Islande: Le pouvoir des elfes

drapeau francaisEn Islande, les humains sont prêts à se battre pour les droits des elfes. Une enquête menée par l’Université d’Islande en 2007 a révélé que plus de 60 pour cent des 1000 personnes interrogées pensaient qu’il était possible que les elfes existent.
Il n’est donc pas surprenant que les défenseurs des elfes se soient unis aux écologistes pour exhorter les autorités locales à renoncer à un projet d’autoroute qui pourrait nuire à « l’habitat naturel » des elfes.
Un groupe connu sous le nom d’«Amis de la Lave » a fait campagne contre la construction d’une nouvelle route entre la péninsule d’Alftanes, où le président islandais a une maison, et Gardabaer à Reykjavik. Des centaines de personnes sont allées manifester pour bloquer les bulldozers.
Cette campagne de protestation, qui a duré près d’un an, a finalement abouti à un résultat à long terme. Le projet de construction a été interrompu jusqu’à ce que la Cour Suprême d’Islande se prononce sur l’affaire.
L’une des amies des elfes, qui pense qu’elle peut communiquer avec eux par télépathie, a averti que « ce serait une perte terrible et dommageable à la fois pour le monde des elfes et pour nous, les humains » si le projet de route recevait le feu vert.
Même ceux qui n’ont pas de contact avec les elfes ont fait part de leurs préoccupations environnementales. Ils craignent le projet de route coupe le champ de lave en deux et entraîne, entre autres, la destruction des sites de nidification.
Source : Iceland Review.

drapeau anglaisIn Iceland, humans stand up for the rights of elves. A survey conducted by the University of Iceland in 2007 found that over 60 percent of the 1,000 respondents thought it was at least possible that elves exist.
Then, it comes as no surprise that elf advocates have teamed up with ecologists to urge local authorities to give up a highway project they fear could damage their “natural habitat”.

A group known as « Friends of Lava » has been campaigning against the new road from the Alftanes peninsula, where the country’s president has a home, to Gardabaer in Reykjavik. Hundreds of people have been walking out to block the bulldozers.
Their campaign, which has lasted almost a year, has finally yielded to a longer-run result. The construction project has been halted until the Supreme Court of Iceland rules on the case.
One of the elves’ friends, who believes she can communicate with them through telepathy, has warned that « it will be a terrible loss and damaging both for the elf world and for us humans » if the road project is given the go-ahead.
Even those who have no contact with elves whatsoever have spoken in support of their environmental concerns. They fear the road project could cut the lava field in two, destroying nesting sites among other things.

Source: Iceland Review.

Reykjavik-blog

Reykjavik  (Photo:  C. Grandpey)

Eruptions super volcaniques

drapeau francaisUne équipe de géologues suisses, français et britanniques a tenté de comprendre ce qui peut provoquer les éruptions des super volcans.
Le résultat de leur étude, publié dans la revue Nature Geoscience , montre que la flottabilité et la poussée du magma constituent la principale explication du réveil de ces monstres de feu.
Afin d’essayer de comprendre pourquoi les super volcans comme Yellowstone sont si différents des volcans classiques, l’équipe a procédé à une modélisation informatique de l’activité volcanique en basant l’âge des éruptions sur un minéral témoin, le zircon, que l’on trouve dans les roches volcaniques.
Par ailleurs, une équipe de l’Institut Fédéral Suisse de Technologie de Zurich a utilisé une installation à rayons X de haute technologie (le synchrotron européen) pour étudier la densité de la roche en fusion qui sommeille sous les super volcans. La densité est un facteur important: Comme le magma dans la chambre est moins dense que la roche encaissante, il exerce une poussée sur le toit de cette même chambre.
Dans les volcans classiques, l’activité est déterminée par la taille de la chambre magmatique. Relativement faible en volume, elle est alimentée par des montées régulières de magma qui est expulsé ensuite en quantités modérées lorsque la pression devient trop élevée.
En revanche, s’agissant des super volcans, la chambre magmatique est trop volumineuse pour être mise sous pression par les seules injections de magma. Ce qui se passe, c’est qu’un magma moins dense et donc plus léger s’accumule régulièrement dans la chambre. Au début, cette dernière est assez forte pour résister à la pression, mais elle finit par céder et provoque une libération cataclysmale de matériaux.
L’équipe de géologues suisses, français et britanniques a calculé que l’éruption volcanique la plus intense impliquerait une libération de magma comprise entre 3500 et 7000 kilomètres cubes. C’est la première fois qu’un plafond est défini pour une telle éruption volcanique.
Les auteurs espèrent que les deux études fourniront des indications utiles quant à la fréquence des événements provoqués par les super volcans. A ce jour, on ne sait presque rien sur la vitesse de remplissage et l’explosion de la chambre magmatique. Seules 23 éruptions de ce type se sont produites au cours des 32 derniers millions d’années.

