Ubinas (Pérou) & Bardabunga (Islande)

Ubinas (Pérou):
Un épisode éruptif a été observé sur l’ Ubinas le 24 juin 2019. Il a fait suite à un essaim sismique détecté par les instruments depuis le 21 juin 2019. Les émissions de cendres et de gaz s’élevaient à plusieurs centaines de mètres au-dessus du cratère.
Le niveau d’alerte volcanique est passé de Vert à Jaune.
La dernière activité éruptive de l’Ubinas a eu lieu en mars 2017.
Il convient également de noter que les fortes pluies ont provoqué un important lahar sur l’Ubinas le 6 février 2019. Aucune victime, mais des dégâts importants ont été signalés.
Source: IGP.

Bardarbunga (Islande):
Selon le Met Office islandais, un petit essaim sismique a été détecté à l’ESE du Bardarbunga entre le 21 et le 23 juin 2019. La sismicité s’est ensuite déplacée vers le nord-ouest du volcan le 24 juin, avec des magnitudes de M 3,3 (profondeur de 2,4 km), M3. 4 et M4.1. Aucun tremor volcanique n’a été détecté. Le Met Office prcise qu’il est impossible de savoir si cette activité sismique va se solder par une éruption. « Si une éruption se produit, elle peut intervenir sans prévenir et sans beaucoup d’activité sismique. »
Un essaim sismique semblable a été détecté dans la partie nord de la caldeira du Bardarbunga le 14 juin 2018.
Source: Icelandic Met Office.

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Ubinas (Peru):
An eruptive episode was observed at Ubinas on June 24th, 2019. It followed a seismic swarm that had been detected by the instruments since June 21st, 2019. Ash and gas emissions rose several hundred metres above the crater.
The volcanic alert level has been raised from Green to Yellow.
The last eruptive activity of Ubinas occurred in March 2017.
It should also be noted that heavy rains triggered a significant lahar over Ubinas on February 6th, 2019. No casualties, but important damage, was reported.
Source: IGP.

Bardarbunga (Iceland):
According to the Icelandic Met Office, a small seismic swarm took place ESE of Bardarbunga between June 21st and 23rd, 2019. The seismicity then shifted NW of the volcano on June 24th, with magnitdes of M 3.3 (depth of 2.4 km), M3.4 and M4.1. No volcanic tremor was detected. The Met Office says is not possible to know if this earthquake activity is going to result in an eruption. « If an eruption happens it might happen without any warning and not a lot of earthquake activity. »
A similar sismic swarm was detected in the northern part of the Bardarbunga volcano caldera on June 14th, 2018.
Source: Icelandic Met Office..

El Niño, un phénomène encore mal compris // El Niño, a poorly understood phenomenon

Au cours de ma conférence « Glaciers en péril », je fais référence à El Niño qui influe considérablement sur le climat de notre planète. Il s’agit d’un phénomène climatique étonnamment complexe dans l’Océan Pacifique, qui se traduit pas une hausse de la température à la surface de l’eau, sur une dizaine de mètres de profondeur, dans l’est de l’océan Pacifique, autour de l’équateur. Inversement, quand El Niño disparaît il est remplacé par La Niña qui produit un effet de refroidissement inverse. En 2017 et une grande partie de l’année 2018, on a observé une faiblesse d’El Niño ; malgré cela, les températures globales ont continué à augmenter sur Terre.

Le site web Radio-Canada nous apprend que des chercheurs australiens ont montré, grâce à l’étude de coraux vieux de quatre siècles, que certaines variantes du phénomène El Niño ont augmenté en nombre au cours des dernières années, tandis que d’autres ont augmenté en intensité.

Les coraux enregistrent une partie de leur vécu au cœur de leur structure, un peu comme le font les cernes sur un tronc d’arbre. En révélant ce vécu à l’aide d’une intelligence artificielle, les chercheurs australiens ont pu retracer le comportement d’El Niño au cours des 400 dernières années.

Le phénomène El Niño survient tous les deux à sept ans et il se caractérise par une hausse des températures de l’Océan Pacifique ainsi que des changements dans les courants marins et aériens de cette région. Ces changements dans la chaleur et l’humidité augmentent le rythme des événements extrêmes dans le monde. Certaines régions sont frappées par de grands ouragans ou des inondations, tandis que d’autres subissent davantage de sécheresses et des feux de forêt. Lorsque El Niño sévit, la fonte des glaciers se trouve accélérée.

La force et le rythme de ces événements ne sont toutefois pas constants. Certains épisodes, comme celui de 1997-1998, ont causé des dégâts importants à l’échelle du globe, tandis que d’autres n’ont eu qu’une faible influence sur les événements météorologiques extrêmes.

De plus, les chercheurs reconnaissent maintenant qu’il existerait deux variantes du phénomène, une qui débute au centre du Pacifique, et une autre qui débute dans l’est de cet océan, chacune touchant plusieurs régions de façon différente.

Jusqu’à maintenant, nos connaissances de l’histoire d’El Niño restaient limitées, et les chercheurs ne pouvaient qu’utiliser les données des événements qui ont été mesurés directement au cours du dernier siècle.

