Après COVID-19 ? Un avenir climatique toujours aussi sombre ! // After COVID-19? An equally grim climate future!

La crise sanitaire générée par le COVID-19 est un sacré coup de semonce pour notre société de consommation qui était en train de s’orienter de plus en plus vers la mondialisation. Le coronavirus nous montre clairement les limites d’une telle évolution et, par la même occasion, devrait nous remettre les pieds sur terre. La leçon de cette pandémie sera-t-elle retenue ? Servira-t-elle à quelque chose ? C’est une autre affaire !

Du point de vue climatique, je suis prêt à parier que rien ne changera. Certes, l’arrêt brutal d’une grande partie de l’activité économique a marqué une atténuation ponctuelle de la pression exercée par les sociétés industrialisées sur l’environnement. Les médias nous serinent qu’il y a une baisse des émissions des gaz à effet de serre et donc de la pollution atmosphérique. Comme je l’ai fait remarquer à plusieurs reprises, cet infléchissement ponctuel n’aura pratiquement aucune incidence sur la crise environnementale globale qui est le résultat d’une débauche de comportements incompatible avec la capacité de notre planète à la contenir.

A court terme, l’épisode de calme économique que nous vivons actuellement n’occasionnera pas d’inversion du changement climatique, même si des mesures drastiques – on peut rêver ! – étaient mises en oeuvre en sortie de crise. Je ne le répéterai jamais assez : l’ampleur du réchauffement dépend de l’accumulation, et donc de la concentration, de gaz à effet de serre dans l’atmosphère, et non des émissions du moment. Au vu des émissions records de ces dernières décennies et de l’inertie du système – il faut compter une trentaine d’années entre le pic d’émission et la stabilisation de CO2 atmosphérique à son niveau maximum – les grandes lignes de l’avenir climatique à court terme sont déjà écrites. On sait d’ores et déjà que l’on assistera dans les prochaines années à une aggravation majeure du dérèglement climatique, avec toutes les conséquences que le phénomène suppose.

Le secteur agricole est particulièrement à risque. Les scientifiques préviennent que le niveau moyen d’humidité des sols correspondra vraisemblablement dans 30 ans aux records de sécheresse enregistrés aujourd’hui dans de nombreuses régions.  Les sécheresses exceptionnelles que nous connaîtrons en Europe seront des événements destructeurs encore jamais observés. Il faudra donc s’attendre à une baisse tendancielle des rendements, ainsi qu’à des crises sévères pour les années qui viennent.

Comme je l’ai indiqué précédemment, l’apparition d’animaux sauvages dans les rues de nos villes ne doit pas nous faire oublier la triste réalité, à savoir la tendance lourde d’extinction massive du monde vivant provoquée par les pressions croissantes exercées par les sociétés industrialisées. Au delà du risque sanitaire, le secteur agricole est largement menacé par l’effondrement des populations européennes d’insectes ou d’oiseaux  puisque ces espèces participent à la pollinisation des cultures ou à la régulation des pathogènes et ravageurs.

Je suis désolé de faire de telles prévisions sombres, mais il ne peut en être autrement au train où vont les choses, et je crains fort d’être en deçà de la réalité qui nous attend.…

Source : Note inspirée de plusieurs articles parus dans la presse nationale et internationale.

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The health crisis generated by COVID-19 is a big wake-up call for our consumer society which has been moving more and more rapidly towards globalization. The coronavirus clearly shows us the limits of such an evolution. Will the lesson of this pandemic be learned? Will it be of some use? Not so sure!
From a climatic point of view, I’m ready to bet that nothing will change. Admittedly, the sudden cessation of a large part of economic activity marked a temporary easing of the pressure exerted by industrialized societies on the environment. The media tell us that there is a reduction in greenhouse gas emissions and therefore in air pollution. As I have repeatedly pointed out, this temporary shift will have virtually no impact on the global environmental crisis, which is the result of a behaviour incompatible with our planet’s ability to contain it.
In the short term, the episode of economic calm that we are currently experiencing will not cause a reversal of climate change, even if drastic measures – we can dream! – were implemented at the end of the crisis. One should keep in mind that the extent of global warming depends on the accumulation, and therefore the concentration, of greenhouse gases in the atmosphere, and not on current emissions. In view of the record emissions of recent decades and the inertia of the system – it takes about thirty years between the emission peak and the stabilization of atmospheric CO2 to its maximum level – the broad outlines of the climate future short term are already written. We already know that in the coming years we will witness a major worsening of climate change, with all the consequences that the phenomenon implies.
The agricultural sector is particularly at risk. Scientists warn that the average level of soil moisture will likely correspond in 30 years to the drought records recorded today in many regions. The exceptional droughts that we will be observed in Europe will be destructive events never seen before. We should therefore expect a downward trend in yields, as well as severe crises for the coming years.
As I indicated earlier, the appearance of wild animals on the streets of our cities should not make us forget the sad reality, namely the heavy tendency of massive extinction of the living world caused by the increasing pressures exerted by industrialized societies. Beyond the health risk, the agricultural sector is largely threatened by the collapse of European populations of insects or birds since these species participate in the pollination of crops or the regulation of pathogens and pests.
I am sorry to make such gloomy predictions, but it cannot be otherwise at the rate things are going, and I am afraid of being far from the reality that awaits us. …
Source: Several articles published in the national and international press.

