Le déplacement du vortex polaire // The shifting of the polar vortex

drapeau-francaisLe changement climatique a profondément affecté l’Arctique au cours des dernières années. La température dans la région du pôle Nord est de 20 degrés supérieure à ce qu’elle devrait être en ce moment et la glace de mer a bien du mal à se former.
Cependant, cela ne signifie pas forcément que l’hémisphère Nord connaîtra un hiver doux cette année. Une nouvelle étude publiée dans Nature Climate Change montre que le vortex polaire est en train de se déplacer, ce qui pourrait donner naissance à des hivers plus longs sur la côte Est des États-Unis et dans certaines parties de l’Europe, avec des températures exceptionnellement froides au mois de mars.
Le vortex polaire est la zone d’air froid qui se love autour de l’Arctique pendant l’hiver. Lorsque des parties du vortex se rompent, elles peuvent provoquer des conditions de froid anormalement tardives à la fin de l’hiver et au début du printemps dans l’hémisphère Nord. C’est ce qui s’est produit au début de l’année 2014, avec un événement météorologique extrême dans le nord des États-Unis et au Canada (voir image ci-dessous).
Il existe en fait deux vortex polaires: le vortex stratosphérique, qui se trouve à environ 19 800 mètres au-dessus de la surface de la Terre, et le vortex troposphérique  à environ 5 500 à 9 100 mètres au-dessus de la surface.
Quand les météorologues parlent du vortex polaire, ils se réfèrent généralement au vortex troposphérique, qui est celui qui se déchire et envoie l’air froid vers des villes de latitude moyenne comme New York.

La nouvelle étude a examiné le vortex polaire stratosphérique, qui peut avoir un effet plus important mais plus subtil sur la météo des latitudes moyennes.

Après avoir étudié les données satellitaires des trois dernières décennies, les climatologues ont montré que le vortex polaire stratosphérique s’était peu à peu déplacé vers le continent eurasien et s’était affaibli dans le même temps. Un vortex polaire plus faible est davantage susceptible de se rompre, et ces ruptures sont la cause des descentes d’air froid inhabituellement tardives, à la fin de l’hiver, sur le reste du monde. A l’inverse, lorsque le vortex polaire est bien établi, tout l’air froid reste concentré à l’intérieur du cercle arctique, comme cela se produit traditionnellement à cette époque de l’année.
L’affaiblissement du vortex polaire n’est pas vraiment une nouveauté ; plusieurs études l’ont mis en évidence au cours des dernières années. Malgré tout, la nouvelle étude montre également que le vortex s’éloigne de l’Amérique du Nord et se dirige vers l’Europe et l’Asie au cours du mois de février de chaque année, ce qui pourrait entraîner un temps encore plus froid sur la côte est des États-Unis.
L’étude a également révélé que cette évolution du vortex était « étroitement liée » à la diminution de la couverture de glace de mer dans l’Arctique – en particulier dans les mers de Barents et de Kara – et à l’augmentation de la couverture de neige sur le continent eurasien. Cependant, ce lien n’est pas formellement prouvé et d’autres études seront nécessaires car jusqu’à présent personne n’a pu démontrer dans quelle mesure la fonte de la glace dans les mers arctiques entraîne le déplacement du vortex polaire.
Source: ScienceAlert.

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drapeau-anglaisClimate change has hit the Arctic worse than ever over the past few years. The temperature around the North Pole is 20 degrees Celsius warmer than it should be right now and the ice sheets are struggling to freeze up.

However, that doesn’t mean the Northern Hemisphere will be experiencing a mild winter this year. In fact, a new study published in Nature Climate Change shows that the polar vortex is shifting, which is likely to make winters in the US East Coast and parts of Europe even longer, with exceptionally cold temperatures expected during March.

The polar vortex is the zone of cold air that swirls around the Arctic during winter. When parts of the vortex break apart and splinter off, it can cause unseasonably cold conditions in late winter and early spring in the Northern Hemisphere. This happened in early 2014 and caused an extreme-weather event in the northern US and Canada (see image below).