Source : Presse britannique.

Voici un lien vers un communiqué de presse du CNRS qui donne plus d’explications sur « les conditions d’éruption d’un super volcan » : http://www2.cnrs.fr/presse/communique/3375.htm

A noter que l’article paru dans GeoScience a provoqué un certain nombre de réactions. Un volcanologue néo-zélandais a fait remarquer que l’étude française sur les super volcans n’apportait rien de vraiment nouveau. Il a ajouté que la modélisation informatique avait ses limites. Comme il n’y avait pas d’humains pour assister aux éruptions des super volcans dans les temps préhistoriques, les scientifiques doivent se rabattre sur l’examen des matériaux expulsés pendant les éruptions pour trouver des indices.

drapeau anglaisA team of geologists from Switzerland, France and Britain has tried to understand what may cause super volcanoes to erupt.

The result of their study, published in the journal Nature Geoscience, shows that the buoyancy of magma is the key explanation as to why these monsters come to life

Seeking to understand why super volcanoes like Yellowstone can be so different from conventional ones, the team built a computer model of volcanic activity, basing the age of eruptions on a telltale mineral, zircon, found in volcanic rocks.

Separately, a team from the Swiss Federal Institute of Technology in Zurich used a hi-tech X-ray facility to study the density of molten rock below super-volcanoes. Density is important: As magma in the chamber is less dense than solid rock, it pushes on the roof of the chamber

In conventional volcanoes, activity is determined by the size of the magma chamber. Relatively small in volume, it is replenished by regular ascents of magma which is expelled in moderate amounts when the pressure becomes too high.

Differently, in super volcanoes, the magma chamber is too big to be pressurised by magma injections alone. What happens is that a buoyant kind of magma steadily accumulates in the chamber. At the beginning, the chamber is strong enough to resist the pressure but it eventually breaks apart in a cataclysmic discharge.

The Swiss-French-British team calculated that the maximum volcanic eruption would entail a release of between 3,500 and 7,000 cubic kilometres of magma; this is the first time an upper limit has ever been established for a volcano.

The authors hope the two studies will provide useful pointers as to the frequency of super-volcano events. Almost nothing is known about how fast these volcanoes recharge with magma and blow up. Only 23 such eruptions have occurred in the last 32 million years.

Source: British press.

The GeoScience article has triggered some reactions. Among them, a New Zealand volcanologist said the new French research on super-volcanoes does not offer anything new.

He added that computer modelling has a limited value, and as there were no humans around to see super-volcanoes erupting in prehistoric times, scientists have to examine the debris from eruptions for clues.