L’étude des coraux va changer la donne. Ces derniers possèdent un squelette de carbonate de calcium qu’ils assemblent à l’aide de minéraux dissous dans l’océan. Leur composition permet d’en apprendre plus sur la salinité et la température de l’eau où ils ont grandi. Ces informations pourraient permettre d’identifier les changements océaniques occasionnés par El Niño.

Les modifications subies par les coraux sont infiniment plus complexes que celles que l’on trouve dans les cernes des arbres. Beaucoup de scientifiques pensaient que les coraux ne pourraient guère venir en aide pour comprendre le comportement d’El Niño. Pour arriver à leurs fins, les chercheurs de l’Université de Melbourne se sont tournés vers l’intelligence artificielle. À l’aide d’échantillons de coraux provenant de 27 sites distincts à travers l’Océan Pacifique, les scientifiques ont entraîné leur algorithme à reconnaître les modifications des coraux et à les associer aux événements El Niño dont on connaissait les dates au cours du siècle dernier.

Une fois que leur système a été capable de faire cette association sans erreur, ils lui ont soumis des données de coraux plus anciens, échelonnées sur les quatre derniers siècles. Les chercheurs ont alors remarqué que le nombre d’occurrences d’El Niño originaires du centre du Pacifique a plus que doublé durant la deuxième moitié du 20ème siècle comparativement aux siècles précédents, avec 9 épisodes au lieu de 3,5 par période de 30 ans durant la même période.

En ce qui concerne les occurrences d’El Niño originaires de l’est du Pacifique, leur nombre semble plutôt avoir décliné durant les dernières décennies. Par contre, leur intensité semble suivre la tendance inverse, et les trois derniers phénomènes de ce type à avoir été enregistrés, ceux de 1982, 1997 et 2015, sont parmi les plus puissants El Niño des 400 dernières années.

Selon les chercheurs, cette méthode permet non seulement de mieux comprendre l’histoire du phénomène El Niño, mais aussi de mieux prévoir comment il pourrait se comporter au cours des prochaines années.

Source : Radio-Canada.

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During my conference « Glaciers at Risk », I refer to El Niño, which has a major impact on the climate of our planet. It is a surprisingly complex climatic phenomenon in the Pacific Ocean, which results in a rise in the temperature of the surface of the water, about ten metres deep, in the eastern part of the Pacific Ocean, around the equator. Conversely, when El Niño disappears, it is replaced by La Niña, which produces a reverse cooling effect. In 2017 and much of 2018 El Niño has been weak; despite this, global temperatures continued to increase on Earth.
The Radio-Canada website informs us that Australian researchers have shown, through the study of four-century-old corals, that some variants of the El Niño phenomenon have increased in numbers in recent years, while others have increased in intensity.
Corals record some of their life in the heart of their structure, much like tree rings on a trunk. By revealing the coral life using artificial intelligence, Australian researchers have been able to trace the behaviour of El Niño over the last 400 years.
The El Niño phenomenon occurs every two to seven years and is characterized by rising temperatures in the Pacific Ocean as well as changes in the marine and air currents of this region. These changes in heat and humidity are increasing the pace of extreme events around the world. Some areas are hit by major hurricanes or floods, while others suffer more droughts and forest fires. When El Niño occurs, glacier melting is accelerated.
The strength and pace of these events, however, are not constant. Some episodes, such as the 1997-1998 episode, have caused significant global damage, while others have had little influence on extreme weather events.
In addition, researchers now reveal that there are two variants of the phenomenon, one that starts in the centre of the Pacific, and another that begins in the eastern part of this ocean, each affecting several regions in different ways.
Until now, our knowledge of El Niño history has been limited, and researchers could only use data from events that have been measured directly over the last century.
The study of corals will change the research. They have a skeleton of calcium carbonate which they assemble using minerals dissolved in the ocean. Their composition makes it possible to learn more about the salinity and the temperature of the water where they grew up. This information could help identify the oceanic changes caused by El Niño.
The changes in corals are infinitely more complex than those found in tree rings. Many scientists thought that corals could hardly help to understand the behaviour of El Niño. To achieve their ends, researchers at the University of Melbourne turned to artificial intelligence. Using coral samples from 27 distinct sites across the Pacific Ocean, scientists have trained their algorithm to recognize changes in corals and associate them with El Niño events that had known dates during the past century.
Once their system was able to make this association without error, they submitted to it older coral data over the last four centuries. The researchers noted that the number of El Niño occurrences from the central Pacific more than doubled during the second half of the 20th century compared to previous centuries, with 9 episodes instead of 3.5 per 30-year period. during the same period.
As for El Niño occurrences from the eastern Pacific, their numbers appear to have declined in recent decades. However, their intensity seems to follow the opposite trend, and the last three phenomena of this type to have been recorded, those of 1982, 1997 and 2015, are among the most powerful El Niño of the last 400 years.
According to the researchers, this method not only helps to better understand the history of the El Niño phenomenon, but also to better predict how it could behave over the next few years.
Source: Radio-Canada.

