Reynisfjara (Islande): la plage de tous les dangers // The beach of all dangers

La plage de Reynisfjara, dans le sud de l’Islande, juste à côté du petit village de pêcheurs de Vík í Mýrdal, est l’une des principales attractions touristiques du pays. Avec ses énormes colonnes de basalte et ses vagues rugissantes, Reynisfjara est considérée comme l’une des plus belles plages de sable noir en Islande.
Losqu’ils visitent la plage, le regard des touristes est immédiatement attiré par des structures rocheuses qui se dressent dans l’océan, au large du littoral. Elles sont connues localement sous le nom de Reynisdrangar. Selon les légendes islandaises, ces grandes colonnes de basalte représentent des trolls qui avaient autrefois tenté d’attirer des navires vers le rivage. Ces trolls n’étaient pas assez forts et étaient sortis trop tard dans la nuit; quand l’aube se leva à l’horizon, ils se pétrifièrent et devinrent les rochers que l’on voit aujourd’hui.
Une autre légende raconte l’histoire d’un homme dont la femme  avait été enlevée et tuée par deux trolls. L’homme a suivi les trolls jusqu’à Reynisfjara où il les a congelés, s’assurant ainsi qu’ils ne tueraient plus jamais.
Les colonnes basaltiques abritent des milliers d’oiseaux marins comme les macareux, les fulmars et les guillemots qui viennent y nicher. Le site présente donc une richesse ornithologique incomparable.
A côté de cette beauté de Reynisfjara, il y a le danger de la mer. Plusieurs touristes ont été tués par des vagues dangereuses et perfides. Le 10 février 2020, un guide islandais a sauvé de justesse deux enfants, âgés de 4 et 9 ans, qui ont été surpris par une grosse vague alors qu’ils jouaient sur la plage. Le guide a réalisé qu’ils jouaient seuls sur la plage, loin de leurs parents. Il était sur le point d’avertir les parents quand il a vu une énorme vague déferler et engloutir les enfants qui, visages vers le sol, étaient aspirés par le ressac. Risquant sa vie, l’homme a miraculeusement réussi à sauver les deux gosses.
À la suite de tous ces accidents, une évaluation des risques pour la plage de Reynisfjara devrait être opérationnelle en mars. Les travaux de réflexion qui ont commencé en novembre sont désormais dirigés par la police du sud de l’Islande,  en coopération avec l’administration islandaise des routes, l’Icelandic Met Office (IMO),  la Protection civile et les services d’urgence. L’évaluation des risques à Reynisfjara  prend en compte les conditions météorologiques, la hauteur des vagues, etc.
Une réunion est prévue fin février avec les propriétaires fonciers à Vík í Mýrdal. La plage est la propriété d’au moins 90 de ces propriétaires. Leur autorisation est nécessaire pour toute modification de la zone, bien que la police ait le droit de fermer d’autorité certains secteurs pour des raisons de sécurité publique.
Des panneaux de mise en garde ont été installés sur la plage. A noter que des clôtures installées sur d’autres sites touristiques (Gullfoss par exemple) n’ont pas empêché les gens d’entrer. Plusieurs idées sont discutées, comme la mise en place de postes de surveillance ou l’installation d’un mât avec un voyant jaune pour signaler les dangers sur la plage. De nombreux guides islandais disent que les panneaux que l’on peut voir sur la plage sont inutiles car les gens n’y prêtent pas attention. Ils pensent que la présence d’un sauveteur est nécessaire pour assurer la sécurité des gens.
Source: Iceland Monitor.

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Reynisfjara beach in South Iceland is one of the country’s main attractions, just beside the small fishing village of Vík í Mýrdal. With its enormous basalt stacks and roaring waves, Reynisfjara is widely considered to be the most beautiful example of Iceland’s black sand beaches.

Upon visiting the beach, travelers will immediately observe rocky sea stacks sitting off the shoreline, known as Reynisdrangar. According to local Icelandic folklore, these large basalt columns were once trolls trying to pull ships from the ocean to shore. However, these trolls were dim and went out too late in the night; dawn broke on the horizon, turning the trolls into solid stone.

Another legend tells of a husband whose wife was kidnapped and killed by two trolls. The man followed the trolls down to Reynisfjara where he froze them, ensuring that they would never kill again.

The sea stacks themselves are home to thousands of nesting seabirds. Species that can be found here include puffins, fulmars and guillemots, making it a must-see location for all birdwatchers out there.

Beside this beauty of the site, there is the danger of the sea. Several tourists have been killed by dangerous and treacherous waves. On February 10th, 2020, an Icelandic guide narrowly rescued two children, about 4 and 9 years old, who were caught by a large wave while playing on the beach. By chance, he noticed them playing alone on the beach, a good distance from their parents. He was on his way to warn the parents when he saw a large wave approaching, which hit the children, so that they fell face down and were sucked out by the wave. Risking his life, the man miraculously managed to save them both.