Anomalies de température mondiale par rapport à 1850-1900 et prévisions du Met Office pour la période 2020-2024 (Source : Met Office, global-climat).

Semeru & Ibu (Indonésie)

Une puissante séquence éruptive a eu lieu vers 12h25 (UTC) sur le Semeru (Indonésie) le 16 mai 2020. Le panache de cendre est monté jusqu’à 14 km d’altitude.
Un bref épisode éruptif a été observé ce même jour sur le mont Ibu (île de Halmahera / Indonésie) à 9h20 (UTC).
La couleur de l’alerte aérienne est passée au Rouge sur les deux volcans.
Source: The Watchers, VAAC Darwin)

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 A significant eruption took place at about 12:25 (UTC) at Semeru (Indonesia) on May 16th, 2020. It ejected ash up to 14 km a.s.l.

A short-lived eruption was observed that same day on Mt Ibu (Halmahera Island / Indonesia) at 09:20 (UTC).

The Aviation Colour Code was raised to Red on both volcanoes.

Source : The Watchers, Darwin VAAC)

Panache de cendre sur le Semeru (Photo: C. Grandpey)

 

Le plus volumineux volcan du monde // The most voluminous volcano of the world

Le plus grand, le plus beau, le plus fort ! Pas de problème, nous sommes aux Etats-Unis ! Jusqu’à présent, on savait que le Mauna Kea sur la Grande Ile d’Hawaii était la plus haute montagne du monde avec 4.207 mètres au-dessus du niveau de la mer, mais 10 210 mètres depuis le plancher océanique. On savait aussi que son voisin, le Mauna Loa, avait la masse de lave la plus importante au monde. Or, au vu d’une étude hawaïenne parue le 8 mai 2020 dans la revue Earth and Planetary Science Letters, le Mauna Loa serait largement devancé par le Pūhāhonu, deux affleurements rocheux perdus au milieu de l’océan Pacifique Nord, à 1100 kilomètres au nord-ouest d’Honolulu. En hawaïen, ce nom signifie « tortue remontant à la surface pour respirer ». Pourtant, sous cette appellation inoffensive se cache le plus grand volcan du monde.

Découverts le 2 juin 1820 par un baleinier américain, ces deux rochers du Pūhāhonu présentent une hauteur de 4.500 mètres depuis le fond de l’océan.Si la taille de cette formation géologique est déjà impressionnante, son volume l’est encore plus car cette masse ne représenterait qu’un tiers du volume total du volcan. L’autre partie se trouve sous le plancher océanique. Selon une analyse au sonar réalisée en 2014, la montagne aurait un volume de 150 000 kilomètres cubes. Les chercheurs expliquent que le volcan est si lourd qu’il a fait s’affaisser la croûte terrestre de plusieurs centaines de mètres sous son poids.

Avec un tel volume, le Pūhāhonu surclasse le Mauna Loa et ses 83 000 kilomètres cubes de roche. Il serait pratiquement deux fois plus imposant que son compatriote.

Cette taille colossale du Pūhāhonu serait due à sa situation sur un point chaud. La température extrêmement élevée du magma en provenance du manteau terrestre aurait permis une production de roche en fusion plus importante que la moyenne.

Source : D’après un article paru sur le site web de GEO.