El Niño et La Niña influencent le climat de notre planète (Source: NOAA)

Les leçons de l’éruption du Kilauea en 2018 (Hawaii) // The lessons of the 2018 Kilauea eruption (Hawaii)

Dans une note précédente, j’ai expliqué que les volcanologues du HVO étaient en train d’acquérir de nouvelles informations suite à l’analyse de l’éruption du Kilauea dans la Lower East Rift Zone (LERZ). Un nouvel article de la série Volcano Watch nous apprend que les effondrements de la zone sommitale du volcan en 2018 sont également riches d’enseignements.
Dès le début du mois d’avril 2018, le volcan a montré les signes d’un changement dans son comportement, mais les données fournies par les instruments étaient trop vagues pour prévoir ce qui allait se passer. Elles faisaient seulement état d’une augmentation de la pression dans le système magmatique entre le sommet du Kilauea et le cône du Pu’uO’o.
Le 30 avril 2018, la lave est sortie brièvement d’une fracture sur le flanc ouest du Pu’uO’o. Le magma a ensuite pris le chemin de la LERZ, laissant derrière lui un trou béant dans le cratère du Pu’uO’o qui a émis un impressionnant panache de poussière en se vidant.
Le magma qui se trouvait sous le Pu’uO’o s’est immédiatement dirigé vers la LERZ où le sol s’est légèrement soulevé, avec des séismes qui indiquaient la trajectoire suivie par la roche en fusion vers la surface.
Le 3 mai 2018, la lave a percé la surface dans les Leilani Estates, marquant le début de la plus grande éruption dans la LERZ du Kilauea depuis plus de 200 ans.
Au cours des semaines suivantes, le lac de lave qui se trouvait au sommet, dans l’Overlook Crater de l’Halema’uma’u, s’est vidangé tandis que le magma s’écoulait dans la LERZ, comme si une soupape s’était ouverte au fond de l’Overlook Crater. Aidé par la différence d’altitude de près de 900 mètres entre le sommet et la LERZ, le lac de lave s’est vidé régulièrement et le sommet de Kilauea s’est effondré en s’affaissant. Ce processus s’est accompagné d’une forte sismicité.
La vidange du lac de lave a entraîné des éboulements quasi permanents dans l’Overlook Crater vidé de son contenu. Des explosions ont généré d’impressionnantes colonnes de cendre, avec parfois des retombées de gros blocs sur le plancher de l’Halema’uma’u.
À la fin du mois de mai, les explosions au sommet du Kilauea ont été remplacées par des effondrements épisodiques. Au total, 62 événements d’effondrement ont secoué la zone sommitale en déclenchant des séismes qui ont à plusieurs reprises atteint une magnitude de M 5.3, occasionnant des dégâts au bâtiment du HVO et au Jaggar Museum. Les routes, les réseaux d’alimentation en eau et les fondations de certaines maisons dans le village de Volcano ont également été endommagés.
Un an après, les scientifiques du HVO continuent d’analyser les données de l’éruption sommitale du Kilauea. Avant 2018, les modèles indiquaient que l’activité explosive observée au sommet était provoquée par l’interaction entre les eaux souterraines et la haute température du conduit d’alimentation situé sous la caldeira du Kilauea. En revanche, les analyses de plusieurs explosions observées en 2018 laissent supposer que les gaz magmatiques sont le moteur de ces explosions.
Au lieu de s’effondrer d’un seul coup, on s’est rendu compte en 2018 que la caldeira du Kilauea pouvait s’affaisser progressivement sur de longues périodes, avec une déflation du sommet générant une forte sismicité qui constitue un risque majeur.
Les scientifiques ont également constaté que, dans certaines conditions, le sommet de Kilauea et la LERZ peuvent être reliés étroitement. Ceci est corroboré par l’équivalence approximative entre le volume de lave émis dans la LERZ et le volume du vide laissé par l’effondrement sommital ; tous deux sont de l’ordre de 1 kilomètre cube.

Une étude menée par un groupe international de scientifiques a révélé que la vitesse de propagation des ondes sismiques au sommet du Kilauea a montré des variations mesurables avant l’activité éruptive de 2018. Cette découverte représente un paramètre intéressant dans la prévision d’une future activité éruptive.
Source: USGS / HVO.

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In a previous post, I explained that US geologists at HVO are gaining new insights from the Kilauea eruption in the Lower Esat Rift Zone. A new Volcano Watch article indicates that they are also learning a lot from the volcano’s 2018 summit collapses.

As soon as early April 2018, the volcano showed signs that change was coming, but the data provided by the instruments were too elusive to predict what was to happen. They only tracked an increasingly pressurized magmatic system between Kilauea’s summit and the Pu’uO’o cone.

On April 30th, 2018, lava emerged briefly from a crack on the cone’s west flank before the remaining magma drained into the East Rift Zone.  The Pu’uO’o crater collapsed, leaving a bottomless, empty cavity.

The magma which was beneath Pu’uO’o immediately headed toward the Lower East Rift Zone (LERZ) where the ground heaved slightly in response, with earthquakes indicating the path followed by the molten rock as it pushed downrift and toward the surface.

On May 3rd, lava erupted within the Leilani Estates. It marked the beginning of the largest eruption on Kilauea’s LERZ in over 200 years.

Over the next weeks, the summit lava lake withdrew deeper into the volcano as magma emptied into the LERZ, as if a valve had been opened at the bottom of the Overlook Crater. Aided by the nearly 900 metre elevation difference between the summit and the LERZ, the lava lake steadily drained and Kilauea’s summit collapsed inward. This in turn prompted elevated seismicity.