In the wake of all these accidents, a  risk assessment for Reynisfjara beach is expected to be ready in March.. Work on the project began in November and is now led by the South Iceland Police Department which works in cooperation with the Icelandic Road Administration, the Icelandic Met Office and the Department of Civil Protection and Emergency Management. The assessment includes analyzing weather conditions, wave height, and more.

At the end of February, a meeting with landowners is planned in Vík í Mýrdal. The beach is the property of at least 90 landowners. Their permission is needed for any changes to the area, although police have the right to close certain parts, based on public safety.

Signs with warnings have been put up on the beach. Fences put up at other tourist attractions have not worked to keep people out. Several ideas have been discussed, such as installing observation decks, or putting up a mast with a yellow warning light to signal danger on the beach. Many Icelandic guides say the signs on the beach are useless beacause people do not pay attention. They believe a lifeguard is needed on the beach to ensure people ’s safety.

Source: Iceland Monitor.

Source: Department of Civil Protection

Un super volcan sans l’Utah (Etats Unis) // A super volcano in Utah (United States)

On parle beaucoup ces jours-ci dans la presse des Etats-Unis d’un super volcan censé être 30 fois plus vaste que la célèbre caldeira de Yellowstone. Tous les scientifiques s’accordent à dire que Yellowstone est entré en éruption pour la dernière fois il y a plus de 640 000 ans. Certains chercheurs vont jusqu’à dire que la prochaine éruption de Yellowstone est en retard. Une telle affirmation fait sourire quand on sait que ne sommes pas en mesure de prévoir les éruptions à court terme, et que la notion de cycle éruptif n’a jamais été vraiment prouvée.
Les articles que l’on peut lire dans les journaux américains expliquent qu’un super volcan plus ancien que Yellowstone a été découvert près de la petite ville d’Enterprise, dans le sud-ouest de l’Utah. Qui plus est, ce super volcan serait une trentaine fois plus grand que son homologue du Wyoming.
Les paysages géologique du sud de l’Utah possèdent de nombreux vestiges d’une activité volcanique produite par le super volcan Wah Wah Springs dont l’éruption, d’une durée d’une semaine, a eu lieu il y a environ 30 millions d’années. Plusieurs auteurs des articles de presse se demandent s’il faut s’inquiéter de ce super volcan et de l’activité volcanique dans cette partie des États-Unis.
On parle beaucoup de Yellowstone à cause des effets que pourrait avoir une super éruption sur la Terre, mais personne ne sait quand – ni même si – le volcan entrera en éruption. Selon l’USGS, la probabilité d’une super éruption à Yellowstone au cours des prochains millénaires est « extrêmement faible ».
L’éruption de Wah Wah Springs a produit 30 fois plus de cendres et autres matériaux que celle de Yellowstone. Comparée à des événements volcaniques plus récents, elle était 5000 fois plus puissante que l’éruption du Mont St. Helens en 1980.
Les chercheurs n’ont découvert Wah Wah Springs qu’en 2013. Il est vrai que l’érosion peut compliquer la mise au jour des super volcans, mais en découvrant et en mesurant les coulées de lave dans la région, les chercheurs ont pu cartographier Wah Wah Springs et le localiser à la limite entre l’Utah et le Nevada, près d’Enterprise. Les dépôts laissés par l’éruption sont extrêmement épais dans certains secteurs du sud de l’Utah, et on retrouve des traces du cataclysme jusque dans le Nebraska. L’éruption a probablement anéanti tout ce qui vivait à des centaines de kilomètres à la ronde.
La région volcanique de Wah Wah Springs est considérée comme en sommeil mais pas vraiment éteinte car il existe toujours un risque de voir apparaître une nouvelle activité volcanique. Un chercheur a déclaré: « Plus une éruption volcanique est puissante, plus elle devient rare. Et moins elle est puissante, plus elle est fréquente, ce qui est une très bonne chose pour nous. »
Source (entre autres): St. George Spectrum & Daily News.

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There is a lot of talk these days in the Unites States press about a super volcano that is supposed to be 30 times larger than Yellowstone’s famous caldera. All scientists agree to say that Yellowstone last erupted more than 640,000 years ago. Some researchers go as far as saying that Yellowstone’s next eruption is overdue, which looks a bit strange as we are not able to predict eruptions in the short term and as eruptive cycles have never been clearly proved.

The articles that could be read in US newspapers explained that a more ancient super volcano was discovered near the small southwestern Utah town of Enterprise and that it was about 30 times bigger than its Wyoming counterpart.

Aspects of the geological landscape southern Utah is famous for come from volcanic activity in the area, all stemming from the supervolcano Wah Wah Springs whose week-long explosion happened about 30 million years ago. The authors of the articles wonder whether people should be concerned about this supervolcano and volcanic activity in this part of the United States.

Yellowstone has a lot of publicity because of the severity of a supervolcano and the effect it would have on Earth, but nobody knows when – or even if – it is going tro erupt. According to USGS, the probability of another supervolcanic event in Yellowstone in the next few thousand years is « exceedingly low. »

Wah Wah Springs released 30 times more ash and debris than the Yellowstone explosion. Compared with more recent volcanic events, it was 5,000 times larger than the eruption of Mount St. Helens in 1980.