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The biggest, the most beautiful, the strongest! Sure, we are in the United States! Until now, Mauna Kea on Hawaii Big Island has been known to be the tallest mountain in the world at 4,207 metres above sea level, but 10,210 metres measures from the ocean floor. It was also known that its neighbour, Mauna Loa, had the largest mass of lava in the world. However, in view of a Hawaiian study published on May 8th, 2020 in the journal Earth and Planetary Science Letters, Mauna Loa is largely preceded by Pūhāhonu, two rocky outcrops lost in the middle of the North Pacific Ocean, 1,100 kilometres to the northwest of Honolulu. In Hawaiian, this name means « turtle rising to the surface to breathe ». However, under this harmless designation hides the largest volcano in the world.
Discovered on June 2nd, 1820 by an American whaler, the two rocks of Pūhāhonu have a height of 4,500 metres from the bottom of the ocean. If the size of this geological formation is already impressive, its volume is even more because this mass represents only a third of the total volume of the volcano. The other part is under the ocean floor. According to a sonar analysis carried out in 2014, the mountain has a volume of 150,000 cubic kilometres. Researchers explain that the volcano is so heavy that it has caused the Earth’s crust to sag hundreds of metres under its weight.
With such a volume, Pūhāhonu outperforms Mauna Loa and its 83,000 cubic kilometres of rock. It is almost twice as imposing as his compatriot.
This colossal size of Pūhāhonu is probably due to its location on a hot spot. The extremely high temperature of the magma coming from the Earth’s mantle probably allowed a production of molten rock higher than average.
Source: Based on an article on the GEO website.

Mauna Kea et Mauna Loa (Photo: C. Grandpey)

Volcans du monde // Volcanoes of the world

Voici quelques nouvelles de l’activité volcanique dans le monde. La situation est restée relativement calme ces derniers jours.

L’INGV indique que l’activité s’est intensifiée au niveau du Nouveau Cratère SE (NCSE) de l’Etna ces derniers jours, avec des panaches de cendres plus denses correspondant peut-être à l’agrandissement de la bouche numéro 3. Des explosions stromboliennes projetant des matériaux hors du cratère et sur ses flancs sont également enregistrées.
L’activité explosive dans la Voragine (VOR) est relativement faible et discontinue. Le cône principal n’a pratiquement pas changé et produit de modestes émissions de cendres. Une forte activité explosive au niveau d’un cône situé à l’est du cône principal génère beaucoup de cendres et projette des matériaux qui retombent sur la lèvre Ouest de la Voragine ainsi que sur la terrasse Sud de la Bocca Nuova.
Source: INGV.

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La couleur du niveau d’alerte est Jaune sur 3 volcans surveillés par l’Alaska Volcano Observatory (AVO).
Le Shishaldin reste actif, avec un panache de vapeur visible sur les images de la webcam et de faibles anomalies thermiques  sur les images satellites. Des épisodes de tremor et des séquences sismiques basse fréquence sont parfois détectés par le réseau sismique local, mais aucune activité explosive n’a été enregistrée. Bien que l’activité soit actuellement à un niveau bas, elle est susceptible de s’intensifier sans prévenir.
Aucune activité significative n’a été détectée sur le Semisopochnoi par les stations sismiques locales ou les images satellites.
De petits séismes locaux continuent à être enregistrés sur le Great Sitkin. Aucune activité n’a été observée sur les images satellites et sur la webcam.

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L’Agence météorologique japonaise (JMA) indique que de puissantes éruptions ont été observées au niveau du cratère Minamidake du Sakurajima (Japon) au cours des derniers jours. L’une d’elles, le 27 avril 2020, a généré un panache de cendres qui s’est élevé à plus de 3000 mètres au-dessus du cratère et a projeté des blocs jusqu’à 600 – 900 mètres de hauteur. D’autres explosions ont été enregistrées les 1er, 7, 8 et 11 mai avec de semblables panaches de cendres denses et la projection de blocs jusqu’à 1 000 mètres du cratère. L’incandescence est actuellement visible la nuit.
Les émissions de SO2 s’élèvent en moyenne à 2 300 tonnes par jour.
Le niveau d’alerte est maintenu à 3 depuis le 5 février 2016. Les habitants et les touristes sont priés à ne pas entrer dans la zone de danger.
Source: JMA.

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L’Observatoire Volcanologique et Sismologique de la Guadeloupe (OVSG) indique qu’au cours du mois d’avril 2020 on a enregistré sur la Soufrière  275 séismes d’origine volcanique, localisés essentiellement sous et autour du dôme, entre 0.1 et 6.9 km de profondeur sous le sommet.

Depuis le début de l’année 2018 on assiste à un processus cyclique d’injection de gaz magmatiques profonds à la base du système hydrothermal à une profondeur entre 2 et 3 km sous le sommet. Cela génère un processus répétitif de surchauffe et de surpression du système hydrothermal qui se traduit par des perturbations de la circulation des fluides hydrothermaux. Il en résulte une fluctuation de l’activité fumerollienne et une augmentation des essaims sismiques. Certains événements sont ressentis par la population, comme une secousse de M4.1 le 27 avril 2018. L’OVSG détecte également des déformations de faible amplitude et limitées au dôme de La Soufrière.