Recession of the lava lake resulted in near-constant rockfalls into the now empty Overlook Crater  Explosions sent impressive columns of ash into the sky, sometimes littering the ground around Halema’uma’u with dense blocks of rock.

By late May, Kilauea summit explosions were replaced by episodic collapse events. All told, 62 collapse events rocked Kilauea’s summit, triggering several M 5.3 earthquakeswhich caused damage at the HVO building, the Jaggar Museum. Roads and water system and residential foundations in Volcano were also damaged.

A year later, HVO scientists continue to process data from the 2018 eruption at the summit of Kilauea. Prior to 2018, models indicated that explosive summit activity was driven by steam explosions produced by the interaction between groundwater and the hot conduit below Kilauea’s caldera. But data from several 2018 explosions suggest that magmatic gas is the primary driver.

Rather than necessarily occurring as one big drop, the Kilauea caldera collapse can proceed incrementally over long periods of time, with ground shaking during sustained, rapid summit deflation and episodic collapse posing a major hazard.

Under certain conditions, Kilauea’s summit and the LERZ can be extremely well-connected through the core of the rift zone. This is supported by the rough equivalence of the LERZ erupted volume and the summit collapse void, both on the order of 1 cubic kilometre.

A study led by an international group of scientists has found evidence that seismic velocity – the speed at which seismic waves travel – within Kīlauea’s summit showed measurable changes leading up the 2018 activity. This finding potentially offers another means to forecast eruptive activity.

Source : USGS / HVO.

Panache de cendre et de poussière émis par le Pu’uO’o lorsque le plancher du cratère s’est effondré après l’évacuation du magma vers la LERZ (Crédit photo : USGS / HVO)

Panache de cendre émis par l’Overlook Crater de l’Halema’uma’u pendant la vidange du lac de lave (Crédit photo : USGS / HVO)

L’Islande continue d’enterrer le gaz carbonique ! // Iceland keeps burying carbon dioxide !

Dans des notes publiées le 16 juin 2016 et le 15 novembre 2017, j’ai expliqué que l’Islande était probablement un bon endroit pour stocker dans le sol l’excès de dioxyde de carbone (CO2) contenu dans l’atmosphère.
https://claudegrandpeyvolcansetglaciers.com/2016/06/17/islande-de-la-geothermie-au-stockage-du-co2-iceland-from-geothermal-energy-to-the-storage-of-co2/

À l’époque, l’objectif du projet CarbFix était de capter le gaz et de le réinjecter dans le sous-sol. Le processus était réalisé avec un puits d’injection foré dans le soubassement basaltique. Si elle était opérationnelle, cette technologie aurait l’avantage de débarrasser l’atmosphère d’une partie de son CO2, l’un des principaux gaz à effet de serre qui contribuent au réchauffement de la planète.
La technologie imite, dans un format accéléré, un processus naturel qui peut prendre des milliers d’années, et qui consiste à injecter du dioxyde de carbone dans les pores du basalte où il se minéralise et reste stocké pour l’éternité.
En Islande, le projet CarbFix inclut des chercheurs et des ingénieurs du distributeur d’électricité Reykjavik Energy, de l’Université d’Islande, du CNRS et de la Columbia University aux États-Unis.
En Islande, au moins la moitié de l’énergie qui est produite provient de sources géothermiques. C’est une aubaine pour les chercheurs de CarbFix, qui ont transformé en laboratoire la centrale géothermique de Hellisheidi, l’une des plus grandes au monde.
La centrale, située sur le volcan Hengill dans le sud-ouest de l’Islande, repose sur une couche de roche basaltique et dispose de quantités d’eau pratiquement illimitées. L’usine pompe l’eau qui se trouve sous le volcan pour faire fonctionner six turbines qui fournissent de l’électricité et de la chaleur à la capitale, Reykjavik, située à une trentaine de kilomètres.

Le dioxyde de carbone de l’usine est capté par la vapeur, liquéfié par condensation, puis dissous dans de grandes quantités d’eau. Cette eau gazeuse est canalisée sur plusieurs kilomètres jusqu’à une zone où trônent des dômes gris en forme d’igloo. C’est ici que l’eau gazeuse est injectée sous haute pression dans la roche à 1 000 mètres de profondeur. La solution remplit les cavités de la roche basaltique et c’est alors que commence le processus de solidification. On a affaire à une réaction chimique qui se produit lorsque le gaz entre en contact avec le calcium, le magnésium et le fer dans le basalte.
Presque tout le dioxyde de carbone injecté s’est retrouvé minéralisé en deux ans au cours de l’opération pilote il y a trois ans; c’était beaucoup plus rapide que lors des expériences effectuées en laboratoire. Une fois que le CO2 est transformé en roche, il reste définitivement dans cet état.
Le projet CarbFix réduit d’un tiers les émissions de dioxyde de carbone de la centrale de Hellisheidi, ce qui représente le stockage et l’entreposage de 12 000 tonnes de dioxyde de carbone à un coût d’environ 25 dollars la tonne. En comparaison, les volcans islandais rejettent chaque année entre un et deux millions de tonnes de dioxyde de carbone.
Le principal inconvénient de cette méthode est qu’elle nécessite de gros volumes d’eau dessalée qui est abondante en Islande mais rare dans de nombreuses autres parties de la planète. Il faut 25 tonnes d’eau pour injecter chaque tonne de dioxyde de carbone. Des expériences sont en cours pour adapter la méthode à l’eau salée.
Dans le cadre de l’accord de Paris sur le climat, l’Islande a accepté de réduire ses émissions de gaz à effet de serre de 40% d’ici 2030, mais ses émissions ont augmenté de 2,2% entre 2016 et 2017 ; elles ont augmenté de 85% depuis 1990, selon un rapport de l’Agence islandaise de l’environnement. Un tiers de ces émissions provient du transport aérien qui est essentiel pour le tourisme de l’île. Les usines d’aluminium et de silicium représentent un autre tiers. Le ministère islandais de l’Environnement et des Ressources naturelles a encouragé ces usines à développer elles aussi des mécanismes de captage et de stockage du carbone.
Source: Philippine Daily Inquirer.