There are actually two polar vortices: the stratospheric polar vortex, which is about 19,800 metres above the surface of the Earth; and the tropospheric polar vortex about 5,500 to 9,100 metres above the surface.

When the weather forecasters are talking about the polar vortex, they are usually referring to the tropospheric vortex, which is the one that rips apart and plunges cold air toward midlatitude cities such as New York. The new study looked at the stratospheric polar vortex, which can have a bigger but more subtle effect on midlatitude weather.

After looking at satellite data over the past three decades, the climatoligists showed that the stratospheric polar vortex had gradually been moving toward the Eurasian continent and getting weaker over the past 30 years. A weaker polar vortex means a vortex that is more likely to break, and those breakages are the cause of unseasonably late winter blasts of cold air down to the rest of the world.  When the polar vortex is strong, on the other hand, all that cold air gets contained in the Arctic circle, where it traditionally is at that time of year.

The weakening of the polar vortex isn’t necessarily new — it’s something several studies have shown over recent years. But the new study also shows that the vortex is moving away from North America and toward Europe and Asia during February each year, which could cause the east coast of the US to get even colder.

The study also found that this vortex shift was « closely related » to shrinking sea-ice coverage in the Arctic — particularly in the Barents-Kara seas — and increased snow cover over the Eurasian continent. However, that link is still a little tenuous and remains to be further studied as, up to now, no one has been able to show exactly how melting ice in the Arctic sea is causing the polar vortex to shift.

Source : ScienceAlert.

vortex

Source: NOAA.

 

 

Hawaii: Brouillard volcanique et aide à la population // Hawaii: The « vog » and how to manage it

drapeau-francaisL’interruption des alizés est un phénomène fréquent sur l’île Hawai’i pendant les mois d’hiver. La présence de ces vents, ou leur absence, joue un rôle essentiel, car ce sont eux qui gèrent la répartition du brouillard volcanique du Kilauea – le « vog », raccourci pour « volcanic fog » – à travers la Grande Ile.

Le « vog », provoqué par le dioxyde de soufre (SO2) émis par le Kilauea, est un problème fréquent, en particulier depuis l’ouverture de la bouche active dans le cratère de l’Halema’uma’u en 2008. On a alors enregistré une augmentation spectaculaire de la quantité de SO2 et d’autres gaz libérés par le volcan, ainsi que les effets néfastes du « vog » sur l’île. Les émissions de gaz ont légèrement diminué par rapport au début de l’éruption sommitale en 2008, mais le « vog » reste un problème pour les zones habitées, avec des conséquences sur la santé, l’agriculture et les infrastructures.

De mai à septembre, les alizés soufflent de 80 à 95% du temps, mais d’octobre à avril, la fréquence passe de 50 à 80%. Lorsque ces vents sont absents, les zones touchées par le « vog » couvrent la partie orientale de la Grande Ile, voire l’île toute entière, et même parfois l’ensemble de l’État d’Hawaii.

Afin de mieux gérer le « vog » cet hiver, de nouvelles ressources sont disponibles pour permettre à la population de se familiariser avec le brouillard, et de minimiser son impact. Un nouveau site Internet intitulé “Hawaii Interagency Vog Information Dashboard” fournit les premières informations sur le « vog ». Les sujets abordés incluent les prévisions concernant ce brouillard, ses concentrations en temps réel, les effets sur la santé, les impacts environnementaux et comment les gens peuvent se protéger. On trouve aussi sur le site des liens vers des publications scientifiques.

Le site oriente également les utilisateurs vers de nouveaux produits d’information sur le « vog ». On trouve, entre autres, un « booklet of frequently asked questions » (livret de questions fréquemment posées), une brochure et une affiche sur la protection contre le « vog » qui sont disponibles en ligne et qui peuvent être consultées ou téléchargées. Des exemplaires imprimés sont disponibles auprès des services de santé. Ils sont également distribués dans les bibliothèques et les écoles de la Grande Ile.