Toutefois, ces phénomènes ne sont pour l’instant pas clairement associés à une anomalie des autres paramètres de surveillance qui pourrait indiquer une éventuelle ascension du magma. La probabilité d’une activité éruptive à court terme reste faible.

Source : OVSG.

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Le HVO indique que l’activité sismique a augmenté ces derniers jours sur le Loihi, le volcan sous-marin au large de la côte sud de la Grande Ile d’Hawaï. Plus de 100 événements – dont 79 séismes de magnitude  M2 et 19 séismes de magnitude M3 et plus – ont été détectés les 11 et 12 mai 2020, mais rien n’indique qu’une éruption sous-marine s’est produite. La dernière activité majeure du Loihi a eu lieu en 1996. Les expéditions sous-marines qui ont fait suite à cette activité ont découvert que la zone sommitale du volcan s’était effondrée pour former un nouveau cratère d’environ 550 m de diamètre et 275 m de profondeur. Des bouches hydrothermales ont été observées dans le nouveau cratère, ainsi que des preuves d’une récente émission de lave.
Il est difficile de savoir exactement ce qui se passe actuellement sur le Loihi, mais l’intensification actuelle de l’activité sismique dans la région ne constitue pas une menace pour les Hawaiiens..
Il convient de noter qu’il n’y a pas de relation directe entre l’essaim sismique enregistré en ce moment sur le Loihi et l’augmentation de la sismicité observée à Pahala au cours de l’année écoulée. Il n’y a pas non plus de lien avec la sismicité observée sur le flanc sud du Kilauea.
Source: USGS / HVO.

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Une femme qui était entrée illégalement dans le Parc National de Yellowstone (Etats-Unis) a dû être transportée par avion vers un hôpital de l’Idaho où elle a été traitée pour des blessures, notamment des brûlures, après être tombée dans une source thermale du Parc. La femme n’avait pas l’autorisation d’entrer dans le Parc qui est fermé aux visiteurs depuis le 24 mars en raison de la pandémie de coronavirus. D’après la presse locale, elle était en train de prendre des photos près du Vieux Fidèle et serait tombée dans une source chaude en reculant, un peu comme les personnes qui tombent d’une falaise en faisant une autofoto.
Source: Bozeman Daily Chronicle.

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A la suite de reconnaissances de terrain effectuées le 13 mai 2020 par les autorités compétentes, le préfet de La Réunion a décidé de revenir en phase de « vigilance » du dispositif ORSEC du Piton de la Fournaise. En conséquence, l’interdiction d’accès du public à la partie haute de l’Enclos a été levée. Toutefois, cet accès reste strictement limité aux trois sentiers balisés suivants :
– le sentier Pas de Bellecombe – Formica Léo – sentier Rivals –  Cratère Caubet.
– le sentier Pas de Bellecombe – Formica Léo – sentier d’accès au site d’observation du cratère Dolomieu (accès par le Nord du cratère).
– le sentier Kapor jusqu’au Piton Kapor.

Par ailleurs, le sentier Rivals est ouvert à la circulation jusqu’au niveau du cratère Caubet. La portion entre le cratère Caubet et Belvédère sur Château Fort reste interdite d’accès.

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Alors que le typhon « Vongfong » – connu localement sous le nom d’Ambo – est en train de s’abattre sur les Philippines, le PHIVOLCS met en garde sur le risque de lahars post-éruptifs dans les ravines qui entament les flancs du Mayon. Les très fortes précipitations peuvent remobiliser les dépôts laissés par les coulées pyroclastiques. Ces coulées de boue peuvent menacer les localités sur les moyennes et basses pentes, dans la partie aval des ravines où elles peuvent causer de gros dégâts.
Mayon est entré pour la dernière fois en éruption entre janvier et mars 2018.

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Here is some news of volcanic activity around the world. The situation has been relatively quiet during the past days.

INGV indicates that activity at Mt Etna’s New SE Crater (NSEC) increased in recent days, with more dense ash plumes, possibly with the enlargement of vent number 3. Strombolian explosions ejecting material out of the crater and onto the flanks are also recorded

Explosive activity at Voragine (VOR) is relatively mild and discontinuous. The main cone is almost unchanged and produces modest ash emissions. Strong explosive activity at a cone located E of the main cone produces a lot of ash, and ejects material that falls on the W edge of VOR as well as on the S terrace of Bocca Nuova.