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In posts released on 16 June 2016 and 15 November 2017, I explained that Iceland could also be the right place to store in its ground the excess of carbon dioxide (CO2) in the atmosphere.

https://claudegrandpeyvolcansetglaciers.com/2016/06/17/islande-de-la-geothermie-au-stockage-du-co2-iceland-from-geothermal-energy-to-the-storage-of-co2/

By that time, the goal of the CarbFix project was to capture that gas and stick it back underground. This was done with an injection well drilled down into basalt bedrock. If it worked, the technology would have the advantage of getting the atmosphere rid of some of its CO2, one of the main greenhouse gases that contribute to global warming.

The technology mimics, in an accelerated format, a natural process that can take thousands of years, injecting carbon dioxide into porous basalt rock where it mineralizes, capturing it forever.

Iceland’s CarbFix project includes researchers and engineers from utility company Reykjavik Energy, the University of Iceland, France’s National Centre for Scientific Research (CNRS) and Columbia University in the United States.

In Iceland, at least half of the energy produced comes from geothermal sources. That is a bonanza for CarbFix researchers, who have turned the Hellisheidi geothermal power plant, one of the world’s biggest, into their own laboratory.

The plant, located on the Hengill volcano in southwestern Iceland, sits on a layer of basalt rock formed from cooled lava, and has access to virtually unlimited amounts of water. The plant pumps up the water underneath the volcano to run six turbines providing electricity and heat to the capital, Reykjavik, about 30 kilometres away.

The carbon dioxide from the plant is captured from the steam, liquified into condensate, then dissolved in large amounts of water. The fizzy water is piped several kilometres to an area where grey, igloo-shaped domes dot the landscape. Here the fizzy water is injected under high pressure into the rock 1,000 metres under the ground. The solution fills the rock’s cavities and begins the solidification process — a chemical reaction that occurs when the gas comes in contact with the calcium, magnesium and iron in the basalt.

Almost all of the injected carbon dioxide was mineralized within two years in the pilot injection three years ago, which was much faster than during the experiments in a laboratory. Once the CO2 is turned to rock, it is captured there for good.

The CarbFix project reduces the plant’s carbon dioxide emissions by a third, which amounts to 12,000 tons of carbon dioxide captured and stored at a cost of about 25 dollars a ton. By comparison, Iceland’s volcanoes spew out between one and two million tons of carbon dioxide each year.

The main drawback of the method is that it requires large volumes of desalinated water, which, while abundant in Iceland, is rare in many other parts of the planet. Around 25 tons of water is needed for each tonne of carbon dioxide injected. Experiments are currently underway to adapt the method to saltwater.

Under the Paris climate agreement, Iceland has agreed to slash its greenhouse gas emissions by 40% by 2030, yet its emissions rose by 2.2% from 2016 to 2017, and have risen by 85% since 1990, according to a report by Iceland’s Environment Agency. A third of its emissions come from air transport, which is vital to the island for its tourism sector. Its aluminum and silicon plants account for another third. The Icelandic Environment and Natural Resources Ministry has encouraged those plants to also develop carbon capture and storage mechanisms.

Source : Philippine Daily Inquirer.

Image de la calcite formée dans le basalte par interaction entre la roche et l’eau chargée en CO2 (Source : CarbFix).

Eruptions du Raikoke (Russie) et du Popocatepetl (Mexique)

Raikoke (Mer d’Okhotsk, îles Kouriles, Russie):
Une éruption soudaine et puissante a débuté sur le Raikoke vers 21h50 (TU) le 21 juin 2019. Selon le VAAC de Tokyo, le nuage de cendres s’est élevé à 13,1 km au dessus du niveau de la mer. Les émissions de cendres se sont poursuivies jusqu’au 22 juin.
La dernière éruption de ce volcan remonte à février 1924, avec un VEI 4. Auparavant, deux éruptions avaient eu lieu en 1778 (VEI 4) et 1765 ± 5 ans (VEI 2).
Source: KVERT, The Watchers.

Popocatepetl (Mexique):
Une nouvelle éruption s’est produite sur le Popocatepetl à 21h57 (heure locale) le 21 juin 2019. Des matériaux incandescents ont été projetés à une courte distance du cratère. Une intense activité s’est poursuivie sur le volcan le 22 juin avec une autre éruption majeure. Selon le VAAC de Washington, des panaches de cendres étaient visibles sur une webcam et les images satellitaires; ils s’élevaient à 7,6 km au dessus du niveau de la mer.
Source: CENAPRED, The Watchers.