Yellowstone-blog

(Photo:  C. Grandpey)

Sinabung (Indonésie): Faut-il s’attendre au pire? // Should the worst-case scenario be expected?

drapeau francaisIl a été demandé à toutes les autorités compétentes de la partie nord de Sumatra de se préparer au pire, suite à une augmentation de l’activité volcanique du Sinabung au cours de la semaine écoulée.
Un tel scénario sera mis en application si la zone d’évacuation atteint entre 7,5 km et 10 km du cratère. Actuellement, elle est toujours comprise entre 5 et 7 km sur le versant sud-est du volcan.
L’équipe d’intervention d’urgence a évacué les habitants des sous-districts de Jerawa et Pintu Besi qui sont situés le long des trajectoires des coulées pyroclastiques, à 6,5 km du cratère.
Avec cette dernière évacuation, le nombre de personnes déplacées atteint 20 491 ; elles sont logées dans 32 centres d’évacuation. Il n’est fait état d’aucune victime directe de l’éruption.
Selon le porte-parole de l’Agence Nationale de Gestion des Catastrophes: «Nous devons tirer profit des leçons de l’éruption du Merapi en 2010 au cours de laquelle l’augmentation de l’activité volcanique a été suivie d’une extension du rayon d’évacuation de 5 km à 10, 15 et puis 20 km. Il faut gérer pour le mieux la situation des personnes évacuées. »

Ce que ne dit pas cet homme, c’est qu’avec une telle politique d’évacuation ‘pas à pas’, le Merapi a tué 320 personnes ! Si le pire est à craindre sur le Sinabung (ce qui signifie des coulées pyroclastiques beaucoup plus longues que maintenant) pourquoi ne pas étendre directement la zone de danger à 10 km autour du volcan ?
Mon opinion est confortée par un membre de l’équipe d’observation qui a dit que, jusqu’à présent, les matériaux volcaniques émis représentent seulement  le quart des 2 540 000 mètres cubes stockés dans le cratère du Sinabung.  « Cela signifie que le potentiel pyroclastique stocké dans le dôme de lave du volcan est encore important ;  si toute cette lave devrait sortir, la menace serait terrible. »
Comme je l’ai indiqué auparavant, la situation d’urgence a été prolongée jusqu’au 18 janvier, ce qui signifie que les gens ne seront pas autorisés à quitter les camps jusqu’à cette date. Les autorités indiquent qu’un nouveau prolongement est possible si l’activité volcanique du Sinabung continue d’augmenter.

Dans le même temps, le niveau d’alerte du Raung a été élevé de «Normal » à « Waspada » en raison d’une augmentation de la sismicité et d’un changement de la couleur des émissions cratériques qui sont brunâtres depuis samedi . Les habitants de la région et les randonneurs sont invités à ne pas s’approcher du sommet à moins de 2 km du centre du cratère.

Source : The Jakarta Post.

drapeau anglaisAll the relevant authorities of North Sumatra have been instructed to prepare for a worst-case scenario following an increase in Mount Sinabung’s volcanic activity during the past week.
Such a scenario will be applied if the evacuation zone reaches between 7.5 kilometers and 10 km from the crater. Currently, the evacuation zone is still between 5 and 7 km on the southeast slope of the volcano.
The emergency response team has evacuated people from the two subdistricts of Jerawa and Pintu Besi, which are located along the tracks of the flows, 6.5 km from the crater.
With this latest evacuation, the number of displaced persons has reached 20,491 people who are accommodated at 32 evacuation centres. No direct casualty of the eruption has been reported so far.
According to the National Disaster Mitigation Agency’s (BNPB) spokesman: “Learning from Mount Merapi’s eruptions in 2010, during which increased volcanic activity was followed by an increase in the evacuation radius from 5 km to 10, 15 and then 20 km, preparations for dealing with evacuees must be conducted well.”

What this man does not say is that by leading such a step-by-step evacuation policy, Mount Merapi killed 320 people!! If the worst scenario is to be expected at Sinabung (which means pyroclastic flows much longer than now) why not extend directly the danger zone to 10 km around the volcano?
My opinion is supported by a member of the observation team who said that so far the emitted volcanic material comprised one quarter of the total 2,540,000 cubic meters formed in Mt. Sinabung’s crater. “This means that the pyroclastic potential stored in the volcano’s lava dome is still substantial; so if it should all come out, the threat would be devastating.”