Source: INGV.

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The alert level is Yellow on 3 volcanoes monitored by the Alaska Volcano Observatory (AVO).

Unrest continues at Shishaldin with a steam plume visible in webcam images and barely elevated surface temperatures in satellite views. Occasional periods of tremor and low frequency earthquakes are detected on the local seismic network, but no explosive activity has been recorded. Although activity is currently at low levels, it could escalate with little warning.
No significant activity was detected at Semisopochnoi on local seismic stations, or satellite images.

Small local earthquakes have continued at Great Sitkin over the past daye. No activity was observed in satellite and webcam images.

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The Japan Meteorological Agency (JMA) indicates that powerful eruptions have been observed at Minamidake Crater of Sakurajima volcano (Japan) over the past days.  One of them on April 27th, 2020 generated an ash plume that rose more than 3,000 metres above the crater and ejected blocks 600 to 900 metres high. More explosions were recorded on May 1st, 7th, 8th and 11th with similar dense ash plumes and the ejection of blocks as far as 1000 metres from the crater. Incandescence is currently visible at night.

SO2 emissions average about 2,300 tons per day.

The alert level has been kept at 3 since February 5th, 2016. Residents and tourists are asled not to enter the danger zone.

Source: JMA.

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The Volcanological and Seismological Observatory of Guadeloupe (OVSG) indicates that during April 2020, 275 volcanic earthquakes were recorded on the Soufrière, located mainly under and around the dome, 0.1-6.9 km deep beneath the summit.
Since the beginning of 2018 there has been a cyclic process of injection of deep magma gases at the base of the hydrothermal system at a depth of 2-3 km beneath the summit. This generates a repetitive process of overheating and overpressure of the hydrothermal system which results in disturbances in the circulation of hydrothermal fluids. This results in a fluctuation in fumarolic activity and an increase in seismic swarms. Some events are felt by the population, such as an M 4.1 earthquake on April 27th, 2018. The OVSG also detects small amplitude deformations, limited to the dome of La Soufrière.
However, these phenomena are not yet clearly associated with an anomaly in the other monitoring parameters which could indicate a possible magma ascent. The likelihood of short-term eruptive activity remains low.
Source: OVSG.

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HVO indicates that seismic activity has increased at Loihi, the submarine volcano off the south coast of Hawaii Big Island. More than 100 events – including 79 M2 quakes and 19 M3 quakes and above – were detected on May 11th and 12th, 2020, but there is no indication that a submarine eruption has occurred. Loihi’s last major activity took place in 1996. Subsequent undersea expeditions to the area discovered that the volcano’s summit area had collapsed to form a new crater about 550 m across and 275 m deep. Hydrothermal vents were observed in the new crater, and evidence was found of newly erupted lava.

It is difficult to determine what exactly is currently happening at Loihi, but the current increased seismic activity in the area does not pose a threat to Hawaii residents.

It should be noted that there is no direct relationship between the current Loihi swarm and the ongoing increased seismicity observed in Pahala over the past year. It is also unrelated to seismicity observed on the south flank of Kilauea.

Source: USGS / HVO.

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A woman who illegally entered Yellowstone National Park (United States) had to be airlifted to an Idaho hospital where she was treated for injures including burns after she fell into a thermal spring in the Park. The woman did not have permission to enter park, which has been closed to visitors since March 24th because of the coronavirus pandemic. She was reportedly taking pictures near Old Faithful and fell into a thermal feature while backing up, a bit like people who fell from a cliff while doing selfies.

Source : Bozeman Daily Chronicle.

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Following a field reconnaissance carried out on May 13th, 2020 by the competent authorities, the prefect of Reunion Island has decided to return to the « Vigilance » (Watch) phase for Piton de la Fournaise. Consequently, the ban on public access to the upper part of the Enclos has been lifted. However, this access remains strictly limited to the following three marked trails:
– Pas de Bellecombe trail – Formica Léo – Rivals trail – Caubet Crater.
– Pas de Bellecombe trail – Formica Léo – access trail to the Dolomieu crater observation site (access from the north of the crater).
– Kapor trail to Piton Kapor.

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With typhoon « Vongfong » – locally known as Ambo – making landfall in the Philippines,  PHIVOLCS warned that it may generate post-eruption lahars on major channels draining Mayon volcano’s edifice by incorporating loose material from pyroclastic flow deposits. Lahars can threaten communities along the middle and lower slopes and downstream of the drainages, with the risk of major damage.

Mayon last erupted between January and March 2018.

L’activité sismique sur le Loihi (Source: USGS / HVO)