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Raikoke (Sea of Okhotsk, Kuril Islands, Russia):
A sudden and powerful eruption started at Raikoke volcano at about 17:50 (UTC) on June 21st, 2019. According to the Tokyo VAAC, the ash cloud rose up to 13.1 km above sea level. Ash emissions continued into June 22nd.
The last time this volcano erupted was in February 1924, with a VEI 4. Two previous eruptions took place in 1778 (VEI 4) and 1765± 5 years (VEI 2).
Source: KVERT, The Watchers.

Popocatepetl (Mexico):
Another strong eruption occurred at Popocatepetl volcano, at 20:57 (local time) on June 21st, 2019. Incandescent fragments were thrown a short distance from the crater. Intense activity continued at the volcano on June 22nd with another strong eruption. According to the Washington VAAC, volcanic ash was observed on webcam and satellite imagery rising up to 7.6 km above sea level.
Source: CENAPRED, The Watchers.

Le risque sismique sur la Grande Ile d’Hawaii // The seismic hazard on Hawaii Big Island

Hawaii est bien connu pour ses volcans actifs. Les éruptions du Mauna Loa et du Kilauea sont souvent spectaculaires et peuvent être destructrices. Il ne faudrait pas oublier non plus que l’Etat d’Hawaï est aussi sujet à des tremblements de terre. C’est l’un des endroits les plus sismiques des États-Unis, avec des milliers de secousses chaque année. Pas plus tard que le 28 avril 2019, la Grande Ile a été secouée par un séisme de M 4,2 dont l’épicentre se trouvait sous le flanc sud de Kilauea, à environ 20 km au sud-est du sommet et à une profondeur de 7 km. L’événement a été largement ressenti dans toute la partie orientale de Big Island. Il n’a toutefois causé aucune modification d’activité sur le Kileaua.
Les séismes du passé ont causé des dégâts structurels de plusieurs millions de dollars à la petite ville de Hilo. Le tremblement de terre de M 6,2 en 1973 avait une intensité VIII sur l’échelle de Mercali, avec 11 blessés et 5,6 millions de dollars de dégâts.
Le séisme de M 7,7 à Kalapana, en 1975 a été enregistré avec une intensité VIII à Hilo, et il a causé pour 4,1 millions de dollars de dégâts.
Hilo est la quatrième ville de l’État en termes de population, avec environ 43 000 habitants. On compte au moins 40 bâtiments historiques dans cette ville, y compris des écoles, des hôpitaux, des postes de police, des immeubles de bureaux, des magasins et des églises. L’architecture de Hilo lui donne souvent l’aspect d’une ville d’avant la seconde guerre mondiale. Elle est souvent considérée comme la plus ancienne ville de l’État. En fait, son histoire remonte à  l’année 1100. Les bâtiments historiques sont particulièrement vulnérables aux séismes, en particulier ceux construits avant l’adoption des normes parasismiques.
Selon le HVO, c’est l’intensité des ondes sismiques dans une zone donnée qui détermine le risque de dégâts. Une secousse avec une intensité «très forte» de VII peut causer des dégâts considérables aux structures mal construites, mais endommage généralement peu des structures bien conçues. Une secousse avec une intensité «sévère» de VIII causera des dégâts considérables à la plupart des bâtiments ordinaires. Avec une intensité «violente» de IX, même des structures spécialement conçues pour résister aux tremblements de terre peuvent subir des dégâts considérables. L’intensité «extrême» X détruira la plupart des structures. Il a été admis que des séismes de magnitude M 6,0 à Hawaii peuvent causer des dégâts sur de vastes zones.
L’État d’Hawaï a pris des mesures pour remédier aux problèmes de construction. En outre, un rapport de 2017 indique que 29% des routes hawaiiennes sont en mauvais état. Hawaii se situe au cinquième rang des pires villes du pays pour son réseau routier. Pour ce qui est du financement des routes dans le budget fédéral, Hawaii est le 10ème plus bas des Etats Unis. Près de 6% des routes hawaïennes ont été jugées en mauvais état. Les barrages constituent également le plus grand danger à Hawaii, comparés aux autres États.
Compte tenu de ces informations, certains habitants ne se sentent pas en sécurité sur leur lieu de travail et redoutent les séismes. Ils font remarquer que ce qui s’est passé à Christchurch (Nouvelle-Zélande) en 2011 pourrait aussi se produire à Hilo.
Les autorités expliquent que la Grande Ile doit s’attendre à de nouveaux séismes et s’y préparer. Les habitants doivent être conscients que des événements majeurs se produisent de temps en temps, même s’il n’y en a pas eu de secousse d’une magnitude supérieure à M6.9 depuis assez longtemps. Un sismologue du HVO a déclaré: «Le tout n’est pas de savoir si un puissant séisme se produira, mais de savoir quand il se produira. »
Source: Big Island Now.

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Hawai‘i is well known for its active volcanoes. The eruptions of Mauna Loa and Kilauea are often spectacular and can be setructive. One should not forget either that Hawaii is also an earthquake country. It is one of the most seismically active states in the US, experiencing thousands of earthquakes  each year. As recently as April 28th, 2019, Big Island residents experienced an M 4.2 earthquake beneath Kilauea’s south flank, roughly 20 kilometres SE of the summit at a depth of 7 kilometres. The quake was widely felt across East Hawaii. It did not cause any changes on Kileaua Volcano.