As I put it before, the emergency response period has been extended to January 18th, which means people will not be allowed to leave the camps until that day. The authorities indicate that a further extension is possible if Sinabung’s volcanic activity continues to increase.

Meantime, the status of Mount Raung has been increased from ‘Normal’ to ‘Waspada’ or “alert” due an increase in seismicity and the change in the colour of the crater emissions which have become brownish white since Saturday. Local residents and climbers are advised not to approach the summit beyond a radius of 2 km from the centre of the crater.

Source: The Jakarta Post.

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Les 31 années d’éruption du Pu’uO’o (Hawaii) // Pu’uO’o (Hawaii): A 31-year eruption

drapeau francaisComme je l’ai écrit il y a quelques jours, le 3 janvier  2014 a marqué le 31ème anniversaire de l’éruption du Pu’u ‘ O’o. Voici un petit résumé des principales étapes de cette éruption à travers les années.

Une fracture s’ouvre le long de l’East Rift Zone le 3 janvier 1983. Des fontaines de lave spectaculaires commencent à jaillir d’une bouche unique en Juin 1983. Ces fontaines sont épisodiques ; chacune d’elles a une durée d’environ une journée et elles réapparaissent environ toutes les 3 semaines, entraînant la construction d’un cône baptisé Pu’u ‘ O’o. Ces fontaines de lave donnent naissance à des coulées a’a qui avancent rapidement, détruisant parfois des maisons dans la subdivision des Jardins Royaux.

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Fontaines de lave du Pu’uO’o en septembre 1983  (Crédit photo: HVO)

En juillet 1986, l’éruption se déplace de trois kilomètres vers l’est et change de style. Les fontaines de lave épisodiques sont remplacées par des coulées ininterrompues qui contribuent à former un vaste champ de lave baptisé Kupaianaha. Les coulées progressent le plus souvent en tunnels et atteignent la côte où des maisons sont recouvertes par la lave. Le village de Kalapana est partiellement détruit en 1990.

L’éruption du Kupaianaha prend fin en février 1992 et se déplace vers le flanc SO du Pu’uO’o avec l’ouverture de nouvelles bouches éruptives. La lave s’écoule de nouveau en tunnels mais reste la plupart du temps dans le Parc National des Volcans d’Hawaï.

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Explosion littorale en 1996  (Photo:  C. Grandpey)

L’éruption sur le flanc SO du Pu’u ‘O’o continue pendant 15 ans, jusqu’en juin 2007 quand débute l’éruption fissurale de la Father’s Day, autrement dit le jour de la Fête des Pères, à l’ouest du Pu’uO’o. Cet événement donne naissance à une nouvelle bouche éruptive entre le Pu’u ‘ O’o et le Kupaianaha. Elle émet des coulées de lave qui se dirigent vers la côte sud-est où elles détruisent plusieurs maisons dans les subdivisions des Jardins Royaux et de Kalapana.

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Eruption du « Father’s Day »  en 2007  (Photo:  C. Grandpey)

Un autre profond changement intervient au début du mois de mars 2011 avec l’éruption fissurale de Kamoamoa, à l’ouest du Pu’u ‘ O’o. Elle entraîne l’arrêt momentané de l’activité éruptive le long de l’East Rift Zone. Toutefois, cette activité reprend fin mars et la lave remplit à nouveau lentement le cratère du Pu’u ‘ O’o au cours des mois suivants.

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Le cratère du Pu’uO’o en mai 2011  (Photo:  C. Grandpey)

En septembre 2011 s’ouvre la bouche « Peace Day » sur le haut du flanc est du Pu’u ‘ O’o. Elle émet à nouveau pendant deux années des coulées de lave vers la côte sud-est du Kilauea.

En Janvier 2013, la coulée « Peace Day » est rejointe par une autre qui est alimentée directement à partir d’un spatter cone sur le bord nord-est du plancher du Pu’u ‘ O’o. Cette nouvelle coulée, baptisée Kahauale’a, avance vers le nord-est. Avec l’apparition de la Kahauale’a, la Peace Day décline et s’éteint en novembre 2013.

