Kilauea : Pluies de cendres à Hawaï // Kilauea’s Episode 41 : Ashfall in Hawaii

Dans ma note sur le 41ème épisode éruptif du Kilauea, j’indiquais que d’importantes retombées de téphra avaient été signalées dans le Parc national et ses environs, jusqu’à Hilo et sur la côte de Puna. La Protection civile a conseillé aux habitants et aux visiteurs de la Grande Île de prendre des précautions dans les zones touchées par les retombées de cendres et de téphra du Kilauea.
Le Service météorologique d’Honolulu avait émis une alerte aux retombées de cendres valable jusqu’à 6 h le 25 janvier pour l’est, l’intérieur et le sud/sud-est de la Grande Île.
Des fragments de lave, dont certains atteignaient la taille d’un pamplemousse selon l’Observatoire volcanologique d’Hawaï (HVO), sont tombés dans plusieurs zones proches du Parc national des volcans d’Hawaï qui a été fermé, ainsi que sur la Highway 11, entre les bornes kilométriques 25,5 et 32. Des photos diffusées sur les réseaux sociaux montrent des voitures garées le long de la route car la circulation était devenue trop dangereuse. Seuls les véhicules d’urgence étaient autorisés à circuler sur cette portion de route.

Image webcam de l’éruption

Les autorités sanitaires ont rappelé au public que les retombées de cendres peuvent provoquer des irritations des yeux et des voies respiratoires supérieures et ont conseillé de prendre les précautions nécessaires pour limiter l’exposition. Les personnes souffrant de maladies ou de problèmes respiratoires doivent rester à l’intérieur pour éviter d’inhaler les particules volcaniques. Toute personne à l’extérieur doit se couvrir la bouche et le nez avec un masque ou un tissu.
Une mise à jour publiée à 21h59 le 24 janvier 2026 indiquait que le Service météorologique d’Honolulu avait abaissé le niveau d’alerte aux retombées de cendres. « L’éruption du Kilauea est terminée. Cependant, de petites quantités de téphra et de cendres provenant de cette importante éruption continueront de persister près du sol et seront dispersées par les vents à basse altitude jusqu’à dimanche. »
Source : Médias hawaïens.

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In my post about Kilauea’s 41st eruptive episode, I indicated that widespread tephra fall had been reported in the National Park and surrounding areas and as far away as Hilo and coast areas of Puna. Hawaiʻi County Civil Defense advised Big Island residents and visitors to take precautions in areas impacted by falling ash and tephra from Kīlauea volcano.

The National Weather Service in Honolulu had issued an ashfall warning through 6 a.m. on Janiary 25th for eastern, interior and south/southeast portions of the Big Island.

Volcanic clasts – some up to grapefruit size, according to the HVO – fell in several areas close to Hawai’i Volcanoes National Park which was closed, as well as Highway 11, between mile markers 25.5 and 32. Photos on the social networks showed cars parked along the road as driving had become too dangerous. Emergency vehicles were only allowed on that portion of the highway.

Health authorities reminded the public that ahfall can create eye and upper airway irritation and advised the public to take necessary precautions to limit exposure.People with respiratory illnesses or problems should remain inside to avoid inhaling the volcanic particles. All people outside should cover their mouth and nose with a mask or cloth.

An update published at 9:59 p.m. On January 24th, 2026 indicated that the National Weather Service in Honolulu had downgraded the ashfall warning. “Kīlauea eruption has ended. However, small amounts of tephra and ash from this large eruption will continue to persist near the ground level and be blown around by the low level winds through Sunday.”

Source : Hawaiian news media.