Earthquakes in the past have caused millions of dollars in structural damage to the small town of Hilo. The 1973 M 6.2 earthquake produced shaking of intensity VIII on the Mercali scale, injuring 11 people and causing 5.6 million dollars of damage.

The 1975 M 7.7 Kalapana earthquake caused a shaking with an intensity VIII in Hilo, causing 4.1 million dollars in damage.

Hilo is the state’s fourth largest city by population with approximately 43,000 residents. There are at least 40 historic buildings in this town, including schools, hospitals, police stations, office buildings, storefronts and churches. Hilo’s architecture gives it a pre-World War II persona. The city is often considered to be the state’s oldest one. In fact, oral history can be traced back to 1,100 AD. Historic buildings are especially vulnerable to seismic events, particularly those built before seismic codes were adopted.

According to the Hawaiian Volcano Observatory, what determines the potential for damage is how intense the seismic waves generated by the earthquake are in any given area. Shaking with ‘very strong’ intensities of VII can cause considerable damage to poorly-built structures but generally little damage to well-designed structures. It takes shaking at ‘severe’ intensity VIII to cause considerable damage to most ordinary buildings. At ‘violent’ intensity IX, even specially designed earthquake-tolerant structures can have considerable damage. ‘Extreme’ intensity X can destroy most structures. It has been admitted that earthquakes above magnitude M 6.0 in Hawai‘i generally can produce damages over large areas.

The state of Hawaii has taken some action to address building concerns. Besides, a 2017 report indicates that 29% of the state’s roads are in poor condition, ranking Hawaii the fifth worst in the nation. For highway funding as a percentage of the total government spending, Hawaii is the 10th lowest in the nation. Nearly 6% of Hawai‘i roads were deemed deficient. Dams posed the most hazard in Hawaii than any other state.

Given these reports, some residents feel unsafe in their workplace during earthquakes. They say that what happened in Christchurch (New Zealand) in 2011 that could so easily happen in Hilo.

Authorities explain that the Big Island needs to be prepared for earthquakes. Residents need to be aware there are big ones now and then, even though it has been there has not been an event above M6.9 for quite a long time. Said one HVO seismologist “It’s not a matter of if, but when a strong earthquake will occur.”

Source: Big Island Now.

Des séismes sont souvent enregistrés sur le flanc sud du Kilauea (Source: USGS)

Volcans du monde // Volcanoes of the world

Le Popocatepetl (Mexique) est probablement le volcan le plus actif en ce moment.
Une puissante éruption a secoué le volcan à 10h40 (heure locale) le 14 juin 2019. Selon le VAAC de Washington, le panache de cendre est monté jusqu’à une dizaine de kilomètres d’altitude. En l’espace de 24 heures le 14 juin, on a enregistré 115 épisodes d’émissions de vapeur d’eau, de gaz et aussi d’un peu de cendre. Le CENAPRED a aussi enregistré trois explosions, une le 13 juin et deux autres le 14 juin. Un séisme volcano-tectonique de M 1,9 et 27 minutes de tremor a été enregistré dans la soirée du 13 juin. Un fort dégazage avait été observé au cours d’un survol du volcan le 11 juin, mais les scientifiques ont remarqué l’absence d’un nouveau dôme à l’intérieur du cratère qui présente toujours 350 mètres de diamètre.
D’autres éruptions relativement puissantes ont été observées sur le volcan le 17 juin 2019, avec des panaches de cendre qui sont monté jusqu’à environ 13 km d’altitude.
Le CENAPRED avait fait passer le niveau d’alerte à la couleur Jaune Phase 3 le 28 mars dernier, avant de le ramener à la Phase 2 le 7 mai. C’est ce dernier niveau d’alerte qui est actuellement en place sur le Popocatepetl.

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Tout est redevenu calme sur le Piton de la Fournaise (Île de la Réunion) depuis la courte éruption du 11 au 13 juin 2019. Il n’y a actuellement aucun signe qu’une nouvelle éruption va commencer à court terme, bien qu’une inflation de l’édifice volcanique soit à nouveau enregistrée. Malgré la situation calme, l’Enclos Fouqué reste fermé au public.
Source: OVPF.

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Une éruption du Mont Agung (Indonésie) a été enregistrée par le réseau sismique à 13 h 38 le 13 juin 2019. Des matériaux incandescents ont été éjectés sur les flancs du volcan. Le VAAC de Darwin a indiqué que les panaches de cendres avaient atteint des altitudes de 5,5 et 9,1 km. Le niveau d’alerte reste à 3 (sur une échelle de 1-4) avec la zone d’exclusion d’un rayon de 4 km.
Source: CVGHM

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Une phase d’inflation du cratère de Minamidake sur le Sakurajima (Japon) a commencé à 11h00 le 11 juin 2019. À 14h31, une explosion a projeté des matériaux à 1,2 km du cratère et a généré un panache de cendres qui s’est élevé à 2,2 km au-dessus de la lèvre du cratère. Une explosion à 13h21 le 13 juin a été suivie d’une déflation de l’édifice. Le niveau d’alerte reste à 3 (sur une échelle de 5).
Source: JMA.