Le remplacement de la coulée Peace Day par celle de Kahauale’a marque un changement dans le risque généré par l’éruption. En effet, la coulée Kahauale’a avance actuellement vers le nord où elle brûle lentement la forêt, mais elle ne constitue pas une menace imminente pour les zones habitées.

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La coulée Kahauale’a brûle lentement la forêt au nord du Pu’uO’o  (Crédit photo:  HVO)

Au total,  au cours des 31 années d’éruption, un volume d’environ 4 kilomètres cubes de lave a été émis, recouvrant 128 kilomètres carrés de terre et entraînant la destruction de 214 habitations.

A côté de l’éruption du Pu’uO’o , il ne faut pas oublier l’ouverture, le 19 Mars 2008, de  la bouche éruptive à l’intérieur du cratère de l’Halema’uma’u, avec un lac de lave qui est toujours actif aujourd’hui.

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Pit crater de l’Halema’uma’u  (Photo:  C. Grandpey)

Source : Archives du HVO .

drapeau anglaisAs I put it before, January 3rd, 2014 marked the 31st anniversary of the eruption of Kilauea’s Pu‘u ‘O‘o. Here is a summary of the main events through the years.

A new fissure opened along the East Rift Zone on January 3rd, 1983. Dramatic lava fountains began erupting from a single vent in June 1983. They were episodic, each of them lasting about a day and reappearing about every 3 weeks, building the pyroclastic cone now called Pu‘u ‘O‘o. These lava fountains gave birth to fast-moving ‘a‘a flows, some of which destroyed houses in the Royal Gardens subdivision.

In July 1986, the eruption moved 3 kilometres to the east and changed style. Rather than episodic fountains, lava flows erupted nearly continuously, forming a broad lava shield that was named Kupaianaha. The lava flows travelled downslope in tunnels and reached the more populous coastline. Houses were buried and the village of Kalapana was partially destroyed in 1990.

The eruption of Kupaianaha came to an end in February 1992, when the eruption shifted to new vents on the southwest flank of the Pu‘u ‘O‘o cone. Lava flowed again inside lava tubes, mostly within Hawai‘i Volcanoes National Park.

The eruption from Pu‘u ‘O‘o’s southwest flank continued for the next 15 years, finally coming to an end in June 2007, when the Father’s Day fissure eruption occurred west of Pu‘u ‘O‘o. This change gave birth to a new vent between Pu‘u ‘O‘o and Kupaianaha. This vent sent lava flows to Kilauea’s southeast coast, where they destroyed several more homes in Royal Gardens and Kalapana Gardens subdivisions.

The next big change came in early March 2011, when the 4-day-long Kamoamoa fissure eruption west of Pu‘u ‘O‘o was followed by the cessation of eruptive activity along the East Rift Zone. However, the eruption resumed in late March, and lava slowly filled the Pu‘u ‘O‘o crater over the following months.

Then, in September 2011, the “Peace Day” vent opened high on the east flank of the Pu‘u ‘O‘o cone and sent lava flows again to Kilauea’s southeastern coast for the next two years.

In January 2013, the Peace Day flow was joined by a flow fed directly from a spatter cone at the northeast edge of the Pu‘u ‘O‘o crater floor. This new flow, named  Kahauale‘a, advanced toward the northeast. With the establishment of the Kahauale‘a flow, the Peace Day flow began to decline and finally died in November 2013.

The transition of activity from the Peace Day flow to the Kahauale‘a flow marks a change in the risk posed by the eruption. Indeed, the Kahauale‘a flow currently advances toward the northeast, slowly burning the forest, but poses no imminent threat to populated areas.

All in all, over the past 31 years, an estimated volume of 4 cubic kilometres of lava has been erupted, covering 128 square kilometres of land and destroying 214 structures.

Beside the eruption of Pu’uO’o, one should not forget the opening, on March 19th, 2008, of the vent within Halema’uma’u Crater, with a lava lake which is still active today.

Source : HVO archives.