Researchers found out about Wah Wah Springs only in 2013. Erosion can make supervolcanoes hard to find, but by discovering and measuring lava flows in the region, researchers were able to map out Wah Wah Springs on the border of Utah and Nevada, near Enterprise. Deposits from the eruption are extremely thick in some areas of southern Utah, and its remains can be found as far away as Nebraska. The devastation must have been catastrophic to anything living within hundreds of kilometres.

Tthe Wah Wah Springs region is considered dormant but not extinct as there is always a chance for more volcanic action. One researcher said: « The more severe a volcanic eruption, the more rare it turns out to be. And the less severe, the more common it turns out to be, which is very fortunate for us. »

Source (among other newspapers):  St.George Spectrum & Daily News.

 Carte montrant l’épaisseur des dépôts laissé par l’éruption de Wah Wah Springs (Source: USGS)

Ferroutage transalpin

Suite à ma dernière note à propos de la fonte annoncée de la Mer de Glace et le chapitre consacré au ferroutage, il est bon de rappeler qu’il existe un projet de liaison ferroviaire transalpine Lyon-Turin à travers les Alpes, entre la France et l’Italie. Le but de cette ligne est d’accélérer les transports par trains de voyageurs et de transférer le trafic de fret de la route vers le rail, avec des effets positifs pour l’environnement et une réduction substantielle de la pollution. .

Cette liaison est constituée de trois sections : une section française de 140 km entre l’agglomération lyonnaise et Saint-Jean-de-Maurienne ;  une section commune franco-italienne de 84,1 km entre Saint-Jean-de-Maurienne en Savoie (mais depuis Montmélian selon l’accord de 2012) et Chiusa di San Michele en Piémont italien ; une section italienne de 46,7 km entre Chiusa di San Michele et la ville de Turin en Italie. La longueur totale de la liaison mixte Lyon-Turin est donc d’environ 271 km, dont un peu plus des deux tiers en France.

Les promoteurs estiment que l’exploitation du corridor Lyon-Turin avec la nouvelle ligne permettra d’obtenir une capacité de trafic fret d’environ 40 millions de tonnes de marchandises à l’horizon 2035. Ils considèrent également que la nouvelle liaison permettra de réduire considérablement les temps de parcours entre de grandes métropoles européennes, de freiner le report du trafic de fret nord-alpin vers la liaison routière par Vintimille, tout en favorisant le développement du trafic régional sur la ligne existante.

Le 23 septembre 2019 a été une journée clé pour le projet Lyon-Turin avec le percement, entre Saint-Martin-la-Porte et La Praz en Savoie des derniers mètres des neuf premiers kilomètres du tunnel de 57,5 km au total. De nombreux élus aveint été conviés pour l’occasion, dont le secrétaire d’Etat en charge des transports. Il a fallu trois ans de travail et la collaboration de 450 ouvriers français et italiens pour construire cette première étape du tunnel, mais il reste beaucoup à faire. Les premiers trains ne circuleront pas avant 2030 !

Source : France Bleu Savoie.

Source : La Transalpine

Piton de la Fournaise (Ile de la Réunion): Vers la fin de l’éruption? // Is the eruption coming to an end?

Il se pourrait bien que la première éruption de l’année 2020 soit en train de prendre fin. En effet, le tremor a rapidement chuté le samedi 15 février 2020 à partir de 14heures. Un tremor résiduel est toutefois enregistré depuis 14h20 sur les deux stations sismiques les plus proches du site éruptif.

L’intensité du tremor était restée relativement stable jusqu’à présent, mais l’éruption n’était pas très vigoureuse. Le front de coulée le plus bas en altitude (1400 m) n’était déjà plus actif le 12 février et l’extension maximum des coulées se situe en ce moment vers 1900 m d’altitude.

Etant donné les hésitations montrées par l’éruption pour se déclarer et la lenteur de l’inflation de l’édifice volcanique, il ne fallait pas s’attendre à un événement de grande ampleur, comme je l’avais indiqué précédemment. L’altitude de la source de l’éruption était une illusion, car la lave avait emprunté d’anciennes fractures pour apparaître à la surface.

L’éruption a tout de même permis à certains de faire de belles, voire très belles, photos, comme celles de Christian Holveck que vous avez eu le privilège de voir sur mon blog.

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The first eruption of 2020 might be coming to an end. Indeed, starting at 2 p.m., the tremor quickly dropped on Saturday February 15th, 2020. A residual tremor has however been recorded since 2:20 pm at the two seismic stations closest to the eruptive site.
The intensity of the tremor had remained relatively stable so far, but the eruption was not very vigorous. The lowest flow front (1400 m) was no longer active on February 12th and the maximum extension of the flows is currently around 1900 m above sea level.
Given the time taken by the eruption to start and the slow inflation of the volcanic edifice, one could not expect a major event, as I indicated earlier. The altitude of the source of the eruption was an illusion, as the lava travelled upward along ancient fissures.
The eruption allowed some visitors to take nice, even very nicel, photos, like those of Christian Holveck that you had the privilege of seeing on my blog.

Source: OVPF