Les services sanitaires hawaiiens diffusent une rubrique intitulée “Hawaii ShortTerm SO2 Advisory”  qui fournit en temps réel des données sur le niveau de SO2, ce qui est extrêmement utile pour les zones proches du Kilauea. Pour les habitants de la partie ouest d’Hawaii (région de Kona en particulier), les informations sur les particules sont disponibles via l’onglet “AirNow particle data” du site Internet mentionné précédemment.

Source: USGS / HVO.

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drapeau-anglaisA common occurrence on Hawai‘i Island during winter months is the frequent interruption of the trade winds. These winds, or the lack of them, play a leading role in determining where vog (a short word for volcanic fog) from Kilauea volcano is distributed across Big Island.

Vog, caused by sulfur dioxide gas (SO2) emitted from Kilauea, has been a frequent problem on Hawaii Big Island. Since the onset of the summit eruption in 2008, there has been a dramatic increase in the amount of SO2 and other gases released from the volcano and in the damaging effects of vog on the island. Gas emissions have decreased somewhat since the summit eruption began in 2008, but vog continues to challenge Hawai‘i communities, causing impacts to health, agriculture, and infrastructure.

From May to September, trade winds blow 80 to 95% of the time, but from October to April, the frequency drops to 50 to 80%. When trade winds are absent, areas impacted by vog can include East Hawaii, the whole Island of Hawaii, and, at times, the entire State of Hawaii.

For this winter’s vog season, new resources are available to help people become familiar with, and minimize their exposure to vog. A new internet-based “Hawaii Interagency Vog Information Dashboard”   provides a user-friendly starting point to search for information about vog. Topics on this dashboard include vog forecasts, real-time vog concentrations, health effects and environmental impacts of vog, and how people can protect themselves from vog, as well as links to published scientific literature.

The dashboard also leads users to a new suite of concise vog information products. These products, which include a « booklet of frequently asked questions »  and a brochure and poster on protecting yourself from vog, are available online, where they can be viewed or downloaded. Print copies of these vog information products are available through the Hawai‘i Department of Health District offices. They are also in the process of being distributed to public libraries and schools around the Island of Hawai‘i.

The Hawai‘i Department of Health has released “Hawaii ShortTerm SO2 Advisory” which provides data on current SO2 gas levels, is extremely helpful for areas close to Kīlauea. But for West Hawaiʻi (Kona) residents, the more relevant particle information is available through the vog dashboard link to “AirNow particle data.”

Source: USGS / HVO.

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Le panache de gaz de l’Halema’uma’u contribue à la présence du « vog » à Hawaii.

(Photo: C. Grandpey)

 

 

 

 

 

 

Popocatepetl (Mexique / Mexico)

drapeau-francaisComme cela se produit de temps en temps, le Popocateptl a connu un nouvel éruptif le vendredi 25 novembre, avec un panache de cendre qui est monté jusqu’à 5 km de hauteur. Voici deux petites vidéos mises en ligne par le CENAPRED pour illustrer cet événement.

http://www.cenapred.gob.mx/popo/2016/nov/v1125161.mp4

http://www.cenapred.gob.mx/popo/2016/nov/v1125163.mp4

Le niveau d’alerte du volcan est maintenu à la couleur Jaune Phase 2.