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Une moyenne de 10 à 20 explosions par heure a été enregistrée sur le Fuego (Guatemala) du 15 au 18 juin 2019, avec des panaches de cendres atteignant 1,1 km au-dessus du cratère. Les explosions ont parfois généré des ondes de choc qui ont secoué les maisons des localités proches du volcan. Des matériaux incandescents ont été éjectés à une hauteur de 200 à 400 mètres et ont provoqué des avalanches dans plusieurs ravines. Des retombées de cendres ont été signalées dans plusieurs zones sous le vent.
Source: INSIVUMEH.

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Des explosions stromboliennes sont observées au niveau du cratère Mackenney du Pacaya (Guatemala). Elles éjectent des matériaux jusqu’à 30 mètres au-dessus du bord du cratère. Une coulée de lave divisée en deux branches parcourt environ 300 mètres le long des flancs nord-ouest et ouest.
Source: INSIVUMEH.

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La couleur de l’alerte aérienne reste Orange sur les volcans du Kamchatka: Sheveluch, Karymsky; Ebeko, Klyuchevskoy.

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Le 12 juin 2019, de petites éruptions phréatiques dans le cratère du Poás (Costa Rica) ont projeté des matériaux jusqu’à une hauteur de moins de 50 mètres à raison d’un événement par heure. Le 18 juin, une éruption d’environ six minutes a généré un panache d’une hauteur qui n’a pas pu être estimée en raison des conditions météorologiques. Les habitants auraient entendu plusieurs « bruits forts » tôt le matin et auraient vu un panache éruptif s’élever au-dessus du cratère. Des reteombées de cendre ont été observées dans plusieurs localités.
Source: OVSICORI.

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Popocatepetl (Mexico) is probably the most active volcano these days.
A strong eruption occurred at 10:40 (local time) on June 14th, 2019. According to the Washington VAAC, the ash cloud rose to an estimated height of about 10 kilometres above sea level. In 24 hours on June 14th, monitoring systems registered 115 exhalations, accompanied by water vapour, gas and light amounts of ash. There were also three explosions, one on June 13th, the other two on June 14th. Additionally, a volcano-tectonic earthquake with a magnitude of M 1.9 and 27 minutes of tremor was recorded in the evening of June 13th. Intense degassing had been observed during an overflight on June 11th. However, the flight confirmed that a dome has not been formed inside the internal crater, which maintains its dimension of 350 metres.
Several other significant eruptions took place at the volcano on June 17th, 2019. The volcanic ash cloud rose up to about 13 kilometres above sea level.
CENAPRED had raised the Alert Level to Yellow, Phase Three on March 28th and lowered it back to Yellow, Phase Two on May 7th where it remains to date..
Source: CENAPRED, The Watchers.

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Everything has been quiet again at Piton de la Fournaise (Reunion Island) since the short eruption of June 11th-13th. There are currently no signs that a new eruption will start in the short term, although an inflation of the volcanic edifice s again recorded. Dspite the quiet situation, the Enclos Fouqué is still closed to the publc.
Source: OVPF.

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An eruption at Mt Agung (Indonesia) was recorded by the seismic network at 1:38 on 13 June 2019. It ejected incandescent material onto the flanks of the volcano. The Darwin VAAC stated that ash plumes rose to altitudes of 5.5 and 9.1 km. The Alert Level remains at 3 (on a scale of 1-4) with the exclusion zone set at a 4 km radius.
Source: CVGHM.

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Inflation at Minamidake crater on Sakurajima (Japan) began at 5:00 on 11 June 2019. At 14:31 an explosion ejected material 1.2 km from the crater and generated an ash plume that rose 2.2 km above the crater rim. An explosion at 9:21 on 13 June was followed by some deflation. The Alert Level remains at 3 (on a 5-level scale).
Source: Japan Meteorological Agency (JMA).

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An average of 10-20 explosions per hour was recorded at Fuego (Guatemala) during 15-18 June 2019, generating ash plumes that rose as high as 1.1 km above the crater rim. Explosions sometimes produced shock waves that rattled houses in nearby communities. Incandescent material was ejected 200-400 m high and caused avalanches of material in several drainages. Ashfall was reported in several downwind areas.
Source: INSIVUMEH.

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Strombolian explosions are observed at Pacaya’s Mackenney Crater (Guatemala). They eject material as high as 30 metres above the crater rim. A lava flow dividing into two branches travels about 300 metres down the NW and W flanks.
Source: INSIVUMEH.

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The aviation colour code remains at Orange on Kamchatka volcanoes: Sheveluch, Karymsky; Ebeko, Klyuchevskoy.

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On 12 June 2019, small phreatic eruptions at Poás (Costa Rica) ejected material less than 50 metres high at a rate of about once per hour. On 18 June, an eruption that lasted about six minutes produced a plume of unknown height due to weather conditions. Residents reportedly heard several loud noises in the early morning and observed an eruption plume rising from the crater. Ash fell in several municipalities.
Source: OVSICORI.

Vue du parcours encore fumant emprunté par la lave du 11 au 13 juin sur le flanc E du Piton de la Fournaise (Photo: C. Grandpey)