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drapeau-anglaisAs this happens from time to time, Popocateptl went through a new eruption on Friday 25 November, with an ash plume that rose up to 5 km above the crater. Here are two short videos posted by CENAPRED to illustrate this event.
http://www.cenapred.gob.mx/popo/2016/nov/v1125161.mp4

http://www.cenapred.gob.mx/popo/2016/nov/v1125163.mp4

The alert level for the volcano is kept at Yellow Phase 2.

https://i0.wp.com/www.cenapred.gob.mx/popo/2016/nov/p1125162.jpg

Nouvelles du Kilauea (Hawaii / Etats Unis) // News of Kilauea volcano (Hawaii)

drapeau-francaisL’éruption du Kilauea se poursuit à son sommet et sur l’East Rift Zone.
Dans le cratère de Halema’uma’u, la surface du lac de lave se maintient à un niveau élevé et augmente actuellement, parallèlement à un épisode inflationniste. La lave se situe souvent à 7-10 mètres sous la lèvre de la bouche active, mais la pression n’est pas suffisante pour lui permettre d’atteindre le plancher du cratère et de s’épancher à sa surface, comme elle l’a fait il y a quelques mois. La sismicité au sommet reste faible. Un bref essaim sismique superficiel a été enregistré en début de soirée le 23 novembre, dans le secteur de Devil’s Throat, en aval de la partie supérieure de Chain of the Craters Road. La secousse la plus forte de cette séquence a été estimée à M 2,8. La sismicité a ensuite chuté de façon significative à la suite de cet événement qui n’a pas eu d’effet visible sur le comportement du volcan. Au cours de la semaine, les émissions moyennes de SO2 au sommet ont varié entre 2 100 et 8 300 tonnes par jour.
Les images de la webcam thermique montrent une lueur persistante au niveau des ouvertures connues depuis longtemps dans le cratère du Pu’uO’o où la séismicité se poursuit à un niveau faible.
La coulée de lave de 61g continue de pénétrer dans l’océan à Kamokuna. (du côté Kalapana). L’entrée ouest est tarie depuis plusieurs semaines. La lave coule principalement à la pointe du grand delta côtier où de profondes fractures peuvent être observées. Elles révèlent une instabilité et un risque accru d’effondrements de grande ampleur. Il convient de noter que l’entrée de lave actuelle est difficile à photographier depuis la terre. L’approche par la mer est beaucoup plus favorable à la photographie. Plusieurs agences à Hilo vendent de telles excursions aux touristes.
Les images des webcams placées sur le champ d’écoulement de la lave montrent que l’activité de surface observée ces derniers jours près du Pu’uO’o et à la base du pali est en nette régression..
Source: HVO.

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drapeau-anglaisThe eruption of Kilauea volcano continues at its summit and East Rift Zone.

Within Halema’uma’u Crater, the level of the summit lava lake surface is currently rising in conjunction with an inflationary episode. Its surface is often 7-10 metres below the rim of the vent but lava does not have the strength to reach the crater floor and spill over it, as it did a few months ago. Seismicity at the summit continues at low levels. A brief flurry of shallow microearthquakes was recorded early in the evening of November 23rd, in the vicinity of Devil’s Throat beneath the upper section of the Chain of Craters Road. The largest event in this sequence was estimated at M 2.8 . Then, seismicity dropped significantly following that earthquake which had no obvious effects on the volcano.
Over the week, the average daily SO2 emission rate at the summit has ranged from 2,100 to 8,300 metric tons/day.
Thermal webcam views show persistent glow at known, long-term sources within Pu’uO’o crater where seismicity continues at low levels.

The 61g lava flow continues to enter the ocean at Kamokuna. (on the Kalapana side). The western flow has been dead for several weeks. Lava is mostly flowing at the tip of the large coastal delta where prominent cracks can be observed in the surface. They suggest instability and an increased potential for larger collapse events. It should be noted that the current lava entry makes it difficult to take photos from the land. The approach from the sea is far more favourable to photography. Several agencies in Hilo sell such trips to the tourists.

Webcam views of the 61g flow field show continuing but apparently decreased surface flow activity noted in previous days from breakouts closer to Pu’uO’o and at the base of the pali.

Source: HVO.

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Le lac de lave est parfaitement visible depuis la terrasse du Jaggar Museum.

(Image webcam HVO)

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Coulée sur le flanc E du Pu’uO’o (Crédit photo: HVO)